Toutes les actualités

Reins, cœurs, peau, cornées de porcs implantés chez des nouveau-nés

Reins, cœurs, peau, cornées de porcs implantés chez des nouveau-nés

- Génétique

Des xénogreffes aux chimères : une limite de plus en plus difficile à contenir.

En Corée du Sud, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, des chercheurs s'apprêtent à transplanter des organes et des tissus d'animaux chez l'homme : c'est la xénotransplantation.

Les essais cliniques devraient ainsi conduire vers des greffes de cornées de porc, de reins, de coeurs porcins chez des nouveau-nés, de peau de porc sur des grands brûlés, mais aussi de sang, de cellules pancréatiques pour traiter les patients diabétiques, ou des cellules productrices de dopamine en cas de Parkinson.

Les chercheurs ont peu à peu réussi à contourner la difficulté du rejet de l'organe animal par le corps humain, grâce à la technologie d'édition du génome : avec la technique CRISPR-Cas9 (Dossier de l'IEB), ils éliminent chez l'être humain « les marqueurs qui identifient les cellules de porcs comme étrangères, pour éviter toute réaction de rejet ».

Une chose est de greffer du matériel corporel animal chez un être huma...

Lire la suite 


CEDH : pas obligatoire de transcrire à l’état civil l’acte de naissance d’un enfant porté par autrui

CEDH : pas obligatoire de transcrire à l’état civil l’acte de naissance d’un enfant porté par autrui

- Gestation pour autrui

Ce mercredi, la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son premier avis consultatif, qui concerne la gestation pour autrui : pour la Cour, le droit au respect de la vie privée de l'enfant requiert que le droit national permette la reconnaissance d'un lien de filiation entre l'enfant et la mère d'intention, mais ne requiert pas que cette reconnaissance se fasse par la transcription sur les registres d'état civil de l'acte de naissance établi à l'étranger. (Voir le Bulletin de l'IEB qui situe le cas juridique)

Tout en reconnaissant timidement que la GPA comporte des risques d'abus et pose problème par rapport au droit de connaître ses origines, la Cour considère que l'intérêt supérieur de l'enfant comprend aussi « l'identification en droit des personnes qui ont la responsabilité de l'élever, de satisfaire à ses besoins et d'assurer son bien-être. » Elle en retire que les Etats doivent permettre la reconnaissance du lien de filiation entre l'enfant et la mère d'intention, mais e...

Lire la suite 


Le développement du cerveau du fœtus varie selon le sexe

Le développement du cerveau du fœtus varie selon le sexe

- Grossesse

Une étude publiée sur le site ScienceDirect fait état d'une découverte majeure au sujet du développement du cerveau humain in utéro. « La présente étude démontre pour la première fois que le développement du cerveau du foetus varie selon le sexe » écrivent les chercheurs.
Grâce à des IRM menés sur 118 foetus pendant la grossesse, il a été observé que les connections neuronales entre certaines aires du cerveau se développaient différemment chez les individus masculins et féminins, certaines connections présentes au féminin étant d'ailleurs absentes au masculin.

Il n'est pas encore possible de dire quelles caractéristiques psychiques découlent de ces différences. Cependant, le psychologue Leonard Sax souligne que « le cerveau humain est sexué avant la naissance c'est une réalité empirique. » D'autres recherches ont étudié la transcription des gènes dans les cerveaux humains mâles et femelles, de la période prénatale à l'âge adulte. Il en résulte que la plus grande différence de trans...

Lire la suite 


Les citoyens sont-ils prêts au partage de leurs données génétiques ?

Les citoyens sont-ils prêts au partage de leurs données génétiques ?

- Génétique

La Fondation Roi Baudouin et Sciensano ont organisé un forum citoyen dont le but était de discuter en détails de l'emploi des données ADN dans le domaine médical. Cette démarche à eu lieu suite à la demande de la ministre de la Santé Publique qui souhaite élaborer une politique sur le sujet, politique qu'elle veut conforme aux attentes de la population belge.

