Début de vie

Une « sensibilisation » à l’avortement dans les cours des futurs médecins

Belgique - Une « sensibilisation » à l’avortement dans les cours des futurs médecins

Les étudiants en médecine devront apprendre les différentes techniques d'avortement : c'est un des objectifs qui figure dans la déclaration de politique de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais surtout, le Gouvernement entend « sensibiliser les étudiants à l'importance de la maîtrise de la pratique médicale de l'interruption volontaire de grossesse ».

Jusqu'à présent, les techniques d'avortement (pilule abortive, curetage et aspiration, dilatation et évacuation, ...) ne sont pas enseignées systématiquement aux étudiants en médecine. Or, il semble y avoir de moins en moins de médecins disposés à pratiquer des avortements. La Fédération laïque des centres de planning familial (FLCPF) en compte 79, dont 20 ont 55 ans ou plus. Caroline Watillon, chargée de mission pour la FLCPF sur cette thématique, donne une explication éclairante : « l'IVG, à l'instar de l'euthanasie, va à l'encontre des principes de la médecine. Un gynécologue veut donner la vie, pas pratiquer l'IVG. » Une affirmati...

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Des entreprises américaines de vente d’enfants s’invitent pour la cinquième fois à Bruxelles

Belgique - Des entreprises américaines de vente d’enfants s’invitent pour la cinquième fois à Bruxelles

A Bruxelles, les 21 et 22 septembre prochains, des entreprises américaines et canadiennes proposeront sur catalogue un éventail de femmes qui acceptent de porter un enfant contre rémunération pour le remettre ensuite aux commanditaires à la naissance. Des adultes belges et étrangers verront ainsi s'offrir la possibilité de commander la gestation et la délivrance d'un enfant pour un prix situé entre 80.000 et 150.000 euros. C'est la cinquième année de suite que ces organisations promeuvent en Belgique la gestation rémunérée d'enfants portés à l'étranger.

La gestation pour autrui (GPA) n'est pas formellement interdite en Belgique, malgré quelques tentatives de la pénaliser, mais les contrats de gestation pour autrui n'y ont aucune valeur légale.  Pratiquement, l'opération est suivie d'une procédure d'adoption plénière par le couple commanditaire.

En accueillant des entreprises commerciales qui proposent la gestation pour autrui, la Belgique, carrefour de l'Europe, semble oublier la...

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Alerte : le PS dépose une proposition de loi pour faire de l’avortement un « acte médical » comme les autres

Belgique - Alerte : le PS dépose une proposition de loi pour faire de l’avortement un « acte médical » comme les autres

Une nouvelle proposition de loi pour « assouplir » les conditions d'accès à l'avortement a été déposée à la veille du congé parlementaire, en juillet dernier, par le Parti socialiste. Le PS affiche décidément un programme chargé en bioéthique, avec ses deux autres propositions de loi touchant à la liberté de conscience et institutionnelle en matière d'euthanasie. (Voir Bulletin précédent)

Non contents de la sortie de l'avortement du Code pénal en octobre 2018, les députés socialistes estiment aujourd'hui « indispensable de continuer le combat pour une véritable dépénalisation de l'avortement », entendez pour la suppression de toute sanction pénale entourant les conditions restantes pour avorter. Leur objectif : que l'avortement soit désormais considéré uniquement comme un « acte médical », au même titre que les interventions thérapeutiques. En effet, la présence de sanctions pénales pour faire respecter une condition comme le délai pour avorter, distingue clairement l'avortement des...

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GPA : des espoirs nationaux confortés par la Conférence de La Haye

Allemagne - GPA : des espoirs nationaux confortés par la Conférence de La Haye

C'est une loi en vigueur depuis 30 ans que la députée allemande Katrin Helling Plahr (FDP) a l'intention de faire évoluer pour lever l'interdit du don d'ovules et de la gestation pour autrui dans son pays. « Tout ceux qui veulent prendre la responsabilité d'avoir un enfant méritent qu'on soutienne leur désir d'en avoir », a-t-elle affirmé, appelant à ne plus distinguer la structure familiale traditionnelle des autres « modèles familiaux » dans l'accueil d'un enfant. Cela impliquerait, si l'on suit la députée, d'accepter qu'il y ait jusqu'à quatre parents légaux pour un enfant.

