Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

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Thématique : Recherche biomédicale / Génétique

Actualités

Publié le : 05/10/2017

Avec l'avancée scientifique, de plus en plus de tests génétiques voient le jour. Ces tests prédictifs permettent à chacun de connaitre les risques d'avoir un cancer, Alzheimer, ou toute autre maladie. Ou tout simplement, comme la société 23andME le propose, recevoir des informations sur son génome, informations qu'elle définit comme « histoire personnelle » et qui concernent des maladies génétiques transmissibles graves et des caractères non médicaux.
La connaissance de ces informations pose question et notamment pour les compagnies d'assurances, dont l'activité et le profit se basent sur un calcul risques versus sinistres. La question qui surgit est celle de la discrimination génétique. En effet, certains futurs patients pourraient se voir refuser une assurance sur base de tests prédictifs, qui ne seraient pas jugés « bons », par les assureurs.
A l'inverse, l'assuré pourrait contracter une assurance vie s'il sait qu'il a une espérance de vie réduite.
Même si ces tests ne conduisent pas une certitude, les assureurs ignorent encore comment s'adapter face à cette nouvelle problématique. Certains pays, comme l'Allemagne, ont décidé d'interdire la vente de ces tests;d'autres interdisent aux assurances d'utiliser ces tests génétiques pour éviter la discrimination comme les USA. Par contre, certains pays permettent aux assurances de les utiliser auprès de leurs clients, comme la société sud-africaine Discovery. En conclusion, plusieurs pratiques existent, mais aucunes ne semblent vraiment répondre à ce nouveau challenge.

Sources : Le Journal Du Médecin
 


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