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Comment la suppression d’une aide sociale a conduit à l’augmentation du nombre d’avortements au Royaume-Uni

Royaume-Uni - Comment la suppression d’une aide sociale a conduit à l’augmentation du nombre d’avortements au Royaume-Uni

- Avortement

Parmi les mères britanniques de deux enfants ou plus ayant récemment avorté, 60% déclarent que leur décision d'avorter a été influencée par l'arrêt d'une aide sociale par le gouvernement britannique.

Ces chiffres sont issus d'une étude publiée en décembre 2020 par le British Pregnancy Advisory Service (BPAS). Le BPAS est une association pratiquant des avortements et prodiguant du conseil en matière de contraception et de grossesse au Royaume-Uni.

L'aide gouvernementale supprimée dont il est question consiste en un crédit d'impôt et en une allocation familiale dont le montant est calculé de manière progressive en fonction du nombre d'enfants à charge. En avril 2017, le gouvernement britannique introduit une limite de deux enfants pour le calcul de ces aides financières. Les familles avec trois enfants ou plus ne reçoivent donc plus de soutien financier supplémentaire en comparaison des familles comptant deux enfants.

L'étude du BPAS a interrogé 240 mères ayant deux enfants ou plus ...

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Transsexualité : la Haute Cour de Londres met le holà à l’expansion des traitements bloqueurs de puberté

Royaume-Uni - Transsexualité : la Haute Cour de Londres met le holà à l’expansion des traitements bloqueurs de puberté

- Genre et sexualité

Dans un arrêt déterminant pour le Royaume-Uni mais dont l'impact pourrait s'étendre bien au-delà de l'île, la Haute Cour de Londres a exprimé ses doutes quant à la capacité de consentement d'un mineur aux traitements ayant pour effet de bloquer sa puberté. En l'occurence, est mise en cause la clinique Tavistock and Portman NHS Trust, et son Service de Développement d'Identité de Genre, qui prend en charge des enfants vivant une « dysphorie de genre » (i.e. qui ne s'identifient pas au sexe de leur naissance). Les médecins de ce centre auraient prescrit des bloqueurs de puberté à des enfants dont certains âgés de 10 ans. La Cour n'a pas souhaité s'exprimer sur les effets négatifs de tels traitements - de plus en plus documentés d'ailleurs -, mais uniquement sur la capacité des enfants à y consentir. Elle déclare que, pour qu'un enfant puisse validement donner son consentement à ces traitements, il faut que celui-ci puisse comprendre et sous-peser les informations telles que :

- Le...

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Une étudiante en sage-femme réprimée pour sa position pro-vie : l’université présente ses excuses

Royaume-Uni - Une étudiante en sage-femme réprimée pour sa position pro-vie : l’université présente ses excuses

- Clauses de conscience

Julia Rynkiewicz, étudiante sage-femme à l'Université de Nottingham au Royaume-Uni, fut empêchée de commencer son stage en hôpital lorsque l'université apprit qu'elle menait un groupe étudiant pro-vie.

  Une plainte déposée par des responsables de son école de sages-femmes lui avait été mentionnée quelques jours après une foire scolaire où l'étudiante tenait un stand en tant que présidente des Nottingham Students for Life, un groupe d'étudiants approuvé par l'université et qui promeut la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle. On lui reprochait d'avoir exprimé « des opinions personnelles sur la santé reproductive sexuelle dans le domaine public (en ce compris dans la presse et sur les réseaux sociaux) de telle sorte que cela pouvait créer la perception d'un impact sur le soin du patient ».

  Quatre mois durant, l'université mena une enquête pour évaluer son aptitude à pratiquer le métier de sage-femme. Finalement, l'université renversa sa décision et autorisa l...

