Statut du corps humain

La déclaration de don d’organes facilitée et élargie en Belgique

Belgique - La déclaration de don d’organes facilitée et élargie en Belgique

Depuis le 1er juillet 2020, toute personne disposée à faire don de ses organes après sa mort peut introduire une déclaration via le portail de santé en ligne masante.belgique.be ou auprès de son médecin traitant. Cette déclaration peut être positive ou négative, c'est à dire qu'elle peut aussi bien exprimer un accord explicite qu'un opposition au don d'organe. Jusqu'alors, seule une déclaration introduite à l'administration communale était possible - option qui est toutefois maintenue.

Rappelons que le don d'organes en Belgique est régi par la loi du 13 Juin 1986 sur le prélèvement et la transplantation d'organes. Ce texte repose sur le principe du consentement présumé (opt-out) : chaque citoyen belge majeur est présumé donneur au moment de son décès, à moins qu'il n'ait déclaré formellement son opposition de son vivant. Dans les faits, les proches (conjoint, enfants majeurs et parents) sont consultés par l'équipe médicale après le décès, et le prélèvement n'est pas réalisé dans le ...

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Don d’organes post mortem : l’Angleterre et les Pays-Bas passent au consentement présumé

Royaume-Uni - Don d’organes post mortem : l’Angleterre et les Pays-Bas passent au consentement présumé

Depuis le 20 mai dernier, les Anglais sont présumés consentir au don d'organes après leur mort, à moins qu'ils n'aient manifesté leur opposition auprès du Système National de Santé (NHS). Pour augmenter le nombre de donneurs d'organes et ainsi répondre à la longue liste d'attente en matière de transplantation (plus de 6.000 personnes en attente de greffe en avril 2019), l'Angleterre fait donc le choix de quitter le régime dit "d'opt-in". Ce dernier requiert des citoyens d'enregistrer leur consentement pour figurer au nombre des donneurs d'organes potentiels. Parmi les pays européens, seuls l'Allemagne, le Danemark et l'Irlande conservent actuellement ce système de consentement explicite.

 

Aux Pays-Bas, la nouvelle loi instaurant le consentement présumé au don d'organes entrera en vigueur le 1er septembre 2020. Dans la mise en oeuvre de ce nouveau système, l'Etat néerlandais prend davantage de précautions pour informer ses citoyens. Il leur demande depuis quelques mois d'inscrire a...

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QUIZ Don d'organes & euthanasie : 2 minutes pour tester vos connaissances !

QUIZ Don d'organes & euthanasie : 2 minutes pour tester vos connaissances !

Pour tenter le quiz, cliquez ICI.

Un quiz, c'est aussi une façon d'en savoir plus... Voici 10 questions-réponses sur le don d'organes après euthanasie.

Ce sujet fait l'objet d'un nouveau Dossier de l'IEB, à découvrir ici : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

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Nouveau Dossier de l'IEB : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

Nouveau Dossier de l'IEB : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

Dans un contexte de pénurie d'organes face aux longues listes de patients en attente d'un organe sain, quel regard poser sur le développement du don d'organes après l'euthanasie ? Élan d'altruisme, ou relent d'utilitarisme ?

Le prélèvement des organes après une euthanasie résulte de la juxtaposition de deux procédures distinctes mais concordantes : celle de la demande d'euthanasie d'une part, et celle du don d'organes d'autre part. Concrètement, comment s'accordent l'euthanasie et le don d'organes ? La loi permet-elle ce cumul ? Mais surtout, quelle évaluation éthique poser sur la succession de l'euthanasie par un don d'organes ?

C'est pour tenter de répondre à ces multiples questionnements qui surgissent autour de la combinaison de l'euthanasie et du don d'organes que ce dossier de l'IEB est publié à l'heure où cette pratique tend à être promue par certains chirurgiens et universités. Il en présente les contours pratiques, juridiques et éthiques.

Lire le dossier complet ICI.

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Quiz : que savez-vous du statut de l'enfant à naître en Belgique ?

Belgique - Quiz : que savez-vous du statut de l'enfant à naître en Belgique ?

3 minutes pour testez vos connaissances sur le statut de l'enfant à naître en Belgique. C'est ICI !

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Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Pays-Bas - Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Aux Pays-Bas, une entreprise américaine s'engage à payer les frais funéraires de personnes décédées si celles-ci donnent leurs corps à la science. Après leur décès, le corps de ces personnes est donc transféré à cette entreprise privée dénommée Rise Labs. Celle-ci vend par la suite certaines parties des corps humains en question.

