Statut du corps humain

Utérus artificiel : état des lieux et réflexions éthiques

Utérus artificiel : état des lieux et réflexions éthiques

La grossesse peut-elle devenir optionnelle pour avoir des enfants ? Peut-on imaginer voir un jour des femmes choisir de vivre une grossesse par « loisir », et d'autres préférer faire se développer leurs enfants dans un incubateur?

Le 8 octobre 2019, l'Université d'Eindhoven aux Pays-Bas annonçait avoir reçu une subvention de 2,9 millions d'euros du programme européen Horizon 2020, pour mettre au point un prototype d'utérus artificiel destiné aux bébés prématurés. L'équipe de chercheurs espère avoir un prototype fonctionnel d'ici cinq ans.

Avant même Le Meilleur des mondes de Aldous Huxley et ses « Centres d'Incubation et de Conditionnement », le généticien John B.S. Haldane avait inventé le terme « ectogenèse » en 1923, dans un texte intitulé Dédale ou la science de l'avenir. Il désignait par-là la possibilité de faire croître un être humain depuis la fécondation des gamètes jusqu'au terme de la gestation : une grossesse complètement hors du corps de la femme. Cette idée qui relève...

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La vie avant la naissance :  un choix entre fiction et réalité

Belgique - La vie avant la naissance : un choix entre fiction et réalité

Plaidoyer pour un élargissement du cadre juridique général de la personnalité humaine

Quelques années après l'allocution du Professeur Lejeune, deux projets de lois furent introduits au parlement belge en vue de donner à la vie à naître, un statut légal à partir de la conception. L'idée centrale en était que cette vie était une évidence experimentale que le droit devait prendre en compte.

L'auteur de la présente note avait collaboré à la rédaction de ces propositions et fait maintenant le point sur la situation de la vie à naître en droit belge, avec en passant une digression vers le droit de quelques autres pays européens.

Il examine dans quelle mesure ces pays ont réagi à l'incitation contenue dans divers traités et déclarations internationaux, auxquels ces pays ont adhéré, d'élaborer un statut légal de l'embryon et du foetus.

Dans quelle mesure, le droit et la jurisprudence y ont-ils donné suite ?

La question sur la vraie nature de l'embryon est-elle posée ? Les preuves scien...

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La recherche sur les embryons humains en Belgique

Belgique - La recherche sur les embryons humains en Belgique

La loi du 11 mai 2003 relative à la recherche sur les embryons in vitro, votée par le Sénat et la Chambre des représentants de Belgique, permet non seulement la recherche sur les embryons surnuméraires produits dans le cadre des procréations médicalement assistées (PMA), mais elle autorise, à titre d'exception, la création d'embryons « frais » pour la recherche.

Cherchant à se conformer à la loi, trois universités du pays - KULeuven, Vrije Universiteit Brussel (VUB) et UGent soumettent chaque année leurs projets de recherche pour avis et autorisation à la Commission Fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les Embryons in vitro (CFE). Le rapport de ladite commission est ensuite envoyé à la Chambre.

Ce dossier présente d'abord un aperçu des conditions posées par la loi pour autoriser la recherche sur embryons, ensuite une analyse des derniers rapports publiés par la CFE et les fruits de son symposium organisé en novembre 2016 à Bruxelles.

Plusieurs dysfonctionnements...

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Le don d’organes : donner pour sauver

Belgique - Le don d’organes : donner pour sauver

Donner pour sauver ou se vendre pour vivre ? 

Se donner en sauvant une vie

1.1.        Prélèvement en cas de décès

 

Qui ne dit mot consent

La loi belge est très favorable au don d'organe. Ainsi, la loi du 13 juin 1986 se fonde sur le principe « qui ne dit mot consent ». L'hypothèse est que chacun désire céder des organes après le décès, dans un esprit de solidarité humaine. Cependant, si la personne décédée s'y est opposée, ou qu'un des membres de la famille proche manifeste son opposition après le décès, le prélèvement ne pourra pas se faire. En principe, le médecin n'est pas tenu de demander le consentement à la famille : il faut que le proche prenne l'initiative de communiquer l'opposition. Mais dans la pratique, le médecin consulte, de fait, la famille. 

Mort cérébrale

Selon le centre de transplantation d'organes des Cliniques Universitaires Saint-Luc, la mort cérébrale est l'arrêt irréversible de toutes les fonctions cérébrales, y compris celles du tronc cérébral et de l...

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