Fin de vie

# C’ESTPASLAMORT : une campagne publicitaire pour les soins palliatifs

France - # C’ESTPASLAMORT : une campagne publicitaire pour les soins palliatifs

Une campagne publicitaire relayée par l'hashtag « #C'ESTPASLA MORT » et sous-titrée « 10 euros pour redonner le sourire à quelqu'un qui souffre » est diffusée partout en France depuis le 10 avril dernier.

Cette campagne d'appel aux dons pour les soins palliatifs est une initiative de l'incubateur de projets « Fonds pour les soins palliatifs ». Il s'agit de la première campagne d'affichage nationale d'un tel genre. « En invitant au don, le Fonds pour les soins palliatifs rappelle la contribution essentielle que chacun peut avoir dans l'amélioration de la qualité de vie et du bien-être des personnes gravement malades ainsi que de leurs proches. » a indiqué le Fonds dans un communiqué de presse.

Le Fonds pour les soins palliatifs existe depuis 2011 et soutient différents projets pour promouvoir et développer les soins palliatifs. Il développe des partenariats entre d'une part des grandes entreprises mécènes et d'autre part des acteurs engagés en soins palliatifs (médecins, hôpitaux......

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Le New Jersey : huitième Etat à légaliser le suicide assisté aux Etats-Unis

Le New Jersey : huitième Etat à légaliser le suicide assisté aux Etats-Unis

L'Etat du New Jersey (Etats-Unis) est en passe d'adopter une loi légalisant le suicide assisté. Il rejoindra ainsi sept autres Etats (Californie, Colorado, Oregon, Vermont, Washington, Hawaii, Montana) et la ville de Washington D.C, qui ont légalisé le suicide assisté aux Etats-Unis.

La loi a déjà été adoptée par le Sénat et la Chambre des Représentants. C'est désormais au Gouverneur Phil Murphy de la signer pour qu'elle soit promulguée. Celui-ci s'est dit pressé de signer la loi, déclarant que « laisser aux résidents mourants et en phase terminale la dignité de prendre des décisions concernant leur fin de vie selon leur propre conscience est la bonne chose à faire. »

La loi prévoit la possibilité pour un patient majeur en phase terminale (pronostic vital engagé à moins de six mois), conscient et en possession de toutes ses capacités mentales, de demander qu'on lui prescrive une dose létale. Elle n'exige donc pas que la souffrance soit insupportable ni que la maladie soit incurable...

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Les soins palliatifs comme composante essentielle du" Vivre ensemble"

Les soins palliatifs comme composante essentielle du" Vivre ensemble"

Le modèle des soins palliatifs doit s'adapter. Encore fortement construits autour des institutions de soins, les soins palliatifs sont appelés à faire partie intégrante de la vie en société pour permettre aux patients ou personnes âgées d'être soignés le plus longtemps possible dans leur environnement propre.

C'est ce que soutient une récente étude menée par le groupe de recherche End of Life Care (UGent et VUB), « Tijd voor een echte vermaatschappelijking van palliatieve zorg? ». Les chercheurs conseillent d'investir dans l'autonomie du soin et le réseau propre du patient, plutôt que de soumettre directement les patients aux soins palliatifs résidentiels.

Ce basculement tient compte de plusieurs impératifs : démographiques (contre 25% de la population en besoin de soins palliatifs en 2014, il faut s'attendre à 42% en 2040), sectoriels (insuffisance croissante de soignants palliatifs, liée à l'évolution démographique précitée) et financiers. Une seconde étude menée par ce même grou...

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Le nouvel argument pour l’euthanasie des personnes démentes

Le nouvel argument pour l’euthanasie des personnes démentes

Faisant suite à une journée d'étude à Anvers en mars dernier, le consortium de médecins LEIF (LevensEinde InformatieForum) fait pression pour élargir l'accès à l'euthanasie aux patients qui sont à un stade avancé de démence.

