Fin de vie

Pays-Bas : les médecins plus réticents à euthanasier

Pays-Bas : les médecins plus réticents à euthanasier

Aux Pays-Bas, le climat politique actuel et les enquêtes pénales en cours rendent les médecins plus prudents face à une demande d'euthanasie, confie la directrice de la NVVE (Nederlandse Vereniging voor een Vrijwillig Levenseinde), Agnes Wolbert, au magazine Trouw.

L'interprétation libérale de la loi offre pourtant des possibilités d'euthanasie à un nombre de personnes toujours plus important. Les personnes âgées souffrant de « polypathologie », de problèmes psychiatriques ou de démence, certaines personnes qui estiment leur vie « complète » reçoivent à présent une porte d'entrée vers l'euthanasie.

L'information sur ces possibilités ne circule par contre pas suffisamment, estime Agnes Wolbert. Elle en impute la responsabilité au gouvernement actuel. La publication d'un « Code de bonnes pratiques » en matière d'euthanasie est prévue pour 2018, mais le gouvernement a indiqué vouloir savoir auparavant quelles sont les questions que la population se pose réellement sur la fin de vie.

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France : les soignants s’opposent à la sédation explicitement létale

France : les soignants s’opposent à la sédation explicitement létale

Le Conseil économique, social et environnemental français (CESE) a rendu le 9 avril dernier un avis sur la fin de vie et les soins palliatifs (Voir notre Bulletin ). Dans ce texte, baptisé « Fin de vie : la France a l'heure des choix », le Conseil émet des recommandations pour améliorer l'application des lois actuellement en vigueur et se prononce par ailleurs en faveur d'un droit pour tout patient à « une sédation profonde explicitement létale ». Pierre-Antoine Gailly, rapporteur de l'avis, a évoqué l'importance du choix de ces mots. Le CESE a volontairement omis d'utiliser les termes « euthanasie » et « suicide assisté », trop polémiques.

Sur ce dernier point, qui divise même au sein du CESE, les soignants français ont tenu à prendre la parole.

La Société Française d'Accompagnement et de Soins palliatifs (SFAP),  souligne son opposition à toute loi qui libéraliserait l'euthanasie et suicide assisté, suivie en cela par l'Ordre national des infirmiers (ONI).

Une pétition réalisée ...

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Euthanasie pour "vie accomplie" aux Pays-Bas : Dossier

Nouveau DOSSIER de l'IEB :

Faut-il incorporer la notion de « vie accomplie » parmi le nombre de pathologies pouvant justifier un acte d'euthanasie ?

Aux Pays-Bas, cela fait plusieurs années déjà que cette question occupe l'opinion publique. Elle suscite la réflexion éthique et renouvelle le débat politique sur la fin de vie.

Le présent dossier retrace une partie de cette réflexion. Il reprendra tout d'abord la réponse politique donnée par le gouvernement néerlandais à la question des euthanasies pour « vie accomplie ».

Il présentera ensuite deux définitions du concept, élaborées par différentes instances néerlandaises, qui se sont chacune penchée sur le phénomène de « vie accomplie » avec leur regard propre.

Il abordera enfin la thèse de doctorat de la chercheuse néerlandaise Els van Wijngaarden. Cette thèse représente la première enquête sur le terrain et recherche scientifique de cette ampleur sur le sujet.

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France : une « sédation profonde explicitement létale » ?

France : une « sédation profonde explicitement létale » ?

En France, le Conseil économique, social et environnemental s'est prononcé dans un avis consultatif du 9 avril 2018 en faveur d'un droit à l'euthanasie en prônant de légaliser la "sédation profonde explicitement létale" pour les personnes qui la demanderaient en fin de vie.

 

L'expression qu'a choisie le Conseil est volontairement distincte "d'euthanasie" et de "suicide assisté", termes trop « polémiques », indique Pierre-Antoine Gailly, rapporteur de la CESE.

Que penser de cette manipulation du langage et de l'endormissement de la pensée par le choix des mots? Ce geste recouvre en effet la même réalité que celui de l'euthanasie, puisque le médecin provoque volontairement la mort de la personne à sa demande.

Si le Conseil s'est majoritairement prononcé en faveur d'une sédation explicitement létale, il reste divisé sur la question. Une partie des membres se positionne en effet en faveur d'une application pleine et entière de la législation existante, la loi Claeys-Leonetti. Celle-...

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Belgique : renforcer les soins de santé mentale des personnes âgées ?

Belgique - Belgique : renforcer les soins de santé mentale des personnes âgées ?

A l'heure où l'on évoque la question de l'euthanasie pour "Dépression" et "Fatique de vivre" (Voir Dossier IEB), le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) plaide pour un renforcement des soins de santé mentale des personnes âgées. Nul besoin de créer un réseau spécifique et séparé, comme cela existe pour les enfants et adolescents. Les personnes âgées constituent en effet une catégorie de patients très hétérogène. Leurs soins ne peuvent être organisés sur la seule base de l'âge, puisque certains sont encore en bonne forme, actifs et autonomes.

Si les soins aux aînés peuvent être englobés dans les soins des adultes en général, les problèmes de santé mentale des aînés nécessitent toutefois des connaissances spécifiques, à la frontière entre la psychiatrie et la gériatrie. Il est donc indispensable pour le KCE de sensibiliser tous les soignants aux spécificités de la psycho-gériatrie et de créer une compétence spéciale en psychiatrie de la personne âgée.

Pour identifier l...

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Euthanasie pour souffrance psychique en Belgique

Euthanasie pour souffrance psychique en Belgique

Nouveau DOSSIER !

