Statut du corps humain

Belgique : Ecolo-Groen soutient la levée partielle de l’anonymat du don de gamètes

Belgique : Ecolo-Groen soutient la levée partielle de l’anonymat du don de gamètes

Le 15 mai 2018, 5 députés écolo-Groen ont déposé une proposition de loi visant à permettre le « don identifiable de gamètes ». Actuellement, le donneur de gamètes est soit entièrement anonyme, soit totalement connu, dès avant la conception. Il s'agit souvent, dans ce cas, d'un ami ou d'un membre de la famille.

Les députés sont partis d'un double constat. D'une part, nombre d'enfants nés d'un donneur de gamètes anonyme expriment souffrir sur le plan psychologique de cette situation d'anonymat. Un changement dans la réglementation qui obligerait tout donneur de gamètes à s'identifier pourrait par contre avoir un impact négatif sur le nombre de donneurs. L'expérience en Suède montre qu'une telle loi pourrait également encourager des parents à taire totalement à leur enfant leur recours à un don de gamètes.

Les députés posent la question de l'élément le plus important pour un enfant issu d'un don : disposer de l'accès à l'identité de son donneur ou bien être informé de l'origine de s...

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Belgique : l'industrie pourrait bientôt commercialiser les tissus humains

Belgique - Belgique : l'industrie pourrait bientôt commercialiser les tissus humains

Tout comme les organes, les tissus d'une personne peuvent sauver des vies. Les ossements permettent de réparer des fractures complexes, les cornées d'éviter des cécités, les vaisseaux sanguins de remplacer les vaisseaux irrémédiablement endommagés d'autrui.

Ces tissus sont, tout comme les organes, facilement extraits du corps du donneur, après sa mort ou avant, par biopsie. Seuls les médecins et chercheurs ont aujourd'hui accès aux tissus humains stockées par les hôpitaux dans leurs biobanques.

La ministre de la Santé, Maggie de Block, souhaite rendre ces stocks de tissus humains commercialisables et accessibles à l'industrie. Elle a déposé un avant-projet de modification de la loi de 1986 (sur le prélèvement et la transplantation d'organes) en ce sens.

Ce projet soulève des interrogations. La Conférence des Hôpitaux Académiques de Belgique (CHAB), présente aux débats en commission, craint des abus. « La procédure de consentement des patients n'est pas suffisamment réglée en Bel...

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Danemark : l’anonymat des donneurs de sperme est facultatif

Danemark : l’anonymat des donneurs de sperme est facultatif

Le Danemark, pour répondre dans la mesure du possible au droit reconnu à chacun de connaître ses origines, propose aux donneurs de sperme  de plus de 25 ans de faire leur don de manière non-anonyme.

Si le donneur y consent, il accepte que l'enfant né de son don puisse, à ses 18 ans, accéder à son identité et entrer en contact avec lui s'il le souhaite. Le Danemark permet cette possibilité de contacts, parce qu'elle pourrait aider les enfants nés de dons de gamètes à sortir de l'inconnu s'ils le désirent, à obtenir des réponses à leurs questions, à être apaisé pour se construire dans leur vie d'adulte.

Depuis dix ans déjà, ce pays offre la possibilité aux futurs parents de choisir des donneurs « sur catalogue », avec à leurs dispositions des informations précises : des photos d'enfant, leur voix, une lettre de motivation, leur profil génétique et même leur arbre généalogique. Seule leur identité reste secrète. Celle-ci peut aujourd'hui être levée à la majorité de l'enfant. 

Chaque ...

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Les opérations transgenres, un succès grandissant

Belgique - Les opérations transgenres, un succès grandissant

En Belgique, certains soins apportés aux personnes transgenres sont désormais couverts. La Ministre de la Santé a annoncé en 2016 réserver un budget de 1,17 millions d'euros à leur accompagnement psycho-social.

Depuis l'entrée en vigueur de sa convention du « soin transgenre » ("transgenderzorg") en octobre 2017, les personnes transgenres ont le droit de se faire rembourser jusqu'à quinze séances de soins psychosociaux et obtenir un forfait pour leur traitement hormonal, à condition de consulter dans deux centres spécifiques, à l'UZ Gent ou à Liège.

À l'UZ Gent, 581 personnes transgenres ont déjà pu bénéficier de cet accompagnement. 524 adultes et 57 enfants ou adolescents.

Aux Etats-Unis, le nombre d'opérations génitales de personnes transgenres a quadruplé entre 2000 et 2014. Loren Schechter, chirurgien spécialiste en la matière, transforme aujourd'hui les organes génitaux de près de 300 personnes par an, contre 50 en 2000.

Afin d'étudier les raisons de cette tendance, trois ...

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Proposer aux personnes admises à l’euthanasie de donner leurs organes ?

Belgique - Proposer aux personnes admises à l’euthanasie de donner leurs organes ?

Professeur émérite à l'Université catholique de Louvain, médecin chirurgien spécialiste des greffes de foie, et membre du comité d'éthique des cliniques Saint-Luc, Jean-Bernard Otte a donné ce mardi 20 février 2018 une conférence à l'Académie royale de Médecine de Belgique sur le thème " Don d'organes après euthanasie." Cette conférence fait suite à une première conférence déjà donnée à Tournai le 16 décembre 2017.

