Fin de vie

Personnes âgées et COVID-19 : quelle prise en charge des patients vulnérables ?

Personnes âgées et COVID-19 : quelle prise en charge des patients vulnérables ?

Tri des patients, refus d'admission en hôpital, isolement strict... : au fil de l'avancement de la crise sanitaire actuelle, se multiplient les questionnements éthiques relatifs à l'accompagnement des personnes à risque. Parmi celles-ci, les personnes âgées figurent évidemment en première ligne.

L'on pensait dans un premier temps ces enjeux éthiques limités à la question de la priorisation des soins : dans l'hypothèse d'un engorgement des services de soins intensifs, l'âge avancé d'une personne figure en effet en bonne place parmi les critères retenus par les comités éthiques de nombreux hôpitaux, à côté d'autres critères de vulnérabilité, tels que la comorbidité (voy. Bulletin IEB du 19 mars).

La discussion s'est toutefois rapidement déplacée en amont de la fourniture de soins, au stade de l'admission en hôpital : même en l'absence d'engorgement, et afin d'éviter un tel scénario, d'aucuns préconisent la non-prise en charge pure et simple de patients ayant atteint un âge avancé, qu...

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Quiz : soins palliatifs et sédation

Quiz : soins palliatifs et sédation

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Le livre ‘Euthanasie, l’envers du décor’ désormais disponible en espagnol

Espagne - Le livre ‘Euthanasie, l’envers du décor’ désormais disponible en espagnol

Donner la parole aux professionnels de santé directement touchés par les questions relatives à l'euthanasie, à la fin de vie, et aux soins palliatifs : voici ce que propose l'ouvrage Euthanasie : l'envers du décor (voy. Bulletin IEB précédent), coordonné par le Professeur Timothy Devos, hématologue à la KULeuven. La richesse et la force du livre résident dans le partage du vécu des soignants : ceux-ci emmènent le lecteur dans la réalité de la fin de vie.

Paru en 2019 en français (aux éditions Mols), le livre est désormais disponible en espagnol, aux éditions Sigueme. Cette nouvelle parution intervient alors que le Parlement espagnol a récemment entamé une réflexion relative à la légalisation de l'euthanasie.

La crise sanitaire liée au COVID-19 met par ailleurs en lumière la place et la considération que nos sociétés offrent en temps normal à la vulnérabilité des personnes en fin de vie.

De façon très humaine, la réflexion proposée dans ce livre apporte un éclairage unique et invit...

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Légaliser l’euthanasie… pour des raisons économiques

Royaume-Uni - Légaliser l’euthanasie… pour des raisons économiques

Un article scientifique récemment publié dans la revue Clinical Ethics encourage la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie sur base d'arguments financiers.

Cet article, co-écrit par David Shaw (chercheur en bioéthique à l'Institute for Biomedical Ethics de Bâle) et Alec Morton (chercheur en management de la santé à Glasgow), est intitulé « Counting the cost of denying assisted dying » (« Calculer le coût d'un refus de légalisation du suicide assisté »). Les deux auteurs cherchent ici à démontrer qu'il serait judicieux de légaliser le suicide assisté au Royaume-Uni en raison du coût économique que représenterait le maintien d'un refus en la matière.

Trois arguments sont invoqués par les auteurs.

Le premier argument consiste à considérer qu' « offrir l'opportunité » de mourir aux patients qui souffrent peut être bénéfique, au regard du concept de « Quality-adjusted life years » (QALYs, années de vie de qualité). Ce concept quantifie les avantages et inconvénients médicau...

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Questions éthiques autour du Covid19 : qui soigner d’abord ?

Belgique - Questions éthiques autour du Covid19 : qui soigner d’abord ?

Comment juger qu'une vie vaut davantage la peine d'être sauvée qu'une autre ? Cette question, qui semblait jusqu'il y a peu encore réservée au passé et à ses champs de bataille, risque pourtant de se poser dans nos propres hôpitaux ces prochaines semaines. Le système de santé de plusieurs pays d'Europe et du monde est ébranlé par le COVID-19 : il met à rude épreuve les services de soins intensifs, ultra-sollicités par les patients en insuffisance respiratoire. Dans un avis éthique paru hier à la demande du ministère de la Santé, la Société belge de Médecine Intensive (SBMI) prévient qu' "une telle surcharge extrême du système hospitalier aura des implications éthiques importantes, car les médecins devront décider quels patients admettre et à quels patients refuser l'accès aux soins intensifs."

 

Si les mesures pour maximiser la capacité des soins intensifs - "en postposant les soins médicaux non urgents et en transformant les unités non intensives en unités de soins intensifs" - ne...

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Canada : les médecins qui refusent de pratiquer l’euthanasie mis sous pression

Canada - Canada : les médecins qui refusent de pratiquer l’euthanasie mis sous pression



Alors que la loi canadienne garantit l'objection de conscience, notamment pour les médecins, nombre d'entre eux font désormais l'objet de pressions lorsqu'ils refusent de pratiquer une euthanasie ou d'assister un suicide.

La loi canadienne prévoit que la législation sur l'aide médicale à mourir (AMM, autre nom pour l'euthanasie) n'a ''pas pour effet d'obliger quiconque à fournir ou à aider à fournir l'aide médicale à mourir''.

