Début de vie

L’État néerlandais assurera le remboursement de la PMA hors des cas d’infertilité

Pays-Bas - L’État néerlandais assurera le remboursement de la PMA hors des cas d’infertilité



Depuis des années aux Pays-Bas, l'insémination artificielle de femmes seules ou de couples de femmes est remboursée en violation de la loi. Le ministre de la santé Bruno Bruins a annoncé qu'il régulariserait la situation dès le 1er janvier 2020. Pour l'année 2019, il permet que les remboursements continuent sur base de l'assurance santé.
Les assureurs santé ont pris l'habitude de rembourser l'insémination artificielle chez les femmes seules ou les couples de femmes, alors que la loi (Zorgverzekeringswet) n'autorise que le remboursement de traitements s'il y a une indication médicale. Or, a rappelé le ministre, la raison de ces inséminations artificielles est purement et simplement l'absence de partenaire masculin, ce qui ne constitue pas une indication médicale. Dans une lettre du 13 mars 2019 au Président de la Chambre, il note que la situation actuelle « crée le risque qu'un plus large éventail de traitements sans indications médicales ne doive être remboursé à partir des fonds d...

Lire la suite 


Don de sperme : vendre la masculinité à défaut de rémunérer

Belgique - Don de sperme : vendre la masculinité à défaut de rémunérer

« Besoin d'hommes généreux pour un job important » « Avez-vous ce qu'il faut pour devenir un héros ?» : ainsi s'intitulent des affiches publicitaires australiennes qui recrutent des donneurs de sperme.  Là où la loi interdit de rémunérer le don de gamètes, les banques de sperme développent des stratégies de marketing basées sur deux archétypes de la masculinité : le « soldat » servant son pays et le « héros » sauvant la dame en détresse. En lieu et place d'argent, ils offrent une identité. C'est ce que fait ressortir une récente étude publiée le 16 mai 2019 dans la revue Marketing Theory.

Les donneurs de sperme ne sont toujours pas rémunérés comme aux Etats-Unis, où ils perçoivent jusqu'à 1,500 dollars par mois.  Il n'empêche que l'industrie du don de sperme s'évalue à plus de 3.5 billions de dollars et que l'on peut s'attendre à sa croissance dans les prochaines années. En effet, l'acceptation grandissante des relations de même sexe et l'augmentation de la demande pour les traiteme...

Lire la suite 


205.295 avortements pratiqués en Angleterre et au Pays de Galles en 2018

Royaume-Uni - 205.295 avortements pratiqués en Angleterre et au Pays de Galles en 2018

205 295 : c'est le nombre d'avortements pratiqués en 2018 en Angleterre et au Pays de Galles, comme l'indique le rapport du Department of Health and Social Care en date du 13 juin 2019.

Les statistiques montrent la proportion grandissante des avortements médicamenteux. En effet, en 2018, 71% des avortements ont eu lieu par prise de pilule abortive, c'est-à-dire presque le double par rapport à 2008 (37%). Depuis 2014, cette méthode d'avortement apparaît d'ailleurs comme la plus répandue dans le pays.

Présentée comme la méthode la plus simple et sans danger, il apparaît néanmoins que cette interruption de grossesse n'est pas sans complications pour la femme : nausées, douleurs intenses, saignements... (Voir Dossier de l'IEB)

Depuis 2017, la Grande Bretagne finance les frais entourant l'avortement pour les femmes originaires d'Irlande du Nord, pays où l'avortement est interdit, sauf en cas de danger pour la vie ou la santé de la mère. Cela permet de comprendre qu'en 2018, 1053 avorte...

