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Coronavirus et confinement : quel impact sur les demandes d’euthanasie ?

Belgique - Coronavirus et confinement : quel impact sur les demandes d’euthanasie ?

- Euthanasie et suicide assisté

La fin progressive de la crise sanitaire est l'occasion de dresser un premier bilan de l'impact sociétal du confinement, en particulier concernant les personnes âgées.

L'on sait en effet le lourd tribut qu'a payé cette catégorie de la population, tant du point de vue des décès que de l'isolement.

Au coeur de la tourmente, les maisons de repos se sont vu contraintes de couper leurs résidents de tout contact physique avec l'extérieur, en ce compris leurs proches.

Confinement et "euthanasie passive"

Si un tel isolement a pu être jugé nécessaire pour ralentir la propagation du virus, son coût s'est indéniablement répercuté sur le moral des résidents. Le syndrome de glissement (décès par désespoir) est difficilement quantifiable mais non moins tangible. Plusieurs institutions n'ont alors pas hésité à parler d' « euthanasie passive », expression désignant le sacrifice dont auraient été l'objet les personnes âgées en maison de repos : le refus quasi-systématique de prise en charge à l'h...

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Uruguay : une proposition de loi pour légaliser l’euthanasie

Uruguay : une proposition de loi pour légaliser l’euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

Le 11 mars 2020, cinq députés uruguayens ont déposé une proposition de loi pour dépénaliser l'euthanasie et le suicide assisté. Le texte prévoit que ne pourra être poursuivi pénalement le médecin qui provoquera la mort ou assistera dans son suicide une personne adulte, "capable psychologiquement", "atteint d'une maladie terminale, irréversible et incurable ou endurant des souffrances insupportables". Ces critères, sujets à interprétation, ne sont assortis d'aucune définition ou autre précision. On en déduit que le fait d'endurer des souffrances insupportables pourrait suffire, une fois respectées les conditions de forme, pour obtenir l'euthanasie.

 

Le médecin doit s'assurer de la volonté libre du patient à être euthanasié, et "l'informer des possibilités thérapeutiques et palliatives disponibles", sans pour autant que la curabilité de la maladie ne constitue un obstacle à l'euthanasie. L'avis d'un deuxième médecin est requis sans être contraignant. Une deuxième visite médicale est...

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Don d’organes post mortem : l’Angleterre et les Pays-Bas passent au consentement présumé

Royaume-Uni - Don d’organes post mortem : l’Angleterre et les Pays-Bas passent au consentement présumé

- Don d'organes, de tissus et de sang

Depuis le 20 mai dernier, les citoyens anglais sont présumés consentir au don d'organes après leur mort, à moins qu'ils n'aient manifesté leur opposition auprès du Système National de Santé (NHS). Pour augmenter le nombre de donneurs d'organes et ainsi répondre à la longue liste d'attente en matière de transplantation (plus de 6.000 personnes en attente de greffe en avril 2019), l'Angleterre fait donc le choix de quitter le régime dit "d'opt-in". Ce dernier requiert des citoyens d'enregistrer leur consentement pour figurer au nombre des donneurs d'organes potentiels. Parmi les pays européens, seuls l'Allemagne, le Danemark et l'Irlande conservent actuellement ce système de consentement explicite.

 

Aux Pays-Bas, la nouvelle loi instaurant le consentement présumé au don d'organes entrera en vigueur le 1er septembre 2020. Dans la mise en oeuvre de ce nouveau système, l'Etat néerlandais prend davantage de précautions pour informer ses citoyens. Il leur demande depuis quelques mois d'i...

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QUIZ Don d'organes & euthanasie : 2 minutes pour tester vos connaissances !

QUIZ Don d'organes & euthanasie : 2 minutes pour tester vos connaissances !

- Don d'organes et euthanasie

Pour tenter le quiz, cliquez ICI.

Un quiz, c'est aussi une façon d'en savoir plus... Voici 10 questions-réponses sur le don d'organes après euthanasie.

Ce sujet fait l'objet d'un nouveau Dossier de l'IEB, à découvrir ici : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

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Nouveau Dossier de l'IEB : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

Nouveau Dossier de l'IEB : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

- Don d'organes et euthanasie

Dans un contexte de pénurie d'organes face aux longues listes de patients en attente d'un organe sain, quel regard poser sur le développement du don d'organes après l'euthanasie ? Élan d'altruisme, ou relent d'utilitarisme ?

Le prélèvement des organes après une euthanasie résulte de la juxtaposition de deux procédures distinctes mais concordantes : celle de la demande d'euthanasie d'une part, et celle du don d'organes d'autre part. Concrètement, comment s'accordent l'euthanasie et le don d'organes ? La loi permet-elle ce cumul ? Mais surtout, quelle évaluation éthique poser sur la succession de l'euthanasie par un don d'organes ?

C'est pour tenter de répondre à ces multiples questionnements qui surgissent autour de la combinaison de l'euthanasie et du don d'organes que ce dossier de l'IEB est publié à l'heure où cette pratique tend à être promue par certains chirurgiens et universités. Il en présente les contours pratiques, juridiques et éthiques.

Lire le dossier complet ICI.

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Naissance de sextuplés en France : une conséquence de la stimulation ovarienne ?

France - Naissance de sextuplés en France : une conséquence de la stimulation ovarienne ?

