Début de vie

Une enquête gouvernementale sur les conséquences de l’avortement en Allemagne

Une enquête gouvernementale sur les conséquences de l’avortement en Allemagne

Le Gouvernement allemand vient d'accorder un budget de 5 millions d'euros au Ministre de la santé Jens Spahn (CDU), pour lui permettre de mener à bien une enquête sur les conséquences psychologiques à long terme de l'avortement chez les femmes. Il s'agit d'étudier l'existence des « syndromes post-avortement » et de voir dans quelle mesure ils peuvent affecter les femmes. L'enquête doit se dérouler de 2020 à 2023, à raison de 1.25 million d'euros alloué par an.

Cette décision a entraîné de nombreuses réactions, notamment du côté du parti socialiste (SPD), qui appartient à la coalition majoritaire (avec le CDU et le CSU). Hilde Mattheis, rapporteur du groupe parlementaire SDP sur la santé des femmes, a ainsi déclaré : « Cinq millions d'euros sont gaspillés pour une étude scientifiquement absurde et à caractère idéologique. » Les opposants à l'enquête mettent en avant des études déjà menées, qui montreraient qu'une minorité de femmes regrette d'avoir avorté, et que seulement une minori...

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L’avortement devient possible jusqu’à la naissance dans l’Etat de New York

L’avortement devient possible jusqu’à la naissance dans l’Etat de New York

Dans l'Etat de New York, l'avortement du foetus humain est désormais possible jusqu'à la naissance. Cette évolution a provoqué de nombreuses réactions dans la population, le monde politique et académique. 
Le Gouverneur Andrew Cuomo a saisi l'occasion du 46ème anniversaire de Roe vs Wade (arrêt de la Cour Suprême autorisant l'avortement aux Etats-Unis) pour promulguer le Reproductive Health Care Act. La loi permet aux femmes d'avorter sans conditions particulières jusqu'à 24 semaines de grossesse, comme c'était déjà le cas, mais elle autorise désormais l'avortement jusqu'au terme de la grossesse si la santé de la mère ou du foetus est en danger, ou si le foetus est jugé non-viable.

Contrairement à ce que prévoyait l'ancienne loi, la présence d'un médecin pour assurer les soins de santé de l'enfant au cas où celui-ci survivrait à l'avortement, n'est plus obligatoire. Cette précaution obligeait l'Etat de New-York à offrir une protection juridique immédiate à l'enfant dans une telle si...

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Les députés belges au Parlement européen en majorité pour la GPA...

Les députés belges au Parlement européen en majorité pour la GPA...

La grande majorité des députés belges au Parlement européen ne pensent pas que la GPA soit contraire aux droits de l'homme, à la dignité de la femme et à l'interdiction de traffic d'enfants.

 

Parmi ces députés figurent Philippe Lamberts (Greens/EFA), Guy Verhofstadt et Louis Michel (ALDE), et Tom Vandenkendelaere (EPP). (Voir la liste complète des votes ici ), qui tous, se sont en fait opposés à un  amendement qui mettait en cause la pratique des mères porteuses.

La Résolution sur le rapport annuel sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde 2017 et la politique de l'UE en la matière a finalement été adoptée le 12 décembre 2018, sans condamnation quelconque de la GPA.

En Belgique, la pratique des mères porteuses est tolérée, mais le droit de la filiation constitue un obstacle à son développement. Par conséquent, la mère porteuse est tenue d'abandonner l'enfant. Après quoi, le couple commanditaire peut introduire une procédure d'adoption plénière de l'enfant abandonn...

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L’avortement en Europe : derniers chiffres et évolutions - Flash Expert

L’avortement en Europe : derniers chiffres et évolutions - Flash Expert

Nouveau Flash Expert : ICI

En terme de variation en pourcentages depuis 2004, la Belgique s'inscrit parmi les pays qui connaissent la plus forte augmentation du nombre d'avortements (+22%).

