Un nouveau-né séparé de sa mère serait prédisposé à une maladie mentale

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Grossesse

Actualités

Publié le : 06/06/2018

Les premiers instants de la vie d'un nouveau-né sont essentiels et la nature montre combien la séparation d'avec la maman peut provoquer de graves traumatismes à l'âge adulte. Cette rupture du lien au moment de la naissance semblerait provoquer des modifications significatives de la structure et de la fonction future du cerveau chez le tout-petit.

Le Pr Lapish et ses collègues parlent même de troubles neuropsychiatriques tels que la schizophrénie.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont retiré des rats à leur mère pendant 24 heures alors qu'ils étaient âgés de 9 jours, une période cruciale dans le développement du cerveau (on sait que le cerveau des rats et celui des humains présentent une structure et une connectivité similaire.)

Ils ont alors comparé les rats restés avec leurs mères à ceux qui ont été privés du lien maternel. Ces derniers ont  présenté des anomalies cérébrales comportementales, biologiques et physiologiques significatives une fois devenus adultes. Les changements neurologiques observés chez les animaux ayant été séparés de leur mère sont similaires aux perturbations de la structure et de la fonction du cerveau que l'on retrouve chez les personnes à risque de troubles neuropsychiatriques, tels que la schizophrénie.

De telles études auront sans doute un impact non négligeable dans les décisions relatives à la GPA, qui, d'emblée organisent la rupture du lien entre la mère porteuse et le nouveau-né, livré aux parents acheteurs. Ceux-ci comprendront mieux, preuves scientifiques à l'appui, qu'arracher un enfant à sa mère, c'est faire de l'adulte qu'il deviendra un adulte sujet à des troubles psychiatriques.

Selon le Pr Lapish et ses collègues,ces résultats  devraient  "inciter les politiques publiques à prendre en considération le stress que ressentent les bébés face à l'absence de leur mère dans leurs premiers instants de vie."

Source : Translational Psychiatry, 27 mars 2018, doi :10.1038/s41398-018-0119-5
Pour aller plus loin : Fiche Didactique : la Gestation pour autrui


Articles similaires

Conférence IEB: Handicap du nouveau-né : faire vivre ou laisser mourir ? / 18 février 2014 à 20h

- Grossesse

L'Institut Européen de Bioéthique vous invite le

Mardi 18 février à 20h à la conférence :

Handicap du nouveau-né : faire vivre, laisser mourir ?

par Laurence HENRY, Infirmière anesthésiste, Doctorante en Philosophie (Paris-Est Marne-la-Vallée),
auteur de l'essai « On ne peut imposer cela à personne » (Ed. Salvator, 2013)
Un drink sera offert à l'issue de la conférence.

Lieu : Hôtel THON, rue de la loi 75, Bruxelles (Parking rue de Trèves)

PAF : 5 euros à payer à l'entrée.
Inscription co...

Lire la suite

Belgique  et Suisse : nouveau-nés déposés dans des « boîtes à bébés »

Belgique et Suisse : nouveau-nés déposés dans des « boîtes à bébés »

- Grossesse

En décembre dernier, un nouveau-né belge, qui a reçu le prénom de Jules, a été déposé dans la boîte à bébés installée par l' ASBL Moeders voor Moeders à Borgerhout (Anvers). Il s'agit du cinquième nourrisson ainsi confié dans l'anonymat à l'association depuis sa création en 2000. Le président du CPAS d'Anvers a précisé que Jules a été confié à une famille d'accueil. Presque simultanément, en Suisse, un nourrisson a aussi pu être recueilli dans la fenêtre à bébé de l'hôpital d'Einsiedeln dans l...

Lire la suite

Anvers - Un nouveau-né abandonné auprès de l'association "Moeders voor Moeders"

Anvers - Un nouveau-né abandonné auprès de l'association "Moeders voor Moeders"

- Grossesse

Un nouveau-né a été abandonné dans la "boîte à bébé" de l'association "Moeders voor Moeders" à Anvers, ce 3 novembre 2012.

Le nouveau-né, un petit garçon, sera transféré au Centre de soins à l'enfant et de soutien à la famille, a indiqué le CPAS d'Anvers. Il s'agit du quatrième bébé abandonné auprès de l'association depuis l'installation de la boîte à bébé en 2000. En juillet dernier, un autre petit garçon avait été confié à la garde de Moeders voor Moeders. Il avait par la suite été accueill...

Lire la suite