Recherche biomédicale

Cellules souches : appel aux donneurs d’origine non-européenne

Cellules souches : appel aux donneurs d’origine non-européenne

Parmi les 81.300 donneurs inscrits au registre belge de donneurs de cellules souches, seulement 1,5% est d'origine nord-africaine, centrafricaine ou turque, un taux trop faible par rapport aux besoins des receveurs. Parmi les patients de ces origines, une personne sur trois ne trouve donc pas de donneur.

Les cellules souches en question ont la caractéristique d'être indifférenciées et divisibles indéfiniment. C'est à partir de ces cellules « mères » que toutes les autres cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) se développent. Elles sont indispensables pour le traitement de maladies du sang telles que la leucémie.

La Croix-Rouge précise que « les hommes âgés de 18 à 40 ans sont les donneurs de cellules souches les plus adéquats ». La ministre de la Santé a également encouragé la campagne : « Le don de cellules souches est un geste de solidarité : vous pouvez sauver la vie de quelqu'un. »

Il est possible de s'enregistrer comme candidat donneur sur le sit...

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Tests chromosomiques sur les embryons conçus in vitro pour éviter une fausse couche ?

Tests chromosomiques sur les embryons conçus in vitro pour éviter une fausse couche ?

Que penser des tests chromosomiques réalisés sur les embryons conçus in vitro avant de les réimplanter in utero ? Serait-ce éthique d'effectuer des tests pour détecter les éventuelles anomalies chromosomiques des embryons et d'écarter ainsi ceux qui éventuellement seraient sujets à une fausse couche ?

Une étude a été réalisée par neuf centres médicaux spécialisés dans la fécondité et la génétique, dont le Centre de la reproduction humaine et le Centre de la médecine génétique de l'UZ Brussel. Au total, 396 femmes ont été suivies lors du transfert dans l'utérus d'embryons fécondés in vitro. 

A souligner que ces tests n'augmentent pas les chances de donner la vie : ils visent à sélectionner les embryons réimplantés selon une caractéristique génétique. Cela peut-il être qualifié de sélection eugéniste ? De plus, on ne mentionne pas le nombre d'embryons détruits et non-réimplantés parce que jugés de « mauvaise qualité ».

Au-delà des questions éthiques, l'étude a montré que les femmes ...

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Grande-Bretagne : ils ont créé un embryon sans gamètes

Royaume-Uni - Grande-Bretagne : ils ont créé un embryon sans gamètes

Des chercheurs de l'Université de Cambridge ont créé un embryon artificiel à partir de cellules souches de souris. Celui-ci a atteint l'âge de 7 jours, soit un tiers du temps de gestation de son espèce (de +- 3 semaines).

Si la structure interne de cet embryon de souris ne différait en rien de celle d'un embryon naturellement développé à partir de gamètes, les chercheurs ne pensent pas qu'il aurait continué normalement son développement, car d'autres types de cellules-souches auraient pour cela dû être ajoutés pendant l'expérience.

Ils ont annoncé leur désir de procéder à la même expérience avec des cellules-souches humaines, afin de pouvoir étudier de plus près les premières étapes de formation et d'agencement des cellules d'un zygote/embryon, avant sa nidation dans l'utérus. Cette étape de la grossesse reste à ce jour très difficile à étudier. Une meilleure connaissance de celle-ci aiderait peut-être à comprendre les raisons des nidations ratées ou de certaines fausses couches.

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Soigner la DMLA à partir de des cellules souches embryonnaires ?

Soigner la DMLA à partir de des cellules souches embryonnaires ?

Une équipe de chercheurs britanniques et américains a annoncé lundi dernier, 19 mars 2018, avoir restauré, grâce à des cellules souches isues d'embryons, la vision de deux personnes âgées atteintes de DMLA, maladie dégénérative assez courante après 50 ans. Les patients, qui ont été suivis pendant 12 mois, sont passés de l'incapacité à lire même avec des lunettes, à une capacité à lire 60 à 80 mots par minute avec des lunettes de lecture ordinaires, a précisé l'hôpital de Moorfields à Londres.

S'il faut se réjouir d'une telle avancée de la médecine régénérative, l'on peut néanmoins interroger le choix des chercheurs d'utiliser des cellules souches embryonnaires pour restaurer le tissu rétinien de leurs patients. Leur intervention, ainsi que toutes les expérimentations aux stades antérieurs, ont nécessité la destruction d'un certain nombre d'embryons.

Au Japon, les essais cliniques pour traiter la DMLA utilisent des cellules « iPS » (cellules souches adultes pluripotentes induites). ...

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La création d’ « embroïdes » provoque un flou éthique nouveau

La création d’ « embroïdes » provoque un flou éthique nouveau

En septembre 2017, des chercheurs de l'Université de Michigan ont déclaré avoir découvert une nouvelle manière de créer des embryons. L'équipe tentait de créer des « organoïdes », organes miniatures, à partir de cellules souches humaines. Elle s'est rendue compte que ces agrégats de cellules s'organisaient de telle manière à présenter progressivement de plus en plus les caractéristiques d'un embryon.

Il manquait à ces entités dites « embroïdes » plusieurs types de cellules-souches-clefs. Ceci les empêchait de dépasser un certain stade de développement et de devenir un organisme embryonnaire « entier ».

L'équipe, en raison des ressemblances, a néanmoins pris la décision de les détruire sans continuer ses recherches. D'une part parce que l'Amendement Dickey-Wicker de 1995 interdit à l'Etat américain de financer la création ou la destruction d'embryons à des fins de recherche scientifique ; d'autre part parce qu'il est interdit de faire vivre des embryons utilisés aux fins de recherch...

