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Extension de l'avortement à 4 mois et demi : l’adoption de la proposition de loi s’éloigne à nouveau

Belgique - Extension de l'avortement à 4 mois et demi : l’adoption de la proposition de loi s’éloigne à nouveau



Alors qu'un vote définitif était annoncé depuis plusieurs jours à la Chambre, la proposition de loi concernant l'extension de l'avortement a fait finalement l'objet d'une nouvelle demande d'avis au Conseil d'Etat.

Plusieurs amendements complémentaires ont en effet été déposés par le cdH, le CD&V et la N-VA, au sujet desquels 55 députés ont sollicité l'avis du Conseil d'Etat.

Ces amendements ont notamment trait à l'absence de toute sanction prévue dans le texte actuel, en cas de non-respect des nouvelles conditions, notamment quant au délai de 18 semaines de grossesse (sur ce point, voy. le Dossier IEB spécialement consacré à cette dépénalisation de l'avortement).

 

Les députés à l'initiative de la proposition ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme une « manoeuvre dilatoire » pour reculer le vote. Il convient à cet égard de préciser que ceux-ci s'opposent par ailleurs à ce que des experts soient enfin entendus à propos de cette réforme, ce qui n'a toujours pas pu être effectué ...

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Moins d’avortements pendant le confinement : pourquoi ?

Belgique Royaume-Uni - Moins d’avortements pendant le confinement : pourquoi ?

Les plannings familiaux ont connu pendant le confinement une forte baisse de fréquentation et une chute des demandes d'avortement. Parallèlement, au Royaume-Uni, les ventes de pilules dites "du lendemain" ont chuté de 50% entre mars et avril 2020. Même si depuis le déconfinement, les demandes d'avortement sont reparties à la hausse en Belgique, on ne constate pas d'augmentation dans les demandes d'avortement tardif.

On se souvient pourtant de la façon dont la Fédération laïque des centres de planning familial (FLCPF) interprétait fin avril, cette "baisse d'activité" au sein de ses plannings. Karim Majoros, directeur de la FLCPF assurait alors que beaucoup de femmes, pendant le confinement, n'osaient pas demander l'avortement en raison de la pression sociale exercée par les autres membres du foyer. Les plannings s'attendaient donc à un accroissement des grossesses non désirées, qui donnerait lieu à une explosion de demandes d'avortement, dont des demandes au-delà de 12 semaines de gr...

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Avortement : le Conseil d'Etat a rendu son avis sur les amendements à la proposition de loi

Belgique - Avortement : le Conseil d'Etat a rendu son avis sur les amendements à la proposition de loi

La demande d'avis concerne 30 amendements à la proposition de loi 'modifiant diverses dispositions législatives en vue d'assouplir les conditions pour recourir à l'interruption de grossesse'. Cette proposition de loi fut adoptée en deuxième lecture, le 20 décembre 2019, par la Commission de la Justice de la Chambre de Représentants, faisant suite à un premier avis du Conseil d'État. Celui-ci n'avait alors soumis aucune critique sur le texte, hormis concernant l'extension du délit d'entrave, qui manquait de précision et de justification. (Voir l'analyse de cet avis par l'IEB) La Chambre doit désormais procéder aux dernières discussions sur base du nouvel avis du Conseil d'État, commenté dans ce Flash Expert.

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Nouveau Flash Expert : RU-486 ou l'avortement médicamenteux

Nouveau Flash Expert : RU-486 ou l'avortement médicamenteux

Le recours à l'avortement médicamenteux va croissant, et cette méthode est en passe de devenir la méthode abortive la plus utilisée. En Belgique, elle représentait 28% des avortements en 2017, contre seulement 15% en 2008. En France, elle se pratiquait déjà dans près de 70% des cas en 2018.

Ce Flash expert vous propose une explication synthétique de l'avortement médicamenteux. Un procédé lourd pour la femme, contrairement à une idée largement répandue.

Comment ce produit abortif agit-il ?

La prise de mifépristone est-elle réversible ?

Quelles sont ses conditions d'administration selon les pays ?

Quels sont les douleurs et effets secondaires de l'avortement médicamenteux?

Pourquoi connaît-on une utilisation croissante de cette méthode abortive ?

A découvrir ICI.

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ANALYSE : Rapport 2018 du gouvernement sur l'avortement aux Pays-Bas

Pays-Bas - ANALYSE : Rapport 2018 du gouvernement sur l'avortement aux Pays-Bas

L'Inspection des Soins de santé et de la Jeunesse (Inspectie Gezondheidszorg en Jeugd) rédige chaque année un rapport sur l'avortement aux Pays-Bas, au nom du Ministère de la santé.

Au total, il y a eu 31.002 avortements aux Pays-Bas en 2018, c'est-à-dire 479 de plus qu'en 2016. Cette augmentation s'observe surtout chez les femmes qui habitent aux Pays-Bas (+592). Le nombre de femmes en provenance de pays étrangers et qui ont avorté aux Pays-Bas est en diminution : il est de 3.370 en 2018 (11%), soit 112 de moins qu'en 2017.

Le taux d'avortements pour 1000 naissances a augmenté de 159 (en 2017) à 164. Cela revient à 1 avortement pour 7 naissances. Autrement dit, la proportion d'avortements sur le nombre de grossesses menant à une naissance est en constante augmentation depuis 1990, année qui affichait un taux de 93/1000.

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L'avortement désormais classé parmi les soins de santé en Nouvelle-Zélande

L'avortement désormais classé parmi les soins de santé en Nouvelle-Zélande

La nouvelle loi néo-zélandaise sur l'avortement est devenue effective en ce début de semaine (voir Actualité IEB au moment des débats). Celle-ci considère l'avortement jusqu'à 5 mois de grossesse comme un soin de santé, accessible sans restriction.

