Début de vie

Iowa : tolérer l’avortement jusqu’aux battements de cœur ?

Iowa : tolérer l’avortement jusqu’aux battements de cœur ?

La gouverneure de l'État américain de l'Iowa, Kim Reynolds, a promulgué vendredi 4 mai 2018 une loi qui interdit aux médecins de pratiquer l'avortement d'un embryon à partir du moment où les battements de son coeur sont détectés. À ce stade, la femme en est généralement à sa 6ème semaine de grossesse, et l'embryon à sa 4ème semaine de développement.  Le texte comprend toutefois des exceptions pour les victimes de viol et d'inceste.

Ce raccourcissement de délais est vivement reproché par l'ACLU (« l'Union américaine pour les libertés civiles »), du fait que toutes les femmes n'auraient pas encore conscience d'être enceintes à ce stade de leur grossesse. Veronica Fowler, porte-parole de l'ACLU, a déjà annoncé que l'association allait engager des poursuites judiciaires pour faire bloquer la loi.

C'est un risque, en effet, car en 2016, la Cour suprême a déjà rejeté les recours des Etats du Dakota du Nord et de l'Arkansas, après l'annulation par des tribunaux locaux de législations simi...

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Espagne : les femmes désirant un enfant seront satisfaites ou remboursées

Espagne : les femmes désirant un enfant seront satisfaites ou remboursées

« Satisfaites ou remboursées » est le nouveau slogan de L'Institut Valencien de l'Infertilité (IVI). Cette clinique espagnole propose de rembourser intégralement ses patientes qui ne tombent pas enceintes après deux ans d'essais dans le cadre de leur programme de PMA « IVI Baby ».

« Avec IVI Baby, vous aurez votre bébé à la maison dans un délai maximum de 24 mois » promet-elle sur son site.

Entre 2012 et 2016, plus de 4.600 Françaises s'étaient déjà rendues à l'IVI dans l'espoir de repartir enceintes. Avec son nouveau slogan, la clinique espère continuer à attirer un nombre toujours plus important de personnes en quête de procréation. Philippe Roussel, vice-président de l'association « Les cigognes de l'espoir » qui accompagne des personnes qui se sont lancées dans une PMA, explique qu'il s'agit surtout  "d'un coup marketing, car avec toutes les conditions et contraintes du programme, la clinique ne prend pas beaucoup de risques". Les femmes présentant par exemple une obésité impor...

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Dépénalisation totale de l’avortement : comment légiférer sans approfondir le vécu des femmes ?

Dépénalisation totale de l’avortement : comment légiférer sans approfondir le vécu des femmes ?

Cela fait 6 ans que la pratique de l'avortement en Belgique n'est plus évaluée. Aucun chiffre n'a été publié depuis 2012. (Voir les derniers chiffres). Or, la loi de 1990 dépénalisant l'avortement à titre exceptionnel et à certaines conditions,  avait pourtant donné à une commission nationale la mission expresse de rendre un rapport au Parlement tous les deux ans.  Aucun rapport n'a vu le jour depuis 2012. Si les données nécessaires à l'évaluation existent, elles n'ont plus été traitées depuis cette date.

Ces données fournissent des informations sociodémographiques, psychosociales et médicales essentielles et permettent de cerner les circonstances dans lesquelles les femmes recourent à un avortement. Sans ces informations, il est presque impossible d'étayer une analyse de la pratique de l'avortement, et, partant, de construire une politique de prévention efficace. Cette absence de transparence et de connaissance de la pratique de terrain ne semble pas inquiéter les partisans de la d...

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Faut-il dépénaliser totalement l'avortement ?

Faut-il dépénaliser totalement l'avortement ?

Le politique parle beaucoup de l'avortement en Belgique. Non pas des aides insuffisantes pour prévenir l'avortement lorsque la femme est enceinte, non pas des conséquences sociétales que constitue cet enjeu de santé publique.

La question qui fait débat est celle de la dépénalisation totale l'IVG pour que la femme "ne se sente plus culpabilisée". Quels sont les chiffres ? Y a-t-il vraiment des études fiables quant aux effets psychologiques d'une IVG sur les femmes ?

Les documents repris ci-dessous aideront  le lecteur à mieux cerner la problématique au-delà de toute revendication idéologique et politique.

Tableau comparatif de l'évolution des IVG en Europe : en 8 ans en Belgique, 22% d'augmentation d'IVG. La Belgique se place ainsi en deuxième place après l'Espagne.

Flash Expert :
Sortir l'avortement du Code Pénal ?

Il n'y a aucun « droit à l'avortement » issu du droit international et européen

L'avortement tardif au-delà de 12 semaines

Fiche didactique l'avortement provoqué e...

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L’offre illimitée de contraception d’urgence, sans effets pervers ?

L’offre illimitée de contraception d’urgence, sans effets pervers ?

Alors que la grande majorité des médicaments connaît d'importantes restrictions lorsqu'ils sont commercialisés en vue d'éviter toute consommation inappropriée ou abusive, une exception existe : les "médicaments" de contraception d'urgence (MCU), qui peuvent aussi se révéler être abortifs.

En plus d'être anonyme, la distribution de MCU est gratuite pour les mineures depuis l'an 2000 en France. Elle est disponible sur demande en pharmacie et infirmerie d'école.

En Belgique, elle est en vente libre dans les pharmacies, et intégralement remboursée pour les jeunes de moins de 21 ans depuis 2004. Elle est distribuée gratuitement dans les centres de planning familiaux. (Voir aussi : "Belgique : pilule du lendemain : comment les centres de planning peuvent-ils sortir de l'illégalité?")

