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La fin des maisons de repos sans euthanasie ?

Canada - La fin des maisons de repos sans euthanasie ?

- Liberté des institutions de soin

Le Home Irene Thomas, situé en Colombie Britannique au Canada, a ouvert en 2010 pour soigner des patients en fin de vie. Aujourd'hui, il risque de perdre ses $750.000 de subsides annuels parce qu'il n'offre pas la possibilité à ses résidents de se faire euthanasier ou d'obtenir l'aide au suicide. Cette sanction l'obligerait à fermer, alors qu'il ne compte que dix lits et qu'il se situe à quelques pas d'un des plus grands hôpitaux de la ville de Delta, où l'euthanasie est bel et bien pratiquée.

Le home a réaffirmé en novembre dernier qu'« entreprendre des démarches pour mettre fin à la vie du patient » est contraire à la philosophie de l'établissement, et que les patients qui souhaitent néanmoins se faire euthanasier sont transférés vers d'autres institutions proposant ce geste. L'autorité régionale de la santé, Freaser Health, qui pourvoit pour près de la moitié des ressources du home, a averti l'établissement qu'il pourrait être sanctionné s'il ne modifiait pas sa politique.

Pour ...

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Derrière le procès Tine Nys, le procès de l’euthanasie pour souffrance psychique

Belgique - Derrière le procès Tine Nys, le procès de l’euthanasie pour souffrance psychique

- Euthanasie et suicide assisté

Le procès d'assises qui s'est ouvert ce 17 janvier au Palais de justice de Gand met aux prises trois médecins avec l'accusation de non-respect de la loi belge sur l'euthanasie.

L'attention importante que suscite cette affaire s'explique non seulement par le caractère inédit d'un tel procès pour euthanasie en Belgique, mais aussi - sinon surtout - par le fait qu'est ici jugée la pratique d'une euthanasie basée sur l'existence d'une souffrance psychique.

Pour rappel, l'acte d'euthanasie n'est dépénalisé en Belgique qu'à la condition que le patient concerné se trouve dans une « situation médicale sans issue », et fasse état d'une « souffrance constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable ».

Le débat judiciaire actuel se concentre en particulier sur le caractère inapaisable de la souffrance psychique vécue par Tine Nys.

Ce débat judiciaire, mais aussi médiatique et politique, n'est en réalité que le ...

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Le fœtus pourrait ressentir la douleur dès la 13ème semaine de grossesse

Le fœtus pourrait ressentir la douleur dès la 13ème semaine de grossesse

- Grossesse

Une étude scientifique récente montre que le foetus pourrait ressentir la douleur dès le quatrième mois de la grossesse. Mis en avant dans l'article de deux scientifiques publié par le Journal of Medical Ethics, ces résultats viennent ainsi bouleverser l'idée couramment reçue selon laquelle un foetus ne pourrait sentir la douleur qu'à partir de la 24 semaine de gestation, et par conséquent ne souffrirait pas de l'avortement jusqu'à ce stade.
L'un des auteurs est le Professeur Stuart Derbyshire, de l'Université Nationale de Singapour. Spécialisé en médecine psychosomatique, il a notamment travaillé comme consultant pour le Pro-choice forum au Royaume-Uni et le Planned Parenthood (planning familial), deux organisations en faveur de l'avortement. Or, en 2006, ce scientifique écrivait dans le British Medical Journal qu'éviter de parler de la souffrance foetale aux femmes souhaitant recourir à l'avortement « était une politique sensée, basée sur de solides preuves que les foetus ne peuven...

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Une campagne censurée car promouvant la maternité et la paternité

France - Une campagne censurée car promouvant la maternité et la paternité

- Procréation médicalement assistée

Lancée en ce début d'année 2020, la nouvelle campagne d'Alliance VITA vise à sensibiliser les citoyens français dans le cadre du projet de loi sur la bioéthique. A travers le slogan « La société progressera, à condition de... », les trois visuels imaginés par l'association insistent chacun sur la nécessité de respecter la maternité, la paternité et le handicap.

Pour rappel, le projet de loi actuellement en discussion au Sénat envisage notamment l'extension de l'accès à la procréation médicalement assistée pour les femmes seules et les couples de femmes, mais également l'assouplissement des conditions en matière de recherche sur les embryons ainsi que la généralisation de certains diagnostics prénataux.

Parmi les quatre visuels conçus par Alliance VITA, trois ont fait l'objet d'un affichage dans l'espace public, notamment au sein des gares parisiennes. Sur ces affiches figuraient respectivement une jeune femme, un jeune homme ainsi qu'une personne handicapée.
Cette initiative invita...

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Canada – Explosion des donneurs d’organes post-euthanasie

Canada - Canada – Explosion des donneurs d’organes post-euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

Alors que l'euthanasie n'y est dépénalisée que depuis 2016, le Canada a connu, en l'espace de quelques années, une énorme croissance du nombre de donneurs d'organes, du fait des dons d'organe réalisés après euthanasie.

Une telle corrélation entre euthanasie et don d'organes s'explique notamment par la politique proactive menée par l'Ontario en la matière. Cet Etat canadien est ainsi le premier au monde à imposer aux médecins le fait de mentionner la possibilité du don d'organes aux personnes ayant choisi l'euthanasie.
Dans la plupart des pays ayant dépénalisé l'euthanasie, la possibilité du don d'organes n'est en principe discutée qu'à l'initiative du patient lui-même, et, en tout cas, n'est pas obligatoirement mentionnée au patient concerné par l'euthanasie.
Par ailleurs, le don d'organe n'étant possible que dans un cadre hospitalier, celui-ci implique que la personne subissant l'euthanasie ne puisse mourir à domicile.
La promotion active du don d'organes dans le cadre de l'euthana...

