Début de vie

Le CPAS d’Alost incitera-t-il systématiquement ses candidats à la contraception ?

Le CPAS d’Alost incitera-t-il systématiquement ses candidats à la contraception ?

La mesure a fait couler de l'encre ces derniers jours en Flandre : le CPAS d'Alost a décidé de suggérer d'office la prise de contraceptifs aux candidats pour le revenu d'intégration. « Nous devons oser dire aux gens qu'ils doivent prendre temporairement des contraceptifs », a annoncé Sarah Smeyers (NV-A), présidente du CPAS d'Alost. De plus, le CPAS remboursera la contraception si besoin.

Entre obligation, encouragement et possibilité, le degré d'application de la mesure reste ambigu. Sarah Smeyers affirme d'une part que la prise de contraceptifs restera « volontaire » et que « les familles qui la refusent ne seront pas sanctionnées », tout en précisant qu'il est important d'aborder systématiquement le sujet pour « combattre la pauvreté familiale ». Il s'agit donc avant tout d'un incitant moral et financier à la contraception pour les personnes en difficultés.

Le remboursement de la contraception pour les bénéficiaires du revenu d'intégration n'est pas une première : il est déjà p...

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Nouveau Dossier de l’IEB sur l’avortement suite à la réforme législative

Nouveau Dossier de l’IEB sur l’avortement suite à la réforme législative

Ce Dossier aborde l'historique de la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse, ses 28 ans d'application, ses conditions légales, la pratique de l'avortement en Belgique et son évolution, ainsi que les dernières modifications apportées par la loi du 15 octobre 2018.

Le 15 octobre 2018, le Parlement a adopté une loi relative à l'avortement, qui désormais ne figure plus dans le Code pénal.  Certaines conditions pour le pratiquer sont modifiées ou supprimées. Ces modifications concernent principalement l'état de détresse, le délai de réflexion, la clause de conscience, le délit d'entrave et l'autorisation de la publicité en matière l'avortement. Les sanctions pénales en cas de violation des conditions légales, quant à elles, demeurent.

La réalité de l'avortement rencontre-t-elle les objectifs fixés par le législateur de 1990 ? La loi de 2018 présage-t-elle une baisse du nombre d'avortements ou va-t-elle dans le sens d'une médicalisation et d'une banalisation des milliers ...

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Résultats inattendus du DPNI : détection précoce d'un cancer du sang chez la mère

Résultats inattendus du DPNI : détection précoce d'un cancer du sang chez la mère

A l'occasion d'un dépistage prénatal non invasif de routine, 8 femmes enceintes ont été diagnostiquées porteuses d'un cancer du sang par le Centre pour la génétique humaine à l'hôpital universitaire de Leuven (Belgique).

Initialement conçu pour détecter une éventuelle anomalie chromosomique chez l'enfant à naître, ce test sanguin chez la mère, examine non seulement l'ADN du foetus, mais aussi celui de la mère, qui circulent dans le sang prélevé. Par le biais du DPNI, des chercheurs belges ont ainsi fortuitement détecté du matériel génétique de cellules cancéreuses dans le sang de femmes enceintes.

Ces résultats ont poussé les chercheurs à utiliser le test génétique, en dehors de tout cadre de grossesse, pour des personnes supposées en bonne santé. Sur 1.002 tests, 5 patients ont été diagnostiqués avec la maladie de Hodgkin ou un lymphome non Hodgkinien. Des défauts génétiques sanguins ont été identifiés chez 24 autres patients, sans cancer, mais dont l'évolution sera suivie de près...

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« Touche pas à mon père » Alliance Vita se mobilise pour les enfants

« Touche pas à mon père » Alliance Vita se mobilise pour les enfants

Le jeudi 15 novembre 2018 dans 70 villes de France, Alliance VITA a lancé sa campagne nationale d'alerte et de mobilisation « Touche pas à mon père ! PMA, jamais sans papa ». Cette action fait grand bruit en France alors que le gouvernement va déposer un projet de loi de révision de la loi bioéthique début 2019, qui pourrait inclure la procréation médicalement assistée (PMA) pour des femmes célibataires ou vivant en couple, c'est-à-dire la PMA sans père.

