Recherche biomédicale

Royaume-Uni - Royaume-Uni : vers une recherche sans restriction sur l’embryon ?

Passer de 14 jours à 28 jours et ainsi doubler le délai inscrit dans la loi encadrant la recherche sur les embryons humains :  voilà la demande que des scientifiques viennent d'exprimer publiquement lors du congrès médical Progress Education Trust au Royaume-Uni. Actuellement, la durée légale est fixée à 14 jours. Cette durée n'a pas été choisie par hasard car il est généralement admis qu'avant le 14e jour il n'y a pas de trace de formation de la colonne vertébrale.

Justifiant leur requête par le fait qu'aujourd'hui de nouvelles techniques permettent aux chercheurs de doubler le temps de conservation des embryons en laboratoire, les scientifiques arguent que de telles expériences permettraient de mieux appréhender les remèdes à certains types de cancers ou de maladies cardiaques ou congénitales...

Faire passer le délai de 14 à 28 jours ne participerait pas à un phénomène de « pente glissante » selon certains scientifiques, avis que ne partage pourtant pas la philosophe Mary Warnock...

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Belgique : 10 millions d’euros pour une nouvelle banque de données ADN

Belgique - Belgique : 10 millions d’euros pour une nouvelle banque de données ADN

Une plate-forme technologique permettant de cartographier l'ADN complet de dizaines de milliers de citoyens verra le jour prochainement en Belgique. Celle-ci investira 10 millions d'euros dans ce projet porté par un consortium d'instituts de recherche, d'hôpitaux et d'entreprises belges qui signeront prochainement un accord de collaboration. La nouvelle banque de données servira à poser des diagnostics et à évaluer le risque de maladies héréditaires en vue d'une meilleure prévention. Elle doit aussi contribuer à mettre au point des traitements plus efficaces de ces maladies.

Le projet constituera une première étape vers le passeport génétique pour les nouveau-nés, un outil destiné au suivi médical des personnes tout au long de leur vie. Selon les initiateurs du projet, « dans dix ans, ce sera devenu réalité ». Les centaines de giga-octets de données récoltées devront être interprétés correctement et rapidement pour que le projet puisse atteindre son but.

Imec, iMinds et plusieurs e...

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Pays-Bas - Pays-Bas : création d’embryons pour la recherche

Le vendredi 27 mai 2016, la Ministre de la santé néerlandaise Edith Schippers a annoncé un nouveau projet de loi visant à permettre la création d'embryons pour certaines recherches spécifiques relatives à l'infertilité, aux procréations médicalement assistées et aux maladies héréditaires « sous de strictes conditions ». L'objectif de cette loi est, selon la ministre, de faciliter l'accès à « un enfant ou un enfant en bonne santé ».

Les Pays-Bas sont, après la Belgique, un des premiers Etats à permettre la création d'embryons à des fins de recherche. En Allemagne, toute manipulation de l'embryon, y compris pour la recherche est interdite, tandis qu'au Royaume-Uni, la manipulation génétique d'embryon à des fins de recherche est autorisée depuis le 1er février 2016. (Voir Bulletin de l'IEB)

Source : medisch contact.nl

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CRIPR-CAS9 : quand l'Arlésienne refait surface ou le retour de la thérapie génique

CRIPR-CAS9 : quand l'Arlésienne refait surface ou le retour de la thérapie génique

Elle a été portée dès le début des années '80 par les premiers triomphes de la biologie moléculaire, attendue comme la solution nette et définitive par tous deux qui devaient leur pathologie à une mutation unique, par tous ceux dont le cancer semblait devoir son existence au dérapage d'un proto- ou d'un anti-oncogène ; et par extension, par tous ceux qui pensaient qu'on allait enfin se montrer maître d'un génome hérité sans choix de ses père et mère.
Quelques essais fondateurs ont tourné court. Normal : on avait sans doute brûlé quelques étapes essentielles. Le succès devait être pour demain. Mais les lendemains successifs ont tardé à faire poindre les victoires attendues. Le temps a passé.

La désillusion a grandi ; à tel point que la « thérapie génique » - puisque c'est d'elle qu'il s'agit - a été déclarée en état de mort clinique dans les toutes premières années du XXIe siècle. On avait rêvé. On y avait cru. On en avait parlé plus qu'on ne l'avait vu agir. Trop beau, trop complexe...

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Union Européenne : appel à un moratoire sur la modification du génome humain

Union Européenne : appel à un moratoire sur la modification du génome humain

Le Groupe Européen d'Ethique des Sciences et des Nouvelles Technologies (GEE), organe consultatif indépendant attaché au Président de la Commission européenne, vient d'émettre une déclaration sur l'édition du génome humain et appelle à une réflexion approfondie et à un moratoire encadrant la recherche en la matière.

Le GEE fait le constat de l'avancée prodigieuse des recherches depuis la dernière conférence internationale sur la modification du génome en 1975 à Asilomar (Californie). Ces cinq dernières années, les données en la matière ont particulièrement été bouleversées par la découverte de la méthode du CRISPR-Cas9 qui permet de modifier très précisément l'ADN de cellules végétales, animales ou humaines. Si cette méthode est appliquée aux cellules germinales humaines, c'est l'espèce humaine qui pourrait être affectée de manière irréversible.

Le GEE manifeste son inquiétude quant à l'avancée de la recherche scientifique, spécialement en Europe, depuis l'annonce, en avril 2015, d...