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La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

Belgique - La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

- Euthanasie et suicide assisté

Les trois médecins ayant pratiqué ou approuvé l'euthanasie de Tine Nys l'ont-ils fait de manière illégale et sont-ils coupables d'empoisonnement ? Telle est la question à laquelle répondront les douze jurés de la Cour d'assises de Gand, à l'issue du procès qui s'est ouvert ce 14 janvier. Cette affaire constitue le premier procès d'assises relatif à l'application de la loi sur l'euthanasie.

Rétroactes
L'affaire remonte au printemps 2010, lorsque Tine Nys, jeune femme de 38 ans, exprime la demande d'être euthanasiée pour souffrance psychique. La jeune femme présente effectivement des difficultés d'ordre psychiatrique, mais n'a bénéficié d'aucun suivi depuis 15 ans. Plusieurs médecins rendent un avis négatif sur sa demande d'euthanasie. Tine Nys fera d'ailleurs l'objet d'un diagnostic d'autisme, pour lequel aucun traitement ne sera toutefois mis en oeuvre.

Malgré ces réticentes multiples, un médecin accepte finalement de pratiquer l'euthanasie. Comme la loi l'exige, deux médecins y ap...

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ANALYSE - Proposition de loi IVG : vers une dépénalisation au-delà de 18 semaines (4,5 mois) ?

Belgique - ANALYSE - Proposition de loi IVG : vers une dépénalisation au-delà de 18 semaines (4,5 mois) ?

- Avortement

Parmi les mesures prévues par la proposition de loi actuellement en discussion au Parlement fédéral, figurent l'extension du délai de grossesse à 18 semaines et la dépénalisation complète de l'IVG.

Mises côte à côte, ces deux mesures aboutissent en réalité à ce que soit totalement dépénalisé tout avortement pratiqué avec le consentement de la femme, y compris au-delà de 18 semaines de grossesse.
D'une étude approfondie de la proposition de loi et des débats parlementaires (voy. le Dossier IEB ci-dessous), il ressort en effet deux éléments principaux :

L'avortement pratiqué illégalement ne sera plus poursuivi pénalement dès lors que la femme y consent. Aucune autre base juridique (sanction disciplinaire, responsabilité civile, coups et blessures, ...) ne permet de garantir le respect des balises figurant dans la proposition de loi.

En l'absence de toute sanction potentielle, le nouveau cadre juridique proposé concernant l'accès à l'IVG est totalement inopérant car dépourvu d'effet ...

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LE CHIFFRE DU MOIS :  380.967

Belgique - LE CHIFFRE DU MOIS : 380.967

- Don d'organes, de tissus et de sang

380.967 VOLONTAIRES AU DON D'ORGANES EN 2019 en Belgique.
Les belges volontaires au don d'organes aurait  fort augmenté passant de 27.449 volontaires en 2002, à 353.842 en 2018 pour atteindre 380.967 en 2019.
Pour la même année, 198.655 personnes ont exprimé leur opposition au don de leurs organes. Un chiffre stable, ils étaient 192.542 en 2002.

Voir aussi: Dossier de l'IEB : Le don d'organes : donner pour sauver ou se vendre pour survivre ?

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86% des personnes dans le monde n’ont pas accès à des soins palliatifs de qualité

86% des personnes dans le monde n’ont pas accès à des soins palliatifs de qualité

- Soins palliatifs

« Des millions de patients et de familles souffrent aujourd'hui inutilement du fait de la lenteur des progrès en matière de développement des soins palliatifs dans le monde ». Tel est le constat dégagé par le Dr. Stephen Connor, directeur de la Worldwide Hospice and Palliative Care Alliance, et collaborateur d'une récente étude de l'université de Glasgow relative à l'accessibilité des services de soins palliatifs à travers le monde.
Compte tenu des besoins grandissants en matière d'accompagnement spécifique des personnes en fin de vie, l'accès aux soins palliatifs constitue aujourd'hui plus que jamais une véritable nécessité à travers le monde.
Face à cette nécessité, l'étude dirigée par le Professeur David Clark montre pourtant que les services de soins palliatifs restent à l'heure actuelle un luxe inaccessible pour une grande majorité de la population mondiale. Plus précisément, 86 % de la population mondiale ne bénéficie pas de services de soins palliatifs leur permettant de « sou...

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Un fœtus "transvasé" d’un utérus à l’autre ? Deux femmes se sont partagées « leur » grossesse

Royaume-Uni - Un fœtus "transvasé" d’un utérus à l’autre ? Deux femmes se sont partagées « leur » grossesse

- Procréation médicalement assistée

Deux femmes britanniques sont devenues le premier couple à devenir parents d'un bébé porté successivement dans le ventre de deux femmes.
Comme le rapporte le quotidien The Telegraph, cette procédure dite de « co-maternité », réalisée au sein de la London Women's Clinic's, s'est déroulée en plusieurs phases. La première femme, Donna Francis-Smith, s'est dans un premier temps fait prélever un ovocyte. Cet ovocyte a été ensuite été fécondé de manière assistée (à l'extérieur de son utérus) avec des spermatozoïdes issus d'un don. Placés à l'intérieur d'une petite capsule, l'ovocyte et les spermatozoïdes ont ensuite été transférés dans l'utérus de cette même première femme, Donna Francis-Smith, afin d'y poursuivre la fécondation in vivo.

Après seulement 18 heures passées dans l'utérus de la première femme, le jeune embryon est transféré dans l'utérus de la seconde femme, Jasmine Francis-Smith, jusqu'au terme de la grossesse. Le bébé est né le 30 septembre dernier.

Contrairement à la féco...

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