Toutes les actualités (Royaume-Uni)

 Supprimer le filtre "Royaume-Uni"

Royaume-Uni : la clause de conscience remise en question par le Conseil Général des Pharmaciens

Royaume-Uni - Royaume-Uni : la clause de conscience remise en question par le Conseil Général des Pharmaciens

- Clauses de conscience

Doit-on obliger un pharmacien à délivrer un médicament quand bien même il jugerait l'effet de ce dernier contraire à ce que lui indique sa conscience ? Le General Pharmaceutical Council s'est penché sur la question mi-février et a statué en faveur d'un « duty to dispense ». Soit l'obligation de délivrer toute prescription médicale quelles que soient les convictions personnelles du professionnel de santé.

Le Conseil demande à ce que soit assuré un « soin centré sur la personne », plaçant au premier plan les intérêts du client qui ne pourra se voir opposer la liberté de conscience de l'apothicaire. Il sous-entend dès lors que la clause de conscience peut être un obstacle à une prestation de qualité pour le patient. Cependant, plus d'un pharmacien affirme qu'un professionnel agissant en conscience est plus à même d'offrir le meilleur soin possible pour son patient que celui qui agirait sous la contrainte.

Jusqu'à maintenant, un pharmacien ne souhaitant pas dispenser un traitement pour...

Lire la suite 


Royaume-Uni - Royaume-Uni : vers une recherche sans restriction sur l’embryon ?

- Recherche sur les embryons

Passer de 14 jours à 28 jours et ainsi doubler le délai inscrit dans la loi encadrant la recherche sur les embryons humains :  voilà la demande que des scientifiques viennent d'exprimer publiquement lors du congrès médical Progress Education Trust au Royaume-Uni. Actuellement, la durée légale est fixée à 14 jours. Cette durée n'a pas été choisie par hasard car il est généralement admis qu'avant le 14e jour il n'y a pas de trace de formation de la colonne vertébrale.

Justifiant leur requête par le fait qu'aujourd'hui de nouvelles techniques permettent aux chercheurs de doubler le temps de conservation des embryons en laboratoire, les scientifiques arguent que de telles expériences permettraient de mieux appréhender les remèdes à certains types de cancers ou de maladies cardiaques ou congénitales...

Faire passer le délai de 14 à 28 jours ne participerait pas à un phénomène de « pente glissante » selon certains scientifiques, avis que ne partage pourtant pas la philosophe Mary Warnock...

Lire la suite 


Royaume-Uni : provoquer la mort des personnes en état prolongé de coma pour prélever leurs organes ?

Royaume-Uni - Royaume-Uni : provoquer la mort des personnes en état prolongé de coma pour prélever leurs organes ?

- Don d'organes et euthanasie

Dans un article publié par le Journal of Medical Ethics, le Dr Zoe Fritz a demandé que les tribunaux puissent accorder aux médecins l'autorisation de provoquer la mort de patients en état végétatif chronique. Actuellement, la législation du Royaume-Uni interdit l'euthanasie et l'assistance au suicide est passible de peines pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison.  

Cependant, certaines dispositions légales prévoient qu'un juge puisse autoriser le médecin à interrompre l'hydratation et l'alimentation d'un patient en état végétatif persistant et sans espoir de rétablissement. Cet arrêt de l'hydratation et de l'alimentation ayant pour effet quasi-immédiat d'entraîner la mort du patient.

Or, l'arrêt des soins de base que sont l'hydratation et l'alimentation provoque, explique le Dr Fritz, « un dessèchement des organes tel qu'ils ne peuvent plus être donnés ». C'est pourquoi, l'autorisation du tribunal devrait permettre au médecin d'utiliser des substances induisant la mort plutôt que d'...