Des propos qui n'ont pas tardé de suscité de vives réactions, comme celle de l'association "Spenderkinder" (enfants issus de dons) : sa porte-parole Anne Meier-Credner a rappelé qu'il n'y avait pas « de droit à l'enfant ou de droit de devenir parent », ajoutant qu'il existait un consensus parmi les psychologues pour dire que « séparer arbitrairement le nouveau-né de sa personne de confiance la plus proche (ndl...

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L’Inde s’apprête à interdire la GPA commerciale

L’Inde s’apprête à interdire la GPA commerciale

La Chambre Basse du Parlement indien (Lok Sabha) a adopté un projet de loi interdisant la maternité commerciale le 5 août 2019 . Ainsi, seule la gestation pour autrui (GPA) « altruiste », c'est-à-dire non rémunérée, serait autorisée selon des critères strictes. En effet, cette dernière concernerait les couples hétérosexuels mariés depuis moins de 5 ans, stériles et infertiles, sans enfant et possédant la citoyenneté indienne. Enfin, seule une femme mariée, parente proche du couple en désir d'enfant, et qui a déjà un enfant pourrait devenir mère porteuse. Le projet de loi doit encore être adopté par la Chambre Haute (la Rajya Sabha).

Cette loi rendrait illégales plus de 3 000 cliniques privées de maternité de substitution qui fonctionnent en Inde aujourd'hui et qui bénéficient du "tourisme procréatif" rendu possible par la légalisation de la GPA en 2002. Il ressort d'un rapport de 2012 des Nations-Unies qu'environ 25 000 enfants naissent chaque année de la GPA en Inde, générant un ch...

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Le gouvernement français présente son projet de révision de la loi bioéthique

France - Le gouvernement français présente son projet de révision de la loi bioéthique

L'un des débats les plus attendus de la mandature actuelle en France arrive enfin. A la suite des « états généraux de la bioéthique » de 2018, le gouvernement français a présenté ce mercredi son projet de révision de la loi bioéthique, en conseil des ministres.

Comme prévu, la principale mesure du projet est l'ouverture et le remboursement de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes, ainsi qu'aux femmes seules. Pourraient ainsi venir au monde des enfants « sans père ». Simultanément, le critère d'infertilité qui était nécessaire aux couples hétérosexuels pour demander une PMA, saute. La loi modifie également le régime de filiation en ce qui concerne les couples de femmes accédant à la PMA. Pour être considérées toutes deux comme les parents de leur futur enfant, elles devront rédiger une « déclaration commune anticipée » devant le notaire, à déposer à l'état civil après la naissance.

Le projet va bien au-delà de la question fortement médiatisée de la PM...

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En recherche de son père, Steph aide les autres à retrouver leurs origines biologiques

Belgique - En recherche de son père, Steph aide les autres à retrouver leurs origines biologiques

Stephanie Reymaecker (41 ans), est née d'une insémination avec don de sperme. Elle ne l'a appris qu'à l'âge de 25 ans et depuis lors, cherche qui est son vrai père. Mais au-delà d'une quête personnelle qu'elle partage sur son blog, elle s'est consacrée à aider les autres personnes issus de dons anonymes de gamètes, à retrouver leurs origines biologiques.

