Le CHU d’Amsterdam demande les fœtus mort-nés pour développer la recherche

 Imprimer

Thématique : Recherche biomédicale / Recherche sur les embryons

Actualités - Pays-Bas Pays-Bas

Publié le : 31/01/2018

Le CHU (Centre Hospitalier Universitaire) d'Amsterdam projette de créer en son sein une réelle « bio-banque de foetus », visant à la mise à disposition de foetus pour la recherche médicale.

Quelques couples proposent déjà spontanément de « donner » leur enfant mort-né à la science, après une fausse couche ou un avortement, mais ce petit nombre de foetus ne suffit plus pour la recherche approfondie que l'hôpital désire mener, annonce la médecin-embryologue Bernadette de Bakker. À tous les couples qui ont décidé de mettre fin à une grossesse, l'hôpital proposera désormais de leur laisser leur foetus pour la recherche au CHU. C'est une première, au niveau international.

En 2017, 10 couples de parents ont déjà accepté de donner leur enfant. L'idée de la bio-banque au CHU est lancée. Il est essentiel que les foetus y soient amenés le plus rapidement possible, énonce le Dr De Bakker, dès que les parents ont donné leur consentement et fait leur adieu. Leur anonymat est garanti.

Le CHU destine ces foetus à deux types de recherches médicales, selon leur état. Les foetus porteurs de handicaps génétiques serviront à l'étude des anomalies génétiques, qui sont la raison principale des avortements et des fausses couches. Afin d'informer au mieux les parents attendant un enfant, le Dr De Bakker espère pouvoir permettre la reconnaissance des anomalies de plus en plus tôt durant la grossesse.

Les foetus « normalement » constitués serviront à l'étude du développement des foetus durant la grossesse, surtout entre la 10e et la 24e semaine de vie. Les foetus de la bio-banque pourront en effet avoir jusqu'à 24 semaines, puisque c'est la limite légale pour avorter pour « raisons sociales » aux Pays-Bas. Dr De Bakker insiste sur le fait que les foetus y seront traités avec le plus grand respect possible. « Un foetus de 24 semaines mesure approximativement 30 cm, dit-elle, on ne parle pas ici d'un tas de quelques cellules ».

 Source : AMC.nl


Articles similaires

Pays-Bas : création d’embryons pour la recherche

- Recherche sur les embryons

Le vendredi 27 mai 2016, la Ministre de la santé néerlandaise Edith Schippers a annoncé un nouveau projet de loi visant à permettre la création d'embryons pour certaines recherches spécifiques relatives à l'infertilité, aux procréations médicalement assistées et aux maladies héréditaires « sous de strictes conditions ». L'objectif de cette loi est, selon la ministre, de faciliter l'accès à « un enfant ou un enfant en bonne santé ».

Les Pays-Bas sont, après la Belgique, un des premiers Etats à...

Lire la suite

Recherche sur Embryons: rapport de la Commission d'évaluation

- Recherche sur les embryons

Belgique : Analyse du rapport de la Commission fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les embryons in vitro

La loi belge relative à la recherche sur les embryons in vitro a été votée le 11 mai 2003. Dans ce cadre législatif, chaque projet de recherche doit recevoir l'aval d'une autorité fédérale, en l'occurrence la Commission fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les embryons in vitro.

Le premier rapport de ladite Commission vient de paraître, 6 ans après l...

Lire la suite

La fondation Francqui récompense une recherche sur embryons

- Recherche sur les embryons

Pierre Vanderhaeghen, chercheur FNRS à l'Institut de recherche interdisciplinaire en biologie humaine et moléculaire (IRIBHM) à la Faculté de médecine de l'ULB, a été désigné lauréat du Prix Francqui 2011 (250.000 euros) pour ses travaux ayant notamment permis de générer pour la première fois du cortex cérébral à partir de cellules souches embryonnaires.
C'est ce qu'a annoncé la Fondation, dont  le conseil d'administration multidisciplinaire est présidé par le ministre d'Etat Marc Eyskens.
Le ...

Lire la suite