Lire la suite 


Grande-Bretagne : manipulations génétiques sur l’embryon autorisées

Royaume-Uni - Grande-Bretagne : manipulations génétiques sur l’embryon autorisées

- Recherche sur les embryons

Peut-on modifier  et "purifier" l'ADN défectueux d'un embryon ? Sans répondre explicitement à cette question éthique importante, la HFEA, autorité britannique de la fertilisation humaine et de l'embryologie, a autorisé ce 1er février, la manipulation et la transformation génétique de l'embryon à des fins de recherche. C'est une première en Grande-Bretagne et en Europe.
Cette autorisation concerne la nouvelle méthode de génie génétique qui permet très aisément de modifier l'ADN défectueux à faible coût et sur tous types de cellules, humaines, animales ou végétales. Le CRIPR-Cas9 peut en effet cibler des gènes très précis dans l'ADN et les couper par le biais d'une enzyme "Cas9". L'ADN subit ainsi des mutations et peut se voir modifié par l'insertion de nouveaux gènes.

Cette méthode peut sembler prometteuse pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour des maladies génétiques humaines comme la myopathie de Duchenne par exemple. Elle présente toutefois des risques ét...

Lire la suite 


Grande-Bretagne : suspension d’un médecin pour cause d’avortement sélectif

Royaume-Uni - Grande-Bretagne : suspension d’un médecin pour cause d’avortement sélectif

- Avortement

Un médecin britannique a récemment été suspendu de ses fonctions pour trois mois par le Conseil Général des Médecins pour avoir autorisé des femmes à avorter en raison du sexe de leur enfant à naître.

Cette pratique a pu être dévoilée grâce à une vidéo prise en caméra cachée par le journal « The Telegraph » qui révèle l'entretien entre le médecin et sa patiente, qui à 12 semaines de grossesse déclare ne pas vouloir de son enfant car c'est une fille. Le médecin lui précise que cela correspond à un « infanticide féminin » mais se propose quand même de mettre fin à la grossesse en falsifiant le motif au profit de la cause « trop jeune pour une grossesse ».

Ces pratiques seraient, selon le journal, un phénomène sous-terrain de plus en plus pratiqué en Grande-Bretagne, alors que la loi interdit d'avorter un enfant au seul motif de son sexe.
Source : The Telegraph

Lire la suite 


Royaume-Uni : un bébé devient donneur d’organes quelques heures après sa naissance

Royaume-Uni - Royaume-Uni : un bébé devient donneur d’organes quelques heures après sa naissance

- Don d'organes et mort

En 2014, à la douzième semaine d'une grossesse gémellaire, des médecins britanniques ont détecté chez l'un des deux foetus une anencéphalie, c'est-à-dire une absence de cerveau, laissant augurer d'une mort certaine dès la naissance. Après avoir proposé un avortement thérapeutique à la mère, intervention qu'elle a refusée, celle-ci a demandé si le don d'organes d'un bébé de moins de 2 mois serait autorisé.
Le 22 avril 2014, à l'hôpital universitaire du Pays de Galles, les jumeaux sont nés et le petit Teddy est décédé après 100 minutes. Ses parents ont alors offert ses reins à un adulte souffrant d'insuffisance rénale. « Jusqu'à une période relativement récente, il n'y avait pas de dons (d'organes) de bébé de moins de deux mois. Mais il existe des preuves montrant que de nombreux organes de bébés peuvent être transplantés avec succès chez des enfants et des adultes », a expliqué le chirurgien qui a effectué l'opération, Niaz Ahmad.
Selon le Dr. Paul Murphy, un spécialiste des transplan...

Lire la suite 


Royaume-Uni  : création d'ovules et de sperme à partir de cellules de peau de 2 adultes de même sexe

Royaume-Uni - Royaume-Uni : création d'ovules et de sperme à partir de cellules de peau de 2 adultes de même sexe

- Gamètes

Des chercheurs de l'université de Cambridge ont montré pour la première fois qu'il était possible d'obtenir des cellules d'ovocytes et de sperme en utilisant des cellules de peau de deux adultes de même sexe.
Une telle découverte pourrait permettre de faire un bébé à partir d'un échantillon de cellules de peau pour des couples infertiles en raison d'une maladie, mais également d'ouvrir la possibilité de la procréation pour les couples homosexuels sans recours à un don de sperme ou d'ovocyte.
Le projet a été financé par le Wellcome Trust (Londres) en association avec le centre de recherches israélien Weizmann Institute of Science.
Comparant les cellules obtenues par cette technique en laboratoire à des cellules humaines naturelles prélevées sur des foetus avortés, les chercheurs ont constaté que les cellules créées artificiellement avaient des caractéristiques identiques aux autres.
Selon le responsable de l'équipe israélienne, Jacob Hanna, la technique qui consiste à pallier l'infert...

