Début de vie

Suisse : premier pas vers le DPI franchi par une votation en faveur d’une réforme constitutionnelle

Suisse : premier pas vers le DPI franchi par une votation en faveur d’une réforme constitutionnelle

Ce dimanche 14 juin 2015, à l'occasion d'un référendum, la population suisse a voté à 61,9% en faveur d'une modification constitutionnelle ouvrant l'accès au Diagnostic Préimplantatoire (DPI) en cas de procédure de Fécondation In Vitro (FIV).

Depuis 2010, la Suisse compte en moyenne 80 000 naissances par an, dont 2 000 par FIV, soit 2,5% des naissances issues de Procréation Médicalement Assistée (PMA). Jusqu'ici, la législation suisse était l'une des plus protectrices d'Europe, n'autorisant le recours à la PMA que pour certains couples précisément définis. Et la Constitution impose pour le moment de ne créer que les embryons que l'on implantera, sans aucun test préimplantatoire.

La Constitution interdisant le DPI, le but de la votation était d'autoriser une modification constitutionnelle, avant de lancer une réforme législative posant le cadre de cette nouvelle pratique.
L'objectif est de permettre la sélection des embryons avant leur implantation dans le ventre de la mère. Le publ...

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Belgique : première naissance grâce à une autogreffe de tissu ovarien prélevé avant la puberté

Belgique : première naissance grâce à une autogreffe de tissu ovarien prélevé avant la puberté

Le mercredi 10 juin 2015, une équipe médicale de l'hôpital bruxellois Erasme, dirigée par le Dr. Isabelle Demeestere, a annoncé à la communauté scientifique un exploit médical. Grâce à une greffe de tissus ovariens cryopréservés, elle a permis à une jeune femme de 27 ans d'accoucher de son premier enfant en novembre 2014.
Cette femme, atteinte depuis son enfance d'une drépanocytose, avait subi à 5 ans de lourds traitements risquant de provoquer sa stérilité. En prévention, les médecins avaient prélevé chez cette enfant un de ses ovaires, qu'ils ont depuis lors conservé par congélation.
Effectivement devenue stérile, la jeune femme a pu, grâce à l'équipe du Dr. Demeestere, retrouver sa fertilité par la transplantation de ses propres tissus ovariens.
35 bébés sont déjà nés suite à des interventions du même type, mais les tissus ovocytaires provenaient toujours d'une femme pubère. Cette avancée médicale et technique est une grande promesse pour toutes les femmes qui ne peuvent avoir d'e...

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Belgique : mise au point d'un test plus rapide d'analyse de l’embryon (DPI) à l’UZ Leuven

Belgique : mise au point d'un test plus rapide d'analyse de l’embryon (DPI) à l’UZ Leuven

Depuis janvier 2015, l'UZ Leuven a mis en place un nouveau test de détection des maladies génétiques congénitales chez les embryons issus d'une fécondation in vitro (FIV).
Il convient de rappeler que le diagnostic préimplantatoire (DPI) est régi en Belgique par la loi du 6 juillet 2007 (art 67) relative à la procréation médicalement assistée, qui précise que c'est au centre de génétique humaine de décider si ce test est nécessaire en fonction du passif génétique des parents. L'objectif étant de s'assurer qu'une maladie génétique héréditaire ne sera pas transmise à l'enfant, le DPI n'est pas justifié dans tous les cas.
Les données les plus récentes nous indiquent que 488 DPI ont été effectués en 2013, engendrant une dépense de 632.739,76€, soit 1 300€ par test environ.*
La FIV est une technique d'aide médicale à la procréation (AMP), par laquelle, grâce à du matériel génétique prélevé chez l'homme et chez la femme, des embryons sont créés puis transplantés dans le corps d'une femme. L...

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Chili et Pérou : résistance à la pression de l‘avortement

Chili et Pérou : résistance à la pression de l‘avortement

Deux projets de loi ont été déposés respectivement au Pérou et au Chili en faveur d'une dépénalisation de l'avortement. Toutefois, ces deux Etats d'Amérique du Sud voient en leur sein une véritable résistance à cette réforme.
Au Pérou, le 26 mai 2015, le Congrès a largement rejeté le projet de loi déposé par les associations féministes visant à autoriser l'avortement en cas de viol. La législation péruvienne maintient donc la prohibition de l'avortement, considéré sous toutes ses formes comme un crime, à l'exception des cas où la poursuite de la grossesse représente un risque mortel pour la mère.
Au Chili, à l'annonce de la transmission au Parlement d'un projet de loi portant sur la dépénalisation de l'avortement par la présidente du Chili, Michelle Bachelet, de nombreux médecins se sont levés derrière les organisateurs du mouvement "#NadieSobra" (personne n'est de trop) pour mener une campagne vidéo de protestation sous le slogan "#Nocuentenconmigo" (ne comptez pas sur moi).
Invoqu...