En France, la quantité de MCU distribués a été multipliée par 7 entre 2002 et 2010. En 2016, ce sont 1.336.057 femmes qui l'ont avalée. Le nombre de mineures parmi elles n'est pas connu. Ce libre accès, qui...

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Chypre assouplit sa législation sur l’avortement

Chypre assouplit sa législation sur l’avortement

Jusqu'à présent, à Chypre, l'avortement n'était possible que si deux médecins certifiaient que la grossesse non-plnifiée posait des risques sérieux pour la santé physique ou psychologique de la femme.

Suite à l'adoption au Parlement des amendements modifiant le code pénal, une femme pourra désormais mettre fin à sa grossesse dans un délai de 12 semaines sans justifier d'un risque pour sa santé. Elle devra tout de même consulter un médecin.

Dans les cas de viol ou d'inceste, ce délai sera prolongé à 19 semaines, et les femmes qui s'en disent victime n'auront plus à produire une confirmation de la police.

S'il n'existe pas de données fiables sur les avortements à Chypre, des femmes se tournent vers cette pratique clandestinement, assure la députée Stella Kyriakides, présidente du comité parlementaire sur l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. De nombreuses cliniques privées le pratiqueraient officieusement. Si les poursuites en justice sont rares, les médecins agissen...

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Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

Entre la mi-avril 2017 et la mi-janvier 2018, 303 patients atteints d'un cancer ont fait congeler leur matériel génétique destiné à la reproduction (ovules et sperme). Parmi eux, 209 hommes et 94 femmes. 30 personnes avaient moins de 16 ans.

Cette technique de l' « oncofreezing »  est principalement appliquée chez les jeunes patients devant subir un traitement lourd qui pourrait affecter leur fertilité, tel que la chimiothérapie, explique le cabinet de la ministre de la Santé. "Grâce à cette technique, les patients ne doivent plus définitivement mettre de côté leur rêve d'avoir des enfants."

Depuis l'année dernière, ce procédé est intégralement remboursé pour deux groupes de patients : les patients atteints d'un cancer qui sont sur le point de subir un traitement lourd et les femmes qui souhaitent se faire prélever les ovaires par mesure de précaution, par exemple en cas de risque élevé de cancer du sein et/ou des ovaires.

"Il reste encore de la marge dans le budget annuel de 4 mi...

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Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

En Suisse, de 10 à 15% des couples sont confrontés à des problèmes d'infertilité.

L'infertilité, physique ou psychologique, s'apparente à une crise existentielle pour de nombreuses femmes, comparables à un burn-out. Consciente de l'urgence liée à son âge, c'est la femme qui en souffre le plus, alors qu'elle n'est pas plus souvent que l'homme la cause de l'infertilité du couple (en Suisse, 30% des cas d'infertilité sont d'origine masculine, 30% d'origine féminine, 20% d'origine mixte et 20% d'origine inconnue).

En 2016, 6.049 couples ont bénéficié d'une PMA (Procréation médicalement assistée). La majeure partie des couples infertiles sont en bonne santé psychique au départ, explique le Dr Isabelle Streuli, responsable de l'unité de médecine de la reproduction aux HU de Genève. Mais en cas d'échecs répétés ou d'issues défavorables au traitement, l'incompréhension et l'anxiété s'installent.

La principale source de cette souffrance serait la perte de contrôle, renforcée par l'usage de...

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Risques eugénistes face aux diagnostics prénataux en Allemagne

Risques eugénistes face aux diagnostics prénataux en Allemagne

En Allemagne, les diagnostics prénataux sont en hausse constante. 75 % des femmes enceintes ont plus de 35 ans, ce qui fait du pays un de ceux où se présente le plus grand nombre de grossesses à risque (70 %).

La loi allemande offre par conséquent à toutes les femmes présumées « à risque » un accès gratuit à différents diagnostics prénataux (DPN) disponibles sur le marché. Les autres femmes y ont accès également, mais à leur frais.

L'Allemagne se voudrait prudente et le législateur n'oublie pas la politique eugéniste du IIIe Reich. En réévaluant la loi sur les DPN en 1995, il a laissé aux femmes le droit « de ne pas savoir », et a acté leur droit de recevoir une aide psychosociale gratuite après un diagnostic prénatal. Si la femme choisit d'avorter, elle a l'obligation de rencontrer un intervenant psychosocial dans les 3 jours précédant l'intervention.

Malgré ces précautions, le taux d'avortement en cas de détection prénatale de maladies incurables demeure extrêmement élevé. Les...

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Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

Les femmes néerlandaises qui se font avorter plusieurs fois sont principalement sans relation stable, ont en moyenne 1 enfant et sont âgées de 25 à 35 ans. C'est ce que révèle une étude de l'Association néerlandaise des médecins pratiquant l'avortement (NGvA).

En 2015, plus d'un tiers des 30.803 avortements provoqués aux Pays-Bas concernaient des femmes ayant déjà vécu un avortement auparavant. Parmi elles, 85% avortaient pour la deuxième ou la troisième fois, près de 9% pour la quatrième fois, 3% pour la cinquième fois et le reste pour un nombre supérieur allant jusqu'à 13 fois. Les trois quarts d'entre elles étaient célibataires et plus de la moitié avaient déjà au moins un enfant.

La principale raison invoquée par les femmes pour justifier leurs avortements répétés est le fait d'avoir une famille complète (33% des cas). Viennent ensuite le fait de ne pas avoir de relation stable avec le père de l'enfant (30% des cas) et une situation socio-économique difficile (22% des cas).

Fa...

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