Début de vie

L’avortement devant la Cour Suprême des Etats-Unis : décryptage à quelques jours de l’arrêt

Etats-Unis - L’avortement devant la Cour Suprême des Etats-Unis : décryptage à quelques jours de l’arrêt

Temps de lecture : 5 min.

La publication de l'arrêt de la Cour suprême des États-Unis au sujet de l'avortement (Dobbs v. Jackson Women's Health Organization) est attendue dans les jours à venir, probablement d'ici la fin juin (correspondant au début des vacances judiciaires).

Précisons qu'à l'heure actuelle, les Etats-Unis admettent comme légal l'accès à l'avortement jusqu'à 23 semaines de grossesse (5 mois et demi). Un tel délai s'avère bien plus étendu que ceux en vigueur dans la plupart des Etats européens (14 semaines en France, 12 semaines en Belgique).

Dans ce contexte, la Cour Suprême des Etats-Unis serait sur le point de laisser chaque Etat américain légiférer sur le droit à l'avortement, d'après le brouillon d'une opinion majoritaire des juges dévoilé le 2 mai dernier par le média Politico.

Le juge Samuel Alito, auteur du document préparatoire, estime qu'il appartient  aux représentants élus de chaque État fédéré de légiférer sur la question, et non au pouvoir judiciaire...

Lire la suite 


GPA : La guerre en Ukraine comme révélateur

GPA : La guerre en Ukraine comme révélateur

Depuis le début du conflit avec la Russie, en Ukraine les mères porteuses se trouvent face à leur conscience à devoir laisser le bébé à quelques soignants, en raison de l'absence des parents demandeurs, ou le prendre en charge malgré la précarité dans laquelle elles se trouvent. S'ajoute à cela la guerre, qui les positionne dans des situations extrêmement vulnérables. Il est devenu très compliqué pour les parents d'autres nationalités de venir chercher l'enfant qui porte leurs gênes. Ceci pose des problèmes quant à la citoyenneté de l'enfant, et au tuteur légal, puisque la loi ukrainienne requiert la présence physique des parents demandeurs pour reconnaitre leur nationalité.

L'Ukraine est un des seuls pays à autoriser des couples étrangers à recourir à la GPA. Ainsi, des parents de tous les continents font appel aux mères porteuses (estimées environ à 500 actuellement) du pays, souvent en situation de précarité, et qui choisissent d'assumer la grossesse pour un autre couple pour la ...

Lire la suite 


Techniques naturelles d’aide à la procréation (NaProTechnologies) : encore trop peu de médecins formés en Belgique

Belgique - Techniques naturelles d’aide à la procréation (NaProTechnologies) : encore trop peu de médecins formés en Belgique

En 2015, une première instructrice en NaProTechnologies, techniques naturelles d'aide à la procréation, s'est installée sur le territoire belge. Le premier médecin belge formé sur la question, l'est depuis juin 2020. Aujourd'hui la Belgique compte 4 instructrices et 2 médecins formés en NaPro exerçant en Wallonie, et aucun en Flandres.

Alors que ces chiffres sont bien faibles pour la Belgique, les techniques naturelles d'aide à la procréation se développent exponentiellement dans les pays voisins. Il y a par exemple 90 instructrices et 15 médecins formés en France, sans compter ceux qui sont en cours de formation.

Les NaProTechnologies ont pour objectif de restaurer la fertilité naturelle des couples en vue de favoriser une conception. Les soignants vont accompagner le couple, et cherchent les causes profondes de l'infertilité du couple, comment les soigner et ainsi améliorer la fertilité de l'homme et de la femme.

Cette technique s'inscrit dans la médecine classique et nécessite ...

Lire la suite 


L'IEB recrute un nouveau responsable administratif !

Belgique - L'IEB recrute un nouveau responsable administratif !

