Début de vie > Procréation médicalement assistée

1.000 grossesses par « adoption » d’embryons

1.000 grossesses par « adoption » d’embryons

« Adopter » un embryon surnuméraire issu de la PMA, voilà ce que propose l'Institut Marquès en Espagne. Clinique spécialisée dans la PMA (procréation médicalement assistée), elle la propose aux couples hétérosexuels, homosexuels, et même aux femmes célibataires, utilisant les embryons « en trop », dits « surnuméraires » que d'autres couples ne veulent plus.

Ces embryons « surnuméraires », sont issus de la congélation et sont dans l'attente de leur destination finale décidée par les parents biologiques : ils seront détruits, cédés à la recherche, ou cédés à un autre candidat.
Pour les parents qui ne peuvent ou ne veulent pas se prononcer, la loi espagnole leur permet de déléguer leur pouvoir décisionnel à la clinique de procréation qui choisira pour eux. Cela signifie que les parents ne sauront jamais si l'un de leurs embryons a été implanté pour donner naissance à un enfant, leur enfant.

 L'Institut précise que le traitement hormonal et la réimplantation de l'embryon « sont très si...

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PMA endogène ou exogène : "C'est son fils, puisqu'il en avait le projet ! "

PMA endogène ou exogène : "C'est son fils, puisqu'il en avait le projet ! "

Le jeudi 7 février, la Cour constitutionnelle belge a jugé qu'il ne pouvait être fait obstacle à l'établissement judiciaire de la paternité du co-auteur du projet parental, même en cas de procréation médicalement assistée (PMA) exogène (issue du sperme d'un tiers), et même si l'homme n'était pas marié avec la mère au moment de la naissance, ou qu'il n'avait pas reconnu l'enfant.

Dans cette affaire, le tribunal de Mons a été saisi d'une action en recherche de paternité diligentée par la mère d'une enfant née à l'issue d'une PMA « exogène », c'est-à-dire avec don de sperme d'un autre homme que son compagnon. Ce compagnon étant décédé pendant la grossesse, la mère de l'enfant a néanmoins souhaité établir judiciairement la filiation entre son enfant et son compagnon. Or, les héritiers du compagnon s'y opposaient, ne souhaitant pas que l'enfant soit considéré comme leur cohéritier.

En droit belge, dans le cas où la paternité n'est pas présumée (du fait du lien matrimonial au moment de l...

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« Touche pas à mon père » Alliance Vita se mobilise pour les enfants

« Touche pas à mon père » Alliance Vita se mobilise pour les enfants

Le jeudi 15 novembre 2018 dans 70 villes de France, Alliance VITA a lancé sa campagne nationale d'alerte et de mobilisation « Touche pas à mon père ! PMA, jamais sans papa ». Cette action fait grand bruit en France alors que le gouvernement va déposer un projet de loi de révision de la loi bioéthique début 2019, qui pourrait inclure la procréation médicalement assistée (PMA) pour des femmes célibataires ou vivant en couple, c'est-à-dire la PMA sans père.

Aujourd'hui en France, la PMA est réservée aux couples homme-femme souffrant d'infertilité médicalement avérée ou risquant de transmettre une maladie grave à leur enfant. Avec la réforme, le critère d'infertilité médicale pour la PMA serait abandonné.

Dans une vidéo, le délégué général d'Alliance Vita, Tugdual Derville, alerte contre « l'amputation pour certains enfants de toute référence paternelle dans leur généalogie ou dans leur éducation », précisant que l'objet de la mobilisation est avant tout une question de paternité pour ...

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Risque plus élevé d’hypertension artérielle chez les personnes conçues par PMA

Risque plus élevé d’hypertension artérielle chez les personnes conçues par PMA

Une étude réalisée par des chercheurs suisses a montré que les enfants issus de la procréation médicalement assistée (PMA) présentaient un vieillissement vasculaire prématuré et persistant, qui favorise l'hypertension artérielle.

L'étude porte sur 54 adolescents en bonne santé et issus de la PMA, aussi bien par fécondation in vitro que par injection intra-cytoplasmiques (ICSI) de spermatozoïdes. Elle compare ce groupe à un ensemble de 43 jeunes appariés selon l'âge et le sexe, conçus naturellement. Les chercheurs ont ainsi constaté que les personnes conçues par PMA présentaient un vieillissement prématuré des vaisseaux, sans avoir détecté d'autres facteurs de risques cardio-vasculaires classiques. Ces résultats confirment une première étude réalisée cinq ans plus tôt chez ces mêmes personnes.

