Fin de vie > Euthanasie et suicide assisté

Pays-Bas : 4.7 milliards d’euros par an pour soigner les malades atteints de troubles psychiatriques

Pays-Bas : 4.7 milliards d’euros par an pour soigner les malades atteints de troubles psychiatriques

Tout comme c'est le cas en Belgique, les Pays-Bas avalisent, à certaines conditions, l'euthanasie des personnes atteintes de troubles psychiatriques et qui demanderaient qu'un médecin provoque leur mort.
C'est dans ce cadre que sortent deux informations chiffrées. La première n'est pas directement reliée à l'euthanasie, mais interpelle toutefois : selon le centre sur les soins de santé Vektis, il y aurait eu en 2015 aux Pays-Bas, 221.000 malades psychiatriques graves (215.000 en 2014) qui chacun coûterait 21.000 euros par an à l'Etat. Les chercheurs de Vektis ont allignés les chiffres par région, par sexe (53% de femmes), par maladie (schizophrénie, autisme, dépression, troubles de la personnalité,..) et selon le traitement prescrit et prise en charge : dont côut total annuel de 4,7 milliards d'euros.

La deuxième information chiffrée est relatie à un appel de la fédération des médecins, la KNMG (Koninklijke Nederlandsche Maatschappij tot bevordering der Geneeskunst) qui recrute 650 ...

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Pays-Bas : nouvelle euthanasie en duo

Pays-Bas : nouvelle euthanasie en duo

Nic et Trees Eldehorst habitant à Didam, étaient mariés depuis plus de 65 ans et ont demandé via la Levenseindkliniek (Clinique de fin de vie) à ce qu'un médecin provoque leur mort simultanément. Ils avaient 91 ans et leur condition physique se détériorait peu à peu depuis 5 ans, Nic ayant eu un infarctus en 2012 : cela réduisait sa mobilité tandis que sa femme Trees, elle aussi, commençait à ne plus savoir marcher et perdait parfois la mémoire. Craignant que Trees soit seule si son mari mourait avant elle et qu'elle sombre un peu plus dans l'absence de la démence, une de leurs filles a déclaré au journaliste de Gelderlander : « Il est apparu qu'il ne fallait pas attendre trop longtemps avant de procéder à l'euthanasie ». Le gériatre qui les accompagnait devait agir avant que Trees ne perde tout à fait ses capacités mentales. « Si notre père était mort soudainement, elle aurait pu être complètement désorientée et aurait dû être placée en résidence, ce qu'elle ne voulait absolument pa...

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Belgique : l’euthanasie pour maladies psychiques en augmentation

Belgique : l’euthanasie pour maladies psychiques en augmentation

Le groupe de recherche End-of-Life Care composé de médecins belges et experts a analysé les données recensées par la Commission Fédérale de Contrôle et d'Evaluation de Belgique concernant l'application de la Loi Euthanasie de 2002 et en a récemment publié son analyse dans BMC Psychiatry.

On y apprend que de 2002 à 2013, 179 euthanasies pour troubles psychiatriques et de démence ont été pratiquées. En 2002, elles représentaient 0.5% du total des euthanasies. La hausse en 2013 est considérable puisqu'elles s'élèvent à 3% en 2013.

La grande majorité des patients euthanasiés n'étaient pas en toute fin de vie (73% des personnes démentes et 91,6% des personnes dépressives) et pour 20% en moyenne de ces patients, il n'a pas été fait appel à un psychiatre comme l'exige la loi.

En effet, la loi énonce plusieurs critères pour accéder à l'euthanasie. Celle-ci doit être volontaire et délibérée, répétée et ne pas résulter de pressions extérieures. De plus, la personne doit être dans un état de...

