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Tourisme procréatif et choix du sexe de l'enfant

Belgique - Tourisme procréatif et choix du sexe de l'enfant

Les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg ont révélé une affaire de tourisme procréatif permettant à des couples néerlandais de se rendre en Belgique afin de pouvoir choisir le sexe de leur enfant. Le système a été mis au point par un homme d'affaires néerlandais, Bert van Delen, et un gynécologue de Borgerhout, Frank Sterckx.
Les couples s'inscrivaient sur le site de Bert van Delen qui les mettait en relation avec le gynécologue. Celui-ci procédait à des inséminations après avoir passé le sperme du demandeur dans une centrifugeuse spéciale qui permet de séparer les spermatozoïdes porteurs d'un chromosome X, plus lourds, de ceux porteurs d'un chromosome Y. L'insémination se faisait avec le sperme souhaité par le couple. 
Cette technique de sélection du sexe de l'enfant fonctionnerait à 80%. Chaque insémination coûte 1.200 euros et il en faudrait en moyenne trois pour que l'ovule soit fécondé. S'ajoute le peu de chance (19%) de voir la grossesse se développer.

Dans...

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L’ICSI beaucoup trop utilisée?

L’ICSI beaucoup trop utilisée?

L'ICSI (intracytoplasmic sperm injection) consiste à injecter un spermatozoïde directement dans l'ovule afin de remédier à certains types d'infertilité masculine. André Van Steirteghem (Vrije Universiteit Brussel), membre de l'équipe qui a développé cette technique il y a 20 ans, met en garde contre le risque que les enfants nés à l'aide de l'ICSI soient également infertiles une fois adultes.

Selon lui, ce risque devrait être mentionné aux parents dans toutes les cliniques de fertilité. De plus, ces dernières années, un nombre important d'enfants nés suite à cette technique ont eu des problèmes de santé. Cela pourrait être expliqué par le fait que le spermatozoïde injecté « de force » dans l'ovule n'aurait pas été capable de le féconder dans des conditions normales.

  L'ICSI est employée dans la moitié des fécondations in vitro en Grande Bretagne et dans 2/3 des cas en Europe.

Source : London Telegraph 22 février 2010

Quatre études sur la pratique belge de l'ICSI sont reprises su...

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La plupart des embryons présentent une instabilité chromosomique

Belgique - La plupart des embryons présentent une instabilité chromosomique

Des chercheurs belges ont analysé l'ADN sur des prélèvements issus de 23 embryons de trois ou 4 jours « de bonne qualité », provenant de fécondations in vitro réalisées par des jeunes femmes confrontées à un risque génétique. Il s'est avéré que seuls deux embryons portaient des chromosomes complètement normaux. Ces résultats témoignent que l'instabilité chromosomique est très fréquente durant l'embryogenèse, et est une cause majeure des troubles chromosomiques constitutionnels ainsi que de la faible fécondité humaine. Selon Thomas D'Hooghe, directeur du centre de fertilité de l'université de Leuven, "cela représente une avancée cruciale qui changera les tests génétiques avant l'implantation et redirigera notre stratégie pour améliorer la fertilité humaine".
Il est important de souligner que cette "avancée cruciale" requiert la sélection d'embryons "produits" par fécondation in vitro pour effectuer le dépistage des "troubles génétiques". Ceci soulève donc beaucoup de questions éthique...

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Deux enfants conçus après le décès de leur père

Belgique - Deux enfants conçus après le décès de leur père

La loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée autorise la conception d'un enfant après le décès du père. La loi impose qu'il soit fait expressément mention de ce projet dans la convention passée entre les auteurs du projet parental et le centre de fécondation.
En outre, l'insémination ou l'implantation ne peuvent être effectuées au plus tôt six mois après la mort du papa et au plus tard deux ans après son décès.
Selon la vice-Première PS, Laurette Onkelinx, 5 fertilisations ont été effectivement pratiquées et deux enfants ont vu le jour alors que leur papa était décédé depuis au moins six mois. La ministre précise cependant que ces données ne sont pas systématiquement collectées, le nombre pourrait donc être supérieur. Rappelons qu'un centre de fertilité peut toujours refuser une fécondation après le décès du père en invoquant une clause de conscience. A ce jour, au moins deux centres ont fait usage de cette clause tandis qu'un troisième a demandé l'avis d'...

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