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L’euthanasie pour les personnes démentes à l’agenda politique

Belgique - L’euthanasie pour les personnes démentes à l’agenda politique

- Euthanasie et suicide assisté

Le sp.a a déposé le 17 octobre dernier une proposition de loi visant à autoriser l'euthanasie des personnes atteintes de démence sévère, sur base d'une déclaration anticipée d'euthanasie. Le texte prévoit que les personnes pourraient remplir « une déclaration anticipée précisant le moment où elles souhaitent que l'on procède à l'arrêt actif de leur vie », pour le cas où elles souffriraient un jour d'une « atteinte grave, irréversible et incurable des fonctions cérébrales ».

C'est faire peu cas de l'enquête publiée en juin dernier et menée au sein du Belgian Dementia Council, qui regroupe des personnes spécialisées dans le soin de ces patients. Plus de la moitié d'entre eux se sont exprimés en défaveur d'un élargissement de loi sur l'euthanasie aux personnes atteintes de démence sévère. Ils invoquent plusieurs raisons parmi lesquelles : l'extension ne répondra pas au besoin réel de ces patients, qui est d'abord une approche palliative spécifique à leur situation ; s'ajoute la difficu...

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L’euthanasie, toujours plus loin…

Belgique - L’euthanasie, toujours plus loin…

- Euthanasie et suicide assisté

L'euthanasie pour « fatigue de vivre » revient sur la scène politique et médiatique, suite aux déclarations de la présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten. Le parti avait déjà lancé l'idée en août 2017. Tout comme il y a deux ans, l'appel à autoriser l'euthanasie pour fatigue de vivre a suscité de vives réactions, tant parmi la population que du côté politique ou médical.

L'écrivain Arne De Winde a mal vécu l'euthanasie de son père l'an dernier, et dans une opinion publiée par De Standaard, il s'offusque d'une telle exaltation du droit à l'autodétermination :  pour lui, proposer l'euthanasie aux personnes fatiguées de vivre, c'est « fermer les yeux sur la relation de chaque individu avec son entourage. (....) Qui est là pour soutenir les proches et les accompagner ? Ou doivent-ils se débrouiller tout seul ? »

La députée NV-A Valérie Van Peel ne conçoit pas l'euthanasie comme une solution au sentiment d'inutilité que peuvent expérimenter les personnes âgées. Une position que parta...

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L’Association Médicale Mondiale réaffirme son opposition à l’euthanasie

L’Association Médicale Mondiale réaffirme son opposition à l’euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

L'Association Médicale Mondiale (AMM) a encore une fois réaffirmé son opposition au suicide assisté et à l'euthanasie dans une déclaration du 31 octobre 2019, considérant que ces pratiques sont « contraires à l'éthique médicale ». (voir Bulletin de l'IEB sur la déclaration de l'AMM du 4 octobre 2018)

L'AMM a aussi pris soin de rappeler que contrairement à la mort provoquée par ou avec l'aide du médecin, l'arrêt de « traitements médicaux » à la demande du patient ne constitue pas un acte contraire à l'éthique.

De plus, la déclaration maintient la qualification de « suicide assisté », malgré les pressions venant des pays ayant légalisé ces pratiques (notamment le Canada), pour adopter le terme plus édulcoré « d'aide médicale à mourir ».

Enfin, l'Association ajoute qu'« aucun médecin ne devrait être forcé de participer à une euthanasie ou à un suicide assisté, ni à prendre des décisions de renvoi à cette fin ». Cette déclaration a tout son poids, à l'heure où une majorité politique b...

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Pourquoi l’avortement n’est pas un acte médical

Belgique - Pourquoi l’avortement n’est pas un acte médical

- Avortement

L'actualité exige d'être clair sur les enjeux en matière d'avortement. C'est pourquoi, ce Flash Expert  peut contribuer à enrichir la réflexion.

L'avortement est parfois présenté comme un « acte médical » au motif que sa pratique est confiée par la loi à un médecin. Or, il faut examiner la nature d'un acte, déterminée entre autres par sa finalité, et non pas uniquement la qualité de celui qui le pose, pour conclure qu'il constitue ou non un acte médical. Deux pages pour comprendre et argumenter.

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La directive anticipée d'euthanasie : Dossier complet

Belgique - La directive anticipée d'euthanasie : Dossier complet

- Directives anticipées

Ce que tout un chacun désire, n'est-ce pas une euthanasie au sens étymologique du terme, c'est-à-dire une mort douce, une fin de vie sans souffrance et exempte de tout acharnement thérapeutique ?

Serait-ce ce désir que certaines personnes expriment en rédigeant une déclaration anticipée d'euthanasie ? L'euthanasie, moyen proposé pour mourir vite et sans ou avant la souffrance, apparaît comme une solution idoine à une fin de vie qualifiée par certains « d'inhumaine ». L'impression de maîtriser sa mort par le biais d'une déclaration anticipée d'euthanasie peut rassurer le citoyen. Dans un contexte d'autonomisation du patient au sein de la relation thérapeutique qui tente de compenser une forte médicalisation de la mort, la déclaration anticipée d'euthanasie apparaît comme un signe caractéristique de la relation à la mort aujourd'hui : il faut la prévoir et la contrôler.

Le déclarant décide-t-il réellement du moment de sa mort ou le médecin conserve-t-il une marge d'appréciation ? Que...

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La déclaration anticipée d'euthanasie

Belgique - La déclaration anticipée d'euthanasie

- Directives anticipées

Ce que tout un chacun désire, n'est-ce pas une euthanasie au sens étymologique du terme, c'est-à-dire une mort douce, une fin de vie sans souffrance et exempte de tout acharnement thérapeutique ?

