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Modifications du génome humain : l’OMS veut garder le lead et donne un accord de principe

Modifications du génome humain : l’OMS veut garder le lead et donne un accord de principe

Le Comité consultatif d'experts de l'OMS* pour l'encadrement et la surveillance des modifications apportées au génome humain a publié ses recommandations ainsi qu'un cadre de gouvernance à destination des décideurs nationaux et internationaux. Ces documents contiennent avant tout un cadre de réflexion et une série de questions qui doivent être abordées avant de procéder à l'encadrement légal des techniques de modification du génome humain. Aucune prise de position par rapport aux différentes applications de ces techniques ne ressort des recommandations du Comité. Ces dernières étaient attendues depuis la réaction sévère de la communauté scientifique internationale aux expérimentations du chercheur chinois He Jiankui. En effet, en novembre 2018, ce dernier annonçait la naissance de deux jumelles dont l'ADN avait été modifié grâce à la technologie CRISPR - Cas9 (Actualité IEB). En juillet 2019, l'OMS déclarait qu'il était pour le moment irresponsable de procéder à des modification...

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Embryons chimères singe-homme : jusqu’où peut-on aller ?

France - Embryons chimères singe-homme : jusqu’où peut-on aller ?

Introduire des cellules humaines dans des embryons de singes macaques, c'est ce qu'ont fait deux équipes de chercheurs afin de mieux comprendre l'interaction entre les cellules humaines et les cellules animales. 

 

L'équipe française, dont l'étude a été publiée le 12 janvier dans la revue Stem Cell Reports, a cultivé in vitro des embryons de singes auxquels ont été intégrées des cellules humaines. Au bout de trois jours, le nombre de cellules humaines intégrées dans ces embryons avait considérablement réduit. Quant aux chercheurs chinois et américains, ils ont injecté 25 cellules humaines dans 132 embryons de macaques. Seuls 3 embryons vivaient encore au bout de 19 jours, mais avec une quantité assez faible de cellules humaines. Ces résultats ont été publiés le 15 avril dans la revue Cell. 

 

De part et d'autre, les chercheurs ont utilisé des cellules souches pluripotentes induites, c'est-à-dire des cellules humaines adultes reprogrammées en cellules indifférenciées, capables de ...

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