Statut du corps humain

Pologne : vers une meilleure protection de l'enfant à naître ?

Pologne : vers une meilleure protection de l'enfant à naître ?

Jeudi dernier, deux projets de loi diamétralement opposés étaient en discussion au parlement de Varsovie, l'un réclamant la libéralisation de l'avortement, l'autre un durcissement de ses conditions, prévoyant des peines allant jusqu'à 5 ans de réclusion.
A ce jour en Pologne, l'avortement est autorisé lorsque la santé de la mère est en danger, en cas de handicap de l'enfant, ou en cas de viol et d'inceste. Quelque 2000 avortements légaux sont pratiqués chaque année, 90% pour des cas de trisomie.
Le PiS, parti conservateur Droit et Justice qui a remporté les élections en 2015, est divisé quant à l'opportunité de voter l'intégralité de cette proposition, certains de ses représentants s'opposant notamment à la pénalisation des femmes ayant recours à l'avortement.
Son chef de file, Jaroslaw Kaczynski s'est prononcé en faveur de l'interruption de grossesse dans le seul cas où la mère se trouve en danger mortel.
Il souhaite « interdire que des enfants soient tués parce qu'ils présentent de...

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Pays-Bas : consentement présumé pour le don d'organes

Pays-Bas - Pays-Bas : consentement présumé pour le don d'organes

Le plan très controversé du parti démocrate néerlandais D66 pour augmenter le nombre de donneurs d'organes a été approuvé de justesse mardi à la Chambre des représentants. Le vote a été particulièrement serré, avec 75 voix pour et 74 voix contre. La proposition adoptée prévoit que chaque personne doit choisir si elle veut être donneuse ou pas. Mais si aucun choix n'est exprimé, la personne concernée sera enregistrée par défaut comme donneuse d'organes (Système du consentement présumé, également d'application en Belgique).

Mardi, lors d'un débat portant sur ce système appelé « inscription active des donneurs » (qui, contrairement à ce que pourrait suggérer son nom, prévoit qu'on devient donneur si l'on ne déclare pas y être opposé), il semblait encore que la proposition ne recevrait pas suffisamment de soutien. Mais le D66 l'a ensuite adaptée pour faire pencher la balance en faveur d'une adoption.
Le groupe parlementaire du VVD (libéral-démocrate) a souligné au cours du débat que la ...

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Royaume-Uni : provoquer la mort des personnes en état prolongé de coma pour prélever leurs organes ?

Royaume-Uni - Royaume-Uni : provoquer la mort des personnes en état prolongé de coma pour prélever leurs organes ?

Dans un article publié par le Journal of Medical Ethics, le Dr Zoe Fritz a demandé que les tribunaux puissent accorder aux médecins l'autorisation de provoquer la mort de patients en état végétatif chronique. Actuellement, la législation du Royaume-Uni interdit l'euthanasie et l'assistance au suicide est passible de peines pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison.  

Cependant, certaines dispositions légales prévoient qu'un juge puisse autoriser le médecin à interrompre l'hydratation et l'alimentation d'un patient en état végétatif persistant et sans espoir de rétablissement. Cet arrêt de l'hydratation et de l'alimentation ayant pour effet quasi-immédiat d'entraîner la mort du patient.

Or, l'arrêt des soins de base que sont l'hydratation et l'alimentation provoque, explique le Dr Fritz, « un dessèchement des organes tel qu'ils ne peuvent plus être donnés ». C'est pourquoi, l'autorisation du tribunal devrait permettre au médecin d'utiliser des substances induisant la mort plutôt que d'...