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La règlementation des biobanques belges s’organise

Belgique - La règlementation des biobanques belges s’organise

Une biobanque est une structure qui assure le stockage et la mise à disposition de matériel corporel humain, allant du sang aux gamètes et embryons, exclusivement destiné à la recherche scientifique.

L'activité des biobanques est régulée par la loi du 19 décembre 2008 relative à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain destiné à des applications médicales humaines ou à des fins de recherche scientifique. Un arrêté royal du 9 janvier 2018 entrera en vigueur le 1er novembre 2018. Il complète l'article 22 de la loi en décrivant le contenu et les procédures relatives aux obligations que les biobanques devront respecter désormais pour pouvoir continuer à exercer leurs activités.

Une biobanque ne pourra être exploitée qu'une fois notifiée auprès de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé. Les objectifs et activités de la biobanque devront l'objet d'un avis favorable d'un comité d'éthique. Elle devra également rendre un rapport d'activités périodique à...

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Lecture de notre ADN : voulons-nous vraiment tout savoir ?

Lecture de notre ADN : voulons-nous vraiment tout savoir ?

Aujourd'hui, des analyses dites "de génome entier" (Whole Genome Sequencing - WGS) permettent de lire l'ensemble des gènes d'un échantillon ADN, et donnent à toute personne la possibilité de connaître l'intégralité de son bagage et « futur » génétique.

Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé belge (KCE) s'est penché les enjeux opérationnels, financiers et éthiques « considérables » de cette nouveauté technologique.

Jusqu'à présent, la majorité des analyses génétiques se concentrent sur un ou plusieurs gènes bien précis recherchés dans l'ADN d'un patient. Cardiologues, neurologues et embryologues auront néanmoins plus que probablement recours à ces tests WGS lorsqu'ils seront disponibles sur le marché.

« Voulons-nous tout savoir ? » interroge le KCE. S'il ressort de l'analyse que nous développerons dans un futur plus ou moins proche une maladie grave et incurable, désirons-nous réellement être au courant ? Sommes-nous prêts à courir le risque de ne plus profiter du présent...

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Les premiers embryons « homme-mouton » ont 1 mois



Pour la première fois, des embryons hybrides mouton-humain ont été créés. Les résultats de laboratoire ont été présentés lors de la réunion annuelle de l'Association américaine pour l'Avancement des Sciences à Austin, Texas.

Les chercheurs ont introduit des cellules souches humaines dans des embryons de moutons, de telle sorte qu'une cellule de la créature hybride sur 10 000 soit humaine. En termes de pourcentages, la créature est génétiquement mouton à 99 %, et humaine à 1 %.

Il y a quelques mois déjà, des cellules humaines introduites dans des embryons de porc avaient permis la création d'hybrides que les chercheurs avaient surnommés « chimères interspécifiques ». Ces êtres hybrides comptaient une cellule humaine sur 100 000.

Ces recherches ont pour objectif de pallier le manque d'organes disponibles sur le marché pour les greffes. Les chimères devraient devenir nos futures « banques à organes ».  Le principe est simple : les chercheurs bloquent le développement des organes s...

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Le CHU d’Amsterdam demande les fœtus mort-nés pour développer la recherche

Pays-Bas - Le CHU d’Amsterdam demande les fœtus mort-nés pour développer la recherche

Le CHU (Centre Hospitalier Universitaire) d'Amsterdam projette de créer en son sein une réelle « bio-banque de foetus », visant à la mise à disposition de foetus pour la recherche médicale.

Quelques couples proposent déjà spontanément de « donner » leur enfant mort-né à la science, après une fausse couche ou un avortement, mais ce petit nombre de foetus ne suffit plus pour la recherche approfondie que l'hôpital désire mener, annonce la médecin-embryologue Bernadette de Bakker. À tous les couples qui ont décidé de mettre fin à une grossesse, l'hôpital proposera désormais de leur laisser leur foetus pour la recherche au CHU. C'est une première, au niveau international.

En 2017, 10 couples de parents ont déjà accepté de donner leur enfant. L'idée de la bio-banque au CHU est lancée. Il est essentiel que les foetus y soient amenés le plus rapidement possible, énonce le Dr De Bakker, dès que les parents ont donné leur consentement et fait leur adieu. Leur anonymat est garanti.

Le CHU de...

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Première modification permanente de L’ADN chez l’homme

Belgique - Première modification permanente de L’ADN chez l’homme

Pour la première fois au monde, des scientifiques ont modifié de façon permanente l'ADN d'un homme vivant, afin de le guérir d'une maladie génétique dégénérative.

Ce 13 novembre 2017 en Californie, des médecins ont tenté l'expérience sur Brian Madeux, 44 ans, souffrant de la maladie de Hunter. Cette maladie empêche la formation d'une enzyme et entraine des symptômes tels que des douleurs articulaires, une perte d'audition, et des problèmes cardiaques et respiratoires .« On coupe l'ADN, on l'ouvre, on insert le gène, et on referme l'ADN. » explique Dr. Sandy Macrae, président de Sangamo Therapeutics, la compagnie californienne expérimentant la méthode. « Le gène devient une partie de votre ADN et le reste jusqu'à la fin de votre vie  ».

Cette méthode d'édition, similaire à celle du CRISPR (« Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats »), est appelée « doigt de zinc.»

Afin de découper le brin d'ADN à l'endroit exact du gène défectueux, on utilise des « ciseaux » génét...

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