Recherche biomédicale

Etats-Unis - Etats-Unis : amputé des deux bras, il contrôle ses deux prothèses par son cerveau

Dans le cadre d'une expérience menée par l'Applied Physics Laboratory de la Johns Hopkins University, dans le Maryland, Les Baugh, un américain du Colorado, amputé des deux bras suite à un accident de travail, peut aujourd'hui se servir de deux prothèses ajustées au niveau des épaules.
Fait remarquable, c'est par la pensée, décryptée par un logiciel informatique et un mécanisme reliant son cerveau aux prothèses, que Les Baugh peut saisir des objets et ré-apprendre peu à peu les gestes de la vie courante.
Auparavant, l'homme a dû subir une opération  qui consistait à remplacer des nerfs. Il a aussi dû s'entraîner à faire fonctionner ses muscles d'une autre façon. Il peut maintenant prendre une tasse dans sa main-prothèse et l'élever jusqu'à la bouche pour boire.
Source : The Telegraph, 19/12/2014  
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CJUE : définition de l'embryon humain

CJUE : définition de l'embryon humain

La Cour de Justice de l'Union Européenne a rendu ce 18 décembre 2014 un arrêt dans un litige opposant une société commerciale d'exploitation de cellules souches à l'Office britannique des brevets.
Dans cet arrêt, la Cour a été amenée à se prononcer sur la notion d' « embryon humain ». D'après la Cour, pour être qualifié comme tel, « un ovule humain non fécondé doit nécessairement disposer de la capacité intrinsèque de se développer en un être humain ».
Et la Cour de préciser : « Par conséquent, le seul fait qu'un ovule humain activé par voie de parthénogenèse commence un processus de développement n'est pas suffisant pour le considérer comme un embryon humain. ».
Il s'ensuit concrètement qu'un organisme incapable de se développer en un être humain ne constitue pas un « embryon humain », et que, par conséquent, les utilisations d'un tel organisme à des fins industrielles ou commerciales peuvent, en principe, faire l'objet d'un brevet. « En revanche, dans l'hypothèse où un tel ovule d...

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Belgique - Belgique : inauguration d’un centre d’expertise en robotique médicale

Le 12 novembre dernier, l'Université Catholique de Louvain a inauguré un nouveau centre de d'expertise pluridisciplinaire visant à promouvoir la recherche dans le domaine de la robotique médicale. Celui-ci développera ses travaux selon trois axes : la réadaptation et la rééducation des patients, l'assistance à la chirurgie et la compréhension du mouvement. Misant résolument sur la fédération des talents, Louvain Bionics rassemble des professeurs dans des disciplines aussi diverses que l'ingénierie, la médecine, la psychologie, les neurosciences ou l'éthique.
Pour Benoît Raucent, ingénieur à l'école polytechnique de Louvain et porte-parole de Louvain Bionics, ce caractère multidisciplinaire présente des avantages évidents : « Lorsqu'un ingénieur conçoit un prototype, s'il le fait seul, il obtiendra une machine performante mais peut-être pas toujours adaptée aux besoins du médecin et du patient. S'il la conçoit avec l'équipe médicale, il pourra mieux cerner les besoins et optimaliser d...

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Suisse - Suisse : un nouveau pôle de recherche pour la médecine de demain

Le 4 novembre dernier, le Campus Biotech, centre de recherche genevois qui se présente comme un « nouveau pôle d'excellence dans les domaines de la recherche en biotechnologie et en sciences de la vie », a ouvert ses portes à la presse. Destiné à accueillir à terme 1.200 chercheurs sur pas moins de 40.000 m2, ce centre a pour ambition de placer la Suisse à l'avant-garde mondiale dans les domaines des neurosciences et de la bio-ingénierie. Résolument tourné vers la recherche appliquée, il abrite diverses institutions dont certaines travaillent sur des sujets qui relèvent à l'heure actuelle de la science-fiction, tels que la conception de neuroprothèses visant à rendre la mobilité à des personnes paralysées ou la vue à des personnes aveugles, ou sur le développement d'une médecine toujours plus personnalisée, à l'aide notamment du séquençage génomique permettant d'affiner le diagnostic.
Le centre accueillera également à partir de décembre le Human Brain Project, projet soutenu financiè...

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Les cellules souches présentes dans le sang du cordon du nouveau-né sont utiles en médecine.

Les cellules souches présentes dans le sang du cordon du nouveau-né sont utiles en médecine.

En effet, les risques de rejet sont moindres que pour les cellules souches issues d'un prélèvement de moelle osseuse d'un donneur, et elles ne requièrent pas d'opération pour les isoler. Cependant, leur intérêt est limité en pratique parce que leur nombre est souvent trop faible pour le traitement d'un adulte.
Des chercheurs de l'Université de Montréal ont identifié une molécule (appelée UM171) capable de stimuler "ex-vivo" la prolifération de ces cellules et ont ensuite réalisé avec succès un test pré-clinique de ces cellules issues du cordon ombilical et multipliées: ces cellules greffées à un animal ont correctement généré des cellules sanguines humaines. Ce travail a été publié dans la prestigieuse revue Science. Ces chercheurs sont à présent en train de préparer des essais cliniques à plus grande échelle visant à soigner des patients humains.