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Pays-Bas : la Ministre Schippers lance une campagne pour le don de cellules souches adultes

Pays-Bas - Pays-Bas : la Ministre Schippers lance une campagne pour le don de cellules souches adultes

La Ministre de la Santé publique des Pays-Bas, Edith Schippers, lance une campagne pour encourager le don de cellules souches adultes, s'appuyant pour ce faire sur la Fondation Machtis. Chaque année, quelques milliers de personnes sont confrontées aux Pays-Bas à l'une ou l'autre forme de cancer du sang. Or, certaines de ces leucémies peuvent être guéries par une transplantation de cellules souches dont la compatibilité receveur-donneur a été vérifiée. L'enjeu est donc de disposer d'un donneur compatible.
C'est pourquoi il faut multiplier le nombre de donneurs de cellules souches provenant de la moelle osseuse. Or actuellement, le nombre de donneurs est largement insuffisant.
La Fondation Machtis et la Ministre Schippers encouragent donc les citoyens à s'enregistrer sur le site stamceldonor.nl car plus il y a de donneurs potentiels, plus les chances de guérison de certains malades sont grandes.

Actuellement, 104.000 donneurs se sont enregistrés, parmi lesquels, chaque année, 1 sur 10...

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France/Espagne : transfert de gamètes pour une insémination post mortem

Le mercredi 31 mai 2016, le Conseil d'Etat français a rendu une décision ordonnant le transfert de gamètes du mari défunt d'une requérante afin que cette dernière puisse bénéficier d'une insémination artificielle post mortem.

L'histoire de cette femme espagnole, Mariana Gonzalez-Gomez-Turri, défraie la chronique depuis quelques temps. En 2013, son mari, atteint d'un cancer, a fait congeler son sperme, peu de temps avant un traitement risquant de le rendre stérile. Le couple vivait alors en France depuis 2013. Après une période de rémission, le jeune homme sera emporté par une leucémie le 9 juillet 2015.

Malgré l'annonce de la maladie, le couple souhaitait mettre en oeuvre une procréation médicalement assistée à l'aide des paillettes de sperme du mari conservées au Centre d'Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme (CECOS) de l'hôpital de Tenon. La mort du jeune homme est venue interrompre ce projet.

Malgré le décès de son mari, la jeune veuve souhaite mettre en oeuvre leur « ...

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Belgique : pas de statistiques relatives au nombre total d'embryons surnuméraires congelés

Belgique - Belgique : pas de statistiques relatives au nombre total d'embryons surnuméraires congelés

Le nombre total d'embryons cryopréservés dans les congélateurs des centres de PMA en Belgique n'est pas connu. C'est le constat posé par la Ministre de la santé dans la réponse à une question parlementaire de la députée Catherine Fonck (question n°785) ce 25 avril 2016.

La congélation d'embryons remonte à plus de 30 ans, époque à laquelle s'est développée la procréation médicalement assistée. Trois lois s'attachent à régler le sort des embryons : la loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée et à la destination des embryons surnuméraires et des gamètes, la loi du 11 mai 2003 relative à la recherche sur les embryons in vitro autorisant la création et l'utilisation d'embryons humains aux seules fins de recherche et la loi du 19 décembre 2008 relative à l'obtention et à l'utilisation du matériel corporel humain destiné à des applications médicales humaines ou à des fins de recherches scientifiques, réglant le stockage et la distribution de ces embryons consid...

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Union européenne : autorisation d’un médicament à base de cellules souches humaines

Union européenne : autorisation d’un médicament à base de cellules souches humaines

A l'heure où la communauté scientifique internationale se penche sur l'avènement de la nouvelle thérapie génique du CRISPR-Cas9, la Commission européenne a autorisé pour la première fois la commercialisation d'une thérapie génique à base de cellules souches, par l'adoption de la « Décision d'exécution de la Commission portant autorisation de mise sur le marché du médicament orphelin à usage humain "Strimvelis" » le 27 mai 2016. 

Cette thérapie nouvelle, dénommée Strimvelis est produite par la multinationale pharmaceutique GlaxoSmithKline et vise à soigner les enfants atteints d'une maladie génétique extrêmement rare (15 enfants par an en moyenne en Europe), dénommée lymphocytose, et plus communément connue sous le nom de « bébés-bulle » ou « enfants-bulle ».