- Grossesse

Le 14 mai dernier, à l'Hôpital Universitaire de Strasbourg, sont nés des sextuplés. Nés à cinq mois et demi (24 semaines) de grossesse, les six nourrissons sont de très grands prématurés : ils pèsent entre 630 et 730 grammes. Plusieurs semaines seront encore nécessaires pour être parfaitement rassuré sur leur état de santé. A titre de comparaison, la médecine fixe généralement à 22 semaines le seuil extrême de viabilité.

Cette grossesse extraordinaire (la dernière naissance de sextuplés français remonte à 1989) semble être due à une stimulation ovarienne. 

La stimulation ovarienne est un traitement hormonal lourd, qui consiste à déclencher un développement simultané de plusieurs follicules (contenant les ovocytes). En empêchant une ovulation spontanée, la stimulation ovarienne permet de déclencher l'ovulation au moment le plus propice, lorsque plusieurs ovules sont fécondables. L'objectif est d'optimiser les chances de fécondation par les spermatozoïdes. Cette stimulation est un pr...

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Suicide et euthanasie ne méritent-ils pas le même effort de prévention ?

Etats-Unis - Suicide et euthanasie ne méritent-ils pas le même effort de prévention ?

- Euthanasie et suicide assisté

Depuis août 2019, les citoyens du New-Jersey peuvent demander le suicide assisté lorsqu'ils souffrent d'une maladie réduisant leur espérance de vie à moins de 6 mois. Dans un article du National Review, l'écrivain et juriste Wesley J. Smith met cette législation en perspective avec les milliers de suicides que d'aucuns prédisent suite à la crise globale liée au Coronavirus (isolement, perte d'emploi, deuils,...).

 

Une étude du Well Being Trust et de l'American Academy of Family Physicians estime en effet que les "morts par désespoir" aux Etats-Unis suite à la crise du Coronavirus pourraient atteindre 150 000 personnes dans la prochaine décennie, soit la moitié de plus qu'en temps normal. "Nous voyons des signes très troublants à travers le pays", confie Elinore McCance-Katz, du Département de la Santé. L'isolement et l'incertitude par rapport au futur mènent déjà à "davantage d'abus de drogues, plus d'overdoses, plus de violence domestique et de maltraitance infantile." Les autori...

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Intelligence Artificielle : un outil pour trier les embryons

Intelligence Artificielle : un outil pour trier les embryons

- Diagnostics prénataux

L'intelligence artificielle (IA) s'invite dans la procréation médicalement assistée. Une étude menée actuellement en Australie, au Danemark et en Irlande a pour but de mesurer l'efficacité de l'IA dans le tri des embryons durant l'incubation dans le cadre d'une fécondation in vitro (FIV). L'objectif de la machine est de sélectionner un embryon viable. Plus précisément, le modèle d'IA utilisé, appelé Ivy, prédit si cet embryon va former un coeur foetal après six semaines.

Aujourd'hui, c'est un embryologiste qui choisit l'embryon qui a le plus de chance de s'implanter dans l'utérus de la femme en étudiant la dernière image de l'embryon. A ce jour, «un bon embryologiste peut encore être bien meilleur qu'une machine. » Mais « les cellules se déplacent et changent de manière très étrange pendant les cinq jours où l'embryon est dans l'incubateur et il est complètement impossible pour un humain de comprendre ce que tout cela signifie », explique le Dr Peter Illingworth, directeur médical ...

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Nouveau Flash Expert : RU-486 ou l'avortement médicamenteux

Nouveau Flash Expert : RU-486 ou l'avortement médicamenteux

- Avortement

Le recours à l'avortement médicamenteux va croissant, et cette méthode est en passe de devenir la méthode abortive la plus utilisée. En Belgique, elle représentait 28% des avortements en 2017, contre seulement 15% en 2008. En France, elle se pratiquait déjà dans près de 70% des cas en 2018.

Ce Flash expert vous propose une explication synthétique de l'avortement médicamenteux. Un procédé lourd pour la femme, contrairement à une idée largement répandue.

Comment ce produit abortif agit-il ?

La prise de mifépristone est-elle réversible ?

Quelles sont ses conditions d'administration selon les pays ?

Quels sont les douleurs et effets secondaires de l'avortement médicamenteux?

Pourquoi connaît-on une utilisation croissante de cette méthode abortive ?

A découvrir ICI.

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GPA : la crise sanitaire révèle les failles d’un marché mondialisé

France - GPA : la crise sanitaire révèle les failles d’un marché mondialisé

- Gestation pour autrui

La fermeture des frontières de nombreux Etats emporte des conséquences particulières pour les couples ayant recours à la gestation pour autrui (GPA). Nombre d'entre eux sont dans l'impossibilité de rejoindre le pays où séjourne la mère porteuse, afin d'arriver à temps pour la naissance de l'enfant issu de la GPA.

Cette situation est notamment rencontrée par plusieurs couples résidant en France, pays où la pratique des GPA est interdite, sur base des principes d'indisponibilité et de non-marchandisation du corps humain.

Certains couples tentent en particulier d'obtenir un laisser-passer des autorités françaises afin de rejoindre l'Ukraine, « pays producteur » fort convoité pour le marché de la GPA.

Devant le refus du Ministère des affaires étrangères de formuler une demande de dérogation aux autorités ukrainiennes, un couple a décidé de saisir le Tribunal administratif de Paris en extrême urgence. Dans sa décision du 30 avril, le tribunal a toutefois rejeté la demande, indiquant qu...

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