Recherche biomédicale

Vaccins et cellules issues de fœtus avortés : quel regard éthique?

Vaccins et cellules issues de fœtus avortés : quel regard éthique?

Parmi les sociétés pharmaceutiques qui développement actuellement un vaccin contre le coronavirus, au moins cinq d'entre elles utilisent pour ce faire des cellules issues de foetus avortés. Astra Zeneca (en partenariat avec l'Université d'Oxford), Moderna Therapeutics,  CanSino Biologics/Beijing Institute of Biotechnology, et Inovio Pharmaceuticals font ainsi usage d'une lignée de cellules de rein de foetus dénommée HEK-293, issue d'un foetus avorté en 1972 aux Pays-Bas. Quant à la firme Janssen, société pharmaceutique de Johnson & Johnson, elle a recours à la lignée de cellules foetales PER.C6, dérivée du tissu rétinien d'un foetus de 4 mois avorté aux Pays-Bas en 1985.

L'utilisation de cellules issues de foetus avortés pour produire des vaccins n'est pas nouvelle. Elle a cours depuis les années 60 et a déjà mené à différents vaccins, dont ceux contre la rubéole, la varicelle, l'hépatite A et le zona. Dans le cadre du développement de vaccins contre le Covid-19, ces cellules sont u...

Lire la suite 


Utiliser des foetus avortés pour trouver un vaccin contre le Covid-19 ?

Etats-Unis - Utiliser des foetus avortés pour trouver un vaccin contre le Covid-19 ?

Un chercheur américain renommé, Kim Hasenkrug, a sollicité le mois dernier l'autorisation de mener des expériences sur des souris « humanisées » pour trouver un vaccin contre le Covid-19. L'année dernière, aux Etats-Unis, ces souris ont été transplantées avec des tissus provenant de foetus humains avortés. Elles ont désormais des poumons de même structure que les nôtres, ce qui les rend susceptibles d'être infectées par des coronavirus semblables au Covid-19. Ce sont donc des cobayes idéaux pour tester des traitements contre ce virus. Or, en juin dernier, le gouvernement américain a interdit toute recherche utilisant des foetus avortés dans les Instituts Nationaux pour la Santé et soumis toute recherche "externe" impliquant des foetus avortés à l'approbation d'un conseil d'éthique (voir actualité IEB : A propos de l'utilisation de foetus avortés pour la recherche).

Des scientifiques de l'Université de Caroline du Nord ont proposé à Kim Hasenkrug, immunologiste aux laboratoires Rock...

Lire la suite 


Quiz : évaluez vos connaissances bioéthiques en 3 minutes

Quiz : évaluez vos connaissances bioéthiques en 3 minutes

Testez vos connaissances à l'aide de 10 questions parcourant différents thèmes de bioéthique.

C'est ICI

Lire la suite 


Création d'embryons humains pour la recherche : la plupart des Néerlandais disent non

Pays-Bas - Création d'embryons humains pour la recherche : la plupart des Néerlandais disent non

La population néerlandaise est de moins en moins favorable à la création d'embryons humains à des fins de recherche. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par l'Institut Rathenau, situé à La Haye. L'Institut avait déjà sondé la population sur le sujet en 2007. Il présente aujourd'hui de nouvelles données qui devraient peser sur la décision politique de permettre ou non aux chercheurs de "créer" des embryons aux seules fins de la recherche scientifique.

Pour rappel, la loi néerlandaise de 2002 en matière de recherche sur les embryons humains limite la recherche autorisée aux embryons surnuméraires (càd. restants après fécondation in vitro). Ceux-ci peuvent faire l'objet de recherches jusqu'à 14 jours après leur conception, un délai parfois suspendu le temps de leur congélation. L'accord de gouvernement de 2017 prévoyait de maintenir l'interdiction de créer des embryons en dehors d'un projet d'implantation, "jusqu'à ce que les avancées scientifiques, et l'évolution de l'opinion dan...

Lire la suite 


La recherche sur les embryons en Belgique : jusqu'aux modifications génétiques héréditaires et aux chimères?

Belgique - La recherche sur les embryons en Belgique : jusqu'aux modifications génétiques héréditaires et aux chimères?

Qu'est-ce que l'embryon humain ? Quelles recherches sont menées sur les embryons ? Comment se positionne la Belgique sur la recherche sur les embryons par rapport aux autres pays européens ? Les résultats des essais cliniques utilisant des cellules souches embryonnaires sont-ils concluants ? Autant de questions qui furent abordées lors du quatrième colloque organisé par la Commission Fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les Embryons in vitro (CFE), le 29 novembre dernier au Parlement.