L'argument est le suivant : puisque la loi exige que la personne soit encore capable de discernement au moment de son euthanasie (*), celle-ci n'est possible qu'au début du processus de démence. Selon LEIF, il en ressort que des patients sont euthanasiés « trop tôt », alors qu'ils pourraient encore vivre de belles semaines, de beaux mois voire de belles années.

Paradoxalement, ce constat, et celui du neurologue Patrick Cras (chef de service à la clinique universitaire d'Anvers), selon lequel les patients atteints de démence reviennent souvent, au cours de la maladie, sur leur volonté initiale d'être euthanasiés, n'aboutissent pas à remettre en question l'euthanasie pour souffrance psychique.

Au contraire, LEIF propose que la personne en début de démence, puiss...

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Soignants et citoyens s’opposent en masse à l’euthanasie en Nouvelle-Zélande

Soignants et citoyens s’opposent en masse à l’euthanasie en Nouvelle-Zélande

Le projet de loi pour la dépénalisation de l'euthanasie et du suicide assisté soumis au Parlement néo-zélandais par le député David Seymour (ACT New-Zealand) et adopté en première lecture, a suscité un vaste rejet de la part des citoyens. Un rapport de l'organisation Néo-zélandaise Care Alliance montre plus de 90% d'opposants.

38.000 Néo-Zélandais ont remis leurs observations sur le projet de loi au Comité restreint de la Justice. Après examen, Care Alliance a rendu un rapport détaillé sur leur contenu. Il ressort que 91,8% des participants sont opposés à cette dépénalisation. Parmi le personnel médical ayant rédigé des soumissions, ce sont 93,5% qui y sont également totalement hostiles.

A travers ces observations, les Néo-Zélandais pointent du doigt l'inévitable effritement du cadre légal, comme dans les pays où l'euthanasie a été dépénalisée et où l'on voit les critères d'éligibilité s'élargir peu à peu. De plus, l'idée que l'État reconnaîtrait ainsi le suicide assisté et l'euth...

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Faut-il réduire les traitements médicaux pour les personnes âgées ?

Faut-il réduire les traitements médicaux pour les personnes âgées ?

La députée néerlandaise Corinne Ellemeet (GroenLinks) a provoqué de vives réactions suite à sa proposition concernant les soins aux personnes âgées. La députée écologiste demande à ce que les médecins gériatres en hôpitaux soient davantage impliqués dans le processus décisionnel pour prodiguer ou pas un traitement lourd à un patient âgé de plus de 70 ans.

« La question centrale est celle-ci : que sommes-nous en train de faire au patient ? Hospitalisation, anesthésie, douleur et un déluge de drogues. Plusieurs recherches ont montré qu'il est courant d'entrainer des patients âgés dans un processus de traitements excessifs. » a déclaré l'élue, en charge de la Santé publique à la Chambre basse.

La députée affirme qu'il n'y a aucun calcul économique de sa part, bien qu'elle rappelle que 70% des patients au Pays-Bas sont âgés de plus de 70 ans. Elle soutient que sa seule préoccupation est celle d'offrir les meilleures conditions de soin aux personnes âgées.

La présidente de l'Associatio...

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Une étude révèle les « échecs d’inconscience » au moment de l’euthanasie

Une étude révèle les « échecs d’inconscience » au moment de l’euthanasie

Une étude récente montre qu'on ne meurt pas toujours sans expérimenter la souffrance, dans une euthanasie ou un suicide-assisté : dans une part non négligeable de cas, la personne n'est pas réellement inconsciente au moment de l'injection du relaxant musculaire.

Les auteurs, professeurs dans différentes universités du monde, relèvent trois méthodes généralement suivies en Europe et aux Etats-Unis dans le cadre d'un suicide-assisté, d'une euthanasie ou d'une peine capitale.