Il n'empêche que le statut de l'avortement reste trouble d'un point de vue juridique et ontologique. D'un côté, l'avortement fait désormais partie des soins de santé. De l'autre, provoquer la mort d'un enfant à naître reste un crime si l'avortement ne respecte pas les conditions légales.

Cette ambiguïté est renforcée par le caractère vague des conditions requises pour avorter au-delà de 20 semaines de grossesse : la loi exige que l'avortement soit « cliniquement approprié ». Pour y conclure, le médecin doit prendre en considération l'âge du foetus, ainsi que la santé physique, mentale et le "bien-être général" de la femme enceinte. Notons que ce dernier paramètre lui donne une marge d'appréciation bien large. Il doit en outre recueillir ...

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Covid-19 : quel impact sur la bioéthique ?

Covid-19 : quel impact sur la bioéthique ?

En pleine crise du coronavirus, notre société connait de nombreux bouleversements. Le domaine de la bioéthique n'échappe pas à l'impact du COVID-19.

Les débats actuels en matière bioéthique portent principalement sur l'interprétation de la notion d'urgence, qu'il s'agisse de procréation, d'avortement ou d'euthanasie.

En ce qui concerne l'avortement, la plupart des centres de planning familial situés en Belgique gardent leurs portes ouvertes, à tout le moins pour la pratique de l'avortement. Ces centres considèrent en effet que l'avortement fait partie des services essentiels dont la fourniture doit pouvoir être assurée de manière continue.

En France, la pratique de l'avortement est maintenue, celle-ci ayant été classée par le ministère des Solidarités et de la Santé dans la catégorie des « soins urgents » qui doivent être assurés malgré le coronavirus. Les consultations se font désormais uniquement sur rendez-vous. Les entretiens d'accompagnement psychologique semblent quant à eux...

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L’avortement tardif est dangereux pour les enfants issus de grossesses ultérieures

L’avortement tardif est dangereux pour les enfants issus de grossesses ultérieures

Il y a quelques mois, une étude finlandaise a montré des risques aggravés pour les grossesses survenant après un avortement tardif.

L'étude a porté sur les données du registre des naissances et du registre des avortements finlandais. Le panel était ainsi constitué de 418 690 femmes ayant accouché pour la première fois d'un enfant unique entre 1996 et 2013. La grande majorité d'entre elles (87%) n'avaient pas avorté auparavant. 11.1% de ces femmes avaient déjà subi un avortement précoce (avant 12 semaines) et 1.8% avait subi un avortement tardif (à partir de 12 semaines).

Tout d'abord, comparées aux femmes n'ayant subi aucun avortement, les grossesses suivant un avortement précoce comportent plus de risques que l'enfant ait un poids faible à la naissance (< 2500g). Les grossesses suivant un avortement tardif comportent encore davantage de risques de naissance extrêmement prématurée (avant 28 semaines de grossesse) ou très prématurée (avant 32 semaines), et de poids à la naissance fa...

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L’opposition à la proposition de loi avortement se renforce : de nouveaux amendements sont soumis à l’avis du Conseil d’Etat

Belgique - L’opposition à la proposition de loi avortement se renforce : de nouveaux amendements sont soumis à l’avis du Conseil d’Etat

Au Parlement belge, chrétiens-démocrates flamands et humanistes francophones ont déposé ensemble pas moins d'une vingtaine d'amendements à la proposition de loi relative à l'avortement, adoptée en commission et soumise aujourd'hui à l'assemblée plénière. 58 députés ont demandé à ce que soit sollicité l'avis du Conseil d'Etat sur ces amendements. Le vote final sur le texte s'en trouve postposé de plusieurs semaines, le temps que le Conseil d'Etat rende son avis.

 

Le CD&V dit vouloir notamment revenir sur l'absence de sanctions dans la proposition de loi, lorsqu'un avortement est pratiqué au mépris des conditions légales. Sur ce point, voy. le Dossier IEB spécialement consacré à cette dépénalisation de l'avortement. Le député Servais Verherstraete a exprimé sa préoccupation face au grand nombre de femmes qui subissent des avortements successifs. Pour favoriser une diminution du nombre d'avortements, le parti souhaite renforcer l'évaluation de la loi et de la pratique des avortements...

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Les soignants opposés à la proposition de loi avortement demandent à être reçus par les députés

Belgique - Les soignants opposés à la proposition de loi avortement demandent à être reçus par les députés

Ce mardi 10 mars, un collectif de médecins, gynécologues et sages-femmes issus des quatre coins du pays, représentant pas moins de 2500 soignants francophones et néerlandophones, ont pris la parole lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Ils ont exprimé leur inquiétude et leur exaspération face aux silences répétés des parlementaires à leur égard, quant à la proposition de loi sur l'avortement.

Le Dr Salmon a d'abord rappelé les 4 mesures principales de cette loi :

allongement brutal du délai de 12 semaines à 18 semaines de grossesse (4,5 mois) pour pratiquer une IVG ;

diminution du délai de réflexion obligatoire de 6 jours à 2 jours ;

suppression de l'obligation d'information sur les aides psychologiques et matérielles disponibles pour poursuivre la grossesse ;

désignation de l'IVG comme acte médical.

Tous les intervenants ont pointé l'inadéquation et la nocivité d'une telle proposition de loi. Le Dr De Muylder a rappelé que le délai de 12 semaines répond à la quasi-tota...

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