Début de vie

Des femmes contraintes d’avorter : une actualité qui reste méconnue

Des femmes contraintes d’avorter : une actualité qui reste méconnue

Selon un sondage de la BBC en mars 2022 sur la coercition liée à la procréation, 15% des femmes britanniques ont subi des pressions pour avorter. En outre, 3% des femmes interrogées se sont vues donner un comprimé ou une autre substance pour provoquer un avortement à leur insu.

Une part non négligeable d’entre elles (5%) a subi de la violence physique avec l’intention de provoquer une fausse couche.

Par ailleurs, 14% des femmes interrogées disent avoir été forcées à utiliser un contraceptif contre leur gré.

  Active en Grande-Bretagne pour la défense des femmes et des enfants à naître, la SPUC (Society for the Protection of the Unborn Children) invite par conséquent le gouvernement britannique à ordonner une enquête sur la question de la contrainte autour de l’avortement, et à reconnaître que l’avortement...

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Les grossesses pour autrui (GPA) présentent davantage de risques pour la femme

Etats-Unis - Les grossesses pour autrui (GPA) présentent davantage de risques pour la femme

En comparaison aux grossesses « spontanées » (hors cas de GPA), les grossesses « pour autrui » présentent davantage de complications et de risques élevés pour la santé de la femme, et ce indépendamment de son âge ou du nombre de grossesses qu’elle a déjà eues. C’est ce que montre une étude menée par le Center for Bioethics and Culture et parue en juillet dernier dans la revue scientifique Dignity, une publication consacrée à l’analyse des phénomènes d’exploitation et de violence. Au total, 96 femmes américaines ayant vécu à la fois une ou des grossesses « pour elles-mêmes » et une ou des grossesses « pour autrui » ont répondu à l’enquête. Il en ressort différents constats préoccupants : Une grossesse pour autrui a trois fois plus de...

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Fact-checking : les lois « pro-vie » aux Etats-Unis protègent aussi la vie des femmes enceintes

Etats-Unis - Fact-checking : les lois « pro-vie » aux Etats-Unis protègent aussi la vie des femmes enceintes

Les 23 états des États-Unis d’Amérique dotés de lois qui protègent l’enfant à naître, permettent un traitement médical nécessaire et dans les temps requis pour sauver la vie de la femme enceinte si celle-ci est en danger, notamment en cas de fausse couche ou de grossesse extra-utérine. A l’heure où ces états sont accusés de mettre la vie des femmes en danger à cause de leurs lois contre l’avortement, l’Institut Charlotte Lozier a publié une analyse juridique et médicale qui résume chacune des lois des 23 états et s’appuye sur les bulletins du Collège Américain des Obstétriciens et Gynécologues relatifs à différents traitements médicaux en cas de grossesses dangereuses pour la vie de la mère. Cette analyse très précise fournit d’ailleurs un...

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Appel aux candidats pour les Commissions avortement et euthanasie en Belgique

Belgique - Appel aux candidats pour les Commissions avortement et euthanasie en Belgique

 - Candidatures à déposer avant le 6 août 2022 - La Commission d'évaluation de l'avortement et la Commission de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie en Belgique peinent à renouveler leurs membres, faute de candidats. Un deuxième appel à candidatures à été publié début juillet pour les deux commissions. La tâche des membres de ces commissions est essentielle pour évaluer concrètement ces pratiques et formuler des recommandations au service de la personne.

  La Commission d'évaluation de l'avortement

Cette commission est chargée de contrôler l'application de la loi sur l'avortement et de formuler des recommandations visant à réduire le nombre d'avortements et à améliorer la guidance et l'accueil des femmes en état de détresse. Sur base des déclarations d'avortement qui lui so...

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Avortement : quelles lectures belge et européenne de l'arrêt de la Cour Suprême des États-Unis ?

Etats-Unis - Avortement : quelles lectures belge et européenne de l'arrêt de la Cour Suprême des États-Unis ?

L'arrêt rendu le 24 juin dernier par la Cour suprême des États-Unis au sujet de l'avortement a relancé le débat sur le rôle du droit face à la question de l'avortement.

Bien que l'arrêt ne concerne formellement que la réglementation de l'avortement dans les cinquante États américains, nombreux sont ceux qui soulignent l'impact d'une telle décision sur le reste du monde, en ce compris l'Europe et la Belgique.

 

Résumé de l'arrêt

Rappelons que, dans cet arrêt Dobbs c. Jackson Women's Health Organization, la Cour suprême considère que « la Constitution américaine ne confère pas de droit à l'avortement », et que le pouvoir de réglementer une telle pratique revient dès lors aux représentants du peuple dans chaque État. La Cour renverse ainsi sa jurisprudence antérieure, en particulier les arrêts Roe v. Wade (1973) et Planned Parenthood v. Casey (1992). Dans ces arrêts, les juges suprêmes avaient inféré de la Constitution - en particulier du 14e amendement - un droit à avorter jusqu'à...

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L’avortement devant la Cour Suprême des Etats-Unis : décryptage à quelques jours de l’arrêt

Etats-Unis - L’avortement devant la Cour Suprême des Etats-Unis : décryptage à quelques jours de l’arrêt

Temps de lecture : 5 min.

La publication de l'arrêt de la Cour suprême des États-Unis au sujet de l'avortement (Dobbs v. Jackson Women's Health Organization) est attendue dans les jours à venir, probablement d'ici la fin juin (correspondant au début des vacances judiciaires).

