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La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

Belgique - La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

- Don d'organes, de tissus et de sang

Des peines allant jusqu'à 10 ans de prison et 75.000 euros d'amende s'appliqueront désormais aux personnes organisant, pratiquant ou bénéficiant du trafic d'organes humains. En sanctionnant plus sévèrement le prélèvement d'organes à des fins commerciales, le législateur donne un signal fort pour d'une part sauvegarder la solidarité interpersonnelle qui découle de la gratuité du don d'organes, et d'autre part protéger « les groupes les plus vulnérables de la société » parfois amenés à vendre leurs organes pour survivre.

Le 25 avril dernier, le Parlement belge a adopté cette proposition de loi déposée par trois députés de la N-VA (Valérie Van Peel, Yoleen Van Camp, Jan Vercammen). Ils exposent ainsi leurs motifs : « L'ignorance ou la pauvreté peuvent amener certaines personnes à envisager de céder un organe, mais les prestataires de soins qui y participent sont pleinement conscients de cette problématique. De même, il convient de sanctionner sévèrement les personnes qui recrutent des ...

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Le juteux business des ovocytes en Belgique

Belgique - Le juteux business des ovocytes en Belgique

- Don de gamètes

Après avoir interrogé différentes femmes donneuses d'ovocytes et plusieurs cliniques belges, la journaliste Sofia Costoglou révèle la réalité financière du don d'ovules dans une enquête pour « 7 à la Une » (RTBF).

En Belgique, la loi stipule que « la commercialisation des gamètes humains est interdite ». Cependant, bien que le don doive être gratuit, il peut néanmoins donner lieu à « une indemnité qui couvre les frais de déplacement ou de perte de salaire de la personne prélevée peut également couvrir les frais d'hospitalisation inhérents au prélèvement d'ovocytes de la donneuse. »   

Le caractère très relatif d'une telle indemnité donne lieu à des rémunérations pouvant aller de 500€ à 2000€ dans certaines cliniques, « parce que si on ne donne rien  on n'aura personne » (une responsable de clinique). « Avec un montant aussi attractif, le don censé être altruiste et désintéressé prend des allures de business » explique Sofia Costoglou.

La journaliste s'est fait passer pour une do...

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Yara a obtenu que son bébé avorté soit reconnu comme une personne

Yara a obtenu que son bébé avorté soit reconnu comme une personne

- Avortement

C'est une première aux Pays-Bas : un bébé avorté a été reconnu comme une personne en application de la loi néerlandaise. Le 22 avril dernier, l'émission Nieuw Licht a diffusé le témoignage de Yara, une jeune femme ayant avorté après 14 semaines de grossesses, et qui a obtenu l'enregistrement de son bébé dans le registre de la population.

Yara est le nom d'emprunt de la jeune femme, qui a préféré garder l'anonymat car selon elle, l'avortement est encore trop tabou. Elle confie au journaliste son profond regret d'avoir avorté, et que son petit enfant lui manque énormément. Elle est allée demander un acte de décès à la clinique où elle avait avorté, pour faire enregistrer son enfant à la commune.

Il est en effet possible aux Pays-Bas, grâce à une modification de la loi sur l'enregistrement des personnes en janvier dernier, d'inscrire à la demande des parents leurs enfants nés sans vie dans au registre de la population (suite à une fausse couche ou un avortement). C'est grâce à une pé...

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Explosion du nombre d’euthanasies au Québec

Explosion du nombre d’euthanasies au Québec

- Euthanasie et suicide assisté

« La Commission a dû analyser 10 fois plus « d'aides médicales à mourir » (AMM) (Euthanasies) que ce qui était prévu au départ » a fait savoir la Ministre de la Santé et des Services sociaux québécoise le 3 avril dernier.

Ce premier Rapport sur la situation sur les soins de fin de vie au Québec couvre la période du 10 décembre 2015 (date d'entrée en vigueur de la loi) au 31 mars 2018.

Plusieurs points sont à relever.

Le rapport fait état de 1.632 euthanasies pratiquées, avec des chiffres allant croissant : « en 2017, le nombre d'AMM administrées a augmenté de 73% par rapport à 2016 ». La majorité des personnes euthanasiées étaient âgées d'au moins 60 ans et atteintes d'un cancer. Certaines ont été euthanasiées pour cause de souffrance psychique seulement.

4% des euthanasies analysées ne répondaient pas aux exigences de la loi. Par ailleurs, « la Commission a constaté qu'elle n'avait pas reçu tous les formulaires de déclaration pour les AMM administrées ».

S'ajoutent à cela « ...

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Il faut libérer la Commission euthanasie de l’emprise politique et idéologique dit Pr. Vanopdenbosch

Il faut libérer la Commission euthanasie de l’emprise politique et idéologique dit Pr. Vanopdenbosch

- Euthanasie et suicide assisté

C'est un appel à réformer la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (CFCEE), qu'a lancé le Docteur Vanopdenbosch le 29 avril dernier. Invité à intervenir au cours de la journée d'étude « Euthanasie réussie ? Une évaluation critique de la loi et de la commission euthanasie » organisée à la KULeuven, l'ancien membre de la Commission, qui a remis sa démission en février 2018, est revenu sur les motivations de son départ. L'Institut Européen de Bioéthique en livre les points principaux.

Comme dans sa lettre de démission, ce docteur pourtant partisan de l'euthanasie a pointé du doigt une Commission sous influence politique et idéologique.

Témoignant de son parcours en tant que membre de la CFCEE, il a mentionné plusieurs disfonctionnements de la Commission. Lors d'une réunion notamment, alors qu'il relevait un manquement aux conditions légales dans un dossier d'euthanasie que la Commission n'avait pourtant pas renvoyé devant le Parquet, il s'était vu répondre p...