Eurostat, le service de statistiques de l'Union européenne, a récemment publié les derniers chiffres disponibles sur les avortements déclarés en 2016 dans différents pays du continent européen. Pour les pays dont les données ne figurent pas encore dans les statistiques d'Eurostat, l'Institut Européen de Bioéthique a recherché les statistiques gouvernementales disponibles.

Depuis 2011, plus aucun chiffre n'est disponible en Belgique, malgré l'obligation qu'a la Commission d'évaluation de l'interruption volontaire de grossesse de soumettre un rapport bisannuel à la Chambre des Représentants. La Commission nouvellement constituée s'est réunie le 19 décembre 2018 et devrait émettre un rapport dans les prochains mois. Le manque de volonté politique d'évaluer la pratique de l'avortement et de mettre ...

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Les avortements forcés continuent en Chine

Les avortements forcés continuent en Chine

La « politique des deux enfants » a de nouveau fait une victime en Chine : une femme enceinte de son troisième enfant a été forcée d'avorter après qu'on la menace d'envoyer son frère en camp d'internement.

Bien qu'étendue à deux enfants depuis le 1er janvier 2016, la « politique de l'enfant unique » chinoise (instaurée en 1979) expose les femmes à un choix « imposé » à partir du troisième enfant : avorter ou bien régler des amendes dissuasives et subir des menaces. (Voir Bulletin de l'IEB)

En effet, la perpétuation des avortements forcés en Chine est attestée par le Rapport de la Commission du Congrès et de l'Exécutif* dans la section « Contrôle de la Population ». Le rapport pointe la loi chinoise, qui « requiert des couples mariés d'avoir des enfants et leur impose de se limiter à deux enfants ». Il note que « des agents du gouvernement ont continué à appliquer les politiques de planning familial en utilisant des méthodes telles que de lourdes amendes, la perte d'emploi, la déten...

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L’Irlande se prépare à l’avortement et menace les soignants réfractaires

L’Irlande se prépare à l’avortement et menace les soignants réfractaires

Le 25 mai 2018 en Irlande, une majorité des votes a appuyé la dépénalisation de l'avortement. Avec un taux de participation de 64,13 %, 66,4 % ont dit 'oui' et 33,6 %, 'non'. Sept mois plus tard, le Parlement a voté une nouvelle loi qui qualifie l'avortement d'acte médical et l'autorise jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée (10 semaines de grossesse) sans conditions, hormis un délai de réflexion de 3 jours.

S'il existe un risque grave pour la santé ou la vie de la mère, celle-ci pourra avorter jusqu'au seuil de viabilité du foetus, et jusqu'à la naissance en cas d'urgence. Si le foetus présente un risque de mort in utero ou dans les 28 jours après sa naissance, il pourra être avorté jusqu'à sa naissance. Les sanctions pénales sont maintenues en cas de non-respect des conditions fixées par la loi, hormis à l'égard de la femme.

Il s'agit aujourd'hui dès lors de trouver assez de médecins prêts à pratiquer des avortements, et de les former rapidement, car les tenants de la loi espèrent que ...

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La militance pro-avortement d’Amnesty International redoublera en 2019

La militance pro-avortement d’Amnesty International redoublera en 2019

« En 2019, nous allons mener un combat pour la dépénalisation de l'avortement dans tous les pays où il constitue toujours un crime. Rejoignez le combat. Rejoignez-nous. » C'est en ces termes qu'Amnesty International développe son plaidoyer pour l'avortement dans un dossier « Les droits humains aujourd'hui » (2018), plaçant la dépénalisation de cet acte dans ses priorités pour l'année 2019.

