Fin de vie > Euthanasie et suicide assisté

Association Mondiale des médecins : les médecins africains rejettent euthanasie et suicide assisté

Association Mondiale des médecins : les médecins africains rejettent euthanasie et suicide assisté

Les représentants des pays-membres africains de l'AMM se sont retrouvés les 2 et 3 février derniers au Nigeria, pour la réunion de la « Région Afrique » de l'Association sur les questions de fin de vie. Le Professeur Mike Ogirima, Président de l'Association médicale du Nigéria (NMA), a appelé à un renforcement des soins palliatifs en Afrique, afin de permettre aux médecins d' « apaiser les souffrances physiques, psychologiques, sociales, spirituelles et émotionnelles » des patients en phase terminale.

Seuls quelques pays en Afrique bénéficient en effet de lois et de recommandations médicales en matière de soins palliatifs pour l'instant.

Il s'est également fait la voix des médecins de la Région d'Afrique, pour condamner l'euthanasie et le suicide assisté. Il décrit ces pratiques comme contraires aux lois nationales des pays d'Afrique, à l'éthique de l'AMM et au serment d'Hippocrate, qui fait promettre à tout médecin « de ne pas user de ses connaissances médicales pour violer les ...

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Le Parquet de Bruxelles classe sans suite les plaintes contre Wim Distelmans

Le Parquet de Bruxelles classe sans suite les plaintes contre Wim Distelmans

Le parquet de Bruxelles a classé sans suites deux plaintes qui visaient le docteur Wim Distelmans, le président néerlandophone de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie. Les deux plaignants ont chacun perdu leur mère dépressive à la suite d'une euthanasie pratiquée par le Dr Distelmans, et ils estiment que la loi n'a pas été respectée par celui-ci.

Tom Mortier a déposé sa plainte fin 2014. Sa mère souffrait de dépression chronique, ce qui n'est pas une maladie incurable selon lui. De plus, le Dr Distelmans n'a jamais pris contact avec la famille avant de procéder à l'euthanasie. Il a enfin demandé l'avis d'un médecin conseil et d'un psychiatre tous deux membres de l'ASBL « LEIF » (Levenseinde Informatieforum ») qu'il préside. M. Mortier conteste dès lors l'indépendance de ces deux avis. 

Le Dr Distelmans a rétorqué que la mère de Mortier souffrait de façon insupportable, qu'elle n'était plus soignée et lui avait demandé l'euthanasie à plusieurs reprises....

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L’enregistrement des sédations palliatives palliera-t-il les euthanasies « camouflées » ?

L’enregistrement des sédations palliatives palliera-t-il les euthanasies « camouflées » ?

L'UZ Brussel, hôpital universitaire de la VUB, va désormais procéder à l'enregistrement systématique de chaque sédation palliative pratiquée en son sein.
Le fait d'enregistrer les sédations n'est pas une première mondiale, puisque cela se fait déjà au Québec. Leur Loi "concernant les soins de fin de vie", entrée en vigueur le 10 décembre 2015, prévoit que le médecin qui administre une sédation palliative continue doit préalablement obtenir un consentement libre et éclairé du patient ou de son représentant, quelles qu'en soient la profondeur ou la durée anticipée. Dans les 10 jours de l'administration de la sédation, il doit en informer le Comité des Médecins, Dentistes et Pharmaciens (CMDP) s'il exerce en établissement (ou le Collège des Médecins du Québec -CMQ - s'il exerce en cabinet). Ceux-ci évaluent périodiquement la qualité des soins et sédations pratiquées.

Sous la houlette du Prof. Distelmans,oncologue à l'UZ Brussel et professeur de médecine palliative à la VUB, la directio...

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Euthanasie des patients psychiatriques non terminaux : nouveau plaidoyer pour une révision de la loi

Euthanasie des patients psychiatriques non terminaux : nouveau plaidoyer pour une révision de la loi

La commission d'éthique du réseau hospitalier flamand Zorgnet-Icuro, qui regroupe 775 institutions de soins, a rendu un avis sur les soins de fins de vie de patients psychiatriques non-terminaux.
Elle estime elle aussi que la loi euthanasie actuelle n'offre pas suffisamment de garanties pour que l'euthanasie des patients psychiatriques ne soit réellement envisagée que comme ultime mesure d'exception.

