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Coût de la procréation médicale en 2008 en Belgique : près de 100.000.000 euros

Coût de la procréation médicale en 2008 en Belgique : près de 100.000.000 euros

Au cours des dernières années, on constate une augmentation considérable du nombre de traitements de l'infertilité en Belgique. Le nombre de cycles de traitement par FIV/ICSI a doublé entre 2004 et 2008, passant de 14.652 à 29.541 durant cette période.
Le nombre des naissances y associées a suivi la même évolution, passant de 2.443 à 4.942. On a en outre enregistré une augmentation inexpliquée de 20 % du nombre des traitements chez les moins de trente-cinq ans.
En Belgique, deux mille patients par million d'habitants subissent un traitement de l'infertilité, alors que la moyenne européenne est de mille cinq cents patients par million d'habitants. Le Studiecentrum voor Epidemiologie a calculé qu'à ce jour, 5,8 % des enfants en Flandre sont nés à la suite d'un traitement de l'infertilité.

Les dépenses dans ce secteur ont ainsi considérablement augmenté au cours des dernières années.
Le montant des remboursements de frais de laboratoire est passé de 10.117.730,69 euros en 2003 à 18.872...

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Limiter le recours aux procréations médicalement assistées en  Belgique ?

Limiter le recours aux procréations médicalement assistées en Belgique ?

Ce 23 octobre 2012, une proposition de loi a été déposée par Mme Elke Sleurs et consorts (doc 5-1816/1), afin d'instaurer une obligation d'échange d'information préalable à chaque traitement de l'infertilité.

Les auteurs partent d'un constat : l'augmentation constante du nombre de traitements de l'infertilité (2000 patients par 1 000 000 d'habitants, alors que la moyenne européenne tourne autour de 500) et des remboursements toujours plus généreux. L'IST (Instituut voor Samenleving en Technologie) est également demandeur d'une plus grande transparence pour pouvoir mieux évaluer l'efficacité réelle des traitements et les effets secondaires psychiques. Cet institut souligne qu'étant donné les fortes pressions psychologiques et les conséquences physiologiques, plus de la moitié des femmes qui suivent un traitement de l'infertilité présentent une dépression modérée.
L'IST craint également un recours trop rapide à ces techniques. Quant au Collège de médecins « Médecine de la reproductio...

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Traitements contre la stérilité, une bombe à retardement

Traitements contre la stérilité, une bombe à retardement

D'après une nouvelle étude de chercheurs français, les enfants nés de femmes ayant pris, afin de tomber enceinte, un médicament prescrit en cas de stérilité risquent deux fois plus que les autres de développer une leucémie.

En effet, les scientifiques du Centre de recherche de l'Inserm en épidémiologie et santé des populations, basé à Villejuif, ont étudié près de 2 500 enfants, dont 764 souffraient de leucémie aiguë, et se sont penchés sur les antécédents obstétricaux des mères. Ils ont découvert que chez les femmes ayant pris un médicament pour stimuler les ovaires, le risque que leur enfant soit atteint de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), la forme de leucémie la plus fréquente chez l'enfant, était 2,6 fois plus élevé. Ces enfants risquaient également de souffrir 2,3 fois plus d'une forme plus rare de leucémie, la leucémie aiguë myéloïde (LAM).

Présentées à Londres lors du Childhood Cancer 2012, ces découvertes montrent pour la première fois une relation spécifique entre l'u...

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Plus de 24 millions d’euros pour la procréation médicale assistée en Belgique

Plus de 24 millions d’euros pour la procréation médicale assistée en Belgique

En 2010, l'assurance maladie-invalidité (Inami) a remboursé 19.469 fécondations in vitro, 18.498 inséminations artificielles, 14.952 ponctions d'ovocytes et 17.757 "lavages" de sperme afin de le rendre plus fécondant. Le coût total de ces opérations a été de 10,01 millions d'euros.

S'ajoute à cela, en 2010 toujours, la prise en charge par l'Inami de 16.019 forfaits pour traiter l'infertilité féminine contre 10.327 l'année précédente. Coût total: 14,534 millions d'euros. Au total, cela revient à plus de 24 millions d'euros. Rappelons que le taux de réussite ne dépasse pas les 18% en moyenne.

Plusieurs facteurs permettent d'expliquer ce recours accru à la procréation médicale assistée (PMA) dans notre pays. Depuis le 1er juillet 2003, les frais de laboratoire sont remboursés à certaines conditions. Les médicaments utilisés sont également remboursés, ce qui tend à inciter les couples ou personnes seules à y recourir davantage et très (trop ?) rapidement.
Le recul de l'âge moyen de la ...

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Moins de possibilités pour les inséminations artificielles et les FIV?

Belgique - Moins de possibilités pour les inséminations artificielles et les FIV?

Les gynécologues s'inquiètent des plans de réduction de coûts du gouvernement. Celui-ci envisage de ne plus rembourser qu'un seul frottis pour les femmes tous les 3 ans plutôt que tous les 2 ans comme c'est le cas actuellement.
C'est pourquoi, la Belgian Society of Reproductive Medicine a pris une initiative louable qui pourrait rapporter 4 millions d'euros en accord avec les gynécologues. Ils proposent en effet d'aller chercher l'argent nécessaire aux économies dans certaines sous-spécialisations en matière de fertilité : en abaissant, par exemple, l'âge limite pour les inséminations intra-utérines et les fécondations in vitro de respectivement 45 à 41 ans, et de 42 à 41 ans. 

Source : Le Journal du médecin, 8/05/2012, p.22.

