Début de vie

L'avortement en Belgique : la politique des « petits pas »

L'avortement en Belgique : la politique des « petits pas »

Il a fallu trois heures à l'Assemblée plénière de la Chambre pour débattre, jeudi dernier, de la proposition de loi des partis de la majorité sur l'avortement. Un « débat confisqué » selon certains parlementaires, frustrés du peu de qualité de la réflexion législative en comparaison à celle de 1990.

Déposée le 4 juillet 2018, la proposition a été votée en hâte sans que la Chambre n'ait jugé utile de solliciter l'avis du Conseil d'Etat. Pourtant, le texte de loi contient d'inquiétants flous juridiques. L'entrave à l'avortement est incriminée, sans que soit précisé si l'infraction s'étend à l'entrave numérique, écrite ou orale. Le médecin objecteur de conscience se voit obligé d'indiquer à la femme qui le consulte un collègue, un centre d'avortement ou un service hospitalier qu'elle peut solliciter pour sa demande d'avortement, ce qui constitue une atteinte indirecte à sa liberté de conscience.

La députée Valérie Van Peel (NV-A) a regretté que la préoccupation de l'aide psychosocia...

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France : la Cour de Cassation n’ose pas se prononcer sur la GPA

France : la Cour de Cassation n’ose pas se prononcer sur la GPA

La Cour de cassation française n'a pas voulu trancher la demande de reconnaissance de la filiation américaine des époux Mennesson, ce couple qui a eu recours, en 2000 en Californie, à une mère porteuse et à une autre femme donneuse d'ovocytes. Dans son arrêt du 5 octobre, elle sollicite l'avis de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) sur la question de la reconnaissance de la filiation de la «mère d'intention» pour les enfants nés par gestation pour autrui (GPA) à l'étranger.

Depuis 18 ans, âge de leurs deux « filles », le couple tente de se faire reconnaître comme parents à l'état civil français. Jusqu'à présent, la règle selon laquelle « la maternité est toujours certaine » fonde le droit français de la filiation et empêche la transcription d'un acte de naissance où figure la « mère d'intention » et non la femme qui a accouché. C'est ce que souligne le premier avocat général de la Cour de cassation : « Dans notre droit actuel, la mère est la personne qui a accouché. La G...

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France : Avis du CCNE sur la PMA , la GPA et l’euthanasie

France - France : Avis du CCNE sur la PMA , la GPA et l’euthanasie

Dans son avis du 25 septembre, le CCNE (Comité consultatif national d'éthique) propose d'autoriser l'ouverture de procréation médicalement assistée (PMA) non seulement aux couples de femmes mais aussi aux femmes seules. Il se prononce en revanche contre la gestation pour autrui (GPA).

Selon le CCNE ouvrir la PMA aux personnes qui ne sont pas infertiles « modifie profondément les relations de l'enfant à son environnement familial, en termes de repères familiaux, d'absence de père, institutionnalisée ab initio ». Au sein du Comité, cette question a aussi fait débat sur les « risques de marchandisation du corps humain accrus », étant donné la rareté actuelle des gamètes disponibles. Le Comité est néanmoins d'avis que l'ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité « peut se concevoir », le recours à cette technique n'impliquant pour lui « pas de violence dans les relations entre les différents acteurs. » La Belgique a déjà emprunté cette voie avec une loi du 6 juillet 2007, ouvran...

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Risque plus élevé d’hypertension artérielle chez les personnes conçues par PMA

Risque plus élevé d’hypertension artérielle chez les personnes conçues par PMA

Une étude réalisée par des chercheurs suisses a montré que les enfants issus de la procréation médicalement assistée (PMA) présentaient un vieillissement vasculaire prématuré et persistant, qui favorise l'hypertension artérielle.

L'étude porte sur 54 adolescents en bonne santé et issus de la PMA, aussi bien par fécondation in vitro que par injection intra-cytoplasmiques (ICSI) de spermatozoïdes. Elle compare ce groupe à un ensemble de 43 jeunes appariés selon l'âge et le sexe, conçus naturellement. Les chercheurs ont ainsi constaté que les personnes conçues par PMA présentaient un vieillissement prématuré des vaisseaux, sans avoir détecté d'autres facteurs de risques cardio-vasculaires classiques. Ces résultats confirment une première étude réalisée cinq ans plus tôt chez ces mêmes personnes.

La surveillance de leur pression artérielle ambulatoire sur 24 heures a montré que la pression artérielle systolique et diastolique était en moyenne plus élevée dans les jeunes issus de la PMA...

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Mobilisation citoyenne contre le salon des mères porteuses à Bruxelles " Man Having babies"

Mobilisation citoyenne contre le salon des mères porteuses à Bruxelles " Man Having babies"

Une mobilisation citoyenne aura lieu ce dimanche à Bruxelles contre la gestation pour autrui (GPA), alors que l'organisation américaine Men having babies revient pour la quatrième fois promouvoir la GPA commerciale à l'occasion d'un salon au Hilton, à Bruxelles.

Le salon Men having babies invite des firmes américaines proposant sur catalogue un éventail de femmes qui acceptent de porter un enfant contre rémunération pour l'abandonner ensuite aux commanditaires à la naissance. Le prix global d'un enfant se situe entre 95.000 et 160.000 dollars.

La GPA n'est pas formellement interdite en Belgique, mais les contrats de gestation pour autrui n'y ont aucune valeur légale. Dans son rapport de 2015 sur les droits de l'Homme et la démocratie, le Parlement européen a condamné « la pratique des mères porteuses, qui porte atteinte à la dignité humaine de la femme dans son corps et ses fonctions de reproduction utilisés comme une marchandise ».