Si le don de corps est motivé par des raisons financières - en l'occurrence le fait de bénéficier de frais funéraires payés - cela remet alors en cause la notion juridique d'indisponibilité, ou plus précisément de non-patrimonialité du corps. Notons que la législation en vigueur aux Pays-Bas interdit d'encourager par des incitations financières le don de corps. Pour Britta van Beers, professeur à l'Université libre d'Amsterdam, ''le don de corps est présenté comme une option budgétaire. Donc : si vous donnez votre corps, ce n'est pas seulement bon pour la science mais aussi pour votre portefeuille...

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LE CHIFFRE DU MOIS :  380.967

Belgique - LE CHIFFRE DU MOIS : 380.967

380.967 VOLONTAIRES AU DON D'ORGANES EN 2019 en Belgique.
Les belges volontaires au don d'organes aurait  fort augmenté passant de 27.449 volontaires en 2002, à 353.842 en 2018 pour atteindre 380.967 en 2019.
Pour la même année, 198.655 personnes ont exprimé leur opposition au don de leurs organes. Un chiffre stable, ils étaient 192.542 en 2002.

Voir aussi: Dossier de l'IEB : Le don d'organes : donner pour sauver ou se vendre pour survivre ?

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Investissements durables – Vers une banque bio-éthique ?

Investissements durables – Vers une banque bio-éthique ?

Recherche sur embryons, production de substances euthanasiques, fabrication de pilules contraceptives ou abortives, ... Et si ces activités économiques entraient en ligne de compte lorsqu'il s'agit de déterminer le caractère éthique d'une banque ou d'un fonds d'investissement ?

La presse belge s'est faite récemment l'écho du lancement d'un nouveau fonds d'investissement éthique par la banque Van Landschot, une banque privée néerlandaise active en Belgique.
Parmi les critères d'exclusion retenus par ce nouveau produit bancaire éthique, figurent les entreprises dont les activités concernent l'alcool, la pornographie... mais aussi les produits euthanasiques, contraceptifs et abortifs, de même que l'utilisation d'embryons et de cellules souches embryonnaires.
La création d'un fonds de placement incluant de tels critères bioéthiques semble être une première en Belgique. Des produits financiers similaires existent en revanche déjà dans plusieurs pays limitrophes, dont la France (citons en...

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Utérus artificiel : état des lieux et réflexions éthiques : Dossier de l'IEB

Utérus artificiel : état des lieux et réflexions éthiques : Dossier de l'IEB

La grossesse peut-elle devenir optionnelle pour avoir des enfants ? Peut-on imaginer voir un jour des femmes choisir de vivre une grossesse par « loisir », et d'autres préférer faire se développer leurs enfants dans un incubateur?

Le 8 octobre 2019, l'Université d'Eindhoven aux Pays-Bas annonçait avoir reçu une subvention de 2,9 millions d'euros du programme européen Horizon 2020, pour mettre au point un prototype d'utérus artificiel destiné aux bébés prématurés. L'équipe de chercheurs espère avoir un prototype fonctionnel d'ici cinq ans.

Avant même Le Meilleur des mondes de Aldous Huxley et ses « Centres d'Incubation et de Conditionnement », le généticien John B.S. Haldane avait inventé le terme « ectogenèse » en 1923, dans un texte intitulé Dédale ou la science de l'avenir. Il désignait par-là la possibilité de faire croître un être humain depuis la fécondation des gamètes jusqu'au terme de la gestation : une grossesse complètement hors du corps de la femme. Cette idée qui relève...

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Le risque de cancer du sein chez les « femmes » transgenres augmente après la prise d’hormones

Le risque de cancer du sein chez les « femmes » transgenres augmente après la prise d’hormones

Les hommes suivant des traitements hormonaux pour développer des caractères sexuels secondaires féminins (dits « femmes transgenres ») ont un risque plus élevé de cancer du sein que les hommes qui n'ont pas subi ces modifications hormonales. C'est ce que révèle une étude menée par des chercheurs centre médical universitaire d'Amsterdam.

 

Sur 2260 cas, 17 présentaient une tumeur du sein. Comparativement aux hommes qui ne subissent pas ces traitements, l'incidence du cancer du sein est 47 fois plus élevée, mais 3 fois moins élevée par rapport aux femmes.

L'un des chercheurs engagé dans l'étude, l'endocrinologue Martin den Heijer explique : « Nous avons longtemps pensé que le risque de cancer du sein chez les femmes trans n'était pas plus élevé que chez le cismen , que le traitement hormonal n'aurait aucun effet sur cela. Ce n'est pas le cas. Relativement, ce risque augmente même considérablement. »

De plus en plus de médecins dont les patients s'engagent dans ce type de traitement...

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