Statut du corps humain

Transgenres : explosion des enregistrements à l’état civil

Belgique - Transgenres : explosion des enregistrements à l’état civil

Depuis le 1er janvier 2018, soit l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la transsexualité, le nombre de personnes ayant fait enregistrer un changement de sexe dans leurs actes d'état civil a augmenté de près de 600 personnes, soit un tiers des enregistrements depuis 25 ans.

Fin septembre 2018, le compteur de l'état civil affichait 1.625 enregistrements de changement de sexe. Sur les enregistrements de 2018, 42% concernent des personnes âgées de moins de 25 ans, indiquant une forte demande de la jeune génération.  On observe aussi une augmentation du nombre de jeunes femmes souhaitant se faire enregistrer comme hommes. 71% des changements ont été enregistrés en Région flamande, 23% en Région wallonne et 5% à Bruxelles.

Cette évolution est en grande partie due au fait que la loi permet désormais de faire modifier officiellement l'enregistrement de son sexe et de son prénom sans opération génitale ou stérilisation préalable, à travers une simple procédure administrative auprès du...

Lire la suite 


Ces collecteurs d’ADN qui révèlent l’identité des donneurs de sperme et d’ovocytes

Ces collecteurs d’ADN qui révèlent l’identité des donneurs de sperme et d’ovocytes

Aux Etats-Unis, l'explosion des tests ADN individuels permet aux personnes conçues par don anonyme de sperme ou d'ovocytes d'identifier leur parent « donneur ».

Quatre sites vendent des kits ADN à ceux qui veulent découvrir l'identité de leurs parents et proposent un service d'association ADN sur base des profils qu'ils rassemblent. FamilyTreeDNA, MyHeritage, Ancestry, 23andMe détiennent de si grandes bases de données que le recoupement est presque toujours fructueux.

Les donneurs sont identifiés indirectement, par leur proximité génétique avec un membre de leur famille qui a lui-même fait un test ADN. « La divulgation se produira, c'est une conséquence inévitable », confirme Peter Schlegel, président de la Société américaine de médecine de la reproduction.

Ainsi, Ryan Kramer a retrouvé son père « génétique », avec qui il est désormais en contact régulier. Erin Jackson, créatrice du site de soutien We Are Doner Conceived, à elle aussi retrouvé le nom de son père « donneur » mai...

Lire la suite 


900 euros pour un don d’ovocytes aux Pays-Bas : c’est trop !

Pays-Bas - 900 euros pour un don d’ovocytes aux Pays-Bas : c’est trop !

La rémunération actuelle du don d'ovocytes dans les trois banques d'ovocytes aux Pays-Bas - soit un montant pouvant atteindre 900 euros - risque de pousser des femmes à donner leurs ovocytes pour des raisons financières. C'est ce que pointent des éthiciens du Centre hospitalier Universitaire d'Utrecht, suggérant de réduire la compensation à 300 euros sur base du temps et de l'investissement requis, en plus du défraiement.

Dans ce rapport écrit en partenariat avec l'Organisation néerlandaise pour la recherche sur la santé et l'innovation des soins (ZonMw), les auteurs remettent néanmoins en question la nécessité d'exiger de la part de la donneuse une motivation « purement » altruiste ; selon eux, il serait suffisant que la motivation ne soit pas « purement » financière.

S'inquiétant de la pénurie actuelle de donneuses d'ovocytes, ils considèrent que ce don devrait aussi être ouvert aux jeunes femmes qui n'ont pas encore d'enfants, à condition qu'elles soient averties des risques de...

Lire la suite 


Des médecins canadiens demandent d’autoriser l’euthanasie "par" prélèvement des organes

Canada - Des médecins canadiens demandent d’autoriser l’euthanasie "par" prélèvement des organes

Des médecins canadiens demandent que la loi et les protocoles médicaux soient modifiés afin de permettre l'euthanasie avec don d'organes. Depuis 2016, la loi fédérale du Canada dépénalise l'euthanasie et le suicide assisté. Deux médecins de la Western University (Ontario) et Robert Truog, bioéthicien à la Harvard Medical School, plaident pour l'autorisation du prélèvement d'organes avec euthanasie et décrivent les conditions nécessaires pour assurer une transplantation aussi efficace que possible.