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Lien entre l'accroissement pondéral et l'infertilité

Lien entre l'accroissement pondéral et l'infertilité

 

Dans un article paru dans le Journal du Médecin (13 avril 2012), et intitulé « Homme, femme, épigénétique et fertilité », le Dr Jean-Michel Debry, de l'Institut de Pathologie et de Génétique (IPG) à Loverval,  souligne le rôle de l'épigénétique (domaine qui étudie comment l'environnement et l'histoire individuelle influent sur l'expression des gènes, et plus précisément l'ensemble des modifications transmissibles d'une génération à l'autre. Ndlr) et de facteurs exogènes dans la sphère reproductrice. Il mentionne entre autres que l'accroissement pondéral chez nombre de femmes a un effet certain sur leur fertilité.
Oestrogènes  (hormone sexuelle féminine. Ndlr) et adipocytes (cellules présentes dans les tissus adipeux, spécialisées dans le stockage de la graisse.Ndlr), en particulier, sont étroitement associés et un équilibre est requis. On sait aussi que le syndrome des ovaires polykystistes (OPK) inclut un surpoids important dans 40% des cas environ ; une proportion aujourd'hui cr...

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Mariage homosexuel et procréation médicalement assistée : Cour européenne des droits de l'homme

Mariage homosexuel et procréation médicalement assistée : Cour européenne des droits de l'homme

Dans un arrêt de ce 15 mars 2012 (req.n°25951/07) Affaire Gas et Dubois contre France, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé que la France n'a pas violé la Convention européenne des droits de l'homme en refusant à une femme homosexuelle la faculté d'adopter l'enfant de sa partenaire, et en limitant l'accès à l'aide médicale à la procréation (AMP) avec donneur aux couples hétérosexuels, car l'AMP est toujours subordonnée à un but thérapeutique. Elle a par ailleurs rappelé que la Convention européenne des droits de l'homme n'imposait pas d'ouvrir le mariage à un couple homosexuel, et que le mariage confère un statut particulier à ceux qui s'y engagent. Des personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité sociale ne peuvent donc pas prétendre se trouver dans une situation juridique comparable à celle des couples mariés.
À noter que la petite fille a été conçue en Belgique par la technique de la procréation médicalement assistée en ayant recours à un don de sperme ano...

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Un bébé naît d'une greffe d'ovaire entre soeurs non jumelles

Un bébé naît d'une greffe d'ovaire entre soeurs non jumelles

Un bébé est né du transfert de matériel ovarien entre soeurs non jumelles aux cliniques Saint-Luc, rapporte Le Soir.  En 1992, cette technique n'existait pas encore et aucun «matériel» de la mère de l'enfant n'a pu être conservé à l'époque. Il s'agit donc d'une première mondiale. A la suite d'une maladie génétique, la mère de l'enfant avait dû subir, en 1992, une chimio et une radiothérapie, ce qui avait provoqué une ménopause prématurée de la jeune femme. "Depuis quelques années, la médecine a mis au point une technique de conservation, à l'abri dans le froid, de portions d'ovaires, voire d'ovocytes qui permettent d'envisager le projet de naissance après guérison de la patiente", souligne encore Le Soir.
La Belgique est pionnière en la matière. Ainsi, le premier enfant conçu par le biais de cette technique est né à Saint-Luc et, sur les 15 enfants nés dans le monde de cette technique, 4 l'ont été en Belgique. 

Source : Agence Belga - 26/01/2012

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20 ans d’insémination ICSI en Belgique : un suivi des 15.000 enfants serait prudent...

20 ans d’insémination ICSI en Belgique : un suivi des 15.000 enfants serait prudent...

Les médecins reconnaissent que l'ICSI* est une technique nettement plus forcée et moins « naturelle » que la FIV classique, d'où le fait que l'on se pose encore des questions par rapport à l'état de santé des bébés issus de cette technique.
Le Dr Michel De Vos, gynécologue d'un centre de médecine reproductive affirme qu'« il existe bel et bien des différences entre les enfants conçus naturellement et ceux issus de ces techniques. On remarque que le poids de l'enfant à la naissance est moindre et que le nombre de malformations congénitales est légèrement plus élevé qu'habituellement. Mais cette différence au niveau des malformations provient-elle de la technique en elle-même ou du problème de fertilité préexistant dans le couple, on ne le sait pas. »
Le premier enfant né par ICSI a 20 ans aujourd'hui. « Il est important de continuer à suivre ces jeunes adultes, car on peut se demander s'ils ne risquent pas de se retrouver à leur tour dans nos salles d'attente avec des problèmes de féc...

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Cour européenne des droits de l’homme: revirement en faveur de la loi autrichienne

Cour européenne des droits de l’homme: revirement en faveur de la loi autrichienne

Revirement de la Cour européenne des droits de l'homme : l'interdiction de la fécondation in vitro avec donneur ne viole pas le droit à la vie privée et familiale.

Deux couples vivant en Autriche ont des difficultés à concevoir un enfant. Dans le premier couple, le mari est stérile, tandis que dans le second, la femme est atteinte d'une pathologie qui empêche l'ovulation. Le premier couple souhaite obtenir un don de sperme tandis que le second souhaite bénéficier d'une fécondation in vitro avec don d'ovocyte.
Or l'article 3§1 de la loi autrichienne sur la procréation artificielle interdit le don de sperme à des fins de fécondation in vitro et le §3 du même article interdit le don d'ovule en toutes circonstances.
Les requérants saisissent la Cour européenne des droits de l'homme en arguant que la loi autrichienne sur la procréation artificielle porte atteinte à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) en interdisant le recours à la fécondation in vitro avec donneur.
Dans s...

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