Toutes les actualités

« Intersexualité » : l’Europe et la Belgique veulent tourner la page du pathologique

« Intersexualité » : l’Europe et la Belgique veulent tourner la page du pathologique

- Genre et sexualité

Les initiatives réglementaires ne cessent de se multiplier pour interdire la chirurgie et les traitements de normalisation du sexe chez les personnes dites « intersexes », jusqu'à ce qu'elles puissent elles-mêmes déterminer leur propre « identité de genre ».

Ces personnes peuvent vivre un questionnement  concernant l'assignement de leur sexe, dû au fait que le développement de leurs organes génitaux s'est fait de façon anormale pendant leur vie foetale.  Les « troubles de la différenciation sexuelle » (DSD), ainsi nommés par la communauté médicale, sont le fait d'une inadéquation entre le phénotype (anatomie génitale, masse musculaire, stature,...) et le profil biologique (caryotype, hormones). Ils touchent une part minime de la population. L'évolution socioculturelle a peu à peu imposé le terme d' « intersexualité » au lieu de troubles de la différenciation sexuelle, afin de sortir ces « différences » du registre pathologique et de les envisager sous un angle sociologique et des d...

Lire la suite 


"Ce ne peut être le rôle de l’Etat de soutenir activement des actions suicidaires"

"Ce ne peut être le rôle de l’Etat de soutenir activement des actions suicidaires"

- Euthanasie et suicide assisté

En Allemagne, le ministre de la Santé Jens Spahn (CDU) doit lutter contre les conséquences d'un arrêt ouvrant la voie au suicide assisté. Depuis que la cour de Leipzig a reconnu « le droit pour un patient dont la maladie est incurable et la souffrance insupportable, de décider comment et quand finir sa vie », l'Institut fédéral pour les médicaments et dispositifs médicaux (BfArM) a reçu 123 demandes pour acheter des produits létaux de la part de personnes voulant se suicider.

En juin 2018, le Ministre de la santé avait sommé l'agence fédérale de ne pas permettre aux personnes d'acquérir ces doses létales. L'agence en aurait déjà rejeté 93, et 22 candidats seraient décédés pendant leur attente. Aucune demande n'a encore été validée.

Le ministre-adjoint de la santé, Lutz Stroppe, avait adressé par la suite un courrier à l'agence, insistant sur la gravité d'un soutien étatique au suicide : « Ce ne peut être le rôle de l'Etat de soutenir activement des actions suicidaires en donnant la...

Lire la suite 


Une offre d'emploi qui exclut les objecteurs de conscience

Irlande - Une offre d'emploi qui exclut les objecteurs de conscience

- Clauses de conscience

La plus grande maternité d'Irlande, (Dublin's National Maternity Hospital), a annoncé le recrutement d'un anesthésiste et d'un obstétricien. Avec un critère d'embauche : ils doivent accepter de pratiquer des avortements. Une source de l'hôpital a indiqué que ces soignants seraient pourtant très peu amenés à réaliser des IVG et que « leurs tâches seraient essentiellement celles attendues d'un anesthésiste ou d'un obstétricien dans une maternité. » Malgré tout, il est demandé aux médecins opposés à cette pratique de ne pas postuler.

Cette annonce a fait réagir la députée Nord-Irlandaise Nuala O'Loan, qui a déclaré que l'Irlande entrerait en « eaux troubles » si la disposition à pratiquer des avortements devenait une condition d'emploi dans les hôpitaux. Par ailleurs, elle a attiré l'attention sur le problème qui se poserait si ces médecins venaient à changer d'avis au cours de leur travail à la maternité : pourraient-ils alors recourir à l'objection de conscience ?

La nouvelle loi i...