Lire la suite 


Avortement aux Etats-Unis : la bataille autour des lois a redoublé ces derniers mois

Etats-Unis - Avortement aux Etats-Unis : la bataille autour des lois a redoublé ces derniers mois

Aux Etats Unis, la remise en question des lois sur l'avortement se poursuit. De plus en plus d'Etats abandonnent la doctrine Roe v. Wade, cet arrêt de 1973 dans lequel la Cour Suprême déclare que la liberté d'avorter est garantie par le droit à la vie privée. A la suite de cet arrêt, beaucoup d'Etats avaient modifié leur loi, autorisant parfois des avortements jusqu'à la naissance. Ces derniers mois, dans pas moins de 16 Etats des propositions de loi ont été déposées pour protéger davantage l'enfant à naître et limiter les cas d'avortement. 6 Etats ont adopté des lois dites "heartbeat bills", c'est-à-dire des lois qui n'autorisent plus d'avortement dès qu'un battement de coeur est détecté chez le foetus (à partir de la 5ième semaine environ après la conception). Il s'agit des Etats du Mississippi, de l'Ohio, du Kentucky, de la Louisiane, de l'Iowa et de la Géorgie. L'Arkansas, le Nord Dakota, l'Utah et la Caroline du Nord ont eux aussi adopté des lois plus strictes en matièr...

Lire la suite 


Elections 2019 : l’Open Vld veut légaliser la gestation pour autrui

Elections 2019 : l’Open Vld veut légaliser la gestation pour autrui

En vue des élections, le parti libéral flamand Open Vld a présenté vendredi dernier cinq points d'action prioritaires pour renforcer les droits des LGBTIQ (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres, Intersexuels et Queer) en Belgique, parmi lesquels la légalisation de la gestation pour autrui.

Dans un premier temps, le parti milite pour l'introduction d'une option « troisième sexe » dans les documents officiels, afin que les personnes « non-binaires » (qui ne se considèrent ni hommes ni femmes) n'aient plus à choisir entre les cases masculin ou féminin. A terme, les candidats libéraux sont favorables à la rédaction de documents officiels sans distinction de sexe. Ils espèrent ainsi atteindre la première place au « Rainbow Index », un classement publié chaque année par l'International Lesbian and Gay Association pour déterminer l'état des droits LGBTIQ en Europe. Actuellement, la Belgique occupe la deuxième place au classement.
La gestation pour autrui (GPA) est l'une des quatre autre...

Lire la suite 


Révision de la loi avortement en Alabama : la femme, toujours victime, ne sera jamais condamnée

Révision de la loi avortement en Alabama : la femme, toujours victime, ne sera jamais condamnée

« Une femme qui avorte ne sera pas condamnée, étant considérée comme victime, mais le médecin qui pratique l'avortement en revanche encoure une peine allant de 10 à 99 ans de prison. » C'est ce que prévoit la nouvelle loi adoptée par la gouverneure d'Alabama Kay Ivey ce mercredi 15 mai 2019.   « Notre position est simplement que l'enfant à naître est une personne, et le projet de loi va directement dans ce sens » a déclaré le représentant de l'Etat, Rich Wingo.

La loi édicte toutefois qu'en cas de danger pour la santé de la mère ou de malformation foetale létale, l'avortement pourra être pratiqué.   L'année dernière, les électeurs d'Alabama avaient adopté un nouvel amendement dans leur Constitution, stipulant que « la politique publique de cet État consiste à reconnaître et à soutenir le caractère sacré de la vie à naître et les droits des enfants à naître, y compris le droit à la vie. » 

La sénatrice Terri Collins, représentante du projet de loi, a déclaré après le vote : « Ce pro...

Lire la suite 


Yara a obtenu que son bébé avorté soit reconnu comme une personne

Yara a obtenu que son bébé avorté soit reconnu comme une personne

C'est une première aux Pays-Bas : un bébé avorté a été reconnu comme une personne en application de la loi néerlandaise. Le 22 avril dernier, l'émission Nieuw Licht a diffusé le témoignage de Yara, une jeune femme ayant avorté après 14 semaines de grossesses, et qui a obtenu l'enregistrement de son bébé dans le registre de la population.

