Recherche biomédicale

Création d'un muscle artificiel auto-régénérant

Etats-Unis - Création d'un muscle artificiel auto-régénérant

Une équipe en ingénierie biomédicale de la Duke University a réussi à créer un muscle bioartificiel, en mélangeant des cellules souches de souris à un hydrogel.
Après une stimulation électrique, le muscle s'est contracté avec 10 fois plus de puissance qu'aucun autre muscle artificiel, au point d'atteindre la même puissance qu'un muscle naturel. Il est  aussi capable de se régénérer en cas de lésion physique, mais également après avoir été infecté, les scientifiques l'ayant exposé à une toxine extraite du venin d'un serpent. Cette capacité de régénération est due à un stock de cellules souches satellites qui sont prêtes à s'activer dès que les fibres musculaires sont abîmées.
Pour finaliser l'expérience, les scientifiques ont greffé leur création sur des rats. Avec succès puisque le muscle s'est renforcé et que des cellules sont parvenues à se déplacer à travers les veines qui se sont développées progressivement. Reste maintenant à confirmer ce bel ouvrage chez les humains. En attenda...

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L'hôpital universitaire d'Anvers se dote d'appareils pour mesurer la douleur

L'hôpital universitaire d'Anvers (UZA) s'est équipé de 2 appareils capables de mesurer la douleur ressentie par les patients de manière objective. Il s'agit d'une première mondiale.  Le premier appareil permet de mesurer la douleur aiguë ressentie par les patients grâce à un capteur posé sur un doigt. Cet outil prend en compte sept paramètres, dont la pression sanguine et la résistance de la peau. Une formule mathématique détermine ensuite le niveau de la douleur ressentie. L'autre appareil est destiné aux patients souffrant de douleur chronique et mesure si le système de contrôle de la douleur fonctionne correctement, et ce en réaction à de petites ou grandes différences de températures. "Nous voulons utiliser ces outils à grande échelle, par exemple lors d'opérations chirurgicales ou pour contrôler la douleur ressentie par les patients plongés dans le coma, ou ceux souffrant de douleur chronique généralisée", explique le professeur et coordinateur du centre multidisciplinaire de la...

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Données individuelles, Biobanques et Google

Données individuelles, Biobanques et Google

Google s'engage de plus en plus dans le domaine de la santé en entreprenant la collecte de la plus vaste base mondiale de données génétiques et moléculaires en partenariat avec une clinique chargée de réaliser les prélèvements.
Le Dr Andrew Conrad et son équipe qui compte une centaine d'experts médicaux en physiologie, optique, biochimie ou encore biologie moléculaire ont entamé la collecte des données de 175 donneurs anonymes et souhaitent élargir l'étude à des milliers de patients.
Urine, sang, larmes ou encore salive vont ainsi être récoltés de manière à constituer une gigantesque base de données sur le corps humain. Un tel outil devrait rassembler à terme les génomes complets des volontaires, l'historique génétique des parents, la vitesse des battements de coeur lorsqu'ils sont soumis au stress ou encore la manière dont leur corps métabolise la nourriture ou les médicaments.
À terme, le laboratoire futuriste Google X sera capable de dresser le portrait génétique d'un être humain ...

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Découverte importante en matière de fécondation

Découverte importante en matière de fécondation

Après 10 ans de recherche, des chercheurs de Cambridge ont découvert l'élément-clé de l'ovule qui permet au spermatozoïde de le reconnaître et de venir s'ancrer à lui, toute première étape de la fécondation.
En 2005, une équipe nippone avait identifié la protéine, présente à la surface des spermatozoïdes, pour leur permettre de fusionner avec la membrane de l'ovocyte. Il l'avait appelé Izumo. Son pendant vient d'être dévoilé. Il s'agit de la protéine Juno, du nom de la déesse romaine de la fertilité. Pour parvenir à détecter la molécule située à la surface de l'ovocyte, les scientifiques britanniques ont utilisé une version synthétique d'Izumo. Ils ont ensuite testé la validité de leurs résultats en fécondant des souris femelles, modifiées de telle manière à ce que leurs ovules ne présentent pas la protéine Juno. Elles sont restées stériles tout comme les souris mâles dont le sperme n'est pas porteur d'Izumo. Par ailleurs, une fois que l'ancrage a eu lieu, Juno disparaît de la surfac...

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Suisse - Suisse : non aux bébés médicaments

Peut-on utiliser une vie pour en sauver une autre ? Par 108 voix contre 79, le gouvernement national suisse a dit non. Comme le Conseil des Etats, les parlementaires ont refusé d'autoriser la sélection d'embryons à même de faire par la suite un don de cellules souches à un frère ou une soeur atteint d'une maladie incurable. En Suisse, on estime qu'il y aurait une dizaine de cas par an concerné par cette méthode. Concrètement, les couples qui ont un enfant atteint d'une maladie incurable ne pourront pas faire un deuxième enfant pour sauver l'aîné. L'argument qui a convaincu : les conséquences psychologiques négatives pour le deuxième enfant, le bébé médicament, qui sera conçu pour sauver sa grande soeur ou son grand frère.
Le Conseil national s'est donc rallié au Conseil des Etats sur cette question. Les parlementaires ont par contre décidé d'autoriser la détection des anomalies génétiques de l'embryon avant la fécondation in vitro.
En Belgique, rappelons que cette technique et la ven...