Au nom de cette imposante ONG, son secrétaire général Kumi Naidoo se félicite de la dépénalisation récente de l'avortement en Irlande. A cette occasion, l'ONG avait déployé une grande campagne pro-avortement, financée par la Fondation américaine « Open Society » de Georges Soros (désigné par ailleurs 'personnalité de l'année' 2018 par le Financial Times). D'autre part, Kumi Naidoo déplore les refus consécutifs de légaliser l'avortement au Salvador (avril 2018) et en Argentine (août 2018), où pourtant des groupes de membres d'Amnesty International militent pour son autorisation.

Le cas du Salvad...

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Le CPAS d’Alost incitera-t-il systématiquement ses candidats à la contraception ?

Le CPAS d’Alost incitera-t-il systématiquement ses candidats à la contraception ?

La mesure a fait couler de l'encre ces derniers jours en Flandre : le CPAS d'Alost a décidé de suggérer d'office la prise de contraceptifs aux candidats pour le revenu d'intégration. « Nous devons oser dire aux gens qu'ils doivent prendre temporairement des contraceptifs », a annoncé Sarah Smeyers (NV-A), présidente du CPAS d'Alost. De plus, le CPAS remboursera la contraception si besoin.

Entre obligation, encouragement et possibilité, le degré d'application de la mesure reste ambigu. Sarah Smeyers affirme d'une part que la prise de contraceptifs restera « volontaire » et que « les familles qui la refusent ne seront pas sanctionnées », tout en précisant qu'il est important d'aborder systématiquement le sujet pour « combattre la pauvreté familiale ». Il s'agit donc avant tout d'un incitant moral et financier à la contraception pour les personnes en difficultés.

Le remboursement de la contraception pour les bénéficiaires du revenu d'intégration n'est pas une première : il est déjà p...

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Nouveau Dossier de l’IEB sur l’avortement suite à la réforme législative

Nouveau Dossier de l’IEB sur l’avortement suite à la réforme législative

Ce Dossier aborde l'historique de la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse, ses 28 ans d'application, ses conditions légales, la pratique de l'avortement en Belgique et son évolution, ainsi que les dernières modifications apportées par la loi du 15 octobre 2018.

Le 15 octobre 2018, le Parlement a adopté une loi relative à l'avortement, qui désormais ne figure plus dans le Code pénal.  Certaines conditions pour le pratiquer sont modifiées ou supprimées. Ces modifications concernent principalement l'état de détresse, le délai de réflexion, la clause de conscience, le délit d'entrave et l'autorisation de la publicité en matière l'avortement. Les sanctions pénales en cas de violation des conditions légales, quant à elles, demeurent.

La réalité de l'avortement rencontre-t-elle les objectifs fixés par le législateur de 1990 ? La loi de 2018 présage-t-elle une baisse du nombre d'avortements ou va-t-elle dans le sens d'une médicalisation et d'une banalisation des milliers ...

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Résultats inattendus du DPNI : détection précoce d'un cancer du sang chez la mère

Résultats inattendus du DPNI : détection précoce d'un cancer du sang chez la mère

A l'occasion d'un dépistage prénatal non invasif de routine, 8 femmes enceintes ont été diagnostiquées porteuses d'un cancer du sang par le Centre pour la génétique humaine à l'hôpital universitaire de Leuven (Belgique).

Initialement conçu pour détecter une éventuelle anomalie chromosomique chez l'enfant à naître, ce test sanguin chez la mère, examine non seulement l'ADN du foetus, mais aussi celui de la mère, qui circulent dans le sang prélevé. Par le biais du DPNI, des chercheurs belges ont ainsi fortuitement détecté du matériel génétique de cellules cancéreuses dans le sang de femmes enceintes.

Ces résultats ont poussé les chercheurs à utiliser le test génétique, en dehors de tout cadre de grossesse, pour des personnes supposées en bonne santé. Sur 1.002 tests, 5 patients ont été diagnostiqués avec la maladie de Hodgkin ou un lymphome non Hodgkinien. Des défauts génétiques sanguins ont été identifiés chez 24 autres patients, sans cancer, mais dont l'évolution sera suivie de près...

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