Pour les organisateurs de la manifestation qui ...

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Un gynécologue ose qualifier l’avortement comme étant un homicide

Un gynécologue ose qualifier l’avortement comme étant un homicide

A l'affirmation d'une journaliste selon laquelle pratiquer un avortement ne serait pas un homicide, le Dr. Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues français (Syngof), a répliqué : « Si, Madame (...) Les choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. (...) Nous ne sommes pas là pour retirer des vies. (...) Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion, et si je ne l'ai pas, la loi me protège. Et ma conscience aussi. » Le médecin s'est ensuite expliqué plus longuement sur son ressenti par rapport à l'avortement : « L'ivg n'est pas un acte comme les autres. C'est un acte où il faut faire un choix qui peut être dur pour le médecin. (...) Il faut arrêter une vie. Et ça, tous les médecins ne sont pas prêts à la faire.»
Le Dr. Rochambeau s'appuie en toute légalité sur la clause de conscience dont bénéficient les professionnels de la santé en matière d'avortement, et précise que c'est son avis personnel. Le code de déontologie médicale perm...

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Avortement : proposition de loi approuvée par la commission Justice

Avortement : proposition de loi approuvée par la commission Justice

La commission de la Justice a approuvé ce mercredi en deuxième lecture la proposition de loi relative à l'interruption volontaire de grossesse, déposée par les partis de la majorité (MR, NV-A, CD&V, Open VLD) le 4 mai 2018. La proposition de loi sort l'avortement du Code pénal tout en maintenant les sanctions pénales en cas de non-respect des conditions légales. Elle modifie les dispositions actuelles en plusieurs points. Le texte sera prochainement débattu en assemblée plénière pour un vote définitif.

Selon la législation actuellement en vigueur en matière d'avortement, à savoir les articles 348 à 352 du Code pénal, l'avortement demeure une infraction mais, par exception, est reconnue à la femme la faculté de le demander, et au médecin la faculté de le pratiquer, s'il a au préalable constaté « l'état de détresse » de la femme enceinte et qu'il respecte certaines conditions légalement établies (quant aux délais, aux lieux et à l'information donnée). Dans cette hypothèse, l'avorteme...

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Bruxelles: les manifestantes pro-avortement reconnaissent la réalité de l’enfant.

Bruxelles: les manifestantes pro-avortement reconnaissent la réalité de l’enfant.

La Caravane des femmes a déambulé le dimanche 9 septembre à Bruxelles. Les 1.650 manifestantes « exigent qu'une femme enceinte puisse décider en toute liberté de poursuivre ou non sa grossesse », et d'ajouter « La loi doit reconnaître le droit de chaque femme à décider elle-même si elle souhaite ou non avoir des enfants, quand en avoir et avec qui ».

Le visage de l'enfant apparaît donc dans la revendication. Il ne s'agit plus d'un amas de cellules humaines. L'enfant est nommé et rejoint la réalité de son existence.

Malgré cela, les manifestantes s'opposent à la proposition de loi de la majorité gouvernementale, qui règlementerait l'avortement, tout en gardant des sanctions pénales en cas de non-respect des conditions légales. Ceci est inadmissible pour la Caravane des femmes.

Sans la libéralisation totale de l'avortement, elles estiment ne pas être des « citoyennes à part entière » puisqu'elles n'auraient pas « le droit de décider elles-mêmes si elles veulent ou non poursuivre u...

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Amnesty International réaffirme sa position en faveur de l’avortement

Amnesty International réaffirme sa position en faveur de l’avortement

Au nom des droits humains, Amnesty International a adopté plusieurs propositions visant à faire plier politiquement les pays qui résistent à la dépénalisation de l'avortement. Des délégués du monde entier se sont retrouvés en Pologne, début juillet, pour autoriser campagnes et levées de fonds, et faire ainsi pression sur ces pays qui « n'offrent pas des services d'avortements sûrs et légaux ».

Cette position remplace celle qu'Amnesty International avait adoptée en 2007, où ce n'était que dans des cas exceptionnels que l'organisation en appelait à la dépénalisation de l'avortement. L'argument utilisé pour justifier l'élargissement de sa position, est celui de la mortalité maternelle et de la clandestinité des avortements.

Alors qu'il s'agit surtout de mettre en place un service sanitaire et hospitalier qui puisse soigner les infections et ainsi éviter que des femmes meurent, la position d'Amnesty est seulement idéologique. De plus, l'organisation internationale ne considère pas le f...

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Première naissance issue d'un don d'utérus entre jumelles

Première naissance issue d'un don d'utérus entre jumelles

C'est une première médicale qui a eu lieu à la clinique Saint Orsola à Bologne. Un bébé y a vu le jour grâce à une greffe d'utérus... entre jumelles homozygotes. Ayant le même patrimoine génétique, l'utilisation d'immunosuppresseurs, traitement indispensable en temps normal après une transplantation pour éviter le rejet du greffon, n'a dès lors pas été nécessaire. L'utérus n'a en effet pas été reconnu comme étranger par l'organisme de la patiente.

Il a fallu 10 heures pour le prélèvement de l'organe et 5 pour son implantation chez la receveuse. La jeune femme a ensuite suivi un traitement de procréation médicalement assistée à Stockholm avec implantation réussie d'un embryon cryoconservé.

Le programme de transplantation de l'utérus initié par le Pr Brännström a débuté en 2013. A son actif : neuf greffes ayant abouti à huit naissances dont la première en octobre 2014 . D'autres équipes de médecins se sont également lancées dans l'aventure et, au total, 11 bébés sont déjà nés avant l...

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