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Le nombre d’euthanasies monte en flèche au Canada

Canada - Le nombre d’euthanasies monte en flèche au Canada

- Euthanasie et suicide assisté

Le dernier rapport sur l'euthanasie au Canada indique une hausse considérable du nombre d'euthanasies pour l'année 2021, par rapport à l'année précédente : + 32,4% soit plus de 10 000 personnes, et 3,3% du total des décès pour 2021. Pour la première fois, y sont comptées des personnes dont le décès n'était pas prévu à brève échéance mais qui ont demandé l'euthanasie sur la base du dernier élargissement de la loi en 2021.

  La première raison invoquée par les personnes avant leur euthanasie est la perte de capacité à se livrer à des occupations porteuses de sens. Le contrôle insuffisant de la douleur ne vient qu'en troisième position.

  Presque 1 canadien sur 5 décédé par euthanasie en 2021 a précisé qu'il souffrait de solitude et d'isolement, et que cela constituait une des raisons pour lesquelles il voulait mourir. Plus d'un tiers se considérait comme un « fardeau pour leur famille, leurs amis ou les soignants ».

  Le 26 juillet dernier, soit le même jour que la publication du ra...

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Des femmes contraintes d’avorter : une actualité qui reste méconnue

Des femmes contraintes d’avorter : une actualité qui reste méconnue

- Avortement

Selon un sondage de la BBC en mars 2022 sur la coercition liée à la procréation, 15% des femmes britanniques ont subi des pressions pour avorter. En outre, 3% des femmes interrogées se sont vues donner un comprimé ou une autre substance pour provoquer un avortement à leur insu.

Une part non négligeable d’entre elles (5%) a subi de la violence physique avec l’intention de provoquer une fausse couche.

Par ailleurs, 14% des femmes interrogées disent avoir été forcées à utiliser un contraceptif contre leur gré.

  Active en Grande-Bretagne pour la défense des femmes et des enfants à naître, la SPUC (Society for the Protection of the Unborn Children) invite par conséquent le gouvernement britannique à ordonner une enquête sur la question de la contrainte autour de l’avortement, et à reconnaître que l’avortement...

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Les grossesses pour autrui (GPA) présentent davantage de risques pour la femme

Etats-Unis - Les grossesses pour autrui (GPA) présentent davantage de risques pour la femme

- Gestation pour autrui

En comparaison aux grossesses « spontanées » (hors cas de GPA), les grossesses « pour autrui » présentent davantage de complications et de risques élevés pour la santé de la femme, et ce indépendamment de son âge ou du nombre de grossesses qu’elle a déjà eues. C’est ce que montre une étude menée par le Center for Bioethics and Culture et parue en juillet dernier dans la revue scientifique Dignity, une publication consacrée à l’analyse des phénomènes d’exploitation et de violence. Au total, 96 femmes américaines ayant vécu à la fois une ou des grossesses « pour elles-mêmes » et une ou des grossesses « pour autrui » ont répondu à l’enquête. Il en ressort différents constats préoccupants : Une grossesse pour autrui a trois fois plus de...

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Fact-checking : les lois « pro-vie » aux Etats-Unis protègent aussi la vie des femmes enceintes

Etats-Unis - Fact-checking : les lois « pro-vie » aux Etats-Unis protègent aussi la vie des femmes enceintes

- Avortement

Les 23 états des États-Unis d’Amérique dotés de lois qui protègent l’enfant à naître, permettent un traitement médical nécessaire et dans les temps requis pour sauver la vie de la femme enceinte si celle-ci est en danger, notamment en cas de fausse couche ou de grossesse extra-utérine. A l’heure où ces états sont accusés de mettre la vie des femmes en danger à cause de leurs lois contre l’avortement, l’Institut Charlotte Lozier a publié une analyse juridique et médicale qui résume chacune des lois des 23 états et s’appuye sur les bulletins du Collège Américain des Obstétriciens et Gynécologues relatifs à différents traitements médicaux en cas de grossesses dangereuses pour la vie de la mère. Cette analyse très précise fournit d’ailleurs un...

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Une nouvelle directive pour les sédations palliatives aux Pays-Bas

Pays-Bas - Une nouvelle directive pour les sédations palliatives aux Pays-Bas

- Sédation

Les connaissances médicales dans les soins palliatifs s’affinent peu à peu et exigent une formation et une adaptation continuelles des professionnels de santé. C’est ainsi que la KNMG (Association Royale Médicale des Pays-Bas) et l’IKNL (un institut scientifique pour les soins oncologiques et palliatifs) ont publié en juin 2022 une révision de la directive relative à la sédation palliative.

 

La directive rappelle que la sédation palliative consiste à faire baisser le degré de conscience du patient dans la dernière phase de sa vie, afin de soulager des souffrances qui ne peuvent être apaisées autrement. C’est un acte médical « complexe » qui doit s’effectuer en concertation avec le patient (ou son représentant légal s’il n’est plus capable de discerner) et ses proches, sauf...

