Recherche biomédicale

La règlementation des biobanques belges s’organise

Belgique - La règlementation des biobanques belges s’organise

Une biobanque est une structure qui assure le stockage et la mise à disposition de matériel corporel humain, allant du sang aux gamètes et embryons, exclusivement destiné à la recherche scientifique.

L'activité des biobanques est régulée par la loi du 19 décembre 2008 relative à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain destiné à des applications médicales humaines ou à des fins de recherche scientifique. Un arrêté royal du 9 janvier 2018 entrera en vigueur le 1er novembre 2018. Il complète l'article 22 de la loi en décrivant le contenu et les procédures relatives aux obligations que les biobanques devront respecter désormais pour pouvoir continuer à exercer leurs activités.

Une biobanque ne pourra être exploitée qu'une fois notifiée auprès de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé. Les objectifs et activités de la biobanque devront l'objet d'un avis favorable d'un comité d'éthique. Elle devra également rendre un rapport d'activités périodique à...

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RECHERCHE EMRYONNAIRE / GENETIQUE - TRANSHUMANISME

RECHERCHE EMRYONNAIRE / GENETIQUE - TRANSHUMANISME

Etats-Unis : manipulation génétique d'embryons pour le traitement de maladies graves

Pays-Bas : autoriser la création d'embryons exclusivement pour la recherche scientifique ?

Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l'insuffisance cardiaque ?

Première modification permanente de L'ADN chez l'homme

Europe : une personnalité juridique pour les robots

Un statut légal pour les robots autonomes ?

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Lecture de notre ADN : voulons-nous vraiment tout savoir ?

Lecture de notre ADN : voulons-nous vraiment tout savoir ?

Aujourd'hui, des analyses dites "de génome entier" (Whole Genome Sequencing - WGS) permettent de lire l'ensemble des gènes d'un échantillon ADN, et donnent à toute personne la possibilité de connaître l'intégralité de son bagage et « futur » génétique.

Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé belge (KCE) s'est penché les enjeux opérationnels, financiers et éthiques « considérables » de cette nouveauté technologique.

Jusqu'à présent, la majorité des analyses génétiques se concentrent sur un ou plusieurs gènes bien précis recherchés dans l'ADN d'un patient. Cardiologues, neurologues et embryologues auront néanmoins plus que probablement recours à ces tests WGS lorsqu'ils seront disponibles sur le marché.

« Voulons-nous tout savoir ? » interroge le KCE. S'il ressort de l'analyse que nous développerons dans un futur plus ou moins proche une maladie grave et incurable, désirons-nous réellement être au courant ? Sommes-nous prêts à courir le risque de ne plus profiter du présent...

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Les premiers embryons « homme-mouton » ont 1 mois



Pour la première fois, des embryons hybrides mouton-humain ont été créés. Les résultats de laboratoire ont été présentés lors de la réunion annuelle de l'Association américaine pour l'Avancement des Sciences à Austin, Texas.

Les chercheurs ont introduit des cellules souches humaines dans des embryons de moutons, de telle sorte qu'une cellule de la créature hybride sur 10 000 soit humaine. En termes de pourcentages, la créature est génétiquement mouton à 99 %, et humaine à 1 %.

Il y a quelques mois déjà, des cellules humaines introduites dans des embryons de porc avaient permis la création d'hybrides que les chercheurs avaient surnommés « chimères interspécifiques ». Ces êtres hybrides comptaient une cellule humaine sur 100 000.

Ces recherches ont pour objectif de pallier le manque d'organes disponibles sur le marché pour les greffes. Les chimères devraient devenir nos futures « banques à organes ».  Le principe est simple : les chercheurs bloquent le développement des organes s...

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Le CHU d’Amsterdam demande les fœtus mort-nés pour développer la recherche

Pays-Bas - Le CHU d’Amsterdam demande les fœtus mort-nés pour développer la recherche

Le CHU (Centre Hospitalier Universitaire) d'Amsterdam projette de créer en son sein une réelle « bio-banque de foetus », visant à la mise à disposition de foetus pour la recherche médicale.

Quelques couples proposent déjà spontanément de « donner » leur enfant mort-né à la science, après une fausse couche ou un avortement, mais ce petit nombre de foetus ne suffit plus pour la recherche approfondie que l'hôpital désire mener, annonce la médecin-embryologue Bernadette de Bakker. À tous les couples qui ont décidé de mettre fin à une grossesse, l'hôpital proposera désormais de leur laisser leur foetus pour la recherche au CHU. C'est une première, au niveau international.

En 2017, 10 couples de parents ont déjà accepté de donner leur enfant. L'idée de la bio-banque au CHU est lancée. Il est essentiel que les foetus y soient amenés le plus rapidement possible, énonce le Dr De Bakker, dès que les parents ont donné leur consentement et fait leur adieu. Leur anonymat est garanti.

Le CHU de...

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Première modification permanente de L’ADN chez l’homme

Belgique - Première modification permanente de L’ADN chez l’homme

Pour la première fois au monde, des scientifiques ont modifié de façon permanente l'ADN d'un homme vivant, afin de le guérir d'une maladie génétique dégénérative.