Toutefois, certains changements introduits dans les politiques de plusieurs hôpitaux concernant l'euthanasie rendent la situation des médecins objecteurs de conscience de plus en plus difficile. Ces médecins disent craindre des mesures disciplinaires de la part des autorités médicales réglementaires. En pratique, le médecin qui accepte de pratiquer l'euthanasie sur un patient tente de forcer un second médecin - par exemple le médecin traitant du patient - à partager la responsabilité de l'euthanasie. A ce moment, si le médecin opposé à l'euthanasie exprime...

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Belgique : une nouvelle campagne pour encourager les soins palliatifs

Belgique - Belgique : une nouvelle campagne pour encourager les soins palliatifs

Les trois fédérations belges de soins palliatifs, en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre, ont lancé, ce mardi 3 mars, une campagne nationale pour diffuser une image plus positive des soins palliatifs. Intitulée « Bien plus que des soins », cette campagne veut montrer que les soins palliatifs ne sont pas synonymes de mort mais bien plus de qualité de vie. Ceux-ci ont pour vocation d'améliorer la qualité de vie des patients et de leurs proches en leur offrant un accompagnement pour un "bien-être tant physique que psychologique, social et spirituel".

Chaque année, en Belgique, plusieurs dizaines de milliers de personnes et leur entourage pourraient bénéficier de ces soins, selon le Palliative Care Indicators Tool (voy. Actualité IEB 20/4/2016). Cet outil identifie les patients qui en auraient besoin sur base des critères de fragilité, d'incurabilité et de sévérité de la maladie. Ainsi, les soins palliatifs ne sont pas réservés uniquement aux patients au pronostic vital de moins de 3 mo...

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Euthanasie : le Parlement s’apprête à voter une loi inconstitutionnelle

Belgique - Euthanasie : le Parlement s’apprête à voter une loi inconstitutionnelle

La proposition de loi visant à modifier la législation relative à l'euthanasie, en discussion au Parlement fédéral depuis octobre 2019, sera votée en séance plénière ce jeudi 5 mars.

Or, ce texte de loi contrevient à la Constitution et à la Convention européenne des droits de l'homme, sur deux points au moins : 1° Le texte viole la liberté de conscience des médecins

La proposition oblige le médecin qui refuse de pratiquer l'euthanasie à « transmettre au patient les coordonnées d'un centre ou d'une association spécialisé en matière de droit à l'euthanasie », en l'occurrence l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) et L.E.I.F. (LevensEinde InformatieForum).

Or, dans son avis sur ce texte, le Conseil d'Etat avertit clairement le législateur que « si le dispositif proposé implique que le médecin qui refuse de pratiquer l'euthanasie est contraint de renvoyer le patient vers un médecin qui serait éventuellement disposé à pratiquer l'euthanasie, ce dispositif porte at...

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Euthanasie : le Parlement belge vote la remise en cause de la liberté de conscience

Belgique - Euthanasie : le Parlement belge vote la remise en cause de la liberté de conscience

Ce jeudi 5 mars en début de soirée, le Parlement fédéral a adopté la loi modifiant la législation en matière d'euthanasie.

Cette loi prévoit notamment la remise en cause de la liberté de conscience des médecins et des personnes actives au sein des institutions de soins (soignants, résidents, bénévoles, ...) au sujet de la pratique de l'euthanasie.

La loi oblige désormais le médecin qui refuse de pratiquer l'euthanasie (soit pour une raison médicale, soit sur base de sa conscience) à « transmettre au patient les coordonnées d'un centre ou d'une association spécialisé en matière de droit à l'euthanasie ». L'exposé des motifs de la loi précise qu'il s'agit en l'occurrence de l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) et de L.E.I.F. (LevensEinde InformatieForum), deux associations militant pour l'extension du "droit à l'euthanasie" pour les personnes atteintes de démence ou simplement "fatiguées de vivre". De l'avis même du Conseil d'Etat, cet article contrevient à la...

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Breaking News : +12,5% de personnes euthanasiées en Belgique en 2019

Belgique - Breaking News : +12,5% de personnes euthanasiées en Belgique en 2019

2655 personnes ont été euthanasiées en 2019, ce qui représente une augmentation de 12.5% par rapport aux chiffres de 2018.

 

Ces chiffres viennent d'être communiqués par la Commission d'Evaluation de la loi euthanasie, qui précise qu'une analyse plus détaillée des euthanasies déclarées en 2019 sera faite dans le prochain rapport bisannuel de la Commission (rassemblant les données de 2018 et 2019).

Pour 448 personnes, leur mort n'était pas attendue à brève échéance, et parmi ceux-ci se trouvent "majoritairement" des personnes qui souffraient de polypathologies, c'est-à-dire d'une combinaison de plusieurs affections dont aucune n'est "mortelle" mais qui "n'étaient pas susceptibles de s'améliorer et qui occasionnaient de plus en plus de handicaps sérieux allant jusqu'à une défaillance d'organes."

 

Ce sont près de 50 personnes atteintes de troubles mentaux et du comportement (les affections psychiatriques comme les troubles de la personnalité et les affections cognitives comme les ...

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