Le protocole en vigueur concernant le don d'organes impose d'attendre quelques minutes entre l'arrêt de la circulation sanguine (arrêt cardiaque) et le prélèvement. Or, il s'avère que la qualité des organes diminue au fur et mesure du temps écoulé entre le prélèvement et la transplantation. Les auteurs de l'opinion argumentent que si les organes étaient prélevés sur une personne vivante demandant l'euthanasie et transplantés directement, ils seraient le plus frais possible.

Il faudrait ...

Lire la suite 


Avec le Brexit, risque d'une pénurie de sperme au Royaume-Uni ?

Royaume-Uni - Avec le Brexit, risque d'une pénurie de sperme au Royaume-Uni ?

Une sortie de l'Union européenne sans accord risque de mettre en difficulté les couples britanniques qui font appel au don de sperme pour procréer, car ils ne pourront plus faire appel aux banques de spermes européennes, a souligné le gouvernement anglais.

Dans une note technique destinée à préparer les entreprises et la population aux conséquences d'un divorce éventuellement sans accord, le gouvernement britannique souligne que le pays avait importé quelque 3.000 échantillons de sperme du Danemark l'an dernier, et 4.000 des Etats-Unis.  Londres a aussi importé quelque 500 ovules et embryons de pays européens.

La législation européenne relative au sang, tissus et cellules humains ne s'appliquera plus pour le Royaume-Uni, avec pour conséquence la nécessité pour les banques de sperme britanniques "de nouveaux accords avec les établissements compétents".

Il semble que déjà aujourd'hui, les couples ayant besoin de dons de sperme commencent à "paniquer", car un changement de législat...

Lire la suite 


Belgique : un "enfant né sans vie" peut être enregistré 140 jours après la fécondation

Belgique - Belgique : un "enfant né sans vie" peut être enregistré 140 jours après la fécondation

Le conseil des ministres a approuvé le 6 juillet, l'avant-projet de loi du ministre de la Justice, Koen Geens, autorisant l'enregistrement par les parents, sur une base volontaire, de "leur enfant sans vie à partir des 140 jours suivant la fécondation".
Actuellement, ce n'est qu'à partir de 6 mois (180 jours) de grossesse qu'un régime est prévu. Une "obligation de déclaration" est en vigueur, l'enfant se voyant attribuer un prénom. La nouvelle loi ajoute à l'obligation de déclaration la "possibilité" d'octroyer un nom de famille à partir de 140 jours (4 mois et demi). Cette obligation de déclaration implique la reconnaissance du statut d'enfant né sans vie, l'obligation de funérailles et l'octroi d'une allocation de naissance.

Une telle évolution inquiète les milieux associatifs laïque, craignant que cela n'influence la perception de ce qu'est réellement l'avortement, dépénalisé à certaines conditions jusqu'à 12 semaines (3 mois). Le Centre d'Action laïque (CAL) considère que l'abai...

Lire la suite 


Belgique : Ecolo-Groen soutient la levée partielle de l’anonymat du don de gamètes

Belgique : Ecolo-Groen soutient la levée partielle de l’anonymat du don de gamètes

Le 15 mai 2018, 5 députés écolo-Groen ont déposé une proposition de loi visant à permettre le « don identifiable de gamètes ». Actuellement, le donneur de gamètes est soit entièrement anonyme, soit totalement connu, dès avant la conception. Il s'agit souvent, dans ce cas, d'un ami ou d'un membre de la famille.

Les députés sont partis d'un double constat. D'une part, nombre d'enfants nés d'un donneur de gamètes anonyme expriment souffrir sur le plan psychologique de cette situation d'anonymat. Un changement dans la réglementation qui obligerait tout donneur de gamètes à s'identifier pourrait par contre avoir un impact négatif sur le nombre de donneurs. L'expérience en Suède montre qu'une telle loi pourrait également encourager des parents à taire totalement à leur enfant leur recours à un don de gamètes.