Selon les chercheurs, « dans toutes ces techniques, il reste un problème scientifique de savoir si le patient est inconscient au moment de sa mort ou non. »  C'est l'expérience d'exécutions aux Etats-Unis qui a permis de mettre cette question en lumière. En effet, il arrive que des personnes restent conscientes mais du fait de la paralysie provoquée, elles sont incapables de manifester leur douleur.

La littérature relative à la peine capitale américaine indique que, bien que les substances utilisées soient sembl...

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"Ce ne peut être le rôle de l’Etat de soutenir activement des actions suicidaires"

"Ce ne peut être le rôle de l’Etat de soutenir activement des actions suicidaires"

En Allemagne, le ministre de la Santé Jens Spahn (CDU) doit lutter contre les conséquences d'un arrêt ouvrant la voie au suicide assisté. Depuis que la cour de Leipzig a reconnu « le droit pour un patient dont la maladie est incurable et la souffrance insupportable, de décider comment et quand finir sa vie », l'Institut fédéral pour les médicaments et dispositifs médicaux (BfArM) a reçu 123 demandes pour acheter des produits létaux de la part de personnes voulant se suicider.

En juin 2018, le Ministre de la santé avait sommé l'agence fédérale de ne pas permettre aux personnes d'acquérir ces doses létales. L'agence en aurait déjà rejeté 93, et 22 candidats seraient décédés pendant leur attente. Aucune demande n'a encore été validée.

Le ministre-adjoint de la santé, Lutz Stroppe, avait adressé par la suite un courrier à l'agence, insistant sur la gravité d'un soutien étatique au suicide : « Ce ne peut être le rôle de l'Etat de soutenir activement des actions suicidaires en donnant la...

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Qu’est-ce qui conduit les prisonniers à demander l’euthanasie ?

Qu’est-ce qui conduit les prisonniers à demander l’euthanasie ?

23 détenus ont demandé l'euthanasie entre 2011 et 2017. Si l'on ne connaît pas l'issue de leurs demandes, on sait néanmoins que deux d'entre eux se trouvaient en phase terminale d'un cancer, tandis que les 21 autres invoquaient des souffrances psychiques.

De quelles souffrances s'agit-il ? Caroline Devynck, criminologue à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), s'est longuement entretenue avec eux. Elle rapporte qu'ils sont en général condamnés à un emprisonnement de longue durée, et qu'ils considèrent leur situation comme « sans issue ». Internés ou emprisonnés, la question est la même : « Que me reste-t-il encore à vivre ? ». Ils pointent l'absence de perspectives, de contacts sociaux, une vie réduite à une promenade quotidienne ou à regarder la télévision, et des circonstances de vie de plus en plus insupportables, comme le bruit permanent, la mésentente voire la violence entre prisonniers, l'absence de vie privée, ...

Selon la chercheur, il est frappant de voir comment les événe...

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Des soignants réagissent face au « prosélytisme » d'associations pro-euthanasie

Des soignants réagissent face au « prosélytisme » d'associations pro-euthanasie

Dans une lettre ouverte écrite à l'initiative de Martine et Bernard Couderc (respectivement gériatre co-fondatrice d'une association de soins palliatifs, et cancérologue), quarante-sept médecins, soignants et aidants-proches dénoncent le « prosélytisme » des associations en faveur de l'euthanasie en France.

C'est l'organisation d'une conférence par le Président départemental de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) qui a suscité la réaction du collectif.  Le médecin invité par l'ADMD, Yves De Locht, a évoqué le cas de ses patients français qui viennent en Belgique pour obtenir l'euthanasie. Le collectif des médecins y voit une attitude proactive de l'ADMD, qui veut faire croire que tout se passe au mieux dans les pays ayant légalisé la pratique. Ces soignants maintiennent que l'euthanasie n'est pas une « solution miracle » comme elle est souvent présentée, et surtout que des alternatives existent qui autorisent à « vouloir autre chose qu'un acte mortifère irré...

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