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Docteur honoris causa à la KULeuven et mise en garde  à propos du CRISPR-Cas9

Docteur honoris causa à la KULeuven et mise en garde à propos du CRISPR-Cas9

Deux femmes viennent vient de se voir attribuer le titre de Docteur honoris causa  à la KULeuven. Il s'agit d'Emanuelle Charpentier, microbiologiste française, et de la généticienne américaine Jennifer Doudna, toutes deux à l'origine de la technique CRISPR-cas9. (Voir ci-dessous)
Saisissant cette occasion, elles ont voulu mettre en garde quant à une mauvaise utilisation de leur découverte.
« Ma plus grande crainte est que quelqu'un ne veuille être le plus rapide, et que cette technique, dans ses applications, ne devienne dangereuse. Si cela était le cas, cela pourrait mener à une interdiction pure et simple du CRISPR-cas9, et des années de recherches seraient ainsi  réduites à néant  »,  selon Jennifer Doudna.
Emmanuelle Charpentier quant à elle,  souligne que la législation européenne stipule que de telles manipulations sur des cellules humaines ne peuvent l'être qu'à titre préventif et thérapeutique. « A ce jour,  je ne suis pas pour la manipulation des gènes héréditaires ».  Jenni...

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Royaume-Uni - Grande-Bretagne : manipulations génétiques sur l’embryon autorisées

Peut-on modifier  et "purifier" l'ADN défectueux d'un embryon ? Sans répondre explicitement à cette question éthique importante, la HFEA, autorité britannique de la fertilisation humaine et de l'embryologie, a autorisé ce 1er février, la manipulation et la transformation génétique de l'embryon à des fins de recherche. C'est une première en Grande-Bretagne et en Europe.
Cette autorisation concerne la nouvelle méthode de génie génétique qui permet très aisément de modifier l'ADN défectueux à faible coût et sur tous types de cellules, humaines, animales ou végétales. Le CRIPR-Cas9 peut en effet cibler des gènes très précis dans l'ADN et les couper par le biais d'une enzyme "Cas9". L'ADN subit ainsi des mutations et peut se voir modifié par l'insertion de nouveaux gènes.

Cette méthode peut sembler prometteuse pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour des maladies génétiques humaines comme la myopathie de Duchenne par exemple. Elle présente toutefois des risques ét...

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Etats-Unis - Etats-Unis : le Planning familial renonce au paiement de ses livraisons d’organes de fœtus avortés

Faisant suite à l'enquête menée par le Center for Medical Progress, dénonçant un trafic d'organes de foetus avortés par le Planning Familial américain (Bulletin de l'IEB), et aux débats et procès en cours, l'IPPF a annoncé dans une lettre aux Instituts nationaux de santé un changement de politique interne. Le prélèvement des organes des foetus avortés se fera désormais gratuitement. Ceux-ci seront donnés aux labortoires et firmes de recherche, contrairement à la pratique actuelle, où chaque organe était livré contre rétribution. Ceci n'apaise pas la controverse à laquelle est soumis l'IPPF puisque, en pleine campagne électorale en vue de la présidentielle, les Républicains ont dit vouloir arrêter de subventionner cette organisation.
Ce dossier IPPF provoque également un débat au sein des Institutions européennes puisque celles-ci financent plusieurs projets du planning familial international. C'est ainsi que plusieurs parlementaires européens ont réaffirmé leur soutien inconditionnel...

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UNESCO : le Comité International de Bioéthique (CIB) plaide pour la protection du génome humain

A l'UNESCO, lors des sessions de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) et du Comité International de Bioéthique (CIB) du 29 septembre au 1er octobre 2015 à Paris, le CIB a appelé à un moratoire sur les techniques d'édition de l'ADN des cellules reproductrices humaines, afin d'éviter tout risque de dérive eugénique.
Cette session a porté sur les enjeux éthiques représentés par l'avancée de la technique dans le domaine de la génétique. Depuis 2012, de nombreuses techniques ont été mise au point, dont certaines permettent de modifier l'ADN, comme la technique baptisée « CRISPR-Cas9 ». Cette technique, très applaudie par la communauté scientifique, permet de séquencer, couper et modifier l'ADN. L'intérêt étant à terme de pouvoir guérir les maladies génétiques comme la drépanocytose (maladie héréditaire des globules rouges) ou la mucoviscidose.
Néanmoins, le danger est de toucher aux cellules germinales, porteuses de l'hérédité. En e...

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Etats-Unis : la Chambre des Représentants protège les foetus et suspend le financement de l'IPPF

Etats-Unis - Etats-Unis : la Chambre des Représentants protège les foetus et suspend le financement de l'IPPF

Vendredi 18 septembre 2015, la Chambre des Représentants a voté aux Etats-Unis deux lois visant à protéger les foetus humains. Deux mesures qui ont été prises en réaction à la publication de vidéos émises depuis plusieurs mois par le Center for Medical Progress dénonçant le trafic d'organes de foetus issus de l'avortement, parfois maintenus vivants, puis évalués, disséqués, négociés et livrés à des laboratoires de recherche scientifique. (Voir Bulletin IEB)

La première loi, adoptée par 241 voix contre 187, vise donc à bloquer pendant un an le financement du Planning familial américain, et de toutes les structures et cliniques qui y sont associées. Si le Sénat votait à son tour en faveur de cette forte restriction budgétaire du Planning Familial, cela représenterait pour le premier pourvoyeur d'avortements américain une perte de 235 millions de dollars. Le président Barack Obama, qui n'a pas visionné les vidéos, a annoncé dès la parution de celles-ci qu'il resterait solidaire avec le...

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