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Maroc : élargissement de la loi sur l’avortement

Maroc : élargissement de la loi sur l’avortement


Jusqu'à présent, au Maroc, la pratique de l'avortement n'était dépénalisée que dans le cas où la santé de la femme était en danger. Depuis plusieurs mois, cependant, certaines associations ont accentué la pression sur l'opinion publique et le monde  politique pour réclamer un élargissement des conditions d'accès à l'avortement en vue de lutter contre « l'avortement clandestin et non médicalisé ». C'est ainsi que le 15 mai dernier, un communiqué annonçait que l'avortement pourrait dans un avenir proche ne plus être pénalement condamné pour les cas de viol ou d'inceste, ou dans le cas de graves malformations ou de maladies incurables du foetus, maladies dont la liste reste à définir.
Sources : L'Economiste et Gènéthique
 

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Suisse : GPA : une décision qui « fait primer le droit de l’enfant sur le droit à l’enfant »

Suisse : GPA : une décision qui « fait primer le droit de l’enfant sur le droit à l’enfant »

Partis en Californie, où ils avaient trouvé une mère porteuse, deux hommes, qui vivent en partenariat enregistré dans le canton de Saint-Gall, en sont revenus avec un petit garçon. Ils ont alors demandé à ce qu'il soit inscrit dans les registres suisses de l'état civil.
Le Tribunal fédéral a cependant statué que seul le père biologique, celui dont les spermatozoïdes avaient été utilisés pour la fécondation des ovules d'une femme-donneuse anonyme avant implantation de l'embryon dans l'utérus d'une femme-porteuse, peut être légalement reconnu comme le père de l'enfant.
Pour le tribunal, aucun lien de filiation ne peut être établi avec l'autre partenaire masculin. En vue de respecter le droit de l'enfant de connaître son ascendance, l'identité de la mère porteuse et l'existence d'une donneuse anonyme d'ovocytes seront également reprises dans les informations de l'état civil.
L'Office fédéral de la justice (OFJ) s'est montré particulièrement satisfait du jugement, qui montre que les juge...

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Royaume-Uni : une mère porteuse forcée de remettre son enfant au couple commanditaire

Royaume-Uni : une mère porteuse forcée de remettre son enfant au couple commanditaire

La gestation pour autrui (GPA) est réglementée depuis maintenant plus de 30 ans au Royaume-Uni. Il est notamment prévu que toute forme de GPA commerciale est interdite, mais que des dédommagements, jusqu'à hauteur de 20.000 euros, peuvent être payés par le couple commanditaire pour couvrir les frais de la grossesse. Alors que le législateur voulait par ce cadre légal éviter toute dérive, la réalité montre que la pratique n'est pas sans poser de problèmes.
Ainsi, récemment, une mère porteuse se serait rétractée après « un accord » de gestation pour autrui. Avant de tomber enceinte, celle-ci aurait promis, de façon informelle, de remettre le bébé à un couple gay dont l'un des partenaires est le père biologique de l'enfant (insémination artificielle de son sperme). Cependant, après avoir donné naissance à une fille, la maman a décidé de la garder. La Haute Cour de Justice du Royaume-Uni vient d'ordonner à celle-ci de remettre son enfant au couple d'hommes. La petite fille, âgée de 15 mo...

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Belgique : 99,9% de traçage intra-utérin des enfants trisomiques par le test NIPT meilleur marché

Belgique : 99,9% de traçage intra-utérin des enfants trisomiques par le test NIPT meilleur marché

Dans un communiqué récent, une association regroupant huit centres de génétique de référence en Belgique a annoncé que le prix du test prénatal non invasif (NIPT) passera prochainement de 460 à 390 euros.
Le NIPT est un test génétique relativement récent effectué sur le sang d'une femme enceinte, plus sensible et plus précis que le dépistage classique. Il permet de déterminer à 99,9% si l'enfant à naître est atteint du syndrome de Down (Trisomie 21).
Jusqu'à ce jour, c'est un test combiné qui était effectué (échographie et analyse biochimique après une prise de sang). Lorsque le risque était jugé élevé, un test invasif (amniocentèse ou biopsie de villosités choriales) était pratiqué, malgré le risque de fausse-couche inhérent à une telle pratique (1%).
Non satisfaits des résultats des tests actuels - faux positifs et faux négatifs (un quart des foetus porteurs de la T21 ne sont pas identifiés par le test combiné), et dans l'attente d'une éventuelle augmentation du remboursement des t...

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Belgique : 33 .150 cycles de fécondation in vitro pour 5.787 naissances

Belgique : 33 .150 cycles de fécondation in vitro pour 5.787 naissances

Selon les chiffres de l'INAMI, 1 enfant sur 25 est né par fécondation in vitro (FIV) en Belgique en 2013. Toutefois, une patiente sur cinq est étrangère. Depuis octobre 2008, l'INAMI rembourse aussi les inséminations intra-utérines, au nombre de 19.763, auxquelles s'ajoutent donc les 20.874 FIV.
Le rapport du Belgian Register for Assisted Procreation ( BELRAP ) (2012), publié en décembre 2014, mentionne également un nombre considérable de données telles que le nombre de dons de gamètes hétérogènes, le nombre d'embryons congelés ou détruits.
Source : Le Journal du Médecin  

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Belgique : salon de promotion de la GPA commerciale à Bruxelles

Belgique : salon de promotion de la GPA commerciale à Bruxelles

Ce dimanche 3 mai, un consortium américain, « Men Having Babies » (MHB) a organisé un salon de promotion de la Gestation Pour Autrui (GPA) en plein coeur de Bruxelles.
Ce salon donnait la parole à une dizaine de spécialistes et de témoins, dont l'objectif était de présenter les différentes phases du processus de la GPA commerciale, soulignant notamment les « ficelles » qui permettent de faire des économies. La brochure remise aux participants affichait en toute transparence les coûts moyens de la « Surrogacy journey », qui selon  l'agence ou la clinique choisie, se situent entre 77.000$ et 171.000$. Le choix du sexe du bébé était également offert, de même que la possibilité d'effectuer un test génétique visant à réduire les malformations ou les risques génétiques. Derrière leur stand, une douzaine d'agences américaines et canadiennes concrétisaient les ventes, destinées principalement aux personnes homosexuelles.
Lors de sessions parallèles, médecins et juristes ont expliqué à des ca...

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