Serait-ce ce désir que certaines personnes expriment en rédigeant une déclaration anticipée d'euthanasie ? L'euthanasie, moyen proposé pour mourir vite et sans ou avant la souffrance, apparaît comme une solution idoine à une fin de vie qualifiée par certains « d'inhumaine ». L'impression de maîtriser sa mort par le biais d'une déclaration anticipée d'euthanasie peut rassurer le citoyen. Dans un contexte d'autonomisation du patient au sein de la relation thérapeutique qui tente de compenser une forte médicalisation de la mort, la déclaration anticipée d'euthanasie apparaît comme un signe caractéristique de la relation à la mort aujourd'hui : il faut la prévoir et la contrôler.

Le déclarant décide-t-il réellement du moment de sa mort ou le médecin conserve-t-il une marge d'appréciation ? Que...

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Foetus de 4 mois (photo) : une majorité politique s'apprête à en autoriser l'avortement

Belgique - Foetus de 4 mois (photo) : une majorité politique s'apprête à en autoriser l'avortement

- Avortement

Une majorité se dégage au Parlement pour autoriser l'avortement jusqu'à 18 semaines après la conception, soit 4 mois (sur la photo ci-dessus, le foetus a 18 semaines).

C'est ce que proposent le MR, l'Open VLD, Ecolo-Groen, le PS, et DéFi.

Les partis PTB-PVDA et le sp.a vont plus loin : ils veulent permettre l'avortement jusqu'à 20 semaines après la conception, ce qui correspond à la moitié d'une grossesse.

Voir ICI pour un synthèse des différentes propositions de loi.

Pour approfondir : Dossier de l'IEB "Avortement : 28 ans d'application de la loi en Belgique".

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Dépourvue de gouvernement, l'Irlande du Nord est sommée par Londres de dépénaliser l'avortement

Irlande - Dépourvue de gouvernement, l'Irlande du Nord est sommée par Londres de dépénaliser l'avortement

- Avortement

L'Irlande du Nord avait jusqu'au 21 octobre, minuit, pour remettre en fonction son assemblée parlementaire et éviter ainsi de se voir imposer par le Parlement de Westminster une dépénalisation de l'avortement. Elle n'y est pas parvenue. En attendant un encadrement légal qui devra être mis en place avant le 31 mars 2020, un régime provisoire, imposé par Westminster dans une matière qui pourtant est dévolue aux provinces du Royaume-Uni, autorise l'avortement jusqu'à ce que l'enfant à naître soit viable (22 à 24 semaines de grossesse).

 

Reste néanmoins punissable l'avortement d'un "enfant capable de naître vivant", sauf en cas de danger pour la vie de la mère.    Le gouvernement nord-irlandais était tombé en janvier 2017, et en juillet 2019, le Parlement de Westminster avait voté une loi (Northern Ireland Executive Formation Act) disposant que si l'Assemblée parlementaire d'Irlande du Nord n'était pas reconstituée avant le 22 octobre, la loi de la province sur l'avortement serait c...

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Dossier d’euthanasie mis à l’instruction pour assassinat : deux médecins du CHR de Namur sont visés

Belgique - Dossier d’euthanasie mis à l’instruction pour assassinat : deux médecins du CHR de Namur sont visés

- Euthanasie et suicide assisté



Une enquête est en cours au Parquet de Namur, à l'encontre de deux médecins du Centre hospitalier régional (CHR) de Namur impliqués dans l'euthanasie d'un patient décédé le 17 juin dernier. Une perquisition a eu lieu à l'hôpital, le dossier du patient saisi et mis à l'instruction pour assassinat.

 

C'est suite au recours en urgence par la fille du patient devant les tribunal des référés de Liège, que la justice avait ordonné au Dr Laurent Carlier de postposer l'euthanasie pour avoir le temps de procéder à une expertise psychiatrique du patient. Il s'agissait ainsi de s'assurer que le patient était bien en mesure de donner son consentement à l'euthanasie, chose contestée par sa fille. Passant outre l'ordre du juge, le médecin a euthanasié son patient au jour prévu. Le parquet a immédiatement enclenché une instruction.

 

Le Dr Carlier a été écarté du service des soins palliatifs où il était en fonction, en attendant les conclusions de l'enquête pénale. Quant au Dr Jasmina Nguyen,...

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L’Etat affecte chaque année 4 millions d’euros à la congélation des gamètes

Belgique - L’Etat affecte chaque année 4 millions d’euros à la congélation des gamètes

- Procréation médicalement assistée

En 2018, 524 patients atteints de cancer ont fait congeler leurs gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes) en Belgique. Il s'agit d'hommes et de femmes qui, suite au diagnostic de cancer, ont dû subir un traitement lourd, de chimiothérapie, radiothérapie, ou de chirurgie qui risquait d'altérer leurs gamètes et causer l'infertilité. Ils se sont ainsi vu proposer la cryoconservation de leurs ovocytes ou spermatozoïdes, une technique intégralement remboursée par la sécurité sociale depuis 2017. En congelant leurs gamètes, ces personnes espèrent pouvoir avoir un enfant plus tard par procréation médicalement assistée (fécondation in vitro ou insémination artificielle).

« La plupart d'entre eux étaient atteints d'affections hématologiques malignes, comme la leucémie ou un lymphome », a précisé le cabinet de la Ministre de la santé. « Les autres affections courantes étaient le cancer du sein et le cancer des testicules. Sur ces 524 patients, 73 étaient âgés de moins de 16 ans.

Le coût d'une cr...

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