Ce 13 novembre 2017 en Californie, des médecins ont tenté l'expérience sur Brian Madeux, 44 ans, souffrant de la maladie de Hunter. Cette maladie empêche la formation d'une enzyme et entraine des symptômes tels que des douleurs articulaires, une perte d'audition, et des problèmes cardiaques et respiratoires .« On coupe l'ADN, on l'ouvre, on insert le gène, et on referme l'ADN. » explique Dr. Sandy Macrae, président de Sangamo Therapeutics, la compagnie californienne expérimentant la méthode. « Le gène devient une partie de votre ADN et le reste jusqu'à la fin de votre vie  ».

Cette méthode d'édition, similaire à celle du CRISPR (« Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats »), est appelée « doigt de zinc.»

Afin de découper le brin d'ADN à l'endroit exact du gène défectueux, on utilise des « ciseaux » génét...

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Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?

Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?

Pour la première fois, une équipe de chercheurs au Chili ont testé des cellules souches adultes issues de cordons ombilicaux pour traiter l'insuffisance cardiaque sur des patients âgés de 18 à 75 ans (Voir Dossier « Les cellules souches du cordon ombilical »)
Parmi les 30 patients sur lesquels les test ont été réalisés, la moitié a reçu des injections intraveineuses de cellules souches venant de cordons ombilicaux et l'autre moitié un placebo.
Les premiers résultats se sont montrés encourageants, puisque les chercheurs ont remarqué une amélioration de la capacité du coeur à pomper le sang après un an de traitement, mais aussi une diminution des symptômes, comme moins d'essoufflement, une meilleure qualité de vie et aucun effet indésirable n'a été observé.
Les cellules des cordons ombilicaux ont été recueillies après des accouchements et avec le consentement des parents. Ces cellules souches adultes sont plus accessibles que celles venant de la moelle osseuse, utilisées jusqu'à présen...

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Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

Avec l'avancée scientifique, de plus en plus de tests génétiques voient le jour. Ces tests prédictifs permettent à chacun de connaitre les risques d'avoir un cancer, Alzheimer, ou toute autre maladie. Ou tout simplement, comme la société 23andME le propose, recevoir des informations sur son génome, informations qu'elle définit comme « histoire personnelle » et qui concernent des maladies génétiques transmissibles graves et des caractères non médicaux.
La connaissance de ces informations pose question et notamment pour les compagnies d'assurances, dont l'activité et le profit se basent sur un calcul risques versus sinistres. La question qui surgit est celle de la discrimination génétique. En effet, certains futurs patients pourraient se voir refuser une assurance sur base de tests prédictifs, qui ne seraient pas jugés « bons », par les assureurs.
A l'inverse, l'assuré pourrait contracter une assurance vie s'il sait qu'il a une espérance de vie réduite.
Même si ces tests ne conduisent ...

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Belgique : pour un dépistage génétique généralisé en contexte de procréation

Belgique - Belgique : pour un dépistage génétique généralisé en contexte de procréation

Dans son avis 9240, publié en mars dernier, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) s'est prononcé sur le Dépistage génétique généralisé en contexte de procréation. Ce dépistage s'adresse aux couples envisageant la conception d'un enfant. Avant même le début d'une grossesse, cet examen permet de détecter si l'enfant non encore conçu risque de développer une maladie héréditaire à transmission autosomique ou à transmission liée à l'X. Ces maladies sont récessives, c'est-à-dire que les parents peuvent être porteurs de la mutation d'un gène sans que la maladie ne soit déclarée. En revanche, un enfant né de parents présentant tous deux une mutation sur un même gène est susceptible de déclarer la maladie dans 1 cas sur 4. D'autre part, si l'enfant naît « en bonne santé », il y a une probabilité de 2/3 pour qu'il soit porteur lui-même (pour ses futurs enfants) de la mutation récessive à son tour. On peut ainsi déjà avoir en ligne de mire la descendance de l'enfant-en-projet. Ces maladies con...

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Pays-Bas - Pays-Bas : autoriser la création d’embryons exclusivement pour la recherche scientifique ?

Créer des embryons au service exclusif de la recherche fondamentale et en vue de développer des techniques d'édition du génome : voilà ce qui vient d'être proposé aux Pays-Bas. Parmi les techniques disponibles, on compte notamment le CRISPR-Cas9, qui implique la modification du code génétique de l'embryon ainsi que de sa descendance.Cette demande a été adressée au ministre de la Santé publique, du Bien-être et des Sports (Volksgezondheid, Welzijn en Sport, VWS ) et à la Chambre par le Conseil de la Santé, en accord avec la Commission pour la Modification Génétique (COGEM). Ces derniers soulignent combien la technique du CRISPR-Cas9 est prometteuse et permettra d'intervenir sur l'embryon atteint d'une maladie héréditaire en modifiant le génome de chaque cellule.Il est ainsi présenté comme étant urgent que les lois des Pays-Bas soient adaptées et permettent aux chercheurs d'avoir des embryons pour avancer dans ces recherches, tout en « encadrant de façon bien stricte » ces pratiques.
A...

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