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Pays-Bas : érosion de la loi euthanasie et dangers pour les personnes atteintes de démence

Pays-Bas : érosion de la loi euthanasie et dangers pour les personnes atteintes de démence

Entièreté de l'opinion du Dr. Chabot : ICI

 

 

A la suite de la publication du troisième Rapport quinquennal d'évaluation de la loi Euthanasie aux Pays-Bas, dans lequel des experts se félicitent de la bonne application de la loi, le psychiatre Boudewijn Chabot dénonce quant à lui, le fait que cette loi ait été vidée de son sens et n'assure plus la protection des personnes souffrant de démence ou de troubles psychiatriques, qui sont de plus en plus nombreuses et pour lesquelles de plus en plus de médecins pratiquent l'euthanasie.

Tout d'abord, il s'inquiète du laxisme de certains médecins et de la Commission d'évaluation de la loi quant à l'appréciation des critères de conformité. La loi en prévoit trois pour pouvoir pratiquer une euthanasie : il doit y avoir une « demande volontaire et délibérée » du patient, exprimant une « souffrance insupportable sans perspective d'amélioration » et qu'il n'y ait « aucune alternative raisonnable à l'euthanasie ».

Or, ce dernier critère (absen...

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Royaume-Uni : la vie du petit Charlie Gard en questionnement

Royaume-Uni : la vie du petit Charlie Gard en questionnement

La décision de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) concernant le petit Charlie Gard a été rendue mardi 27 juin, confirmant l'arrêt définitif des soins. Ce bébé de dix mois gravement atteint d'une maladie mitochondriale rare (la MMDR) a d'importantes affections au cerveau, aux muscles et des dysfonctionnements au niveau de ses voies respiratoires. De même, son coeur, son foie et ses reins sont touchés. Il est également sourd et épileptique et ne peut ni bouger, ni manger, ni respirer sans aide extérieure.

Toute la difficulté, dans cette affaire, revient à comprendre quel est l'intérêt supérieur de l'enfant et qui en est le « meilleur garant et juge » .
Les médecins, ne voyant aucune amélioration possible ni aucun avantage procuré par les soins, tout en pouvant affirmer très vraisemblablement qu'il souffrirait considérablement si ses douleurs actuelles étaient prolongées, ont affirmé que l'intérêt de l'enfant était de mourir pour ne plus souffrir.

Les trois degrés de juri...

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Etats-Unis : 15 Etats ont refusé la légalisation du suicide assisté

Etats-Unis : 15 Etats ont refusé la légalisation du suicide assisté

Depuis janvier 2017, quinze Etats sur vingt-sept aux Etats-Unis ont rejeté les propositions de loi qui autoriseraient un médecin à assister un patient dans son suicide. Ces Etats sont l'Alaska, l'Arizona, le Connecticut, Hawaï (voir Bulletin IEB), l'Indiana, l'Iowa, le Kansas, le Maine, le Maryland, le Mississippi, le Missouri, le Nouveau-Mexique, le Tennessee, l'Utah et le Wyoming.

Dans d'autres Etats, comme le Dakota du Sud, le sujet est encore très largement débattu. Si d'ici Novembre 2017, le Secrétariat d'Etat reçoit 14.000 signatures valides en faveur d'une telle légalisation, alors un référendum s'ouvrira en Novembre 2018.

Pour l'instant, le Sénat s'est fermement opposé  à la légalisation du suicide assisté, le 8 février 2017. Sa position a été suivie par la Chambre des Représentants, le 13 février. Le Sénat condamne en effet cette pratique en vertu de l'intérêt sans mesure qu'il porte au respect de la dignité de toute vie humaine, et défend particulièrement celle des person...

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CEDH : le petit Charlie Gard doit-il être débranché contre la volonté de ses parents ?

CEDH : le petit Charlie Gard doit-il être débranché contre la volonté de ses parents ?

La Cour européenne des droits de l'Homme à fait droit à la demande des parents du petit Charlie Gard, âgé de 10 mois et sévèrement atteint d'une affection mitochondriale, d'adopter des mesures provisoires pour préserver la vie de leur enfant et a enjoint à l'hôpital de fournir à Charlie « le traitement et les soins infirmiers indiqués afin de veiller à ce qu'il souffre le moins possible et à ce qu'il conserve toute sa dignité dans la logique, dans la mesure du possible, de son maintien en vie, jusqu'au mardi 19 juin 2017 à minuit », en attendant la décision finale des juges de la Cour de Strasbourg.