Lire la suite 


PMA endogène ou exogène : "C'est son fils, puisqu'il en avait le projet ! "

PMA endogène ou exogène : "C'est son fils, puisqu'il en avait le projet ! "

- Procréation médicalement assistée

Le jeudi 7 février, la Cour constitutionnelle belge a jugé qu'il ne pouvait être fait obstacle à l'établissement judiciaire de la paternité du co-auteur du projet parental, même en cas de procréation médicalement assistée (PMA) exogène (issue du sperme d'un tiers), et même si l'homme n'était pas marié avec la mère au moment de la naissance, ou qu'il n'avait pas reconnu l'enfant.

Dans cette affaire, le tribunal de Mons a été saisi d'une action en recherche de paternité diligentée par la mère d'une enfant née à l'issue d'une PMA « exogène », c'est-à-dire avec don de sperme d'un autre homme que son compagnon. Ce compagnon étant décédé pendant la grossesse, la mère de l'enfant a néanmoins souhaité établir judiciairement la filiation entre son enfant et son compagnon. Or, les héritiers du compagnon s'y opposaient, ne souhaitant pas que l'enfant soit considéré comme leur cohéritier.

En droit belge, dans le cas où la paternité n'est pas présumée (du fait du lien matrimonial au moment de l...

Lire la suite 


Qu’est-ce qui conduit les prisonniers à demander l’euthanasie ?

Qu’est-ce qui conduit les prisonniers à demander l’euthanasie ?

- Euthanasie et suicide assisté

23 détenus ont demandé l'euthanasie entre 2011 et 2017. Si l'on ne connaît pas l'issue de leurs demandes, on sait néanmoins que deux d'entre eux se trouvaient en phase terminale d'un cancer, tandis que les 21 autres invoquaient des souffrances psychiques.

De quelles souffrances s'agit-il ? Caroline Devynck, criminologue à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), s'est longuement entretenue avec eux. Elle rapporte qu'ils sont en général condamnés à un emprisonnement de longue durée, et qu'ils considèrent leur situation comme « sans issue ». Internés ou emprisonnés, la question est la même : « Que me reste-t-il encore à vivre ? ». Ils pointent l'absence de perspectives, de contacts sociaux, une vie réduite à une promenade quotidienne ou à regarder la télévision, et des circonstances de vie de plus en plus insupportables, comme le bruit permanent, la mésentente voire la violence entre prisonniers, l'absence de vie privée, ...

Selon la chercheur, il est frappant de voir comment les événe...

Lire la suite 


Plus de 25.000 embryons utilisés pour la recherche en Belgique depuis 10 ans

Belgique - Plus de 25.000 embryons utilisés pour la recherche en Belgique depuis 10 ans

- Recherche sur les embryons

Nouveau Dossier de l'IEB : "La recherche sur les embryons humains"

La loi du 11 mai 2003 relative à la recherche sur les embryons in vitro, votée par le Sénat et la Chambre des représentants de Belgique, permet non seulement la recherche sur les embryons surnuméraires produits dans le cadre des procréations médicalement assistées (PMA), mais elle autorise, à titre d'exception, la création d'embryons « frais » pour la recherche.

Cherchant à se conformer à la loi, trois universités du pays - KULeuven, Vrije Universiteit Brussel (VUB) et UGent soumettent chaque année leurs projets de recherche pour avis et autorisation à la Commission Fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les Embryons in vitro (CFE). Le rapport de ladite commission est ensuite envoyé à la Chambre.

 

Ce dossier présente d'abord un aperçu des conditions posées par la loi pour autoriser la recherche sur embryons, ensuite une analyse des derniers rapports publiés par la CFE et les fruits de son symposi...

Lire la suite 


Plus d'avortements, femmes plus âgées, plus long délai de réflexion demandé....aux Pays-Bas

Plus d'avortements, femmes plus âgées, plus long délai de réflexion demandé....aux Pays-Bas

- Avortement

30.523 avortements aux Pays-Bas en 2017, c'est-à-dire 379 de plus qu'en 2016. Cette augmentation s'observe surtout chez les femmes qui habitent aux Pays-Bas (+546). Par contre, le nombre de femmes en provenance de la Belgique et qui ont avorté aux Pays-Bas a baissé de 527 en 2016, à 472 en 2017.