Le Prof. Otte a rappelé, dans une vision qu'il assume être tout-à-fait « utilitariste » selon ses propres termes, l'importance de trouver suffisamment d'organes disponibles pour de potentielles transplantations.

En 2016, 321 belges ont donné leurs organes après leur décès, et 113 ont, de leur vivant, donné un rein ou une partie de leur foie. Ces chiffres font des belges les donneurs les plus importants du réseau « Eurotransplant ». Pourtant en Belgique, cette même année, 107 patients en attente d'un organe sont décédées.

Face à la pression et aux besoins d'organes, le c...

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DON D’ORGANES

 Don d'organes après euthanasie : nouvelles directives en place aux Pays-Bas

Belgique : 684 organes auraient pu être disponibles après euthanasie en 2015

Belgique : donneurs d'organes et réseaux sociaux

Suisse : modifications des directives pour diagnostiquer la mort

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Le don d'organe de plus en plus encouragé par les Etats

Belgique - Le don d'organe de plus en plus encouragé par les Etats

Après un vote serré (38 voix contre 36), le parlement néerlandais a adopté une loi qui prévoit l'acceptation présumée automatique de tous les citoyens majeurs en tant que donneurs d'organes, à défaut pour eux de le refuser explicitement. Ce principe de consentement présumé est déjà d'application en France depuis le 1er janvier 2017, et en Belgique depuis sa loi du 13 juin 1986 sur le prélèvement et la transplantation d'organes.

La législation belge prévoit que chaque belge est considéré comme donneur d'organes dès la naissance. Il peut signifier à l'administration communale ne pas souhaiter faire un don d'organe ou bien explicitement s'enregistrer en tant que donneur. Sans cet enregistrement, un membre de la famille peut toujours refuser que les organes d'un défunt soient utilisés.  Pour faciliter et encourager les dons, il pourrait bientôt être possible de s'enregistrer comme donneur chez son médecin traitant ou via Internet. Une proposition de loi en ce sens, soutenue par la majo...

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France : Pour ou contre une levée de l’anonymat des dons de gamètes ?

France : Pour ou contre une levée de l’anonymat des dons de gamètes ?

Parmi les 2 millions de français qui ignorent l'identité d'un de leurs parents, 70.000 sont des enfants conçus après don anonyme de gamètes.

Parmi ceux-ci,  un nombre grandissant conteste aujourd'hui le caractère absolu du principe d'anonymat des donneurs, au nom du « droit de chacun à connaître ses origines ». Ils estiment que la question devrait tenir une place plus importante dans les débats organisés dans le cadre des Etats généraux de bioéthique. 

Jean-Philippe Wolf, responsable du Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (CECOS) de l'hôpital Cochin, ne voit pas cette revendication d'un si bon oeil. Il rappelle que l'anonymat n'a pas été considéré en vue de « nuire aux enfants ou à leurs parents », mais bien au contraire pour « garantir la sérénité dans leur vie familiale, ainsi que celle du donneur ».

En effet, « la découverte de l'identité d'un donneur risque d'engendrer des situations potentiellement explosives, tant pour les familles des donneurs q...

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La libéralisation du "Trans"

Belgique - La libéralisation du "Trans"

La loi du 10 mai 2007 relative à la transsexualité a été révisée et est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Elle facilite désormais la procédure administrative et médicale pour changer de sexe.

Le nouveau texte se base sur l'autodétermination, sans demander l'avis des médecins ou des psychologues. Il supprime la condition obligatoire de stérilisation, et règle les liens de filiation des personnes transgenres après le changement de sexe. Il supprime les conditions médicales dans la procédure de changement de prénom et la possibilité pour toute personne intéressée de s'opposer à un changement de sexe dans l'acte de naissance. Enfin, il instaure un certain nombre de garanties contre la fraude et les changements de sexe irréfléchis.

Entre janvier 1993 et le 30 juin 2017, 992 personnes ont officiellement changé de sexe en Belgique. Deux tiers de ces personnes sont devenues des femmes.

Pour rappel, la France avait été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme début avril...

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Suisse : modifications des directives pour diagnostiquer la mort

Suisse - Suisse : modifications des directives pour diagnostiquer la mort

Dû à un taux de dons d'organes particulièrement bas, la Suisse a décidé de changer sa loi sur la transplantation ce mercredi 15 novembre 2017. La nouvelle loi modifie les directives de l'Académie Suisse des Sciences Médicales sur le « Diagnostic de la mort en vue de la transplantation d'organes et préparation du prélèvement d'organes ». Le décès d'une personne pourra désormais être déclaré cinq minutes après un arrêt cardiaque, contre dix minutes auparavant. Cette mesure permettrait une plus grande possibilité de prélèvements d'organes ainsi qu'une meilleure qualité de ceux-ci.

Cette décision, importante pour les transplantations d'organes, se trouve néanmoins critiquée par certains. Plusieurs organisations, dont la Société suisse de Bioéthique et la Human Life International Suisse, considèrent que cette diminution du temps d'attente va « bouleverser la confiance de la population concernant les règlements de dons d'organes ».

Les organisations rappellent que seule une défaillance i...

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