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Royaume-Uni : la Cour suprême se penchera sur la loi autorisant l’avortement des bébés handicapés

Royaume-Uni - Royaume-Uni : la Cour suprême se penchera sur la loi autorisant l’avortement des bébés handicapés

- Trisomie 21



Heidi Crowter est une jeune femme trisomique de 24 ans, au Royaume-Uni. Avec Maire Lea-Wilson, maman d'un petit Aidan également porteur de trisomie 21, elle a décidé d'attaquer la loi britannique sur l'avortement. Cette loi qui autorise, jusqu'à la naissance, l'avortement de foetus porteurs d'handicap, les deux femmes l'estiment profondément discriminatoire envers les personnes atteintes de trisomie 21. Lundi dernier, la Cour suprême du Royaume-Uni a accepté de se prononcer sur le recours. C'est une première victoire pour Heidi et Maire, et leurs avocats.

  En 2019, 3.183 avortements furent rapportés pour raison de handicap en Angleterre et au Pays de Galles. 656 concernaient des foetus porteurs de trisomie 21. Le Comité des droits des personnes handicapées de l'ONU a fortement critiqué les pays qui autorisaient l'avortement sur base du handicap, recommandant au Royaume-Uni de modifier sa législation de façon à ne pas discriminer les bébés porteurs de handicaps. Interrogée par Cha...

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Moins d’avortements pendant le confinement : pourquoi ?

Belgique Royaume-Uni - Moins d’avortements pendant le confinement : pourquoi ?

- Avortement

Les plannings familiaux ont connu pendant le confinement une forte baisse de fréquentation et une chute des demandes d'avortement. Parallèlement, au Royaume-Uni, les ventes de pilules dites "du lendemain" ont chuté de 50% entre mars et avril 2020. Même si depuis le déconfinement, les demandes d'avortement sont reparties à la hausse en Belgique, on ne constate pas d'augmentation dans les demandes d'avortement tardif.

On se souvient pourtant de la façon dont la Fédération laïque des centres de planning familial (FLCPF) interprétait fin avril, cette "baisse d'activité" au sein de ses plannings. Karim Majoros, directeur de la FLCPF assurait alors que beaucoup de femmes, pendant le confinement, n'osaient pas demander l'avortement en raison de la pression sociale exercée par les autres membres du foyer. Les plannings s'attendaient donc à un accroissement des grossesses non désirées, qui donnerait lieu à une explosion de demandes d'avortement, dont des demandes au-delà de 12 semaines de gr...

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Une euthanasie passive autorisée par un tribunal britannique

Royaume-Uni - Une euthanasie passive autorisée par un tribunal britannique

- Alimentation et hydratation

Au Royaume-Uni, un homme de 34 ans souffrant de graves problèmes intestinaux depuis 10 ans a été placé dans un coma artificiel et privé d'alimentation et d'hydratation jusqu'à sa mort.

L'homme en question présentait par ailleurs des antécédents dépressifs. Pour remédier à ses problèmes intestinaux, une opération a été réalisée, consistant à lui implanter une stomie de manière provisoire. Une stomie est une déviation chirurgicale d'un conduit naturel permettant de court-circuiter le ou les organes défaillants. Les patient "stomisés" portent alors une poche leur permettant de recueillir leurs selles ou leurs urines.

Dans le cas d'espèce, les médecins se sont rendus compte de la nécessité de recourir à une stomie permanente car les jours du patient étaient en danger. Or, ce dernier avait émis une déclaration anticipée refusant ce type de traitement. Dans cette déclaration, communiquée par écrit à sa famille proche, le patient explique qu'il « refuse les éléments de traitement qui, bie...

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Don d’organes post mortem : l’Angleterre et les Pays-Bas passent au consentement présumé

Royaume-Uni - Don d’organes post mortem : l’Angleterre et les Pays-Bas passent au consentement présumé

- Don d'organes, de tissus et de sang

Depuis le 20 mai dernier, les Anglais sont présumés consentir au don d'organes après leur mort, à moins qu'ils n'aient manifesté leur opposition auprès du Système National de Santé (NHS). Pour augmenter le nombre de donneurs d'organes et ainsi répondre à la longue liste d'attente en matière de transplantation (plus de 6.000 personnes en attente de greffe en avril 2019), l'Angleterre fait donc le choix de quitter le régime dit "d'opt-in". Ce dernier requiert des citoyens d'enregistrer leur consentement pour figurer au nombre des donneurs d'organes potentiels. Parmi les pays européens, seuls l'Allemagne, le Danemark et l'Irlande conservent actuellement ce système de consentement explicite.