Ces chiffres ressortent du dernier Rapport 2017 de l'Inspection des Soins de santé et de la Jeunesse (Inspectie Gezondheidszorg en Jeugd,)

Analyse succinte des chiffres dans le Flash Expert

Lire la suite 


Une enquête gouvernementale sur les conséquences de l’avortement en Allemagne

Une enquête gouvernementale sur les conséquences de l’avortement en Allemagne

- Avortement

Le Gouvernement allemand vient d'accorder un budget de 5 millions d'euros au Ministre de la santé Jens Spahn (CDU), pour lui permettre de mener à bien une enquête sur les conséquences psychologiques à long terme de l'avortement chez les femmes. Il s'agit d'étudier l'existence des « syndromes post-avortement » et de voir dans quelle mesure ils peuvent affecter les femmes. L'enquête doit se dérouler de 2020 à 2023, à raison de 1.25 million d'euros alloué par an.

Cette décision a entraîné de nombreuses réactions, notamment du côté du parti socialiste (SPD), qui appartient à la coalition majoritaire (avec le CDU et le CSU). Hilde Mattheis, rapporteur du groupe parlementaire SDP sur la santé des femmes, a ainsi déclaré : « Cinq millions d'euros sont gaspillés pour une étude scientifiquement absurde et à caractère idéologique. » Les opposants à l'enquête mettent en avant des études déjà menées, qui montreraient qu'une minorité de femmes regrette d'avoir avorté, et que seulement une minori...

Lire la suite 


L’avortement devient possible jusqu’à la naissance dans l’Etat de New York

L’avortement devient possible jusqu’à la naissance dans l’Etat de New York

- Avortement

Dans l'Etat de New York, l'avortement du foetus humain est désormais possible jusqu'à la naissance. Cette évolution a provoqué de nombreuses réactions dans la population, le monde politique et académique. 
Le Gouverneur Andrew Cuomo a saisi l'occasion du 46ème anniversaire de Roe vs Wade (arrêt de la Cour Suprême autorisant l'avortement aux Etats-Unis) pour promulguer le Reproductive Health Care Act. La loi permet aux femmes d'avorter sans conditions particulières jusqu'à 24 semaines de grossesse, comme c'était déjà le cas, mais elle autorise désormais l'avortement jusqu'au terme de la grossesse si la santé de la mère ou du foetus est en danger, ou si le foetus est jugé non-viable.

Contrairement à ce que prévoyait l'ancienne loi, la présence d'un médecin pour assurer les soins de santé de l'enfant au cas où celui-ci survivrait à l'avortement, n'est plus obligatoire. Cette précaution obligeait l'Etat de New-York à offrir une protection juridique immédiate à l'enfant dans une telle si...

Lire la suite 


Des soignants réagissent face au « prosélytisme » d'associations pro-euthanasie

Des soignants réagissent face au « prosélytisme » d'associations pro-euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

Dans une lettre ouverte écrite à l'initiative de Martine et Bernard Couderc (respectivement gériatre co-fondatrice d'une association de soins palliatifs, et cancérologue), quarante-sept médecins, soignants et aidants-proches dénoncent le « prosélytisme » des associations en faveur de l'euthanasie en France.

C'est l'organisation d'une conférence par le Président départemental de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) qui a suscité la réaction du collectif.  Le médecin invité par l'ADMD, Yves De Locht, a évoqué le cas de ses patients français qui viennent en Belgique pour obtenir l'euthanasie. Le collectif des médecins y voit une attitude proactive de l'ADMD, qui veut faire croire que tout se passe au mieux dans les pays ayant légalisé la pratique. Ces soignants maintiennent que l'euthanasie n'est pas une « solution miracle » comme elle est souvent présentée, et surtout que des alternatives existent qui autorisent à « vouloir autre chose qu'un acte mortifère irré...

Lire la suite