Fin de vie > Euthanasie et suicide assisté

Pays-Bas : érosion de la loi euthanasie et dangers pour les personnes atteintes de démence

Pays-Bas : érosion de la loi euthanasie et dangers pour les personnes atteintes de démence

Entièreté de l'opinion du Dr. Chabot : ICI

 

 

A la suite de la publication du troisième Rapport quinquennal d'évaluation de la loi Euthanasie aux Pays-Bas, dans lequel des experts se félicitent de la bonne application de la loi, le psychiatre Boudewijn Chabot dénonce quant à lui, le fait que cette loi ait été vidée de son sens et n'assure plus la protection des personnes souffrant de démence ou de troubles psychiatriques, qui sont de plus en plus nombreuses et pour lesquelles de plus en plus de médecins pratiquent l'euthanasie.

Tout d'abord, il s'inquiète du laxisme de certains médecins et de la Commission d'évaluation de la loi quant à l'appréciation des critères de conformité. La loi en prévoit trois pour pouvoir pratiquer une euthanasie : il doit y avoir une « demande volontaire et délibérée » du patient, exprimant une « souffrance insupportable sans perspective d'amélioration » et qu'il n'y ait « aucune alternative raisonnable à l'euthanasie ».

Or, ce dernier critère (absen...

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Royaume-Uni : la vie du petit Charlie Gard en questionnement

Royaume-Uni : la vie du petit Charlie Gard en questionnement

La décision de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) concernant le petit Charlie Gard a été rendue mardi 27 juin, confirmant l'arrêt définitif des soins. Ce bébé de dix mois gravement atteint d'une maladie mitochondriale rare (la MMDR) a d'importantes affections au cerveau, aux muscles et des dysfonctionnements au niveau de ses voies respiratoires. De même, son coeur, son foie et ses reins sont touchés. Il est également sourd et épileptique et ne peut ni bouger, ni manger, ni respirer sans aide extérieure.

Toute la difficulté, dans cette affaire, revient à comprendre quel est l'intérêt supérieur de l'enfant et qui en est le « meilleur garant et juge » .
Les médecins, ne voyant aucune amélioration possible ni aucun avantage procuré par les soins, tout en pouvant affirmer très vraisemblablement qu'il souffrirait considérablement si ses douleurs actuelles étaient prolongées, ont affirmé que l'intérêt de l'enfant était de mourir pour ne plus souffrir.

Les trois degrés de juri...

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Etats-Unis : 15 Etats ont refusé la légalisation du suicide assisté

Etats-Unis : 15 Etats ont refusé la légalisation du suicide assisté

Depuis janvier 2017, quinze Etats sur vingt-sept aux Etats-Unis ont rejeté les propositions de loi qui autoriseraient un médecin à assister un patient dans son suicide. Ces Etats sont l'Alaska, l'Arizona, le Connecticut, Hawaï (voir Bulletin IEB), l'Indiana, l'Iowa, le Kansas, le Maine, le Maryland, le Mississippi, le Missouri, le Nouveau-Mexique, le Tennessee, l'Utah et le Wyoming.

Dans d'autres Etats, comme le Dakota du Sud, le sujet est encore très largement débattu. Si d'ici Novembre 2017, le Secrétariat d'Etat reçoit 14.000 signatures valides en faveur d'une telle légalisation, alors un référendum s'ouvrira en Novembre 2018.

Pour l'instant, le Sénat s'est fermement opposé  à la légalisation du suicide assisté, le 8 février 2017. Sa position a été suivie par la Chambre des Représentants, le 13 février. Le Sénat condamne en effet cette pratique en vertu de l'intérêt sans mesure qu'il porte au respect de la dignité de toute vie humaine, et défend particulièrement celle des person...

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CEDH : le petit Charlie Gard doit-il être débranché contre la volonté de ses parents ?

CEDH : le petit Charlie Gard doit-il être débranché contre la volonté de ses parents ?

