Fin de vie

Mort de Vincent Lambert

France - Mort de Vincent Lambert

L'annonce est tombée ce jeudi 11 juillet, vers 9 heures. Après plus de 10 ans d'une éprouvante affaire judiciaire (Voir dossier : L'histoire de Vincent Lambert : Jalons d'une saga judiciaire), Vincent Lambert est décédé, des suites de l'arrêt de ses soins (hydratation et alimentation) commencé le 2 juillet. Ce nouvel arrêt résultait du pourvoi en cassation du gouvernement français contre une décision de la Cour d'Appel de Paris, qui avait ordonné le 20 mai la reprise des soins, conformément à la volonté du Comité international pour les droits des personnes handicapées de l'ONU.

Cette longue et délicate affaire judiciaire marquera probablement un précédent dans la prise en charge des patients en état végétatif en France. En effet, il nous faut rappeler que M. Lambert n'était pas en fin de vie : il ne souffrait d'aucune maladie nécessitant un traitement. Les conséquences de son accident, survenu en 2008, résidaient dans une incapacité à s'alimenter et à communiquer (Voir fiche : L'éta...

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Une initiative pleine de vie pour des projets en soins palliatifs

France - Une initiative pleine de vie pour des projets en soins palliatifs

L'idée a germé en 2011, dans l'esprit de Laetitia Dosne, fondatrice du Fonds pour les soins palliatifs (France) : accompagner et financer des projets de soins palliatifs. Cette organisation fait le lien entre des partenaires financiers, le grand public, et des initiateurs de projets en soins palliatifs. Elle soutient déjà des dizaines de projets en la matière, allant du divertissement des patients à l'information auprès du grand public, touchant aussi bien les personnes âgées que les enfants malades.

L'accès au financement pour un projet se fait par une sélection, étant donné la forte demande à laquelle fait face l'organisation. Retrouvez ICI le formulaire de présélection.

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NEW ! Flash Expert : euthanasie des personnes atteintes de démence

Belgique - NEW ! Flash Expert : euthanasie des personnes atteintes de démence

Une pétition a été lancée en mai 2019 par le forum LEIF (LevensEinde InformatieForum), pour demander au législateur d'autoriser l'euthanasie des personnes atteintes de « démence et de toute autre forme d'incapacité progressive et irréversible ». L'euthanasie serait obtenue sur base d'une directive anticipée, rédigée par la personne au moment où elle est encore capable de discernement.

L'Institut Européen de Bioéthique propose dans ce Flash Expert, une réflexion à propos des arguments avancés.

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Pourquoi le nombre d’euthanasies augmente-t-il aux Pays-Bas ?

Pays-Bas - Pourquoi le nombre d’euthanasies augmente-t-il aux Pays-Bas ?

La forte augmentation du nombre d'euthanasies aux Pays-Bas résulte d'un concours de circonstances : une acceptation croissante de l'euthanasie par la population, une plus grande disposition des médecins à rediriger les patients qui demandent l'euthanasie vers des confrères qui la pratiquent, un vieillissement de la population et une évolution dans les causes de décès.

De 2002 à 2017, le nombre d'euthanasies enregistrées aux Pays-Bas est passé de moins de 2000 à plus de 6500. (Voir le tableau illustrant cette évolution ICI.) Selon l'institut de recherche sur les soins de santé Nivel, situé aux Pays-Bas, cette évolution résulte de plusieurs facteurs. Alors que déjà 82% de la population se disait favorable à l'euthanasie, ce taux d'acceptation a atteint 95% en 2016.

D'autre part, les médecins traitants qui ne souhaitent pas pratiquer une euthanasie sont de plus en plus enclins à renvoyer les patients qui en font la demande vers la Levenseindekliniek (Clinique de fin de vie), entièreme...

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Allemagne : la Cour fédérale déforce l’obligation des médecins de protéger la vie de leurs patients

Allemagne - Allemagne : la Cour fédérale déforce l’obligation des médecins de protéger la vie de leurs patients

C'est la conclusion d'une affaire vieille de sept ans. La Cour Suprême Allemande s'est prononcée, mercredi 3 juillet, sur deux cas similaires : deux médecins, à Hambourg et Berlin, étaient inculpés pour avoir aidé des patientes désireuses de mettre fin à leurs jours, respectivement en 2012 et 2013. Elle a confirmé la relaxation des médecins, prononcée par les tribunaux locaux.

La décision est pour le moins confuse. Dans les deux cas, il était reproché aux médecins de ne pas avoir réanimé les mourantes qui avaient pris des substances létales. Cependant, il ressort des décisions en amont que, pour le cas Berlinois, le médecin accusé aurait également fourni une ordonnance pour l'obtention des substances mortelles à sa patiente, tandis qu'à Hambourg, celles-ci proviendraient d'une association militant pour l'aide au suicide. La question du rôle du médecin dans l'obtention des substances mortelles, cruciale pour qualifier les faits de suicide assisté, n'est cependant pas abordée par le...

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Le Parlement italien divisé quant à l’euthanasie

Italie - Le Parlement italien divisé quant à l’euthanasie

Le Parlement italien ne parvient toujours pas à s'accorder sur une nouvelle loi en matière de fin de vie. Ce lundi 24 juin, il a reporté les discussions de trois semaines. Il ne lui restera que deux mois pour légiférer dans le délai que la Cour constitutionnelle lui a donné pour repenser l'actuelle pénalisation du suicide assisté. (Voir Bulletin de l'IEB sur l'ordonnance de la Cour constitutionnelle).