Aujourd'hui en France, la PMA est réservée aux couples homme-femme souffrant d'infertilité médicalement avérée ou risquant de transmettre une maladie grave à leur enfant. Avec la réforme, le critère d'infertilité médicale pour la PMA serait abandonné.

Dans une vidéo, le délégué général d'Alliance Vita, Tugdual Derville, alerte contre « l'amputation pour certains enfants de toute référence paternelle dans leur généalogie ou dans leur éducation », précisant que l'objet de la mobilisation est avant tout une question de paternité pour ...

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Le contrôle de l’avortement par des experts qui ignorent qu’ils ont été nommés

Le contrôle de l’avortement par des experts qui ignorent qu’ils ont été nommés

Liste des experts : ICI

Après 6 ans d'inactivité de la Commission d'évaluation de l'interruption volontaire de grossesse, au moins 4 membres se sont découverts candidats en prenant connaissance d'un récent arrêté royal. Ils s'étaient en effet proposés quelques années auparavant, sans aucun retour jusqu'à leur nomination « surprise ».

La Commission va enfin pouvoir reprendre le travail que lui prescrit la loi : un rapport statistique et d'évaluation de l'avortement, publié tous les deux ans. Le retard de ce renouvellement a fortement posé question ces dernières années. La raison officielle en est le manque de candidats ; il y a eu 3 appels à candidatures depuis 2013, sans succès. Une telle incapacité à respecter la loi (et il en va d'un travail d'évaluation dont l'importance a été amplement souligné lors des travaux préparatoires de la loi de 1990) a manifesté un net manque de volonté politique d'évaluer la pratique de l'avortement en Belgique. (Voir Dossier de l'IEB) Si bien qu'en ...

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Enfants nés sans vie : tableau comparant l'avant et l'après du projet de loi

Enfants nés sans vie : tableau comparant l'avant et l'après du projet de loi

Les articles du projet de loi offrant la possibilité d'une reconnaissance de « l'enfant sans vie » ont été adoptés par la commission Justice de la Chambre le 24 octobre 2018. Ce projet était sur la table du Parlement depuis de nombreuses années et avait fait l'objet d'auditions en juin 2015. A présent, il refait surface dans le cadre de l'accord de la majorité gouvernementale pour sortir l'avortement du Code pénal. Dans l'opposition, le cdH, Ecolo-Groen et le sp.a. ont appuyé la plupart des articles, contrairement au PS qui s'oppose fortement à l'inscription de l'enfant sans vie au registre d'état civil.

En modifiant la loi, le législateur veut tenir compte des évolutions en néonatalogie où la limite théorique de viabilité de l'enfant à naître se situe plus tôt que celle appliquée dans le Code civil. Il souhaite aussi et surtout prendre en considération les besoins individuels des parents en matière de deuil étant donné que l'inscription d'un enfant sans vie est parfois perçue comme...

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Interruption Médicale de Grossesse : l’objection de conscience des médecins menacée

Interruption Médicale de Grossesse : l’objection de conscience des médecins menacée

L'Association Médicale Mondiale vient d'adopter une nouvelle prise de position sur l'Interruption Médicale de Grossesse (IMG) ou avortement pour raisons "thérapeutiques".

Ni le préambule, ni les recommandations ne font référence à l'enfant à naître. De même, le texte ne mentionne plus le devoir des médecins de « maintenir le plus grand respect pour la vie humaine dès la conception ». Seule importe désormais la santé de la femme : « Dans tous les cas, les médecins ont l'obligation d'effectuer les actes nécessaires pour préserver la vie de la femme enceinte et d'empêcher tout risque grave pour sa santé. ».