 

Aux Pays-Bas, la nouvelle loi instaurant le consentement présumé au don d'organes entrera en vigueur le 1er septembre 2020. Dans la mise en oeuvre de ce nouveau système, l'Etat néerlandais prend davantage de précautions pour informer ses citoyens. Il leur demande depuis quelques mois d'inscrire a...

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Légaliser l’euthanasie… pour des raisons économiques

Royaume-Uni - Légaliser l’euthanasie… pour des raisons économiques

- Euthanasie et suicide assisté

Un article scientifique récemment publié dans la revue Clinical Ethics encourage la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie sur base d'arguments financiers.

Cet article, co-écrit par David Shaw (chercheur en bioéthique à l'Institute for Biomedical Ethics de Bâle) et Alec Morton (chercheur en management de la santé à Glasgow), est intitulé « Counting the cost of denying assisted dying » (« Calculer le coût d'un refus de légalisation du suicide assisté »). Les deux auteurs cherchent ici à démontrer qu'il serait judicieux de légaliser le suicide assisté au Royaume-Uni en raison du coût économique que représenterait le maintien d'un refus en la matière.

Trois arguments sont invoqués par les auteurs.

Le premier argument consiste à considérer qu' « offrir l'opportunité » de mourir aux patients qui souffrent peut être bénéfique, au regard du concept de « Quality-adjusted life years » (QALYs, années de vie de qualité). Ce concept quantifie les avantages et inconvénients médicau...

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Quel espoir donnons-nous à ceux qui souffrent ?

Royaume-Uni - Quel espoir donnons-nous à ceux qui souffrent ?

- Soins palliatifs

"Nous devrions donner de l'espoir à ces personnes'', a rétorqué le député Ian Paisley aux parlementaires britanniques promoteurs de la légalisation du suicide assisté, fin janvier à Westminster Hall.

En Grande-Bretagne, l'interdiction légale de provoquer la mort a été récemment remise en cause au Parlement de Westminster. La députée Christine Jardine a notamment demandé qu'une enquête gouvernementale soit effectuée sur la législation en vigueur. Certains représentants politiques considèrent en effet que cette loi "n'est plus d'actualité et ni au service des personnes malades".

Cette poussée a entraîné la réaction d'un groupe de députés, en particulier de Ian Paisley, membre du Parlement du Nord d'Antrim (Irlande du Nord). Selon lui, plutôt que de débattre ''pour savoir à quel moment tuer une personne malade'', le travail parlementaire devrait se concentrer sur les mesures à prendre pour donner de l'espoir aux personnes qui ne voient pas d'issue à leur souffrance. Il a ainsi rappe...

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Un fœtus "transvasé" d’un utérus à l’autre ? Deux femmes se sont partagées « leur » grossesse

Royaume-Uni - Un fœtus "transvasé" d’un utérus à l’autre ? Deux femmes se sont partagées « leur » grossesse

- Procréation médicalement assistée

Deux femmes britanniques sont devenues le premier couple à devenir parents d'un bébé porté successivement dans le ventre de deux femmes.
Comme le rapporte le quotidien The Telegraph, cette procédure dite de « co-maternité », réalisée au sein de la London Women's Clinic's, s'est déroulée en plusieurs phases. La première femme, Donna Francis-Smith, s'est dans un premier temps fait prélever un ovocyte. Cet ovocyte a été ensuite été fécondé de manière assistée (à l'extérieur de son utérus) avec des spermatozoïdes issus d'un don. Placés à l'intérieur d'une petite capsule, l'ovocyte et les spermatozoïdes ont ensuite été transférés dans l'utérus de cette même première femme, Donna Francis-Smith, afin d'y poursuivre la fécondation in vivo.

Après seulement 18 heures passées dans l'utérus de la première femme, le jeune embryon est transféré dans l'utérus de la seconde femme, Jasmine Francis-Smith, jusqu'au terme de la grossesse. Le bébé est né le 30 septembre dernier.

Contrairement à la féco...

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