Offre d'emploi Responsable administratif

  L'Institut Européen de Bioéthique (IEB) recrute un nouveau collaborateur (H/F) au sein de son équipe. Vous êtes intéressé(e) par ce poste ? Envoyez-nous votre candidature (CV + lettre de motivation) à l'adresse suivante : secretariat@ieb-eib.org Type de contrat : contrat à durée indéterminée (CDI)

Temps de travail : 12h / semaine

Date : à pourvoir dès avril 2022

Lieu : Bruxelles

Missions : Secrétariat ; Administration ; Ressources Humaines ; Communication Tâches principales :

relecture, mise en page et diffusion des contenus de l'IEB (Mailings, LinkedIn, Facebook, YouTube, courriers, création ponctuelle de visuels...) veille et relais d'actualités pertinentes aux collaborateurs (mailings, agenda politique) assurer le suivi des paiements de l'ASBL assurer les tâches relatives à la gestion des ressources humaines (contact avec le secrétariat social, déclarations mensuelles, contrats étudiants/stagiaires, ...) contribution à l'organisati...

 Fichier PDF  Lire la suite 


Le Portugal autorise à nouveau la GPA pour raison médicale

Portugal - Le Portugal autorise à nouveau la GPA pour raison médicale

Le 26 novembre 2021, le Parlement portugais a adopté une nouvelle loi permettant aux femmes n'ayant définitivement plus la possibilité physique d'enfanter de recourir à la gestation pour autrui (GPA).

 

Cette loi ne constitue pas la première tentative du législateur portugais d'autoriser la pratique des mères porteuses. Le 22 août 2016, la loi sur la procréation médicalement assistée était modifiée afin d'y introduire une réglementation sur la gestation pour autrui.

 

Toutefois, le Tribunal constitutionnel portugais avait ensuite jugé à deux reprises (en avril 2018 et en septembre 2019 voy. IEB - La loi portugaise jugée inconditionnelle) que certains éléments de cette loi étaient inconstitutionnels, ses effets étant alors suspendus. L'inconstitutionnalité mise en évidence par la Cour portait sur le fait que la loi ne permettait à aucun moment à la mère porteuse de revenir sur son consentement jusqu'à la naissance, et de décider de garder l'enfant qu'elle portait. Ce déséquilibre...

Lire la suite 


Délai d’avortement de 12 à 14 semaines en France : des conséquences néfastes pour les femmes et les médecins

France - Délai d’avortement de 12 à 14 semaines en France : des conséquences néfastes pour les femmes et les médecins

Le 23 février 2022, l'Assemblée nationale française a adopté une loi allongeant le délai d'avortement de 12 à 14 semaines. Cette loi fait pourtant l'objet d'intenses critiques, tant du point de vue des personnes en faveur d'une prévention de l'avortement que des personnes plus favorables à la pratique de l'avortement. Ces critiques se fondent sur deux éléments : d'une part, l'élargissement s'appuie sur l'idée erronée selon laquelle le délai actuel limiterait injustement l'accès à l'avortement ; d'autre part, un tel élargissement ignore les lourdes conséquences de ce rallongement du délai sur les femmes et le personnel de santé.

 

L'argument-clé des auteurs et promoteurs de cette réforme porte sur la restriction injuste pesant sur les femmes souhaitant avorter au-delà des 12 semaines jusqu'ici autorisées, qui conduirait nombre d'entre elles à se rendre dans un pays proche où le délai est plus long (tel que les Pays-Bas) afin d'y avorter.

 

Un tel lien de causalité unique entre le ...

Lire la suite 


Le replay du webinaire "Bioéthique en Belgique 2022" est en ligne !

Belgique - Le replay du webinaire "Bioéthique en Belgique 2022" est en ligne !

Vous n'avez pas pu participer à notre dernier webinaire ?

Offrez-vous une séance de rattrapage, le replay est en ligne !

