Début de vie

Une loi réservant la PMA aux cas d’infertilité pathologique discrimine-t-il les femmes homosexuelles

Une loi réservant la PMA aux cas d’infertilité pathologique discrimine-t-il les femmes homosexuelles

En France, un couple de femmes s'est vu refuser une insémination artificielle avec donneur ( IAD ) par un hôpital, en vertu de la loi qui limite ces inséminations aux cas « d'infertilité pathologique, médicalement diagnostiquée ». Les deux femmes ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme, car selon elles, cette mesure porte atteinte à leur vie privée et les discrimine par rapport aux couples hétérosexuels qui seraient stériles.

La Cour européenne n'examinera pas leur requête car les intéressées n'ont pas saisi au préalable tous les tribunaux français compétents. Elle s'était néanmoins déjà exprimée sur cette discrimination invoquée, dans un arrêt du 15 mars 2012, « Gas et Dubois c/ France », et y avait rejeté l'argument de discrimination.

« Si le droit français ne prévoit l'accès à l'IAD que pour les couples hétérosexuels, cet accès est également subordonné à l'existence d'un but thérapeutique : remédier à une infertilité dont le caractère pathologique a été médicalement c...

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Avortement de mère en fille ?

Avortement de mère en fille ?

Les adolescentes dont les mères ont avorté sont 2,5 fois  plus susceptibles d'avoir elles aussi recours à l'avortement, selon une étude publiée dans le Journal de l'association médicale canadienne.

Pour tenter d'approfondir cet aspect d'une possible influence intergénérationnelle sur la vie sexuelle des jeunes en général, 431.623 jeunes femmes nées en Ontario ont été interrogées. Parmi elles, 73.518 ont une maman qui a subi au moins un avortement.

Au sein de cette sous-catégorie, une jeune femme sur 10 annonce avoir elle-même subi un avortement pendant son adolescence, contre 1 sur 25 parmi les autres. La majorité des avortements (94,5%) qui ont été pratiqués sur les adolescentes ont eu lieu avant la 15e semaine de gestation. Il est donc peu probable que la raison en ait été une anomalie génétique ou congénitale chez le foetus.

Des précédentes études ont déjà mis l'accent sur les facteurs principalement socio-économiques des avortements subis par les adolescentes. Par exemple d...

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DOSSIERS publiés en 2017

Pour les lecteurs qui  aiment avoir une vue d'ensemble des documents publiés au cours de l'année 2017.

De vrijheid van de zorginstellingen ten opzichte van de toepassing van euthanasie

La question des gamètes dans la procréation médicalement assistée en Belgique

La Procréation Médicalement Assistée en Belgique  

Les bébés "à-trois-parents"

Structure et évolution des soins palliatifs en Belgique  

Le droit de connaître ses origines

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La cryopréservation a la cote auprès des investisseurs

La cryopréservation a la cote auprès des investisseurs

La société VitriCell - une société liégeoise - proposera bientôt un produit qui vitrifie les embryons en une seule étape de 60 secondes, quand les autres produits sur le marché prennent encore au moins 7 minutes et au minimum trois étapes.

Proposant aussi des solutions innovantes pour cryopréserver les cellules, même les plus fragiles VitriCell a annoncé avoir levé plus d'un million d'euros lors de la première présentation de son projet durant la seconde moitié de 2017. Spin-off de l'ULg, VitriCell a été fondée en juin 2017 avec le soutien, entre autres, de la Région wallonne et de l'incubateur WBC, qui lui ont fourni plus de 300 000 € sous forme de subventions et de prêts.

Les fonds levés permettront de commercialiser dès cette année les premiers produits de « vitrification aseptique », une nouvelle méthode de cryopréservation des cellules.

Contrairement à la congélation, la vitrification est une solidification sans formation de cristaux de glace, délétères pour toutes les membra...

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Que faire des embryons déjà conçus lorsque les parents divorcent ?

Que faire des embryons déjà conçus lorsque les parents divorcent ?

Une personne divorcée a-t-elle le droit de préserver les embryons congelés du couple, si l'autre partenaire n'en veut plus ?

Aux Etats Unis, lorsque des époux auteurs d'un « projet parental » via fécondation in vitro divorcent, aucune loi ni jurisprudence uniforme ne règle pour l'instant la question du sort des embryons créés puis congelés. Le cas de Mandy et Drake Rooks aborde une nouvelle fois cette problématique sensible.

Le couple, en plein divorce, se bat depuis plusieurs années à propos du sort de leurs 6 embryons congelés. Tandis que Mandy Rooks désire les garder pour avoir une chance de procréer encore, Drake Rooks voudrait les supprimer, car il ne souhaite plus avoir d'enfants, et certainement pas par le biais de son ex-épouse.

Glenn Cohen, Professeur en droit, souligne le caractère crucial de ce type de disputes :  quelle est la juste balance entre le droit d'une personne de procréer et son droit de ne pas être forcé à procréer malgré elle ?

D'après Drake Rooks, « un ho...

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Diminution du nombre d’avortements depuis l’an 2000 aux Pays-Bas

Diminution du nombre d’avortements depuis l’an 2000 aux Pays-Bas

Dans son rapport publié le 17 janvier 2018, l'Inspection Santé et Jeunesse néerlandaise a annoncé une baisse à peu près linéaire des recours à l'avortement depuis l'an 2000 (sauf pour l'année 2015).