Le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique a publié en décembre 2017 un avis sur l'euthanasie de patients hors phase terminale, affectés d'une souffrance psychique avec ou sans affection médicale (psychiatrique ou autre) sous-jacente.

Dans cet avis, le Comité répond en 75 pages aux questions posées en 2011 par Madame Laurette Onckelinkx, à l'époque Ministre de la Santé publique.

L'avis rendu 6 ans plus tard, reprend les points de consensus, mais également les dissensions divisant encore les membres du Comité. Et si la difficulté de ses membres à trouver des consensus sur les sujets les plus sensibles soulignait la probable incapacité de la loi euthanasie à pallier les écarts d'interprétation et les dysfonctionnements dans son application?

Sur le terrain, cela fait plusieurs années que des praticiens se mobilisent pour dénoncer ces dysfonctionnements chroniques. Les appels à une réévaluation profonde de la loi euthanasie se font insistants. L'avis offre auj...

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Pays-Bas : La Coopérative « Dernière volonté » ne distribuera plus sa poudre létale

Pays-Bas : La Coopérative « Dernière volonté » ne distribuera plus sa poudre létale

La Coopérative « Dernière volonté » (« Laatste wil ») a annoncé mettre fin à son activité de mise à disposition de sa poudre létale dénommée « Moyen X ». Sa décision fait suite à celle du Ministère public d'enquêter sur la possibilité de qualifier cette activité d'aide délictueuse au suicide.

Petra de Jong, administratrice de la Coopérative, insiste ne pas comprendre pourquoi le Ministère public considère la CLW comme organisation criminelle. En effet, la coopérative ne fait qu'informer ses membres, regroupés en groupes d'achat, sur la manière de se procurer ladite poudre. Elle indique que la décision de la CLW d'arrêter son activité a comme unique but d'éviter que ses membres soient considérés comme des criminels. La Coopérative ne cessera pas d'exister, mais orientera désormais ses activités vers le lobbying et d'autres voies de défense des intérêts de ses membres.

Source : Medischcontact

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La Coopérative « Dernière volonté » fait sa première victime

La Coopérative « Dernière volonté » fait sa première victime

Aux Pays-Bas, le Ministère Public a déclaré ouvrir une enquête à l'encontre de la Coopérative « Dernière volonté » (« Laatste Wil » - CLW).

Pour rappel, cette coopérative d'achat néerlandaise a comme objectif d'offrir à ses membres la possibilité d'acheter une poudre qui permet de se suicider de manière absolument autonome.

Cette poudre, que la CLW nomme « Moyen X » pour ne pas dévoiler son nom, a fait sa première victime le 22 février dernier. La jeune-fille de 19 ans, Ximena, s'est suicidée après avoir commandé la poudre sur internet via le groupe d'achat.

Suite à ce drame, ses parents ont publiquement demandé une réaction politique. Le ministre Hugo de Jonge s'est engagé à avoir une « conversation insistante » avec la CLW, estimant que ce « projet indésirable frôle l'irresponsabilité et est potentiellement répréhensible »

Plusieurs milliers de membres ( sur les 22.000 au total ) se sont déjà inscrits au premier tour de commande du « Moyen X ».

Le Ministère Public a par conséq...

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Les raisons de ma démission de la commission Euthanasie

Les raisons de ma démission de la commission Euthanasie

Complétant notre Bulletin du 22 février 2018 , voici la traduction de la lettre du Dr Vanopdenbosch

Cher Président de la Chambre des Représentants,
Cher Président de la Commission de la Santé Publique de la Chambre,

Par la présente, je tiens à donner ma démission de la fonction de membre suppléant de la Commission Fédérale de contrôle et d'évaluation de l'Euthanasie (CFCEE). C'est à juste titre que la Chambre des Représentants se pose la question de l'indépendance et du rôle de cette commission. Dans les faits, la CFCEE n'est en effet ni indépendante, ni objective.

 

 

 

Lorsque des déclarations d'euthanasie sont détectées non conformes à la loi, la CFCEE ne les renvoie pas au Parquet pour examen, comme le prescrit pourtant la loi, mais elle prend elle-même le rôle de juge.

L'exemple le plus frappant s'est déroulé lors de la réunion du mardi 5 septembre 2017: nous y avons traité le cas d'une personne atteinte de démence à un stade avancé et souffrant de la maladie de Parkinso...

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Inde : autoriser l'arrêt des soins et des traitements quitte à provoquer la mort

Inde : autoriser l'arrêt des soins et des traitements quitte à provoquer la mort

Ce vendredi 9 mars 2018, la Cour Suprême d'Inde a reconnu aux personnes le droit de refuser, par voie de directives anticipées ou demande actuelle, tout traitement médical dans le but précis de se laisser mourir.

D'après elle, l'article 21 de la Constitution indienne, qui déclare le droit à la vie, à la liberté et la dignité, sous-entend un droit de chaque personne à une mort dans la paix et la dignité, sans souffrir. Ce droit impliquerait celui de refuser, de manière anticipée le cas échéant, tout traitement que le patient jugera inopportun.

Cette euthanasie peut prendre la forme d'un renoncement aux traitements médicamenteux, d'une demande d'interruption de l'alimentation ou de l'hydratation artificielle dans des circonstances spécifiques. L'administration d'une substance létale dans le but de provoquer la mort restera par contre illégale.

Le gouvernement indien s'oppose à cette euthanasie par voie de directives anticipées. Il craint que les patients ne soient pas forcément au c...

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