Recherche biomédicale

Grande-Bretagne : manipulations génétiques sur l’embryon autorisées

Royaume-Uni - Grande-Bretagne : manipulations génétiques sur l’embryon autorisées

Peut-on modifier  et "purifier" l'ADN défectueux d'un embryon ? Sans répondre explicitement à cette question éthique importante, la HFEA, autorité britannique de la fertilisation humaine et de l'embryologie, a autorisé ce 1er février, la manipulation et la transformation génétique de l'embryon à des fins de recherche. C'est une première en Grande-Bretagne et en Europe.
Cette autorisation concerne la nouvelle méthode de génie génétique qui permet très aisément de modifier l'ADN défectueux à faible coût et sur tous types de cellules, humaines, animales ou végétales. Le CRIPR-Cas9 peut en effet cibler des gènes très précis dans l'ADN et les couper par le biais d'une enzyme "Cas9". L'ADN subit ainsi des mutations et peut se voir modifié par l'insertion de nouveaux gènes.

Cette méthode peut sembler prometteuse pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour des maladies génétiques humaines comme la myopathie de Duchenne par exemple. Elle présente toutefois des risques ét...

Lire la suite 


Etats-Unis - Etats-Unis : le Planning familial renonce au paiement de ses livraisons d’organes de fœtus avortés

Faisant suite à l'enquête menée par le Center for Medical Progress, dénonçant un trafic d'organes de foetus avortés par le Planning Familial américain (Bulletin de l'IEB), et aux débats et procès en cours, l'IPPF a annoncé dans une lettre aux Instituts nationaux de santé un changement de politique interne. Le prélèvement des organes des foetus avortés se fera désormais gratuitement. Ceux-ci seront donnés aux labortoires et firmes de recherche, contrairement à la pratique actuelle, où chaque organe était livré contre rétribution. Ceci n'apaise pas la controverse à laquelle est soumis l'IPPF puisque, en pleine campagne électorale en vue de la présidentielle, les Républicains ont dit vouloir arrêter de subventionner cette organisation.
Ce dossier IPPF provoque également un débat au sein des Institutions européennes puisque celles-ci financent plusieurs projets du planning familial international. C'est ainsi que plusieurs parlementaires européens ont réaffirmé leur soutien inconditionnel...

Lire la suite 


UNESCO : le Comité International de Bioéthique (CIB) plaide pour la protection du génome humain

A l'UNESCO, lors des sessions de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) et du Comité International de Bioéthique (CIB) du 29 septembre au 1er octobre 2015 à Paris, le CIB a appelé à un moratoire sur les techniques d'édition de l'ADN des cellules reproductrices humaines, afin d'éviter tout risque de dérive eugénique.
Cette session a porté sur les enjeux éthiques représentés par l'avancée de la technique dans le domaine de la génétique. Depuis 2012, de nombreuses techniques ont été mise au point, dont certaines permettent de modifier l'ADN, comme la technique baptisée « CRISPR-Cas9 ». Cette technique, très applaudie par la communauté scientifique, permet de séquencer, couper et modifier l'ADN. L'intérêt étant à terme de pouvoir guérir les maladies génétiques comme la drépanocytose (maladie héréditaire des globules rouges) ou la mucoviscidose.
Néanmoins, le danger est de toucher aux cellules germinales, porteuses de l'hérédité. En e...

Lire la suite 


Etats-Unis : la Chambre des Représentants protège les foetus et suspend le financement de l'IPPF

Etats-Unis - Etats-Unis : la Chambre des Représentants protège les foetus et suspend le financement de l'IPPF

Vendredi 18 septembre 2015, la Chambre des Représentants a voté aux Etats-Unis deux lois visant à protéger les foetus humains. Deux mesures qui ont été prises en réaction à la publication de vidéos émises depuis plusieurs mois par le Center for Medical Progress dénonçant le trafic d'organes de foetus issus de l'avortement, parfois maintenus vivants, puis évalués, disséqués, négociés et livrés à des laboratoires de recherche scientifique. (Voir Bulletin IEB)

La première loi, adoptée par 241 voix contre 187, vise donc à bloquer pendant un an le financement du Planning familial américain, et de toutes les structures et cliniques qui y sont associées. Si le Sénat votait à son tour en faveur de cette forte restriction budgétaire du Planning Familial, cela représenterait pour le premier pourvoyeur d'avortements américain une perte de 235 millions de dollars. Le président Barack Obama, qui n'a pas visionné les vidéos, a annoncé dès la parution de celles-ci qu'il resterait solidaire avec le...

Lire la suite 


France - France : 5 autorisations de recherche sur l’embryon illégalement accordées par l’ABM

Suite à un recours formé par la Fondation Jérôme Lejeune en 2012, le Tribunal Administratif (TA) de Paris a déclaré illégales cinq décisions de l'Agence de Biomédecine française (ABM), visant à autoriser des recherches sur l'embryon. Ces recherches conduisant au cours des travaux, à la destruction de l'embryon sont autorisées en France depuis une loi du 6 août 2013. Ce 24 juin 2015, le juge administratif a en l'espèce constaté la violation de l'article L 2151-5 du Code de la santé publique qui fixe les limites et les conditions de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, en particulier le défaut de consentement des parents de l'embryon.
Cette décision fait écho à un arrêt du Conseil d'Etat en date du 23 décembre 2014, dans lequel l'ABM avait déjà fait l'objet de l'annulation d'une décision pour manquement aux obligations légales.
Dix ans après la création de l'ABM, les associations de recherche s'inquiètent du manque de contrôle dans un domaine où la loi a po...