Selon Gregor Puppinck, l'ambiguité autour du mot "santé" (physique et/ou mentale) est inquiétante, "car la définition floue que l'on donne aujourd'hui de la santépermet, en soi, d'élargir le champ de l'obligation de pratiquer un avortement.

Une telle perception amène l'AMM à restreindre le droit à l'objection de conscience des médecins. Celui-ci est entaillé d'une obligation de r...

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Des députés et ministres allemands s’opposent au remboursement du DPNI

Des députés et ministres allemands s’opposent au remboursement du DPNI

Une centaine de députés et des ministres allemands de tous bords politiques ont lancé une initiative visant à empêcher le remboursement systématique du dépistage prénatal non invasif (DPNI), par lequel les anomalies génétiques, dont la trisomie 21, peuvent être identifiées. Ils craignent que la promotion de ce test ne provoque une « hausse des avortements » et demandent en urgence un débat éthique au Parlement sur ce sujet.

Le DPNI a été développé par la société Sequenom aux Etats-Unis. L'Allemagne était le premier pays européen visé par les promoteurs du test, servant de porte d'entrée vers les autres pays d'Europe. En effet, les diagnostics prénataux y sont en hausse constante. 75 % des femmes enceintes ont plus de 35 ans, ce qui fait du pays un de ceux où se présente le plus grand nombre de grossesses à risque (70%). 

L'Allemagne est aujourd'hui la première à « douter de l'intérêt de ce nouveau test et des implications éthiques qui en découlent. » Selon le député Rudolf Henke (...

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Un tribunal allemand confirme l’amende d’un médecin ayant « promu » l’avortement

Un tribunal allemand confirme l’amende d’un médecin ayant « promu » l’avortement

L'amende infligée au Dr Kristina Hänel, pour avoir fait savoir sur internet qu'elle pratiquait des avortements, a été confirmée par le tribunal allemand. Le tribunal de Giessen avait condamné en première instance le Dr Hänel à une peine de 6.000 euros, appliquant l'article 219a du Code pénal allemand qui punit la promotion et la publicité pour l'avortement.

Ne voulant pas s'exprimer sur le fond de l'affaire, le tribunal a invité à régler la question sur le plan politique. « Vous devez considérer cette décision comme un titre honorifique dans la lutte pour une meilleure loi », a-t-il dit au Dr. Hänel, exerçant ainsi une réelle pression sur le législateur. Cette décision intervient alors que plusieurs responsables politiques avaient appelé à l'abrogation du paragraphe 219a et que la ministre de la famille Franziska Giffey (SDU) a défendu la semaine dernière une réforme de la loi dans ce sens.

Même si l'Allemagne connaît une baisse du nombre d'avortements depuis 2001, il reste que 1...

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L'avortement en Belgique : la politique des « petits pas »

L'avortement en Belgique : la politique des « petits pas »

Il a fallu trois heures à l'Assemblée plénière de la Chambre pour débattre, jeudi dernier, de la proposition de loi des partis de la majorité sur l'avortement. Un « débat confisqué » selon certains parlementaires, frustrés du peu de qualité de la réflexion législative en comparaison à celle de 1990.

Déposée le 4 juillet 2018, la proposition a été votée en hâte sans que la Chambre n'ait jugé utile de solliciter l'avis du Conseil d'Etat. Pourtant, le texte de loi contient d'inquiétants flous juridiques. L'entrave à l'avortement est incriminée, sans que soit précisé si l'infraction s'étend à l'entrave numérique, écrite ou orale. Le médecin objecteur de conscience se voit obligé d'indiquer à la femme qui le consulte un collègue, un centre d'avortement ou un service hospitalier qu'elle peut solliciter pour sa demande d'avortement, ce qui constitue une atteinte indirecte à sa liberté de conscience.

La députée Valérie Van Peel (NV-A) a regretté que la préoccupation de l'aide psychosocia...

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