Ainsi, les 32 participants du forum ont dû répondre à plusieurs questions : Peut-on partager nos données génétiques ? Avec qui ? Pour quelles utilisations ? Quelles données le chercheur peut-il utiliser ?

En général, les citoyens se disent prêts à partager leur données génétiques tant que cela sert au bien commun. Néanmoins, ils désirent garder un droit de regard sur l'utilisation de ces informations et insistent sur l'obtention préalable de leur consentement personnel, explicite et éclairé. En effet, les citoyens estiment que l'ADN est d'une donnée « intime » qui contient de nombreuses informations sur ce qu'ils sont et qui d...

Lire la suite 


Les soins palliatifs comme composante essentielle du" Vivre ensemble"

Les soins palliatifs comme composante essentielle du" Vivre ensemble"

- Soins palliatifs

Le modèle des soins palliatifs doit s'adapter. Encore fortement construits autour des institutions de soins, les soins palliatifs sont appelés à faire partie intégrante de la vie en société pour permettre aux patients ou personnes âgées d'être soignés le plus longtemps possible dans leur environnement propre.

C'est ce que soutient une récente étude menée par le groupe de recherche End of Life Care (UGent et VUB), « Tijd voor een echte vermaatschappelijking van palliatieve zorg? ». Les chercheurs conseillent d'investir dans l'autonomie du soin et le réseau propre du patient, plutôt que de soumettre directement les patients aux soins palliatifs résidentiels.

Ce basculement tient compte de plusieurs impératifs : démographiques (contre 25% de la population en besoin de soins palliatifs en 2014, il faut s'attendre à 42% en 2040), sectoriels (insuffisance croissante de soignants palliatifs, liée à l'évolution démographique précitée) et financiers. Une seconde étude menée par ce même grou...

Lire la suite 


Le nouvel argument pour l’euthanasie des personnes démentes

Le nouvel argument pour l’euthanasie des personnes démentes

- Euthanasie et suicide assisté

Faisant suite à une journée d'étude à Anvers en mars dernier, le consortium de médecins LEIF (LevensEinde InformatieForum) fait pression pour élargir l'accès à l'euthanasie aux patients qui sont à un stade avancé de démence.

L'argument est le suivant : puisque la loi exige que la personne soit encore capable de discernement au moment de son euthanasie (*), celle-ci n'est possible qu'au début du processus de démence. Selon LEIF, il en ressort que des patients sont euthanasiés « trop tôt », alors qu'ils pourraient encore vivre de belles semaines, de beaux mois voire de belles années.

Paradoxalement, ce constat, et celui du neurologue Patrick Cras (chef de service à la clinique universitaire d'Anvers), selon lequel les patients atteints de démence reviennent souvent, au cours de la maladie, sur leur volonté initiale d'être euthanasiés, n'aboutissent pas à remettre en question l'euthanasie pour souffrance psychique.

Au contraire, LEIF propose que la personne en début de démence, puiss...

Lire la suite 


Soignants et citoyens s’opposent en masse à l’euthanasie en Nouvelle-Zélande

Soignants et citoyens s’opposent en masse à l’euthanasie en Nouvelle-Zélande

- Euthanasie et suicide assisté

Le projet de loi pour la dépénalisation de l'euthanasie et du suicide assisté soumis au Parlement néo-zélandais par le député David Seymour (ACT New-Zealand) et adopté en première lecture, a suscité un vaste rejet de la part des citoyens. Un rapport de l'organisation Néo-zélandaise Care Alliance montre plus de 90% d'opposants.

38.000 Néo-Zélandais ont remis leurs observations sur le projet de loi au Comité restreint de la Justice. Après examen, Care Alliance a rendu un rapport détaillé sur leur contenu. Il ressort que 91,8% des participants sont opposés à cette dépénalisation. Parmi le personnel médical ayant rédigé des soumissions, ce sont 93,5% qui y sont également totalement hostiles.