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Aider quelqu'un à se suicider n'est pas protégé par la liberté d'expression, précise la CEDH

Aider quelqu'un à se suicider n'est pas protégé par la liberté d'expression, précise la CEDH

- Euthanasie et suicide assisté

A travers une décision rendue le 12 avril dernier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) s’est prononcée sur la problématique du suicide assisté, au regard des droits fondamentaux.

 

À cette occasion, la Cour précise que la Convention européenne des droits de l’homme ne comprend « aucun droit au suicide assisté, y compris sous la forme d’une information ou d’une assistance allant au-delà de la fourniture d’informations générales sur le suicide » (§52 de la décision).

 

Dans cette affaire Lings c. Danemark, la CEDH était amenée à apprécier le cas d’un ancien médecin danois (Svend Lings), condamné par les juridictions de son pays pour avoir aidé deux personnes à se suicider, et avoir tenté d’aider une troisième, en leur fournissant des...

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Canada : si rien ne change, l’euthanasie ouverte aux personnes souffrant de maladies mentales dès 2023

Canada - Canada : si rien ne change, l’euthanasie ouverte aux personnes souffrant de maladies mentales dès 2023

- Euthanasie et suicide assisté

Depuis 2016, le Canada poursuit inlassablement l'élargissement de l'accès à l'euthanasie pour ses ressortissants. Sauf modification légale, l'euthanasie (y dénommée « aide médicale à mourir ») sera possible lorsqu'un trouble mental est le seul problème médical invoqué par le patient, à partir de mars 2023. Déjà élargie en 2021 aux personnes ne se trouvant pas en fin de vie et aux personnes handicapées, la loi prévoit encore que la maladie mentale n'est pas considérée comme un problème de santé grave et irrémédiable et ne peut donc pas justifier une euthanasie. Or, si cette disposition transitoire n'est pas confirmée avant mars 2023, certaines maladies mentales pourraient dorénavant être...

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Appel aux candidats pour les Commissions avortement et euthanasie en Belgique

Belgique - Appel aux candidats pour les Commissions avortement et euthanasie en Belgique

- Avortement

 - Candidatures à déposer avant le 6 août 2022 - La Commission d'évaluation de l'avortement et la Commission de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie en Belgique peinent à renouveler leurs membres, faute de candidats. Un deuxième appel à candidatures à été publié début juillet pour les deux commissions. La tâche des membres de ces commissions est essentielle pour évaluer concrètement ces pratiques et formuler des recommandations au service de la personne.

  La Commission d'évaluation de l'avortement

Cette commission est chargée de contrôler l'application de la loi sur l'avortement et de formuler des recommandations visant à réduire le nombre d'avortements et à améliorer la guidance et l'accueil des femmes en état de détresse. Sur base des déclarations d'avortement qui lui so...

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Avortement : quelles lectures belge et européenne de l'arrêt de la Cour Suprême des États-Unis ?

Etats-Unis - Avortement : quelles lectures belge et européenne de l'arrêt de la Cour Suprême des États-Unis ?

- Avortement

L'arrêt rendu le 24 juin dernier par la Cour suprême des États-Unis au sujet de l'avortement a relancé le débat sur le rôle du droit face à la question de l'avortement.

Bien que l'arrêt ne concerne formellement que la réglementation de l'avortement dans les cinquante États américains, nombreux sont ceux qui soulignent l'impact d'une telle décision sur le reste du monde, en ce compris l'Europe et la Belgique.

 

Résumé de l'arrêt

Rappelons que, dans cet arrêt Dobbs c. Jackson Women's Health Organization, la Cour suprême considère que « la Constitution américaine ne confère pas de droit à l'avortement », et que le pouvoir de réglementer une telle pratique revient dès lors aux représentants du peuple dans chaque État. La Cour renverse ainsi sa jurisprudence antérieure, en particulier les arrêts Roe v. Wade (1973) et Planned Parenthood v. Casey (1992). Dans ces arrêts, les juges suprêmes avaient inféré de la Constitution - en particulier du 14e amendement - un droit à avorter jusqu'à...

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L’avortement devant la Cour Suprême des Etats-Unis : décryptage à quelques jours de l’arrêt

Etats-Unis - L’avortement devant la Cour Suprême des Etats-Unis : décryptage à quelques jours de l’arrêt

- Avortement

Temps de lecture : 5 min.

La publication de l'arrêt de la Cour suprême des États-Unis au sujet de l'avortement (Dobbs v. Jackson Women's Health Organization) est attendue dans les jours à venir, probablement d'ici la fin juin (correspondant au début des vacances judiciaires).

Précisons qu'à l'heure actuelle, les Etats-Unis admettent comme légal l'accès à l'avortement jusqu'à 23 semaines de grossesse (5 mois et demi). Un tel délai s'avère bien plus étendu que ceux en vigueur dans la plupart des Etats européens (14 semaines en France, 12 semaines en Belgique).

Dans ce contexte, la Cour Suprême des Etats-Unis serait sur le point de laisser chaque Etat américain légiférer sur le droit à l'avortement, d'après le brouillon d'une opinion majoritaire des juges dévoilé le 2 mai dernier par le média Politico.

Le juge Samuel Alito, auteur du document préparatoire, estime qu'il appartient  aux représentants élus de chaque État fédéré de légiférer sur la question, et non au pouvoir judiciaire...

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