Fin de vie

"Je veux l'euthanasie" : pour Kelly, 23 ans et en souffrance psychique, c'est l'alternative au suicide

Belgique - "Je veux l'euthanasie" : pour Kelly, 23 ans et en souffrance psychique, c'est l'alternative au suicide

Cette jeune-femme belge, de Leuven, est en bonne santé physique mais n'arrive plus à supporter la souffrance psychique qui l'envahit. Diagnostiquée comme trouble de la personnalité limite ("borderline"), sa maladie agit comme "un couteau planté dans sa poitrine": "j'ai l'impression d'éclater en morceaux". Elle est décidée à en finir.

Au moment où se prépare le procès de trois médecins de Flandre pour le cas de Tine Nys, voilà que le Dailymail a identifié ce cas douloureux de Kelly et lui donne largement la parole. Elle confie avoir eu une enfance difficile : mauvaise relation avec sa mère, timidité paralysante, incompréhension, rapport fusionnel avec sa soeur jumelle qui, beaucoup plus extravertie, lui "volait ses amis". Kelly a grandi à l'ombre de sa soeur, sans qui elle se sentait seule et triste. A 18 ans, tout s'est accéléré : un grand-parent qu'elle chérissait est décédé, elle s'est sentie trahie par sa psychologue. Elle tente alors de se suicider. Hospitalisée, Kelly passe par...

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Provoquer la mort d’enfants gravement malades ?

Pays-Bas - Provoquer la mort d’enfants gravement malades ?

Du Rapport d'enquête intitulé « Décisions médicales autour de la fin de vie chez les enfants (1-12 ans) », se dégage une volonté chez certains aux Pays-Bas d'autoriser les médecins à provoquer intentionnellement la mort d'enfants gravement malades.

L'enquête dont il est fait rapport pour le compte du Ministère de la santé a été réalisée sur base de cas d'enfants décédés en 2015. Y ont répondu 38 médecins, 64 parents (de 44 enfants au total), et 1 seul enfant.

L'Institut Européen de Bioéthique a relevé les points saillants du Rapport dans cette NOTE, dont voici quelques extraits : 

Sur les 44 enfants malades qui ont été suivis, pas un seul n'a demandé à mourir.  

Dans presque la moitié des cas, il y a eu une prise de décision médicale autour de la fin de vie de l'enfant. On entend par là une décision d'interrompre un traitement ou de ne pas le commencer, ou celle d'augmenter les antidouleurs/sédatifs, sachant que cela accélèrera la mort. Dans 59% des cas, cette décision n'a pas fa...

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C'est à 18 heures, ce vendredi 11 octobre : présentation du livre "Euthanasie, l'envers du décor"

Belgique - C'est à 18 heures, ce vendredi 11 octobre : présentation du livre "Euthanasie, l'envers du décor"

« C'est un ouvrage qui me redonne la force de combattre au côté des malades."  C.N., infirmière en oncologie.

« J'y allais d'abord avec des pieds de plomb parce que j'avais pleins de préjugés. (...) et puis, rien qu'en lisant la préface, j'ai compris que je me trompais et que j'allais peut-être devoir un peu ouvrir mon esprit. Je suis très heureuse de me rendre compte à quel point il y a beaucoup de sensibilité dans la façon dont vous avez abordé la question de la fin de vie et de l'euthanasie. » Véronique Tyberghien, journaliste RTBF, Emission Tendances Première, le 20 juin 2019.

« On ouvre les yeux sur une réalité, parfois glaçante, dont on ne parle pas beaucoup ; tous ceux qui commencent à ressentir le poids des ans et se posent des questions sur « la suite », devraient le lire.» « Les réflexions à partir de situations concrètes vécues par les auteurs rend le livre facile à lire.»

Le Prof. Timothy Devos, hématologue à l'UZ Leuven et rédacteur en chef de cet ouvrage collectif, l...