La Cour européenne des droits de l'Homme à fait droit à la demande des parents du petit Charlie Gard, âgé de 10 mois et sévèrement atteint d'une affection mitochondriale, d'adopter des mesures provisoires pour préserver la vie de leur enfant et a enjoint à l'hôpital de fournir à Charlie « le traitement et les soins infirmiers indiqués afin de veiller à ce qu'il souffre le moins possible et à ce qu'il conserve toute sa dignité dans la logique, dans la mesure du possible, de son maintien en vie, jusqu'au mardi 19 juin 2017 à minuit », en attendant la décision finale des juges de la Cour de Strasbourg.

La High Court britannique, suivie par la Court of Appeal avait, en effet, validé l'arrêt des traitements ordonné par le personnel soignant, pour laisser Charlie « mourir dans la dignité », son état n'ayant, selon les médecins, aucune chance d'amélioration. De fait, à ce jour, Charlie ne peut ni voir, ni entendre, ni pleurer, ni avaler, ni respirer de manière autonome. Toutefois, ses pare...

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OMS : l’Assemblée Mondiale de la Santé encourage les soins palliatifs pour les malades du cancer

OMS : l’Assemblée Mondiale de la Santé encourage les soins palliatifs pour les malades du cancer

Le mercredi 31 mai 2017 s'est clôturée la 70ème Assemblée Mondiale de la Santé. Les délégués des Etats membres y ont approuvé un ensemble de mesures visant à améliorer la lutte contre le cancer et ont notamment souligné l'importance des soins palliatifs. En effet, l'OMS reconnaît l'efficacité des soins palliatifs qui « permettent d'atténuer les problèmes physiques, psychosociaux et spirituels chez plus de 90% des malades du cancer à un stade avancé. »

Le cancer est la deuxième cause de décès dans le monde. Cependant, l'accès aux soins est très inégalement réparti puisque 70% des décès à la suite d'un cancer ont lieu dans les pays à faible revenu.

C'est pourquoi l'OMS considère l'accès aux soins palliatifs comme « un besoin humanitaire urgent partout dans le monde pour les personnes atteintes de cancer ou d'autres maladies chroniques mortelles. Ils sont particulièrement nécessaires là où il existe une forte proportion de malades à un stade avancé pour lesquels les chances de guéri...

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Belgique : symposium à l’occasion des 15 ans de la loi relative à l’euthanasie

Belgique : symposium à l’occasion des 15 ans de la loi relative à l’euthanasie

A l'occasion des 15 ans de la loi ayant dépénalisé partiellement l'euthanasie, adoptée par le législateur belge en 2002, un symposium s'est tenu le 11 mai dernier à l'initiative de Jean-Jacques De Gucht, parlementaire.

A cette occasion, le Professeur Luc Deliens, Director du End-of-Life Care Research Group (Vrije Universiteit Brussel & Ghent University), a entre autres affirmé que le contrôle exercé par la Commission Fédérale de contrôle et d'Evaluation (CFCE) demeurait « marginal » et « très rudimentaire ». Le nombre d'euthanasies réelles est bien plus important, selon lui, que celles reprises dans le Rapport bisannuel de la Commission. Celle-ci en effet, ne peut se prononcer que sur les cas d'euthanasies que les médecins lui rapportent. Ce système de « Self-fulfilling prophecy » est pour lui totalement inadéquat. En 15 ans, la « pratique de l'euthanasie dans notre pays a augmenté énormément ». La clandestinité est réelle, et des médecins pratiquent l'euthanasie en toute illégalit...

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Luxembourg : 18 euthanasies et suicides assistés sur 2015-2016

Luxembourg : 18 euthanasies et suicides assistés sur 2015-2016

Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie et l'assistance au suicide en 2009, 52 personnes ont choisi de mourir de cette manière au Luxembourg. D'après le récent rapport de la Commission de contrôle et d'évaluation, 18 euthanasies et suicides assistés ont été pratiqués sur la période 2015-2016.

Le président de ladite Commission, le Dr Carlo Bock a affirmé à l'occasion de la remise de ce rapport que : « l'euthanasie est complémentaire aux soins palliatifs ».

