Procréation médicalement assistée : performances du CHRN à Namur

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Procréation médicalement assistée

Actualités

Publié le : 24/04/2014

Madame Anne Vansteenbrugge, biologiste responsable du laboratoire s'exprime sur les chiffres de réussite en procréation médicalement assistée qu'elle attribue à la qualité de l'accueil et à l'« environnement extrêmement performant où tout est contrôlé ». Le contrôle va jusqu'à une sélection tardive de l'embryon avant réimplantation. Le CHRN utilise en effet la culture prolongée (cinq jours de culture au lieu de trois comme c'est souvent le cas), ce qui permet d'être « encore plus sélectif et de choisir l'embryon ayant le plus de chance d'initier une grossesse. »
D'autre part, le docteur Patrick Pauwels, chef du service PMA, a mis en lumière certains chiffres : 15% des couples sont touchés par l'infertilité en Belgique. « Deux tiers des infertilités sont dus à des problèmes de sperme. Ces problèmes sont liés aux conditions actuelles: stress, tabac, alcool, pesticides, etc. Quant aux patientes fumeuses, il leur faudra deux fois plus de cycles en fécondation in vitro (FIV) pour obtenir une grossesse », ajoute-t-il.
Le service PMA intervient non seulement pour une femme vivant seule mais aussi pour les couples de lesbiennes leur proposant une insémination par un donneur. « Cela fait partie de l'esprit d'un hôpital public. La progression est très importante. Nous avons aussi beaucoup de demandes de femmes françaises homosexuelles. » Parmi les couples de lesbiennes, 30% des demandes viendraient de femmes françaises.
Parmi les nouveautés du CHR,  la création d'une banque d'ovules. Celle-ci permet aux femmes de préserver leurs ovules avant un traitement anti-cancéreux. Après leur guérison, ces patientes pourront disposer d'ovules sains. Le centre de PMA de Namur accepte aussi le « Social Freezing », technique qui permet aux femmes de faire congeler leurs ovules (Freezing), non pas pour une cause médicale mais pour convenance personnelle et  d'ainsi reporter à plus tard leur grossesse.
Voir à ce sujet  l'Avis de Comité de Bioéthique de Belgique.
Source :  JDM, d'après Belga.
 


Articles similaires

Royaume-Uni : réduire les dépenses en matière de procréation médicalement assistée

Royaume-Uni : réduire les dépenses en matière de procréation médicalement assistée

- Procréation médicalement assistée

Confrontée à une exigence de 22 milliards de livres d'économies au cours des cinq prochaines années, la NHS (National Health Service) envisage de réduire fortement le montant de la prise en charge et la fréquence des remboursements de la PMA au Royaume-Uni.
Le groupe Somerset Clinical Commissioning a annoncé qu'à partir du mois d'avril, un seul cycle de FIV serait remboursé par la NHS, et que pour réduire le temps d'attente des couples stériles, ceux qui avaient déjà un enfant, ne seraient plu...

Lire la suite

Limiter le recours aux procréations médicalement assistées en  Belgique ?

Limiter le recours aux procréations médicalement assistées en Belgique ?

- Procréation médicalement assistée

Ce 23 octobre 2012, une proposition de loi a été déposée par Mme Elke Sleurs et consorts (doc 5-1816/1), afin d'instaurer une obligation d'échange d'information préalable à chaque traitement de l'infertilité.

Les auteurs partent d'un constat : l'augmentation constante du nombre de traitements de l'infertilité (2000 patients par 1 000 000 d'habitants, alors que la moyenne européenne tourne autour de 500) et des remboursements toujours plus généreux. L'IST (Instituut voor Samenleving en Techno...

Lire la suite

Plus de 24 millions d’euros pour la procréation médicale assistée en Belgique

Plus de 24 millions d’euros pour la procréation médicale assistée en Belgique

- Procréation médicalement assistée

En 2010, l'assurance maladie-invalidité (Inami) a remboursé 19.469 fécondations in vitro, 18.498 inséminations artificielles, 14.952 ponctions d'ovocytes et 17.757 "lavages" de sperme afin de le rendre plus fécondant. Le coût total de ces opérations a été de 10,01 millions d'euros.

S'ajoute à cela, en 2010 toujours, la prise en charge par l'Inami de 16.019 forfaits pour traiter l'infertilité féminine contre 10.327 l'année précédente. Coût total: 14,534 millions d'euros. Au total, cela revient...

Lire la suite