Avec cinq « enfants de donneurs », elle a fondé la plateforme Donor Detectives : « Nous soutenons les personnes qui sont nées de gamètes anonymes, parce que nous pensons que chacun a le droit de connaître l'histoire de son existence et d'avoir la possibilité de renouer avec sa famille biologique ». Le site explique pas à pas comment procéder pour retrouver ses parents biologiques. Il s'adresse aussi aux donneurs, et aux parents « adoptifs » en les enjoignant à révéler la vérité à leurs enfants : « Le plus important que vous puissiez faire pour votre enfant, c'est d'être entièrement honnête et transparent avec lui sur l'histoire de ...

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L’État néerlandais assurera le remboursement de la PMA hors des cas d’infertilité

Pays-Bas - L’État néerlandais assurera le remboursement de la PMA hors des cas d’infertilité



Depuis des années aux Pays-Bas, l'insémination artificielle de femmes seules ou de couples de femmes est remboursée en violation de la loi. Le ministre de la santé Bruno Bruins a annoncé qu'il régulariserait la situation dès le 1er janvier 2020. Pour l'année 2019, il permet que les remboursements continuent sur base de l'assurance santé.
Les assureurs santé ont pris l'habitude de rembourser l'insémination artificielle chez les femmes seules ou les couples de femmes, alors que la loi (Zorgverzekeringswet) n'autorise que le remboursement de traitements s'il y a une indication médicale. Or, a rappelé le ministre, la raison de ces inséminations artificielles est purement et simplement l'absence de partenaire masculin, ce qui ne constitue pas une indication médicale. Dans une lettre du 13 mars 2019 au Président de la Chambre, il note que la situation actuelle « crée le risque qu'un plus large éventail de traitements sans indications médicales ne doive être remboursé à partir des fonds d...

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Don de sperme : vendre la masculinité à défaut de rémunérer

Belgique - Don de sperme : vendre la masculinité à défaut de rémunérer

« Besoin d'hommes généreux pour un job important » « Avez-vous ce qu'il faut pour devenir un héros ?» : ainsi s'intitulent des affiches publicitaires australiennes qui recrutent des donneurs de sperme.  Là où la loi interdit de rémunérer le don de gamètes, les banques de sperme développent des stratégies de marketing basées sur deux archétypes de la masculinité : le « soldat » servant son pays et le « héros » sauvant la dame en détresse. En lieu et place d'argent, ils offrent une identité. C'est ce que fait ressortir une récente étude publiée le 16 mai 2019 dans la revue Marketing Theory.

Les donneurs de sperme ne sont toujours pas rémunérés comme aux Etats-Unis, où ils perçoivent jusqu'à 1,500 dollars par mois.  Il n'empêche que l'industrie du don de sperme s'évalue à plus de 3.5 billions de dollars et que l'on peut s'attendre à sa croissance dans les prochaines années. En effet, l'acceptation grandissante des relations de même sexe et l'augmentation de la demande pour les traiteme...

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205.295 avortements pratiqués en Angleterre et au Pays de Galles en 2018

Royaume-Uni - 205.295 avortements pratiqués en Angleterre et au Pays de Galles en 2018

205 295 : c'est le nombre d'avortements pratiqués en 2018 en Angleterre et au Pays de Galles, comme l'indique le rapport du Department of Health and Social Care en date du 13 juin 2019.

Les statistiques montrent la proportion grandissante des avortements médicamenteux. En effet, en 2018, 71% des avortements ont eu lieu par prise de pilule abortive, c'est-à-dire presque le double par rapport à 2008 (37%). Depuis 2014, cette méthode d'avortement apparaît d'ailleurs comme la plus répandue dans le pays.

Présentée comme la méthode la plus simple et sans danger, il apparaît néanmoins que cette interruption de grossesse n'est pas sans complications pour la femme : nausées, douleurs intenses, saignements... (Voir Dossier de l'IEB)

Depuis 2017, la Grande Bretagne finance les frais entourant l'avortement pour les femmes originaires d'Irlande du Nord, pays où l'avortement est interdit, sauf en cas de danger pour la vie ou la santé de la mère. Cela permet de comprendre qu'en 2018, 1053 avorte...

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