Or, la philosophie des soins palliatifs n'inclut aucunement la pratique de l'euthanasie. Comme le dit la définition de l'OMS, les soins palliatifs « procurent le soulagement de la douleur et des autres symptômes gênants, soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal, n'entendent ni accélérer ni repousser la mort ».

Source : Luxemburger Wort

Fin de vie : s'entendre sur les mots - fiche didactique de l'IEB

 

Dossier IEB : Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la prati...

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La médiatisation excessive de l'euthanasie camoufle les véritables enjeux de la fin de vie

La médiatisation excessive de l'euthanasie camoufle les véritables enjeux de la fin de vie

Dans un article paru le 25 avril 2017 dans le Medical Journal of Australia, le bioéthicien américain Ezekiel Emanuel exhorte à se concentrer sur l'amélioration de la prise en charge de la douleur des patients plutôt que de voiler la réalité de la fin de vie avec des idées erronées sur l'euthanasie et le suicide assisté.

Selon lui, l'euthanasie et le suicide assisté sont des pratiques marginales. L'euthanasie ne résout pas le problème auquel une majorité des patients en fin de vie sont confrontés : obtenir un soulagement optimal de la douleur tout en restant chez soi - plutôt qu'à l'hôpital. La légalisation de l'euthanasie serait donc une « distraction médiatique » détournant l'attention des véritables enjeux : améliorer les soins des patients en fin de vie.

Le bioéthicien poursuit en affirmant que la douleur est loin d'être la principale raison pour laquelle les patients demandent l'euthanasie ou le suicide assisté. En Oregon, Etat américain qui pratique le suicide assisté depuis 1...

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Hawaï : refus d’une proposition de loi relative au suicide assisté

Hawaï : refus d’une proposition de loi relative au suicide assisté

Le jeudi 4 mai 2017, à Hawaï (Etat insulaire des Etats-Unis), Joseph Souki, Président de la Chambre des Représentants depuis 2013, a remis sa démission. Alors qu'il avait vivement encouragé les Membres de la Chambre à valider la pratique du suicide assisté sur cette île du Pacifique, l'élu de 84 ans s'était vu reprocher sa partialité faisant ainsi chuter sa popularité. Le texte inspiré de la loi en vigueur en Oregon vient donc d'être refusé à la Chambre alors qu'il avait été majoritairement approuvé à 22 voix contre 3 par le Sénat en mars dernier. Souki a exprimé sa déception quant au rejet du projet de loi Compassionate Aid in Dying (« aide compassionnelle à mourir »). Et a démissionné dans la foulée.

Malgré l'expansion d'un courant idéologique où la souffrance est vue comme un mal absolu et l'autonomie personnelle comme garant des libertés individuelles, Hawaii affirme que l'assistance à mourir n'est pas indispensable pour assurer une fin de vie digne. Les médecins hawaiiens ne po...

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Pays-Bas : la clinique de fin de vie en pleine croissance

Pays-Bas : la clinique de fin de vie en pleine croissance

La clinique de fin de vie (Levenseindekliniek), située à La Haye, a publié mi-avril son dernier rapport annuel. Fondé par la Dutch Right-to-Die Society en 2012, l'établissement pratique l'euthanasie et le suicide assisté au domicile de personnes s'étant vu refuser une première demande d'intervention par leur médecin traitant, et seulement si les responsables estiment que les critères établis par la loi relative à l'euthanasie sont respectés.

Les médecins traitants justifient leur refus dans 42% des cas parce qu'ils ont des doutes quant au respect des critères établis par la loi, dans 33% des cas pour des raisons de convictions personnelles, dans 16% des cas par manque d'expérience et dans 9% des cas par leur relation avec le patient demandeur.

En 2016, les médecins de la Levenseindekliniek ont euthanasié 498 personnes, soit 8% du total des euthanasies du pays.

Parmi les patients, 30% étaient atteints d'un cancer, 27% de troubles psychiatriques, 25% étaient des personnes âgées souf...

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