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Création d'un muscle artificiel auto-régénérant

Etats-Unis - Création d'un muscle artificiel auto-régénérant

Une équipe en ingénierie biomédicale de la Duke University a réussi à créer un muscle bioartificiel, en mélangeant des cellules souches de souris à un hydrogel.
Après une stimulation électrique, le muscle s'est contracté avec 10 fois plus de puissance qu'aucun autre muscle artificiel, au point d'atteindre la même puissance qu'un muscle naturel. Il est  aussi capable de se régénérer en cas de lésion physique, mais également après avoir été infecté, les scientifiques l'ayant exposé à une toxine extraite du venin d'un serpent. Cette capacité de régénération est due à un stock de cellules souches satellites qui sont prêtes à s'activer dès que les fibres musculaires sont abîmées.
Pour finaliser l'expérience, les scientifiques ont greffé leur création sur des rats. Avec succès puisque le muscle s'est renforcé et que des cellules sont parvenues à se déplacer à travers les veines qui se sont développées progressivement. Reste maintenant à confirmer ce bel ouvrage chez les humains. En attenda...

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L'hôpital universitaire d'Anvers se dote d'appareils pour mesurer la douleur

L'hôpital universitaire d'Anvers se dote d'appareils pour mesurer la douleur

L'hôpital universitaire d'Anvers (UZA) s'est équipé de 2 appareils capables de mesurer la douleur ressentie par les patients de manière objective. Il s'agit d'une première mondiale.  Le premier appareil permet de mesurer la douleur aiguë ressentie par les patients grâce à un capteur posé sur un doigt. Cet outil prend en compte sept paramètres, dont la pression sanguine et la résistance de la peau. Une formule mathématique détermine ensuite le niveau de la douleur ressentie. L'autre appareil est destiné aux patients souffrant de douleur chronique et mesure si le système de contrôle de la douleur fonctionne correctement, et ce en réaction à de petites ou grandes différences de températures. "Nous voulons utiliser ces outils à grande échelle, par exemple lors d'opérations chirurgicales ou pour contrôler la douleur ressentie par les patients plongés dans le coma, ou ceux souffrant de douleur chronique généralisée", explique le professeur et coordinateur du centre multidisciplinaire de la...

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Données individuelles, Biobanques et Google

Données individuelles, Biobanques et Google

Google s'engage de plus en plus dans le domaine de la santé en entreprenant la collecte de la plus vaste base mondiale de données génétiques et moléculaires en partenariat avec une clinique chargée de réaliser les prélèvements.
Le Dr Andrew Conrad et son équipe qui compte une centaine d'experts médicaux en physiologie, optique, biochimie ou encore biologie moléculaire ont entamé la collecte des données de 175 donneurs anonymes et souhaitent élargir l'étude à des milliers de patients.
Urine, sang, larmes ou encore salive vont ainsi être récoltés de manière à constituer une gigantesque base de données sur le corps humain. Un tel outil devrait rassembler à terme les génomes complets des volontaires, l'historique génétique des parents, la vitesse des battements de coeur lorsqu'ils sont soumis au stress ou encore la manière dont leur corps métabolise la nourriture ou les médicaments.
À terme, le laboratoire futuriste Google X sera capable de dresser le portrait génétique d'un être humain ...

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Découverte importante en matière de fécondation

Découverte importante en matière de fécondation

Après 10 ans de recherche, des chercheurs de Cambridge ont découvert l'élément-clé de l'ovule qui permet au spermatozoïde de le reconnaître et de venir s'ancrer à lui, toute première étape de la fécondation.
En 2005, une équipe nippone avait identifié la protéine, présente à la surface des spermatozoïdes, pour leur permettre de fusionner avec la membrane de l'ovocyte. Il l'avait appelé Izumo. Son pendant vient d'être dévoilé. Il s'agit de la protéine Juno, du nom de la déesse romaine de la fertilité. Pour parvenir à détecter la molécule située à la surface de l'ovocyte, les scientifiques britanniques ont utilisé une version synthétique d'Izumo. Ils ont ensuite testé la validité de leurs résultats en fécondant des souris femelles, modifiées de telle manière à ce que leurs ovules ne présentent pas la protéine Juno. Elles sont restées stériles tout comme les souris mâles dont le sperme n'est pas porteur d'Izumo. Par ailleurs, une fois que l'ancrage a eu lieu, Juno disparaît de la surfac...

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Suisse : non aux bébés médicaments

Suisse - Suisse : non aux bébés médicaments

Peut-on utiliser une vie pour en sauver une autre ? Par 108 voix contre 79, le gouvernement national suisse a dit non. Comme le Conseil des Etats, les parlementaires ont refusé d'autoriser la sélection d'embryons à même de faire par la suite un don de cellules souches à un frère ou une soeur atteint d'une maladie incurable. En Suisse, on estime qu'il y aurait une dizaine de cas par an concerné par cette méthode. Concrètement, les couples qui ont un enfant atteint d'une maladie incurable ne pourront pas faire un deuxième enfant pour sauver l'aîné. L'argument qui a convaincu : les conséquences psychologiques négatives pour le deuxième enfant, le bébé médicament, qui sera conçu pour sauver sa grande soeur ou son grand frère.
Le Conseil national s'est donc rallié au Conseil des Etats sur cette question. Les parlementaires ont par contre décidé d'autoriser la détection des anomalies génétiques de l'embryon avant la fécondation in vitro.
En Belgique, rappelons que cette technique et la ven...

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