Lire la suite 


France/Belgique : cellules souches embryonnaires et neurones de cortex cérébral chez les souris

France/Belgique : cellules souches embryonnaires et neurones de cortex cérébral chez les souris

Une équipe de recherche dirigée par les professeurs A. Gaillard (INSERM, Poitiers) et P. Vanderhaegen (Université Libre de Bruxelles) a transformé des cellules souches embryonnaires de souris en neurones du cortex cérébral, puis a réussi à transplanter ces neurones dans des cortex de souris qui avaient été préalablement endommagés dans la région de la vue. Les auteurs ont remarqué que les cellules greffées établissaient des connexions avec des cibles du cortex endommagé. Certains parmi les neurones greffés répondaient aux stimuli visuels. Par contre, les auteurs ont suspecté l'apparition de tératome - un type de tumeur - dans une minorité des cas (6 cas sur 47).
Les auteurs concluent que les neurones issus de cellules embryonnaires de souris, pour autant qu'ils soient différentiés convenablement, peuvent contribuer à la reconstruction du cortex cérébral endommagé. (61% de prise de greffe après 12 mois, ce qui est très lent comme processus).

Lorsque se pose l'extrapolation à l'homme,...

Lire la suite 


Islande : le code génétique de toute une nation séquencé

Islande : le code génétique de toute une nation séquencé

Dans un article publié dans la revue Nature Genetics,  une équipe de chercheurs islandais affirme, sur base de ses résultats, pouvoir « prédire, avec une précision substantielle, le génome entier de la nation ». En combinant les génomes de 10.000 individus avec les arbres généalogiques de l'ensemble de l'Islande, ils affirment ainsi pouvoir déduire l'ensemble du code génétique de la nation. D'après le Dr. Kari Stefansson, dont les propos ont été rapportés par la BBC, son équipe serait par exemple en mesure, grâce à une simple manipulation, de « connaître toutes les femmes porteuses de mutations du gène BRCA2 ».

Source : Généthique.org - BBC (James Gallagher) 26/03/2015

 

 

 

Lire la suite 


Pologne : un grand prématuré survit grâce à un rein artificiel

Pologne : un grand prématuré survit grâce à un rein artificiel

Né à 25 semaines de grossesse et pesant 820 grammes, un bébé polonais avait peu de chance de survivre, d'autant plus qu'un canal artériel était encore ouvert.
Au bout de quelques jours, ses reins ont commencé à faiblir et ont fini par totalement cesser de fonctionner. Face au danger de mort de l'enfant, l'équipe médicale a décidé de brancher l'enfant à un rein artificiel, traditionnellement utilisé pour les enfants de plus de trois kilos. Contre toute attente, ce dispositif a très bien fonctionné auprès du petit Kamil. Pour le docteur Wojciech Kowalik, chef du service de thérapie intensive des nouveau-nés de l'hôpital de Legnica, cela relève de « l'exceptionnel », puisque c'est la première fois qu'une telle opération fonctionne sur un si petit bébé.  Le petit Kamil pèse aujourd'hui 4 kilos et a pu rentrer à la maison avec ses parents.
Source : Science et Avenir et AFP
 

Lire la suite 


Belgique : jambes bioniques pour amputés transfémoraux

Belgique - Belgique : jambes bioniques pour amputés transfémoraux

Financé à hauteur de 2,5 millions d'euros par la Commission européenne et lancé en 2012 dans l'optique d'améliorer les conditions de vie des amputés transfémoraux (au-dessus du genou), qui sont estimés à 30.000 par an en Europe, le projet Cyberlegs, ou « jambes bioniques », auquel des chercheurs de l'UCL et de la VUB ont collaboré, vient d'être présenté à Florence.
Il aura fallu trois ans de recherches pour développer un système sophistiqué qui suit le mouvement naturel de la hanche et est commandé par une batterie d'une autonomie de trois heures, une prothèse transfémorale robotique et une chaussure intelligente permettant même de descendre les escaliers.
Deux universités belges ont participé à ce projet de « jambes bioniques ». D'une part, l'Université Catholique de Louvain, sous la conduite du professeur Renaud Ronsse, était chargée de développer le système de contrôle basé sur le mouvement moteur humain. D'autre part, la Vrije Universiteit Brussel (VUB), dirigée par les professeu...

Lire la suite 


Belgique :  réparation du cortex cérébral par cellules embryonnaires

Belgique - Belgique : réparation du cortex cérébral par cellules embryonnaires

Des chercheurs de l'ULB (Université libre de Bruxelles), Pierre Vanderhaeghen, Kimmo Michelsen et Sandra Acosta, ont procédé à la transplantation de neurones générés à partir de cellules embryonnaires sur des souris dont le cortex cérébral était endommagé. La première étape de la recherche, déjà clôturée précédemment avec succès, consistait en la production à partir de cellules embryonnaires, de cellules nerveuses (ou neurones) identiques à celles qui composent le cortex cérébral.
Une fois ces neurones corticaux générés, l'étape suivante était de vérifier si ces cellules pouvaient remplacer efficacement les neurones endommagés d'un cerveau malade. La perte de neurones corticaux est en effet la cause de nombreuses maladies neurologiques (accidents vasculaires cérébraux, Alzheimer...), rappelle l'ULB.
L'expérimentation a montré que les neurones transplantés se sont intégrés « de façon efficace dans le cerveau après la lésion », ont observé les chercheurs. Certains neurones ont même ens...

Lire la suite