Elle se fonde sur l'utilisation de cellules souches de la moelle épinière de l'enfant, que l'on modifie à l'aide d'une enzyme avant de la réinjecter. Lancée il y a trois ans, l'étude clinique de cette thérapie montre que 100% d...

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Pays-Bas : euthanasie des enfants : élargir le cadre

Pays-Bas - Pays-Bas : euthanasie des enfants : élargir le cadre

En 2015, la NVK (Nederlandse Vereniging voor Kindergeneeskunde - Association néerlandaise de Pédiatrie) s'est penchée sur la prise en charge des enfants malades et en fin de vie et a publié sa  position  par rapport à l'euthanasie des enfants entre 1 et 12 ans. Elle y propose de faire une étude sur les soins à prodiguer aux enfants gravement malades et en fin de vie, en y incluant la possibilité de l'euthanasie, indépendamment de l'âge des jeunes patients, préférant se fonder sur la capacité de discernement.

Le régime juridique néerlandais actuel permet l'euthanasie des enfants à partir de 12 ans, et celle des nourrissons de moins d'un an dont la « qualité de vie » n'est pas jugée satisfaisante (L'euthanasie des nouveaux-nés et le Protocole de Groningen).

La NVK souhaite élargir le cadre légal actuel afin de permettre aux médecins de provoquer la mort de leurs jeunes patients gravement malades et peut être en fin de vie, au-delà des restrictions d'âge actuelles. Dans les cas où les...

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Pays-Bas : euthanasies et don d’organes

Pays-Bas - Pays-Bas : euthanasies et don d’organes

Aux Pays-Bas, pour la première fois, l'Erasmus Medisch Centrum (EMC) de Rotterdam en partenariat avec la Clinique de fin de vie a expérimenté une euthanasie avec plusieurs personnes bénéficiaires, pour un foie, un rein, un pancréas. Le prélèvement a dû se faire à l'hôpital et de manière assez rapide, car les patients attendaient dans cinq salles attenantes pour recevoir leur organe.

Bien que cette pratique ne soit applicable que pour les patients non cancéreux, le don d'organes post-euthanasique gagne du terrain. Depuis 2012, on estime que des organes ont été prélevés sur 15 personnes euthanasiées, parmi lesquelles 9 personnes rien que pour 2015. Il n'existe cependant pas de sources statistiques officielles et fiables en la matière.

La pratique du don d'organes lié à une euthanasie n'est pas sans poser certaines questions éthiques, comme le souligne l'article que le Dr Van Dijk, éthicien à l'Erasmus MC, a fait paraître en 2013 dans le Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde. Si l'o...

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Pays-Bas : un courrier ministériel aux jeunes pour inciter au don d’organes

Pays-Bas - Pays-Bas : un courrier ministériel aux jeunes pour inciter au don d’organes

La Ministre néerlandaise de la Santé, Edith Schippers, a décidé d'envoyer une lettre personnelle à tous les jeunes de 18 ans afin de les inviter à s'enregistrer auprès de leur administration communale comme donneurs d'organes. Cette campagne est appuyée par des clip-vidéos télévisés qui encouragent les jeunes à parler avec leur proches et parents de cette problématique.

Actuellement, aux Pays-Bas, 40% des habitants se sont déclarés donneurs d'organes. Sur un total estimé de 2.9 millions de donneurs potentiels, 730.000 se sont opposés à tout prélèvement. La Ministre de la santé voudrait réformer le système en faveur d'un régime juridique de consentement présumé. Tout citoyen qui n'aurait pas explicité officiellement son refus de don d'organes serait automatiquement considéré comme donneur potentiel. Ce système est actuellement en vigueur en Belgique et en France.

La philosophie et la dynamique du don d'organes sont ici questionnées. Donner ses organes suite à une démarche consciente...

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