 

Au total, en 2016, 30.144 femmes ont interrompu leur grossesse, soit 659 de moins qu'en 2015. Un peu plus de 3;000 adolescentes, dont 65 de moins de 15 ans, ont été concernées cette année.

 

Sur les 30.144 femmes concernées en 2016, 3;650 (soit un peu plus d'une sur 8) se sont rendues aux Pays-Bas depuis l'étranger spécialement pour leur avortement.

Si les médecins des cliniques d'avortement restent ceux qui pratiquent la majorité des avortements, les hôpitaux « généralistes » constatent que leurs gynécologues et sages-femmes ont de plus en plus souvent à les pratiquer également.

Annet Jansen, présidente de la « Fédération néerlandaise des Médecins pratiquant l'avortement » (NGvA), justifie cette implication des hôpitaux par l'impact décisif du diagnostic prénatal, et de là parfoi...

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L’avortement relance le débat en Pologne

L’avortement relance le débat en Pologne

En Pologne, 15 mois après une première proposition d'abolition de l'avortement, des manifestations subséquentes et le retrait de la proposition, le Parlement relance le débat sur la question. Il fera la balance entre deux projets de loi, l'une libéralisant l'accès à l'avortement, l'autre l'abolissant non pas totalement, mais dans les cas où foetus est handicapé.

La législation de 1993, actuellement toujours en vigueur, interdit en effet tout avortement, hormis les situations de viols, d'inceste, de danger pour la mère ou de foetus sévèrement déformé.

Entre mille et deux mille avortements sont officiellement pratiqués en Pologne chaque année.

Dans plus de 90 % des cas, il s'agit d'un avortement pour cause de handicap du foetus, donc un « avortement eugénique », affirme Kaja Kodek, une des initiatrices de la proposition pour l'abolition de l'avortement dans ces cas précis.

L'issue des débats parlementaires n'est pas encore connue, mais ceux-ci ne s'annoncent pas minces. Bien que le...

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Planning Familial américain : un service public ou bien une entreprise lucrative ?

Planning Familial américain : un service public ou bien une entreprise lucrative ?

L'organisation américaine « Planned Parenthood » (PP), qui offre "soins" et informations en matière de santé sexuelle, fait état de 321.384 avortements provoqués en 2017, activité lucrative puisqu'elle a généré par là un profit de $ 98.5 millions.

C'est ce que révèle son rapport annuel d'activités.  Dans la présentation de ce rapport, Cecile Richards, présidente de ces centres de planning familiaux, a mis l'accent sur les efforts de l'organisme en matière de soins prénataux et de contraception. Les centres ont organisé 3,889 adoptions et procuré 7,762 soins prénataux sur l'année, - soit une adoption pour 83 avortements, et un soin prénatal pour 41 avortements.

Abby Johnsson, ancien directeur de « Planned Parenthood », constate que l'organisation, bien qu'ayant offert ses services à 100.000 personnes de moins qu'en 2016, a de nouveau réussi à dépasser la barre des 321.000 avortements en 2017. Selon lui, « PP » démontre par ses activités et ses manifestations, qu'elle n'est plus un ...

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Sentiments de femmes après l’avortement

Sentiments de femmes après l’avortement

Publiée dans le Journal of American Physicians and Surgeons, une étude dirigée par le prof. Priscilla K. Coleman, Ph.D., a tenté d'appréhender à grande échelle les conséquences personnelles vécues par les femmes suite à un avortement.  En 2012 et 2013, 987 femmes se sont portées candidates pour approfondir les aspects positifs et négatifs de leur expérience vécue.
Les réponses aux deux « simples » questions posées, ne reflètent pas, selon les chercheurs, les théories féministes actuelles.

Quel changement positif principal la femme a-t-elle ressenti suite à son avortement ?
245 femmes annoncent désormais pouvoir apporter une aide concrète aux femmes en situation de détresse avant ou après un avortement ; 49 s'impliquent dans des mouvements de défense de la vie. 243 femmes, soit 31,6 %, expriment par contre n'avoir pu retirer aucun bénéfice personnel de leur avortement.

Pour la plupart, ces implications positives n'ont émergé qu'après des années voire décennies de détresse psycholog...

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Coût et bénéfice de l'eugénisme en Belgique

Coût et bénéfice de l'eugénisme en Belgique

La Belgique est le premier Etat à généraliser l'accès au "DPNI" ( Dépistage Prénatal Non Invasif ). Ce test génétique a même été élu "Produit de l'année 2017" par les lecteurs du Journal « De Standaard », devançant la « Fondation contre le cancer » et le « Bitcoin ».

Jusqu'à 26 millions d'euros seront déboursés annuellement par l'INAMI pour permettre à 100.000 femmes belges enceintes chaque année de faire le test.

Promu par la Ministre de la Santé (voir Bulletin IEB), parce que "cela permettra  aux femmes qui le souhaitent d'avorter et ainsi de faire baisser le nombre de naissances d'enfants porteurs du syndrome de Down en Belgique d'une cinquantaine à quelques-uns seulement."

"Ce test se remboursera de lui-même, assure le généticien Patrick Willems, directeur du réseau de laboratoires GENDIA, car sur le long terme, une affection génétique telle que le syndrome de Down coûte bien plus cher à la société."

La réaction dans la presse en Flandre de parents, n'a pas tardé.

Cet argu...

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