Précisons qu'à l'heure actuelle, les Etats-Unis admettent comme légal l'accès à l'avortement jusqu'à 23 semaines de grossesse (5 mois et demi). Un tel délai s'avère bien plus étendu que ceux en vigueur dans la plupart des Etats européens (14 semaines en France, 12 semaines en Belgique).

Dans ce contexte, la Cour Suprême des Etats-Unis serait sur le point de laisser chaque Etat américain légiférer sur le droit à l'avortement, d'après le brouillon d'une opinion majoritaire des juges dévoilé le 2 mai dernier par le média Politico.

Le juge Samuel Alito, auteur du document préparatoire, estime qu'il appartient  aux représentants élus de chaque État fédéré de légiférer sur la question, et non au pouvoir judiciaire...

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GPA : La guerre en Ukraine comme révélateur

GPA : La guerre en Ukraine comme révélateur

Depuis le début du conflit avec la Russie, en Ukraine les mères porteuses se trouvent face à leur conscience à devoir laisser le bébé à quelques soignants, en raison de l'absence des parents demandeurs, ou le prendre en charge malgré la précarité dans laquelle elles se trouvent. S'ajoute à cela la guerre, qui les positionne dans des situations extrêmement vulnérables. Il est devenu très compliqué pour les parents d'autres nationalités de venir chercher l'enfant qui porte leurs gênes. Ceci pose des problèmes quant à la citoyenneté de l'enfant, et au tuteur légal, puisque la loi ukrainienne requiert la présence physique des parents demandeurs pour reconnaitre leur nationalité.

L'Ukraine est un des seuls pays à autoriser des couples étrangers à recourir à la GPA. Ainsi, des parents de tous les continents font appel aux mères porteuses (estimées environ à 500 actuellement) du pays, souvent en situation de précarité, et qui choisissent d'assumer la grossesse pour un autre couple pour la ...

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Techniques naturelles d’aide à la procréation (NaProTechnologies) : encore trop peu de médecins formés en Belgique

Belgique - Techniques naturelles d’aide à la procréation (NaProTechnologies) : encore trop peu de médecins formés en Belgique

En 2015, une première instructrice en NaProTechnologies, techniques naturelles d'aide à la procréation, s'est installée sur le territoire belge. Le premier médecin belge formé sur la question, l'est depuis juin 2020. Aujourd'hui la Belgique compte 4 instructrices et 2 médecins formés en NaPro exerçant en Wallonie, et aucun en Flandres.

Alors que ces chiffres sont bien faibles pour la Belgique, les techniques naturelles d'aide à la procréation se développent exponentiellement dans les pays voisins. Il y a par exemple 90 instructrices et 15 médecins formés en France, sans compter ceux qui sont en cours de formation.

Les NaProTechnologies ont pour objectif de restaurer la fertilité naturelle des couples en vue de favoriser une conception. Les soignants vont accompagner le couple, et cherchent les causes profondes de l'infertilité du couple, comment les soigner et ainsi améliorer la fertilité de l'homme et de la femme.

Cette technique s'inscrit dans la médecine classique et nécessite ...

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L'IEB recrute un nouveau responsable administratif !

Belgique - L'IEB recrute un nouveau responsable administratif !

Offre d'emploi Responsable administratif

  L'Institut Européen de Bioéthique (IEB) recrute un nouveau collaborateur (H/F) au sein de son équipe. Vous êtes intéressé(e) par ce poste ? Envoyez-nous votre candidature (CV + lettre de motivation) à l'adresse suivante : secretariat@ieb-eib.org Type de contrat : contrat à durée indéterminée (CDI)

Temps de travail : 12h / semaine

Date : à pourvoir dès avril 2022

Lieu : Bruxelles

Missions : Secrétariat ; Administration ; Ressources Humaines ; Communication Tâches principales :

relecture, mise en page et diffusion des contenus de l'IEB (Mailings, LinkedIn, Facebook, YouTube, courriers, création ponctuelle de visuels...) veille et relais d'actualités pertinentes aux collaborateurs (mailings, agenda politique) assurer le suivi des paiements de l'ASBL assurer les tâches relatives à la gestion des ressources humaines (contact avec le secrétariat social, déclarations mensuelles, contrats étudiants/stagiaires, ...) contribution à l'organisati...

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Le Portugal autorise à nouveau la GPA pour raison médicale

Portugal - Le Portugal autorise à nouveau la GPA pour raison médicale

Le 26 novembre 2021, le Parlement portugais a adopté une nouvelle loi permettant aux femmes n'ayant définitivement plus la possibilité physique d'enfanter de recourir à la gestation pour autrui (GPA).

 

Cette loi ne constitue pas la première tentative du législateur portugais d'autoriser la pratique des mères porteuses. Le 22 août 2016, la loi sur la procréation médicalement assistée était modifiée afin d'y introduire une réglementation sur la gestation pour autrui.

 

Toutefois, le Tribunal constitutionnel portugais avait ensuite jugé à deux reprises (en avril 2018 et en septembre 2019 voy. IEB - La loi portugaise jugée inconditionnelle) que certains éléments de cette loi étaient inconstitutionnels, ses effets étant alors suspendus. L'inconstitutionnalité mise en évidence par la Cour portait sur le fait que la loi ne permettait à aucun moment à la mère porteuse de revenir sur son consentement jusqu'à la naissance, et de décider de garder l'enfant qu'elle portait. Ce déséquilibre...

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