Les députés posent la question de l'élément le plus important pour un enfant issu d'un don : disposer de l'accès à l'identité de son donneur ou bien être informé de l'origine de s...

Lire la suite 


Belgique : l'industrie pourrait bientôt commercialiser les tissus humains

Belgique - Belgique : l'industrie pourrait bientôt commercialiser les tissus humains

Tout comme les organes, les tissus d'une personne peuvent sauver des vies. Les ossements permettent de réparer des fractures complexes, les cornées d'éviter des cécités, les vaisseaux sanguins de remplacer les vaisseaux irrémédiablement endommagés d'autrui.

Ces tissus sont, tout comme les organes, facilement extraits du corps du donneur, après sa mort ou avant, par biopsie. Seuls les médecins et chercheurs ont aujourd'hui accès aux tissus humains stockées par les hôpitaux dans leurs biobanques.

La ministre de la Santé, Maggie de Block, souhaite rendre ces stocks de tissus humains commercialisables et accessibles à l'industrie. Elle a déposé un avant-projet de modification de la loi de 1986 (sur le prélèvement et la transplantation d'organes) en ce sens.

Ce projet soulève des interrogations. La Conférence des Hôpitaux Académiques de Belgique (CHAB), présente aux débats en commission, craint des abus. « La procédure de consentement des patients n'est pas suffisamment réglée en Bel...

Lire la suite 


Danemark : l’anonymat des donneurs de sperme est facultatif

Danemark : l’anonymat des donneurs de sperme est facultatif

Le Danemark, pour répondre dans la mesure du possible au droit reconnu à chacun de connaître ses origines, propose aux donneurs de sperme  de plus de 25 ans de faire leur don de manière non-anonyme.

Si le donneur y consent, il accepte que l'enfant né de son don puisse, à ses 18 ans, accéder à son identité et entrer en contact avec lui s'il le souhaite. Le Danemark permet cette possibilité de contacts, parce qu'elle pourrait aider les enfants nés de dons de gamètes à sortir de l'inconnu s'ils le désirent, à obtenir des réponses à leurs questions, à être apaisé pour se construire dans leur vie d'adulte.

Depuis dix ans déjà, ce pays offre la possibilité aux futurs parents de choisir des donneurs « sur catalogue », avec à leurs dispositions des informations précises : des photos d'enfant, leur voix, une lettre de motivation, leur profil génétique et même leur arbre généalogique. Seule leur identité reste secrète. Celle-ci peut aujourd'hui être levée à la majorité de l'enfant. 

Chaque ...

Lire la suite 


Les opérations transgenres, un succès grandissant

Belgique - Les opérations transgenres, un succès grandissant

En Belgique, certains soins apportés aux personnes transgenres sont désormais couverts. La Ministre de la Santé a annoncé en 2016 réserver un budget de 1,17 millions d'euros à leur accompagnement psycho-social.

Depuis l'entrée en vigueur de sa convention du « soin transgenre » ("transgenderzorg") en octobre 2017, les personnes transgenres ont le droit de se faire rembourser jusqu'à quinze séances de soins psychosociaux et obtenir un forfait pour leur traitement hormonal, à condition de consulter dans deux centres spécifiques, à l'UZ Gent ou à Liège.

À l'UZ Gent, 581 personnes transgenres ont déjà pu bénéficier de cet accompagnement. 524 adultes et 57 enfants ou adolescents.

Aux Etats-Unis, le nombre d'opérations génitales de personnes transgenres a quadruplé entre 2000 et 2014. Loren Schechter, chirurgien spécialiste en la matière, transforme aujourd'hui les organes génitaux de près de 300 personnes par an, contre 50 en 2000.

Afin d'étudier les raisons de cette tendance, trois ...

Lire la suite