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Des singes « augmentés » grâce à des gènes humains

Des singes « augmentés » grâce à des gènes humains

- Recherche médicale

Des gènes humains ont été implanté chez 11 embryons de singes rhésus par des chercheurs chinois de l'Institut de zoologie de Kunming (sud-ouest de la Chine) et de l'Académie des sciences chinoise engagés dans un programme de recherche sur la génétique et les fonctionnalités cognitives du cerveau humain.

Sur les 11 macaques génétiquement modifiés, seuls cinq ont survécu jusqu'à la phase de tests dont les résultats devaient offrir une meilleure compréhension du cerveau humain. Au cours de ces tests, les singes devaient repérer des couleurs et des formes sur écran, alors que leur comportement cérébral était étudié par IRM. D'après les chercheurs, les animaux modifiés ont obtenu de meilleurs résultats aux tests sur la mémoire à court terme, et un meilleur temps de réaction par rapport aux singes « non-modifiés ».

Cette expérimentation ne manque pas de susciter une nouvelle controverse suite à l'affaire des bébés génétiquement modifiés (Bulletin de l'IEB) et celle du clonage de cinq sin...

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L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

Canada - L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

- Santé mentale

« Je suis extrêmement préoccupée par l'absence de réponses globales pour garantir l'accès des personnes handicapées au soutien dont elles ont besoin pour vivre de façon autonome dans leur collectivité ». Ce sont là les mots de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, dans son rapport sur le Canada remis le 12 avril dernier.

Alors que 6,2 millions de Canadiens sont porteurs de handicaps (soit un citoyen sur cinq), la Rapporteuse tire la sonnette d'alarme face à un certain nombre de problèmes qu'elle a noté lors à sa visite sur place courant avril.

Bien que le Canada ait ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), aucune des lois spécifiques aux personnes handicapées « n'est exhaustive ni entièrement conforme à la CDPH ». La Rapporteuse soulève que «  se voient systématiquement refuser la capacité juridique » et peuvent « être traitées de force sans consentement libre et éclairé », y compr...

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Une faille dans la loi euthanasie : l’aide au suicide comme échappatoire au contrôle de l'euthanasie

Une faille dans la loi euthanasie : l’aide au suicide comme échappatoire au contrôle de l'euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

La Chambre du conseil de Malines a décidé de ne pas renvoyer le Dr Marc Van Hoey devant le juge, après que celui-ci ait prodigué un breuvage mortel à une dame de 85 ans qui ne voulait plus vivre. En suivant l'avis du Ministère public et la défense du médecin, elle semble avoir considéré que le cas ne rentrait pas dans le champ d'application de la loi sur l'euthanasie.

Simona De Moor ne souffrait pas de maladie physique ou psychique particulière (condition essentielle pour une euthanasie), mais faisait état d'un « chagrin inapaisable » suite au décès récent de sa fille. Elle n'était pas même dépressive, avait expliqué le médecin. En outre, le docteur Van Hoey n'avait pas fait appel à un troisième médecin, comme l'impose la loi quand la personne n'est pas dans une situation de fin de vie imminente. (Bulletin de l'IEB : Premier dossier d'euthanasie transmis au Parquet)

Euthanasie ou suicide assisté ?

La Commission de contrôle de l'euthanasie avait renvoyé le cas devant le ministère p...

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GPA : le doyen de l’Union des Avocats Européens parle « d’annihilation de la personne »

GPA : le doyen de l’Union des Avocats Européens parle « d’annihilation de la personne »

- Gestation pour autrui

« Une femme ne peut être utilisée comme un moyen procréatif, son corps n'est pas disponible pour un tel usage. Qu'il soit fait à titre gratuit ou non, l'annihilation de la personne est la même. » C'est une condamnation ferme de la gestation pour autrui (GPA), sous toutes ses formes, qui ressort des discussions de l'Union des Avocats Européens, qui s'est réunie le 22 mars dernier à Marseille pour une conférence internationale sur « les actualités de la procréation ».

Les notions de « parent » et de « besoin d'enfant » ont notamment été abordées. Dans un compte-rendu des discussions, Gérard Abitbol, doyen des présidents d'honneur de l'Union des Avocats Européens, a rappelé à propos des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) qu'il fallait faire attention aux « potentielles dérives de leur utilisation », de même que leur généralisation : on estime aujourd'hui qu'un couple sur six a recours à une PMA.

Le doyen met aussi en avant la confusion volontairement entretenue aut...

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Faut-il euthanasier les nouveau-nés gravement malades ?

Faut-il euthanasier les nouveau-nés gravement malades ?

- Euthanasie et suicide assisté

Mettre fin à la vie des nouveau-nés gravement malades : va-t-on boucler la boucle entre l'avortement et l'euthanasie ?

Les médecins néonatologues trouvent qu'il faut pouvoir ne pas commencer un traitement chez un nouveau-né gravement malade, même au risque de hâter sa mort. 90% des infirmiers en néonatologie pensent de même. 60% des néonatologues et 74% des infirmiers en néonatologie estiment même qu'il faut, dans certains cas, pouvoir mettre fin à la vie de ces nouveau-nés en leur administrant un produit mortel.

Ces chiffres ont fait le tour mes médias flamands et sont désormais saisis pour demander au législateur d'autoriser « l'euthanasie » des nouveau-nés. Ils sont basés sur une étude parue le 25 mars 2019 dans la revue Acta Paediatrica, et menée par le groupe de recherche Zorg rond het Levenseinde (UGent/VUB). Il convient cependant de les remettre en contexte : l'étude s'est limitée à interroger des soignants en Flandre, et seule la moitié de l'ensemble du secteur s'y est soum...

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