Chypre assouplit sa législation sur l’avortement

Publié le : Thématique : Début de vie / Avortement Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Jusqu'à présent, à Chypre, l'avortement n'était possible que si deux médecins certifiaient que la grossesse non-plnifiée posait des risques sérieux pour la santé physique ou psychologique de la femme.

Suite à l'adoption au Parlement des amendements modifiant le code pénal, une femme pourra désormais mettre fin à sa grossesse dans un délai de 12 semaines sans justifier d'un risque pour sa santé. Elle devra tout de même consulter un médecin.

Dans les cas de viol ou d'inceste, ce délai sera prolongé à 19 semaines, et les femmes qui s'en disent victime n'auront plus à produire une confirmation de la police.

S'il n'existe pas de données fiables sur les avortements à Chypre, des femmes se tournent vers cette pratique clandestinement, assure la députée Stella Kyriakides, présidente du comité parlementaire sur l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. De nombreuses cliniques privées le pratiqueraient officieusement. Si les poursuites en justice sont rares, les médecins agissent néanmoins dans une « zone grise ».

L'intention de cette modification légale est la décriminalisation immédiate de l'avortement. Ces modifications visent également à « garantir le droit incontestable des femmes à faire des choix libres et informés ». Le présent amendement au code pénal est une première étape. Une proposition législative plus complète, incluant des dispositions sur l'éducation sexuelle et la prévention, devrait être présentée dans les mois à venir.


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