Espagne : les femmes désirant un enfant seront satisfaites ou remboursées

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Procréation médicalement assistée

Actualités

Publié le : 03/05/2018

« Satisfaites ou remboursées » est le nouveau slogan de L'Institut Valencien de l'Infertilité (IVI). Cette clinique espagnole propose de rembourser intégralement ses patientes qui ne tombent pas enceintes après deux ans d'essais dans le cadre de leur programme de PMA « IVI Baby ».

« Avec IVI Baby, vous aurez votre bébé à la maison dans un délai maximum de 24 mois » promet-elle sur son site.

Entre 2012 et 2016, plus de 4.600 Françaises s'étaient déjà rendues à l'IVI dans l'espoir de repartir enceintes. Avec son nouveau slogan, la clinique espère continuer à attirer un nombre toujours plus important de personnes en quête de procréation. Philippe Roussel, vice-président de l'association « Les cigognes de l'espoir » qui accompagne des personnes qui se sont lancées dans une PMA, explique qu'il s'agit surtout  "d'un coup marketing, car avec toutes les conditions et contraintes du programme, la clinique ne prend pas beaucoup de risques". Les femmes présentant par exemple une obésité importante ou de graves problèmes à l'utérus sont en effet exclues d'IVI Baby. 

Contrairement à la France, aucune loi en Espagne n'interdit aux femmes homosexuelles, célibataires ou de plus de 43 ans d'entreprendre une PMA. Résultat, ces Françaises-là traversent les frontières pour le faire en Espagne, mais aussi en Belgique, en Grèce ou en République Tchèque. En 2014, plus de 2.000 bébés français avaient déjà été conçus en Belgique par PMA.

La situation légale en France pourrait néanmoins changer. Dans son avis de juin 2017, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est déjà prononcé en faveur d'une ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataire qui souhaitent procréer sans partenaire masculin grâce à un don de sperme.

Source : Femme Actuelle, Le Parisien


Articles similaires

Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

- Procréation médicalement assistée

En Suisse, de 10 à 15% des couples sont confrontés à des problèmes d'infertilité.

L'infertilité, physique ou psychologique, s'apparente à une crise existentielle pour de nombreuses femmes, comparables à un burn-out. Consciente de l'urgence liée à son âge, c'est la femme qui en souffre le plus, alors qu'elle n'est pas plus souvent que l'homme la cause de l'infertilité du couple (en Suisse, 30% des cas d'infertilité sont d'origine masculine, 30% d'origine féminine, 20% d'origine mixte et 20% d'...

Lire la suite

20 ans d’insémination ICSI en Belgique : un suivi des 15.000 enfants serait prudent...

20 ans d’insémination ICSI en Belgique : un suivi des 15.000 enfants serait prudent...

- Procréation médicalement assistée

Les médecins reconnaissent que l'ICSI* est une technique nettement plus forcée et moins « naturelle » que la FIV classique, d'où le fait que l'on se pose encore des questions par rapport à l'état de santé des bébés issus de cette technique.
Le Dr Michel De Vos, gynécologue d'un centre de médecine reproductive affirme qu'« il existe bel et bien des différences entre les enfants conçus naturellement et ceux issus de ces techniques. On remarque que le poids de l'enfant à la naissance est moindre ...

Lire la suite

Risque plus élevé de cancer chez les enfants conçus par FIV avec anomalie congénitale

Risque plus élevé de cancer chez les enfants conçus par FIV avec anomalie congénitale

- Procréation médicalement assistée

Une étude parue fin octobre 2020 dans la revue JAMA Network Open (Journal of the American Medical Association) montre que parmi les enfants nés avec une anomalie congénitale, ceux conçus par fécondation in vitro (FIV) ont un risque plus élevé de développer un cancer que ceux conçus naturellement. L'étude s'est basée sur 1 000 639 enfants conçus naturellement, et 52 776 conçus par FIV, entre 2004 et 2016 dans le Massachusetts, en Caroline du Nord, à New York et au Texas. Les enfants ont été...

Lire la suite