Les deux partis au pouvoir, La Ligue et le Mouvement 5 étoiles (M5S), ont déposé des propositions de loi diamétralement opposées. Tandis que La Ligue propose d'atténuer la peine infligée si celui qui assiste le suicide « vit de manière stable avec le malade et a agi en état de trouble grave provoqué par la souffrance de celui-ci », le M5S prône la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté.  A cela s'ajoutent deux autres propositions, qui toutes deux visent elles aussi à dépénaliser l'euthanasie : celle du Groupe Mixte, et un projet d'initiative populaire qui inclut la possibil...

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Malgré la maladie, "vivre à fond " grâce aux soins palliatifs !

Pays-Bas - Malgré la maladie, "vivre à fond " grâce aux soins palliatifs !

« On reçoit beaucoup d'aide des infirmières qui viennent par exemple s'assoir près de votre lit, qui vous prennent la main, pour vous aider à gérer ce moment difficile... Vous êtes pris en charge si chaleureusement... Ils sentent d'une manière ou d'une autre que vous vivez dans une monde d'angoisse et d'histoire terminale. Les soins palliatifs, ce n'est pas seulement de bien vivre sur le plan physique, mais aussi de trouver comment traverser la journée, comment vivre plus joyeusement. »

Voilà le témoignage que livre Joop, atteint d'un cancer à l'âge de 80 ans, dans la campagne créée par le ministère de la Santé néerlandais destinée à mieux faire connaître les soins palliatifs : « On m'a dit que j'allais mourir. Mais jusqu'à ce moment-là, je vivrai. »

A cette campagne de sensibilisation, se raccroche un livret en ligne composé de 9 fiches très accessibles. Une réalisation conjointe de la Fédération des Patients aux Pays-Bas, l'association Soins Palliatifs Pays-Bas et la Société Roya...

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L’euthanasie est désormais possible dans un Etat Australien

L’euthanasie est désormais possible dans un Etat Australien

Dans les prochains jours, l'État de Victoria pourrait connaître ses premières euthanasies légales. Situé au sud-est de l'île principale d'Australie, l'entité avait en effet adopté une loi controversée sur le sujet en novembre 2017 (Voir News : Etat de Victoria : Un pas vers la dépénalisation de l'euthanasie). Dix-huit mois plus tard, la loi est entrée en vigueur, mercredi 19 juin.

Les six Etats composant l'Australie disposent en effet de leurs propres parlements, et de la compétence législative en matière de santé. Le parlement de Victoria, à Melbourne, est le premier à légiférer sur la question, après plusieurs rejets de lois similaires en Australie. Il est toutefois probable que d'autres Etats modifient également leur législation, à la suite du Victoria.

Les conditions d'accès à l'euthanasie sont réglementées. Un seul hôpital dans l'Etat est habilité à produire les injections léthales. Surtout, seuls les citoyens australiens adultes, en capacité de prendre une décision sur le su...

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Difficultés psychologiques pour les proches présents lors d'un suicide assisté / euthanasie

Suisse - Difficultés psychologiques pour les proches présents lors d'un suicide assisté / euthanasie

Une étude menée en Suisse en décembre 2007 sur 85 parents et amis qui ont été témoins d'un suicide assisté, a révélé une prévalence plus élevée d'état de stress post-traumatique (ESPT) et de deuil compliqué que suite à un décès naturel. La Suisse est l'un des rares pays où le suicide assisté est autorisé. Il est généralement défini comme la prescription ou la fourniture de substances létales dans le but explicite de permettre au patient de se suicider. Malgré le fait que le sujet soit l'objet de débats houleux, il existe très peu de recherches à propos de l'impact d'un suicide assisté sur les proches du suicidé. L'étude fut menée en coopération avec Exit Deutsche Schweiz, une association qui organise le suicide assisté. Les familles ont étés contactées par l'organisation.

Le traumatisme que laisse un suicide assisté chez les proches du suicidé est différent de celui que peut provoquer une mort naturelle ou un suicide normal. Bien que le suicide assisté permette souvent de faire ses ...

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Démence et fin de vie : le Hastings Center lance des recherches

Etats-Unis - Démence et fin de vie : le Hastings Center lance des recherches

Les Etats-Unis n'échappent pas au vieillissement de leur population et parallèlement, à l'augmentation des cas de démence. Les personnes atteintes de démence sont confrontées à la dégradation de leurs fonctions cognitives, notamment la mémoire, la résolution de problèmes et le langage. Il n'existe pas encore de traitement curatif pour la démence ni aucun moyen d'arrêter sa progression. Arrivé à un stade avancé de démence, le patient a besoin d'une assistance quotidienne et parfois de soins complets. La perte de sa capacité décisionnelle provoque aussi des discussions sur sa fin de vie. C'est précisément ce point qui fera l'objet de recherches par le Hastings Center, basé à Garrison (New York).

Aux États-Unis, chacune a le droit de refuser un traitement. Dans la plupart des cas, la personne doit néanmoins être capable de prendre la décision elle-même. Des personnes chez qui on a diagnostiqué une forme de démence et qui s'attendent à perdre leur capacité décisionnelle, peuvent refuser...

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