En terme de conclusion, l'avis formule diverses demandes, notamment celle d'une évaluation quinquennale de la loi euthanasie, ainsi que l'adaptation des conditions légales de procédure suivantes :
- l'allongement du délai entre le moment de la demande d'euthanasie du patient et sa réalisation à au moins 12 mois (plutôt qu'un seul)   ;
- Une discussion avec les proches que le patient désigne à propos de sa demande d'euthanasie ;
- L'examen ante-mortem de la demande d'euthanasie et de la situation dans laquelle se trouve le patient, par une équipe pluridisciplinaire d'experts ;
- La consu...

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1.000 morts provoquées sans consentement en Belgique

1.000 morts provoquées sans consentement en Belgique

Chaque année en Belgique, à peu près 1.000 personnes voient leur vie abrégée sans leur demande ni consentement.

C'est ce qu'a déclaré Marc Cosyns, médecin et défenseur de l'euthanasie en Belgique, lors du procès de Ivo Poppe le 29 janvier dernier. Ce sont le plus souvent les infirmiers qui abrègent discrètement la vie de leurs patients sans qu'ils l'aient demandé. Ils s'y sentent obligés parce que les médecins refusent de le faire eux-mêmes, affirme le Docteur Cosyns.

Ce dernier a toujours affirmé ne pas avoir besoin d'une loi dépénalisant l'euthanasie, car selon lui, le médecin agit en conscience pour le bien de son patient et " l'accompagne" dans le processus de mourir. Il n'appelle pas cela euthanasie et ne les déclare par conséquent pas toujours à la Commission Fédérale de Controle et d'Evaluation de l'Euthanasie. De par le contexte médical entourant l'acte posé par les infirmiers, et même sans que le patient n'y ait consenti, cela n'aurait, selon le Docteur Cosyns, rien à voir...

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Les demandes d’euthanasie à la “Levenseindekliniek” augmentent chaque année

Les demandes d’euthanasie à la “Levenseindekliniek” augmentent chaque année

En 2017, 2500 personnes ont contacté la clinique de fin de vie aux Pays-Bas (« Levenseindekliniek » - LEK) parce qu'elles souhaitaient se faire euthanasier. Pour rappel, la LEK accueille principalement des patients qui ne trouvent pas d'autre médecin désirant donner suite à leur demande d'euthanasie.

Ceci représente une augmentation de 38 % des demandes par rapport à 2016. La clinique a approuvé la demande de près d'une personne sur 3,  soit 747 personnes.

Parmi celles-ci, 239 personnes (soit 32 %) souffraient de maux somatiques, 187 étaient atteintes de poly-pathologies liée à la vieillesse (soit 25 %), 179 personnes par un cancer (soit 24 %), 75 étaient atteintes de démence (soit 10 %) et 67 dans un état de souffrance psychique (9 %).

La clinique, qui compte 59 médecins, avait annoncé être en pénurie de médecins fin 2017 et souhaiterait doubler ses effectifs en 2018.

Source : Medisch Contact

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L'euthanasie est une menace réelle pour la pratique de la médecine

L'euthanasie est une menace réelle pour la pratique de la médecine

Le Professeur belge Benoît Beuselinck, médecin oncologue de la KUL, révèle dans un ouvrage universitaire, « Euthanasia and Assisted Suicide : Lessons from Belgium » que des infirmières et des assistantes sociales d'un hôpital belge démissionnent de l'unité de soins palliatifs, parce que celle-ci se transforme en « maison de l'euthanasie ».

Ces infirmières ne veulent plus être réduites à préparer les patients et leurs familles aux injections létales, et considèrent que les demandes d'euthanasie sont « un fardeau impossible », « en complète contradiction avec leur désir initial d'administrer d'authentiques soins palliatifs aux personnes en phase terminale ».