Bioéthique en Belgique : perspectives pour 2022

A l'aube de cette nouvelle année, l'IEB vous propose une conférence en ligne :

Bioéthique en Belgique : Etat des lieux et perspectives pour 2022

Se dirige-t-on vers une légalisation de la gestation par autrui en Belgique ? Après vingt ans, quelles perspectives pour la loi euthanasie ? Quels sont les nouveaux enjeux éthiques en matière de recherche sur les embryons ? Quel impact la crise sanitaire a-t-elle sur le recours à l'avortement et à la procréation artificielle ?  

Lire la suite 


Existe-t-il une GPA éthique ?

Existe-t-il une GPA éthique ?

Le 6 novembre dernier, des femmes représentantes de la Coalition internationale pour l'abolition de la maternité de substitution (CIAMS) ont manifesté devant The Hotel à Bruxelles, contre la tenue d'un salon (annuel) où des entreprises nord-américaines promeuvent la pratique de la Gestation Pour Autrui (GPA). Des contrats y sont proposés, faisant intervenir des mères porteuses en vue de garantir la remise d'un enfant au couple commanditaire dès la naissance. Tenant compte des nombreux intermédiaires commerciaux impliqués (agences, cliniques, avocats, etc.), le prix d'une telle transaction varie entre 90.000 et 160.000 euros. Les mères porteuses et les femmes offrant leurs ovocytes peuvent être choisies sur catalogue.

Bien conscient que le consentement ne suffit pas à justifier une pratique indigne - l'Histoire ne nous l'a que trop montré -, le groupement féministe de la CIAMS s'efforce de répéter que « le désir d'enfant ne justifie ni l'instrumentalisation des femmes, ni la vente et...

Lire la suite 


Encadrer pour mieux contrôler ? Les chrétiens-démocrates flamands ouverts à la GPA non-commerciale

Belgique - Encadrer pour mieux contrôler ? Les chrétiens-démocrates flamands ouverts à la GPA non-commerciale

Au sein du Parlement fédéral belge, le climat se montre de plus en plus favorable à la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) non-commerciale. Le parti chrétien-démocrate flamand (CD&V), qui s'était jusqu'alors limité à vouloir interdire la GPA commerciale, a annoncé au début de la semaine être ouvert à un encadrement de la pratique des mères porteuses moyennant certaines conditions. Il rejoint en cela l'appel de la gauche flamande (Vooruit) en septembre dernier, qui souhaite faire avancer sa proposition de loi autorisant la GPA non-commerciale. La position du CD&V est déterminante car lors des négociations gouvernementales, ce parti avait obtenu qu'aucun dossier éthique ne soit traité sans qu'il n'y ait de consensus parmi les parti au gouvernement.

 

Il est question de GPA dite « de haute technologie », à savoir, qui repose sur la technique de fécondation in vitro avec transfert de l'embryon dans l'utérus de la mère porteuse. Celle-ci n'aurait pas le droit de fournir ses p...

Lire la suite 


GPA : le salon de "vente d'enfants" de retour à Bruxelles ce week-end

Belgique - GPA : le salon de "vente d'enfants" de retour à Bruxelles ce week-end

Du 5 au 7 novembre, le salon Men Having Babies se tiendra à Bruxelles, afin de promouvoir la gestation pour autrui (GPA) commerciale et de proposer des contrats de mère porteuse.

 

Le salon vise à proposer à des adultes (en particulier des couples d'hommes, mais également des célibataires) de conclure un contrat avec une mère porteuse, dont le choix se fait sur catalogue, afin d'obtenir la livraison d'un enfant. Le prix d'une telle transaction varie entre 90.000 et 160.000 euros, tenant compte des nombreux intermédiaires commerciaux impliqués (agences, cliniques, avocats, etc.). Plusieurs agences de GPA prévoient par ailleurs la possibilité de choisir le sexe du bébé faisant l'objet du contrat commercial.

 

Comme en témoigne une vidéo publiée cette semaine par l'Initiative citoyenne pour l'abolition de la GPA, contenant des extraits du salon ayant eu lieu en ligne en 2020, les juristes et avocats présents proposent des outils permettant de contourner la loi du pays du couple ou d...

Lire la suite