Lire la suite 


UK : prélèvement d’organes chez un nouveau-né après arrêt cardiaque

Royaume-Uni - UK : prélèvement d’organes chez un nouveau-né après arrêt cardiaque

- Don d'organes et mort

Les reins et les cellules du foie d'une petite fille de 6 jours dont le coeur a cessé de battre, ont été donnés à deux receveurs distincts. C. était née par césarienne dans l'urgence et malgré les tentatives de réanimation, son cerveau avait subi plusieurs lésions par manque d'oxygène. Les médecins de l'Imperial College de NHS Trust de Londres soulignent l'
« extraordinaire générosité » des parents qui ont  accepté ce prélèvement d'organes, une opération difficile et complexe quand on sait qu'à ce stade de la vie, les reins mesurent à peu près 5 cm. Rien que pour le Royaume Uni, il y aurait une liste d'attente de quelques 15 nourrissons de moins de deux ans en attente d'un organe.
Le NHS Blood and Transplant Institute rappelle que la taille des organes du donneur est souvent essentielle, car ceux provenant de donneurs plus âgés ne sont pas toujours transplantables. Toutefois, les experts britanniques se plaignent du fait que les critères de mort applicables dans leur pays sont trop s...

Lire la suite 


UK : manipulation génétique : un embryon conçu des gamètes de 2 femmes et d’un homme

Royaume-Uni - UK : manipulation génétique : un embryon conçu des gamètes de 2 femmes et d’un homme

- Gamètes

Les députés britanniques s'étant prononcés en faveur de la fécondation in vitro avec remplacement mitochondrial, le Royaume-Uni est sur le point d'autoriser la conception d'un embryon à partir des gamètes de 3 personnes. Cette technologie consiste à retirer de l'ovule de la mère les mitochondries (génératrices d'énergie des cellules) « défectueuses » responsables de maladies comme la myopathie ou le diabète pour les remplacer par des mitochondries saines provenant d'un ovule d'une autre femme.
L'ovule maternel modifié est ensuite fécondé avec le sperme du père en laboratoire, pour être réimplanté dans l'utérus de la mère. Cela implique qu'un couple, même fertile, devrait recourir aux techniques de fécondation artificielle, dont le taux d'échec est non négligeable. Dans le cas d'une naissance, l'enfant ainsi conçu sera alors porteur de toutes les caractéristiques génétiques de son père et de sa mère, mais aussi d'une partie d'ADN mitochondrial de la femme donneuse. Même si les cherche...

Lire la suite 


Grande-Bretagne : non! au suicide assisté.

Royaume-Uni - Grande-Bretagne : non! au suicide assisté.

- Euthanasie et suicide assisté

Paul Lamb, capable seulement de bouger la main droite depuis un accident de la route en 1990, et Jane Nicklinson, dont le mari Tony, paralysé à la suite d'une attaque, s'est laissé mourir de faim en 2012, demandaient au tribunal suprême d'autoriser les médecins à pratiquer des suicides assistés.
Les juges de la Cour suprême britannique, par sept voix contre deux, ont jugé que la loi britannique actuelle ne pouvait autoriser une telle pratique. « Care Not Killing », une association engagée sur le terrain et aux côtés des personnes fragilisées, a salué la décision des juges. « La loi reste la même en Angleterre et au Pays de Galles, la Cour reconnaissant que cette loi existe pour protéger les gens vulnérables, les personnes âgées et les handicapés », a dit son porte-parole, Andrew Fergusson. Aux termes de la loi britannique, toute personne qui aide une autre à se suicider est passible de 14 années de prison.

Lire la suite