Sophie Debrock, embryologue à la KULeuven, a notamment cité les finalités de la recherche sur les embryons : à savoir, l'amélioration des techniques de fécondation in vitro, l'étude du développement de l'embryon, l'utilisation de cellules souches embryonnaires, la génétique, ainsi que les modifications du génome de l'embryon. Ce sont d'une part les embryons surnuméraires (après une procréation médicalement assistée) qui font l'objet de ces recherches lorsque les parents y consentent....

Lire la suite 


Que veulent faire les Belges de leurs informations génétiques ?

Belgique - Que veulent faire les Belges de leurs informations génétiques ?

Les analyses génomiques sont de plus en plus accessibles et font toujours plus l'objet de partages voire de commercialisation. Qu'en pensent les citoyens belges ? Le Forum citoyen sur l'utilisation des données du génome, organisé en automne 2018 par la Fondation Roi Baudouin et Sciensano, y a répondu en donnant voix à 32 hommes et 32 femmes de milieux et d'âges divers. L'objectif étant d'en informer l'opinion publique, ceux et celles qui décideront d'un encadrement légal des analyses du génome.

Les citoyens semblent avoir bien conscience que les analyses génomiques permettent d'améliorer la prévention et le dépistage des maladies. Ils notent toutefois que ces avancées technologiques soulèvent plusieurs questions éthiques, et que l'identité d'une personne ne se limite en aucun cas à son génome : « Nous sommes plus que notre ADN. Il y a un danger que des gens disent : "J'ai fait mon analyse ADN, je suis comme ci ou comme ça." Non, je suis bien plus que mon génome.", relève un des cito...

Lire la suite 


L'OMS exhorte à suspendre toute modification du génome germinal humain

L'OMS exhorte à suspendre toute modification du génome germinal humain

Le 26 juillet 2019 à Genève, l'Organisation Mondiale de la Santé a déclaré qu'il serait irresponsable pour le moment de procéder à des applications cliniques de la modification du génome germinal humain. Le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que cette pratique pose des défis éthiques et techniques sans précédents. Selon l'OMS, le développement des techniques de modification du génome humain met en exergue la nécessité d'établir au plus vite des normes strictes dans ce domaine. De nombreux scientifiques, associations ainsi que le Comité international de bioéthique de l'UNESCO avaient demandé un moratoire sur ces pratiques. Cette déclaration peut être perçue comme une forte réprimande à l'égard du chercheur chinois en biophysique He Jiankui. En effet, en novembre 2018, ce dernier annonçait la naissance de deux jumelles dont l'ADN avait été modifié grâce à la technologie CRISPR - Cas9. Elles porteraient une mutation du gène CCR5 permettant de résister...

Lire la suite 


Quizz en vacances !

Quizz en vacances !

Un quizz d'été pour tester vos connaissances en bioéthique !

Il est ICI

Lire la suite 


Prévoir les risques de maladies avant la conception : la Belgique ouvre la voie aux tests préconceptionnels

Belgique - Prévoir les risques de maladies avant la conception : la Belgique ouvre la voie aux tests préconceptionnels

A compter d'octobre 2019, un nouveau dépistage génétique sera proposé aux couples désireux d'avoir un enfant, dans les huit centres de génétique de Belgique. Ce test vise à détecter des maladies génétiques récessives suivant un panel de 1200 maladies, que les futurs parents pourraient potentiellement transmettre à leurs enfants.

Les maladies autosomiques récessives ne se manifestent que lorsque les deux parents de l'enfant lui ont transmis le gène défectueux. « Lorsque les deux futurs parents sont porteurs d'une mutation du même gène et désirent une grossesse ensemble , le risque que leur enfant soit atteint d'une maladie particulière s'élève à 1/4 et si l'enfant naît en bonne santé, le risque qu'il soit porteur est de 2/3 », indique le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) dans un avis de 2017.

Face aux questions éthiques que posent les répercussions de ces tests sur les individus porteurs de mutations, le CSS a recommandé de solliciter l'avis (à ce jour inexistant) du Comité cons...

Lire la suite 


Les droits de l’homme dénaturé

Les droits de l’homme dénaturé

« Les droits de l'homme dénaturé » est un livre écrit par Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECJL) à Strasbourg.

Paru en 2018 aux éditions du Cerf, l'ouvrage, pour reprendre ses mots, « décrit le passage des droits de l'homme de 1948 aux droits de l'individu des vingt dernières années, puis aux droits transhumains actuellement en formation. »

Au fil d'une analyse critique et richement documentée de l'évolution de la jurisprudence la Cour européenne des droits de l'homme, l'auteur montre comment, peu à peu, les droits de l'homme se sont établis comme un véritable ordre moral international.

L'ouvrage se concentre en particulier sur les enjeux d'une telle évolution pour la bioéthique et la biomédecine. Au coeur de cette transformation, il pointe « la réduction de la dignité humaine à la seule volonté individuelle, au mépris du corps ». On comprend mieux comment l'extension de la sphère de la « vie privée » et du principe ...

Lire la suite