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Euthanasie en cas d’affections psychiatriques : les protocoles souvent plus restrictifs que la loi

Belgique - Euthanasie en cas d’affections psychiatriques : les protocoles souvent plus restrictifs que la loi

L'euthanasie des patients psychiatriques est un sujet hautement controversé en Belgique, tant parmi les médecins qu'au sein des instances chargées de bioéthique. Or, le nombre et la proportion d'euthanasies pour troubles psychiatriques ont progressivement augmenté depuis 2008 : contre 13 cas en 2008 , l'euthanasie pour troubles psychiatriques recouvrait 37 cas en 2017, et 40 cas en 2018.  Plusieurs hôpitaux belges se montrent ouverts à cette pratique, et acceptent de prendre en charge les demandes des patients venant de médecins externes ou d'hôpitaux qui ne souhaitent pas pratiquer d'euthanasie pour troubles psychiatriques en leurs murs.  C'est le cas de l'Hôpital universitaire de Gand, qui en 2009 a mis en place un protocole encadrant la procédure à suivre lorsqu'une demande externe d'euthanasie pour troubles psychiatriques lui est adressée.  Sur les 12 demandes adressées à l'hôpital, 7 ont donné lieu à une euthanasie. 
Une étude parue dans la revue BMC Medical Ethics   présente le...

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Le Prof. Timoty Devos à l'UOPC le 11 octobre à 18h : présentation du livre "Euthanasie, l'envers du décor"

Le Prof. Timoty Devos à l'UOPC le 11 octobre à 18h : présentation du livre "Euthanasie, l'envers du décor"

« C'est un ouvrage qui me redonne la force de combattre au côté des malades."  C.N., infirmière en oncologie.

« J'y allais d'abord avec des pieds de plomb parce que j'avais pleins de préjugés. (...) et puis, rien qu'en lisant la préface, j'ai compris que je me trompais et que j'allais peut-être devoir un peu ouvrir mon esprit. Je suis très heureuse de me rendre compte à quel point il y a beaucoup de sensibilité dans la façon dont vous avez abordé la question de la fin de vie et de l'euthanasie. »
Véronique Tyberghien, journaliste RTBF, Emission Tendances Première, le 20 juin 2019.

« On ouvre les yeux sur une réalité, parfois glaçante, dont on ne parle pas beaucoup ; tous ceux qui commencent à ressentir le poids des ans et se posent des questions sur « la suite », devraient le lire.»

« Les réflexions à partir de situations concrètes vécues par les auteurs rend le livre facile à lire.»

Le Prof. Timothy Devos, hématologue à l'UZ Leuven et rédacteur en chef de cet ouvrage collectif, ...

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Italie : la Cour constitutionnelle s’autorise à dépénaliser le suicide assisté

Italie - Italie : la Cour constitutionnelle s’autorise à dépénaliser le suicide assisté

Mercredi dernier, l'Italie a pris un virage important par rapport aux questions de fin de vie : sa Cour constitutionnelle a décidé de dépénaliser l'aide au suicide en attendant que le Parlement légifère. Elle attache certaines conditions à la dépénalisation, qu'elle détaille dans un communiqué de presse.  La Cour avait donné un an au Parlement pour qu'il légifère sur la question. Le délai a expiré la veille de cette décision, sans que le Parlement n'ait eu le temps de mener une discussion en profondeur sur un sujet aussi difficile.

Pour rappel, c'est suite à l'aide au suicide du dénommé DJ Fabo par un membre du parti des Radicaux italiens, Marco Cappato, que la Cour constitutionnelle avait été saisie pour déclarer la pénalisation de l'aide au suicide contraire au droit à l'autodétermination. (Voir Bulletin de l'IEB) L'article du Code pénal en question prévoit que « celui qui induit une personne au suicide ou renforce le propos d'une personne à se suicider, ou bien en facilite l'exéc...

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Sédation et euthanasie : y a-t-il vraiment une différence ?

Belgique - Sédation et euthanasie : y a-t-il vraiment une différence ?

Un médecin du Centre Hospitalier de Huy (CHRH) est accusé d'avoir tué 4 de ses patients en septembre 2018 dans l'unité de gériatrie de l'institution. Ces patients ont été mis sous sédation palliative et sont décédés le même week-end. Selon le CHRH, l'équipe médicale en a été bouleversée et a dû bénéficier d'un accompagnement psychologique. Estimant que le médecin n'avait pas respecté les règles de procédure interne et que les faits étaient trop graves, l'hôpital l'a licencié dans les jours qui suivaient et a transmis le dossier au Parquet.  Une instruction par le Procureur du Roi est en cours. Le docteur est poursuivi pour assassinats, alors qu'il se défend d'avoir voulu provoquer la mort de ses patients.