A travers ces observations, les Néo-Zélandais pointent du doigt l'inévitable effritement du cadre légal, comme dans les pays où l'euthanasie a été dépénalisée et où l'on voit les critères d'éligibilité s'élargir peu à peu. De plus, l'idée que l'État reconnaîtrait ainsi le suicide assisté et l'euth...

Lire la suite 


1.000 grossesses par « adoption » d’embryons

1.000 grossesses par « adoption » d’embryons

- Procréation médicalement assistée

« Adopter » un embryon surnuméraire issu de la PMA, voilà ce que propose l'Institut Marquès en Espagne. Clinique spécialisée dans la PMA (procréation médicalement assistée), elle la propose aux couples hétérosexuels, homosexuels, et même aux femmes célibataires, utilisant les embryons « en trop », dits « surnuméraires » que d'autres couples ne veulent plus.

Ces embryons « surnuméraires », sont issus de la congélation et sont dans l'attente de leur destination finale décidée par les parents biologiques : ils seront détruits, cédés à la recherche, ou cédés à un autre candidat.
Pour les parents qui ne peuvent ou ne veulent pas se prononcer, la loi espagnole leur permet de déléguer leur pouvoir décisionnel à la clinique de procréation qui choisira pour eux. Cela signifie que les parents ne sauront jamais si l'un de leurs embryons a été implanté pour donner naissance à un enfant, leur enfant.

 L'Institut précise que le traitement hormonal et la réimplantation de l'embryon « sont très si...

Lire la suite 


Chercheurs irresponsables mais aucune interdiction

Chercheurs irresponsables mais aucune interdiction

- Gamètes

Le comité consultatif « pour l'encadrement et la surveillance de la correction du génome humain »  de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s'est réuni pour la première fois à Genève ces 18 et 19 mars.

Pendant ces deux jours, les experts ont analysé la situation de la science et de la technologie aujourd'hui. Ils ont reconnu qu'il était « pour l'instant irresponsable de la part de quiconque de travailler à des applications cliniques de la correction du génome » sur des gamètes ou des embryons. Cependant, ils ne réclament aucune interdiction même temporaire de ces procédés rejetant ainsi le moratoire proposé cinq jours plus tôt par dix-huit éminents scientifiques et éthiciens (voir Bulletin IEB). 

Les membres du comité se sont surtout accordés sur l'importance d'avoir une « base de données ouverte et transparente sur les travaux en cours ». Ils ont donc demandé à l'OMS de créer rapidement un registre centralisant toutes les recherches. Le comité invite également « tous ceux qui ...

Lire la suite 


Faut-il réduire les traitements médicaux pour les personnes âgées ?

Faut-il réduire les traitements médicaux pour les personnes âgées ?

- Alimentation et hydratation

La députée néerlandaise Corinne Ellemeet (GroenLinks) a provoqué de vives réactions suite à sa proposition concernant les soins aux personnes âgées. La députée écologiste demande à ce que les médecins gériatres en hôpitaux soient davantage impliqués dans le processus décisionnel pour prodiguer ou pas un traitement lourd à un patient âgé de plus de 70 ans.

« La question centrale est celle-ci : que sommes-nous en train de faire au patient ? Hospitalisation, anesthésie, douleur et un déluge de drogues. Plusieurs recherches ont montré qu'il est courant d'entrainer des patients âgés dans un processus de traitements excessifs. » a déclaré l'élue, en charge de la Santé publique à la Chambre basse.

La députée affirme qu'il n'y a aucun calcul économique de sa part, bien qu'elle rappelle que 70% des patients au Pays-Bas sont âgés de plus de 70 ans. Elle soutient que sa seule préoccupation est celle d'offrir les meilleures conditions de soin aux personnes âgées.

La présidente de l'Associatio...

Lire la suite