Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Publié le : Thématique : Statut du corps humain / Don d'organes et mort Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Aux Pays-Bas, une entreprise américaine s'engage à payer les frais funéraires de personnes décédées si celles-ci donnent leurs corps à la science. Après leur décès, le corps de ces personnes est donc transféré à cette entreprise privée dénommée Rise Labs. Celle-ci vend par la suite certaines parties des corps humains en question.

Si le don de corps est motivé par des raisons financières – en l'occurrence le fait de bénéficier de frais funéraires payés - cela remet alors en cause la notion juridique d'indisponibilité, ou plus précisément de non-patrimonialité du corps. Notons que la législation en vigueur aux Pays-Bas interdit d'encourager par des incitations financières le don de corps. Pour Britta van Beers, professeur à l'Université libre d'Amsterdam, ‘'le don de corps est présenté comme une option budgétaire. Donc : si vous donnez votre corps, ce n'est pas seulement bon pour la science mais aussi pour votre portefeuille''.

Outre les enjeux juridiques qu'une telle pratique soulève, commercialiser ainsi des morceaux de corps humains pose également question d'un point de vue éthique.

De telles pratiques peuvent en effet conduire à considérer le corps humain de manière utilitariste. Ce même danger apparaît en matière d'euthanasie, avec le don d'organes post-euthanasie. Un risque de confusion se dessine entre la volonté de mourir et la décision de donner ses organes, dans la mesure où certaines personnes, malades ou handicapées, pourraient arriver à la conclusion qu'elles pourraient être plus ‘'utiles'' en donnant leurs organes par le biais d'une euthanasie.

 

Source : Medisch Contact


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