La question qui se pose à la justice est la suivante : ces sédations sont-elles en réalité des euthanasies déguisées, voire des assassinats si les patients n'avaient pas exprimé leur volonté de mourir ? Pour Maître Toller, avocat du médecin, son client est resté « dans le cadre des...

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Québec : plus besoin d’être en fin de vie pour obtenir l’euthanasie

Canada - Québec : plus besoin d’être en fin de vie pour obtenir l’euthanasie

C'est la demande d'aide au suicide de deux personnes malades qui a eu, mercredi dernier, une incidence majeure sur la loi québécoise concernant les soins de fin de vie.

En effet, par une décision de la Cour supérieure du Québec, la juge Christine Baudouin a donné raison à Jean Truchon et Nicole Gladu pour obtenir l'aide médicale à mourir (euthanasie ou assistance au suicide). Tous deux souffrent de maladies dégénératives qui les limitent fortement dans leurs mouvements et dans leur communication, sans pour autant être en fin de vie. Ils estiment que le critère de « fin de vie », nécessaire pour obtenir l'euthanasie ou l'assistance au suicide au Québec, est trop restrictif et discriminatoire. Au nom du « droit à la sécurité », de la « liberté », et de la « non-discrimination », ces deux personnes peuvent désormais obtenir qu'un médecin provoque leur mort. Bien plus, la Cour supérieure a demandé au législateur d'adapter la loi de façon à supprimer le critère de fin de vie pour l'obten...

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Breaking news : la justice néerlandaise acquitte un médecin poursuivi pour meurtre

Pays-Bas - Breaking news : la justice néerlandaise acquitte un médecin poursuivi pour meurtre

Le Tribunal de La Haye a acquitté aujourd'hui un médecin poursuivi dans le cadre de l'euthanasie d'une personne atteinte de démence. Il a jugé que le Dr Catharina A. avait agi conformément à la loi et avait pris toutes les précautions nécessaires en euthanasiant sa patiente sur base d'une déclaration anticipée d'euthanasie. Le Ministère public ne partage pas l'avis du tribunal et envisage de faire appel de la décision.

Pour rappel, dans une déclaration de volonté rédigée un an avant l'euthanasie, la patiente disait vouloir l'euthanasie si un jour elle devait entrer en maison de repos, mais ce « sur sa demande » et « quand elle estimerait que le moment était venu ». Or, une fois la démence avancée, la patiente ne savait plus ce que signifiait l'euthanasie. Le médecin n'a pas demandé à sa patiente si elle souhaitait toujours mourir avant de lui administrer un sédatif dans son café pour procéder à l'euthanasie. De plus, il n'a pas interrompu la procédure en voyant que celle-ci se débat...

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L'exemple des villes accueillantes envers les personnes atteintes de démence

L'exemple des villes accueillantes envers les personnes atteintes de démence

En France, on observe un véritable effort chez certaines autorités locales pour s'adapter aux personnes atteintes d'Alzheimer. Dans le sillon d'une dizaine d'autres communes, la ville de Montpellier a signé la charte « Ville aidante Alzheimer », proposée par l'association France Alzheimer. La commune affirme ainsi sa volonté de « faciliter la connaissance et le déploiement d'actions » en faveur des personnes atteintes par cette pathologie ou par une maladie apparentée.

  Concrètement, le projet s'articule autour de trois axes majeurs : orienter les personnes atteintes d'Alzheimer dans la ville, les inclure dans la vie et les activités urbaines, et sensibiliser les habitants à leur présence et leurs besoins. Cet engagement conforte la ville de Montpellier dans sa position pionnière en la matière, avec son Centre Hospitalier Universitaire doté d'un programme de recherche sur les traitements curatifs et préventifs de la maladie d'Alzheimer.

  La Belgique connaît elle aussi sa charte V...

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