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Alexander De Croo propose de mettre les données médicales au service de la recherche

Alexander De Croo propose de mettre les données médicales au service de la recherche

Le vice-Premier ministre Open Vld Alexander De Croo propose que les données médicales des citoyens belges puissent être utilisées pour la recherche pharmaceutique et en biotechnologie, moyennant des « garanties en matière de protection de la vie privée ».
Le gouvernement est assis sur une "montagne de données" qui peuvent montrer leur utilité en matière de soins de santé, a expliqué le ministre des Pensions. Il a évoqué les données de 300.000 patients dont dispose l'INAMI en matière de consommation de soins, y compris de médicaments.
Belga 19/04/2014
 

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Pénurie de don de corps ?

Pénurie de don de corps ?

L'ULg (Université de Liège) lance en ce mois de mars une campagne destinée à informer sur le don de corps sous l'intitulé « L'ultime don de soi ». Cette brochure sera distribuée dans les administrations communales, chez les notaires mais aussi chez les médecins généralistes. Souvent méconnu du grand public et parfois confondu avec le don d'organes, le don de corps reste pourtant indispensable à l'exercice de la médecine. Or, ces dons sont rares et menacent même de devenir insuffisants si certaines initiatives ne sont pas prises pour sensibiliser à l'utilité de ce geste, dont les progrès de la science laissent parfois penser qu'il est devenu accessoire.
« Nous recevons entre 60 et 80 corps par an mais c'est vraiment un minimum par rapport aux besoins », explique Pierre Bonnet, professeur dans le service d'anatomie humaine de l'ULg. « Le nombre d'étudiants en médecine a beaucoup augmenté ces dernières années. Nous commençons à travailler sur des corps en deuxième année ; or nous avons ...

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Le coût des traitements oncologiques explose

D'après le rapport de la VLK (Vlaamse Liga tegen Kanker), les Mutualités Chrétiennes ont déjà vu leurs dépenses en traitements oncologiques augmenter de 348 % entre 2001 et 2011. Le coût pourrait atteindre quelque 100.000 euros par patient.

Le président de la VLK tient donc avant toute chose à lancer un message à l'industrie pharmaceutique. "Il faut cesser de développer des traitements visant une mutation spécifique et se concentrer davantage sur celles qui ciblent les voies métaboliques ('pathways'). L'inhibition des voies métaboliques permet de combattre différents types de tumeurs dans une série de tissus, ce qui accroît le nombre de patients qui peuvent retirer un bénéfice d'un médicament et revient donc à comprimer les coûts."

La transparence des prix ...

Le Pr Cassiman, responsable du Centrum voor Menselijke Erfelijkheid rattaché à la Katholieke Universiteit Leuven, plaide  aussi et surtout pour une plus grande transparence des prix. "A cet égard, l'industrie ne va pas ass...

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Un premier poumon artificiel humain créé en laboratoire

Etats-Unis - Un premier poumon artificiel humain créé en laboratoire

Une équipe américaine de l'University of Texas vient de fabriquer en laboratoire un poumon humain artificiel. Un travail qui pourrait révolutionner la médecine régénérative et ce d'autant que cet organe est un des plus complexes à reconstituer, notamment parce qu'il est composé de plusieurs types cellulaires différents.
Le Dr Joaquim Cortiella et son équipe ont d'abord prélevé les poumons de deux adolescents décédés à la suite d'un accident. Ils ont ensuite détaché les cellules d'un de ces poumons en appliquant une technique identique à celle qui leur avait déjà permis, en 2010, de créer cet organe à partir de cellules souches embryonnaires de souris. A l'époque, ils avaient détruit les cellules d'un poumon de rat par plusieurs cycles de congélation-décongélation avant d'utiliser la carcasse pulmonaire comme support pour faire croître de nouvelles cellules.
Une fois obtenu un premier squelette pulmonaire, composé principalement d'élastine et de collagène, ils ont placé dessus des cel...

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L'UCL s'investit avec la KUL et l'UZ Gent dans la création d'un centre de protonthérapie

Les universités catholiques de Louvain (KUL) et de Louvain-la-Neuve (UCL) s'associent pour mettre en place un nouveau centre de recherche et de traitement du cancer entièrement dédié à la protonthérapie, pour un investissement commun de 40 millions d'euros, ont annoncé les deux établissements. L'UZ Gent (hôpital universitaire de Gand) ainsi qu'un partenaire industriel assisteront les universités dans le projet, qui constitue une première en Belgique.
Le centre, qui permettra de développer la protonthérapie via la recherche et d'utiliser pour la première fois en Belgique cette méthode novatrice dans le traitement de tumeurs cancéreuses, sera situé sur le campus du Gasthuisberg, à Louvain, et sera géré par des équipes des hôpitaux universitaires de Louvain et de St-Luc.
La protonthérapie, qui a surtout démontré son efficacité ces dernières années dans le traitement de cancers chez des enfants ou de tumeurs situées dans le système nerveux central, consiste en une forme évoluée de radiot...

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