Yara est le nom d'emprunt de la jeune femme, qui a préféré garder l'anonymat car selon elle, l'avortement est encore trop tabou. Elle confie au journaliste son profond regret d'avoir avorté, et que son petit enfant lui manque énormément. Elle est allée demander un acte de décès à la clinique où elle avait avorté, pour faire enregistrer son enfant à la commune.

Il est en effet possible aux Pays-Bas, grâce à une modification de la loi sur l'enregistrement des personnes en janvier dernier, d'inscrire à la demande des parents leurs enfants nés sans vie dans au registre de la population (suite à une fausse couche ou un avortement). C'est grâce à une pé...

Lire la suite 


GPA : le doyen de l’Union des Avocats Européens parle « d’annihilation de la personne »

GPA : le doyen de l’Union des Avocats Européens parle « d’annihilation de la personne »

« Une femme ne peut être utilisée comme un moyen procréatif, son corps n'est pas disponible pour un tel usage. Qu'il soit fait à titre gratuit ou non, l'annihilation de la personne est la même. » C'est une condamnation ferme de la gestation pour autrui (GPA), sous toutes ses formes, qui ressort des discussions de l'Union des Avocats Européens, qui s'est réunie le 22 mars dernier à Marseille pour une conférence internationale sur « les actualités de la procréation ».

Les notions de « parent » et de « besoin d'enfant » ont notamment été abordées. Dans un compte-rendu des discussions, Gérard Abitbol, doyen des présidents d'honneur de l'Union des Avocats Européens, a rappelé à propos des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) qu'il fallait faire attention aux « potentielles dérives de leur utilisation », de même que leur généralisation : on estime aujourd'hui qu'un couple sur six a recours à une PMA.

Le doyen met aussi en avant la confusion volontairement entretenue aut...

Lire la suite 


New ! Dossier : La vie avant la naissance :  un choix entre fiction et réalité

New ! Dossier : La vie avant la naissance : un choix entre fiction et réalité

Dossier : ICI

Quelques années après l'allocution du Professeur Lejeune, deux projets de lois furent introduits au parlement belge en vue de donner à la vie à naître un statut légal à partir de la conception. L'idée centrale en était que cette vie était une évidence expérimentale que le droit devait prendre en compte.

L'auteur de la présente note succincte avait collaboré à la rédaction de ces propositions et fait maintenant le point sur la situation de la vie à naître en droit belge, avec en passant une digression vers le droit de quelques autres pays européens. Il examine dans quelle mesure ces pays ont réagi à l'incitation contenue dans divers traités et déclarations internationaux, auxquels ces pays ont adhéré, d'élaborer un statut légal de l'embryon et du foetus.

Dans quelle mesure, le droit et la jurisprudence y ont-ils donné suite ? La question sur la vraie nature de l'embryon est-elle posée ? Les preuves scientifiques selon lesquelles la vie est un continuum de la concepti...

Lire la suite 


Application mobile : suivez le développement du bébé in utero!

Application mobile : suivez le développement du bébé in utero!

Nommée « See Baby Pregnancy Guide », cette application permet de visualiser des images, des modélisations 3D et des animations représentant l'embryon puis le foetus in utero. Elle propose aussi des vidéos pour suivre ses mouvements dans le ventre, et fournit des informations de qualité sur la grossesse.

Cette application est un des résultats du « Virtual Human Embryo Project » initié il y a onze ans sous la direction du Dr. Raymond F. Gasser, un embryologiste américain de renom. Le but de ce projet est « d'améliorer la compréhension de l'embryologie humaine et d'encourager l'étude du développement de l'embryon humain en fournissant aux étudiants et aux chercheurs des ressources fiables sur la morphologie de l'embryon humain. »

Pour ce faire, des milliers d'images d'une très grande qualité montrant les différents stades d'évolution de l'embryon puis du foetus ont été numérisées, étiquetées et combinées. Elles ont été obtenues par embryoscopie et foetoscopie, grâce à une caméra placé...

Lire la suite