La High Court britannique, suivie par la Court of Appeal avait, en effet, validé l'arrêt des traitements ordonné par le personnel soignant, pour laisser Charlie « mourir dans la dignité », son état n'ayant, selon les médecins, aucune chance d'amélioration. De fait, à ce jour, Charlie ne peut ni voir, ni entendre, ni pleurer, ni avaler, ni respirer de manière autonome. Toutefois, ses pare...

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OMS : l’Assemblée Mondiale de la Santé encourage les soins palliatifs pour les malades du cancer

OMS : l’Assemblée Mondiale de la Santé encourage les soins palliatifs pour les malades du cancer

Le mercredi 31 mai 2017 s'est clôturée la 70ème Assemblée Mondiale de la Santé. Les délégués des Etats membres y ont approuvé un ensemble de mesures visant à améliorer la lutte contre le cancer et ont notamment souligné l'importance des soins palliatifs. En effet, l'OMS reconnaît l'efficacité des soins palliatifs qui « permettent d'atténuer les problèmes physiques, psychosociaux et spirituels chez plus de 90% des malades du cancer à un stade avancé. »

Le cancer est la deuxième cause de décès dans le monde. Cependant, l'accès aux soins est très inégalement réparti puisque 70% des décès à la suite d'un cancer ont lieu dans les pays à faible revenu.

C'est pourquoi l'OMS considère l'accès aux soins palliatifs comme « un besoin humanitaire urgent partout dans le monde pour les personnes atteintes de cancer ou d'autres maladies chroniques mortelles. Ils sont particulièrement nécessaires là où il existe une forte proportion de malades à un stade avancé pour lesquels les chances de guéri...

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Belgique : symposium à l’occasion des 15 ans de la loi relative à l’euthanasie

Belgique : symposium à l’occasion des 15 ans de la loi relative à l’euthanasie

A l'occasion des 15 ans de la loi ayant dépénalisé partiellement l'euthanasie, adoptée par le législateur belge en 2002, un symposium s'est tenu le 11 mai dernier à l'initiative de Jean-Jacques De Gucht, parlementaire.

A cette occasion, le Professeur Luc Deliens, Director du End-of-Life Care Research Group (Vrije Universiteit Brussel & Ghent University), a entre autres affirmé que le contrôle exercé par la Commission Fédérale de contrôle et d'Evaluation (CFCE) demeurait « marginal » et « très rudimentaire ». Le nombre d'euthanasies réelles est bien plus important, selon lui, que celles reprises dans le Rapport bisannuel de la Commission. Celle-ci en effet, ne peut se prononcer que sur les cas d'euthanasies que les médecins lui rapportent. Ce système de « Self-fulfilling prophecy » est pour lui totalement inadéquat. En 15 ans, la « pratique de l'euthanasie dans notre pays a augmenté énormément ». La clandestinité est réelle, et des médecins pratiquent l'euthanasie en toute illégalit...

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Luxembourg : 18 euthanasies et suicides assistés sur 2015-2016

Luxembourg : 18 euthanasies et suicides assistés sur 2015-2016

Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie et l'assistance au suicide en 2009, 52 personnes ont choisi de mourir de cette manière au Luxembourg. D'après le récent rapport de la Commission de contrôle et d'évaluation, 18 euthanasies et suicides assistés ont été pratiqués sur la période 2015-2016.

Le président de ladite Commission, le Dr Carlo Bock a affirmé à l'occasion de la remise de ce rapport que : « l'euthanasie est complémentaire aux soins palliatifs ».

Or, la philosophie des soins palliatifs n'inclut aucunement la pratique de l'euthanasie. Comme le dit la définition de l'OMS, les soins palliatifs « procurent le soulagement de la douleur et des autres symptômes gênants, soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal, n'entendent ni accélérer ni repousser la mort ».

Source : Luxemburger Wort

Fin de vie : s'entendre sur les mots - fiche didactique de l'IEB

 

Dossier IEB : Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la prati...

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