Le professeur Beuselinck estime que l'euthanasie constitue une « menace réelle pour la pratique de la médecine », car elle mine le moral et court-circuite les efforts consentis par les équipes de soins de fin de vie.

Il fait remarquer que de nombreux médecins hospitaliers évitent les demandes d'euthanasie en les renvoyant aux un...

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Quand l’idéologie s’empare du débat sur l’euthanasie

Quand l’idéologie s’empare du débat sur l’euthanasie

Hans Geybels, Professeur de théologie à la KUL, a lancé dans le magazine Knack un appel pressant à sortir de la dichotomie « conservateurs-progressistes » lorsqu'il s'agit de débats bioéthiques tel que celui sur la fin de vie. Ce sont des sujets trop importants que pour être sacrifiés sur l'autel des convictions idéologiques, il s'y joue bien plus qu'une victoire entre idées conservatrices ou progressistes.

Que signifient d'ailleurs ces termes dans le débat ? Le progressisme semble vouloir rompre avec tout ce qui touche au passé, le conservatisme au contraire maintenir ce passé sans rien y changer. N'a-t-on rien d'autre à proposer pour la fin de vie ?

L'auteur refuse de croire que l'un de ces deux camps détienne la vérité. Celle-ci ne se trouve pas dans les idéologies et, quand bien même la vérité serait immuable, l'homme ne peut pas la considérer aussi facilement à sa portée. C'est pourquoi, selon l'auteur, la vérité invite toujours à la prudence : les hommes persuadés de la déten...

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Compte à rebours pour un suicide assisté : J-8

Compte à rebours pour un suicide assisté : J-8

Aurélia (ou Sarah, prénom repris dans les médias) mourra le 26 janvier 2018 à 14h, à l'âge de 29 ans, après avoir ingéré la boisson létale prescrite par la « Levenseindekliniek » (LEK, clinique de fin de vie aux Pays-Bas).

 

Des médecins de la LEK ont confirmé son état de « souffrance psychique insupportable et sans issue » le 31 décembre 2017. Aurélia a ensuite dévoilé à la presse néerlandaise son parcours et son choix d'assistance médicale au suicide. Elle estime qu' « après une vie pourrie », elle a « droit à une mort digne », parce qu'elle est un être humain.

Puisque personne n'a accès à son dossier médical, couvert par secret professionnel, Aurélia dévoile son histoire, se faisant par la même occasion militante pour le droit des personnes atteintes de souffrances psychiques à obtenir plus facilement l'euthanasie.

Elle-même a entamé sa procédure de demande d'euthanasie en juin 2017, après avoir tenté, en accord avec son psychologie et son psychiatre, une nouvelle thérapie. Le...

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Encore une démission par protestation contre l’euthanasie de personnes démentes

Encore une démission par protestation contre l’euthanasie de personnes démentes

Rappelant l'épisode de la démission d'un membre de la Commission Fédérale de Contrôle et d' Evaluationde l'euthanasie en Belgique, c'est maintenant aux Pays-Bas qu'un expert démissionne.

L'éthicienne Berna van Baarsen a remis sa démission en guise de protestation à la Commission de contrôle de l'euthanasie (RTE) « Noord-Holland ».

Elle estime ne plus pouvoir accepter sans objecter le fait que les RTE approuvent des euthanasies de personnes démentes.

Les RTE néerlandaises ont eu à juger de 12 cas d'euthanasies de ce genre, et en ont approuvé 9 d'entre elles.

Il s'agissait de patients ayant fait un déclaration anticipée d'euthanasie avant leur état de démence, mais n'ayant pas pu confirmer ni exprimer à nouveau ce souhait avant que le médecin ne provoque leur mort.  « Cette déclaration anticipée représente une intention, insiste Berna van Baarsen, on ne peut l'assimiler à une demande actuelle de la personne, il s'agit de quelque chose de réellement différent ».

Dans les cas concer...

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