La surveillance de leur pression artérielle ambulatoire sur 24 heures a montré que la pression artérielle systolique et diastolique était en moyenne plus élevée dans les jeunes issus de la PMA...

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Pays-Bas : des 100.000 embryons humains conçus in vitro par an, que reste-t-il ?

« Il y a une exigence morale à faire des recherches sur les embryons pour avoir de meilleurs résultats en matière de Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour tous les couples infertiles. » C'est ainsi que certains justifient leur volonté d'élargir la loi "embryons" aux Pays-Bas.
Actuellement, celle-ci interdit la création d'embryons humains à des fins de recherche. Mais la semaine dernière, à la demande de la Deuxième Chambre, médecins, chercheurs et éthiciens ont avancé leurs arguments en vue d'une possible adaptation de la loi en question.

Certains embryologues mettent en avant le fait que trop de choses restent inexpliquées, et notamment pourquoi certains enfants nés d'une PMA sont moins résistants et affichent, en moyenne, un poids moindre qu'un enfant conçu naturellement. « Selon la méthode de fécondation que j'utilise, le poids des enfants varie. Et, à ce jour, je ne peux en expliquer la raison », affirme Sebastiaan Masterbroek, chercheur et embryologue.

De son côté, le r...

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Espagne : les femmes désirant un enfant seront satisfaites ou remboursées

Espagne : les femmes désirant un enfant seront satisfaites ou remboursées

« Satisfaites ou remboursées » est le nouveau slogan de L'Institut Valencien de l'Infertilité (IVI). Cette clinique espagnole propose de rembourser intégralement ses patientes qui ne tombent pas enceintes après deux ans d'essais dans le cadre de leur programme de PMA « IVI Baby ».

« Avec IVI Baby, vous aurez votre bébé à la maison dans un délai maximum de 24 mois » promet-elle sur son site.

Entre 2012 et 2016, plus de 4.600 Françaises s'étaient déjà rendues à l'IVI dans l'espoir de repartir enceintes. Avec son nouveau slogan, la clinique espère continuer à attirer un nombre toujours plus important de personnes en quête de procréation. Philippe Roussel, vice-président de l'association « Les cigognes de l'espoir » qui accompagne des personnes qui se sont lancées dans une PMA, explique qu'il s'agit surtout  "d'un coup marketing, car avec toutes les conditions et contraintes du programme, la clinique ne prend pas beaucoup de risques". Les femmes présentant par exemple une obésité impor...

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Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

Entre la mi-avril 2017 et la mi-janvier 2018, 303 patients atteints d'un cancer ont fait congeler leur matériel génétique destiné à la reproduction (ovules et sperme). Parmi eux, 209 hommes et 94 femmes. 30 personnes avaient moins de 16 ans.

Cette technique de l' « oncofreezing »  est principalement appliquée chez les jeunes patients devant subir un traitement lourd qui pourrait affecter leur fertilité, tel que la chimiothérapie, explique le cabinet de la ministre de la Santé. "Grâce à cette technique, les patients ne doivent plus définitivement mettre de côté leur rêve d'avoir des enfants."

Depuis l'année dernière, ce procédé est intégralement remboursé pour deux groupes de patients : les patients atteints d'un cancer qui sont sur le point de subir un traitement lourd et les femmes qui souhaitent se faire prélever les ovaires par mesure de précaution, par exemple en cas de risque élevé de cancer du sein et/ou des ovaires.

"Il reste encore de la marge dans le budget annuel de 4 mi...

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Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

En Suisse, de 10 à 15% des couples sont confrontés à des problèmes d'infertilité.

L'infertilité, physique ou psychologique, s'apparente à une crise existentielle pour de nombreuses femmes, comparables à un burn-out. Consciente de l'urgence liée à son âge, c'est la femme qui en souffre le plus, alors qu'elle n'est pas plus souvent que l'homme la cause de l'infertilité du couple (en Suisse, 30% des cas d'infertilité sont d'origine masculine, 30% d'origine féminine, 20% d'origine mixte et 20% d'origine inconnue).

En 2016, 6.049 couples ont bénéficié d'une PMA (Procréation médicalement assistée). La majeure partie des couples infertiles sont en bonne santé psychique au départ, explique le Dr Isabelle Streuli, responsable de l'unité de médecine de la reproduction aux HU de Genève. Mais en cas d'échecs répétés ou d'issues défavorables au traitement, l'incompréhension et l'anxiété s'installent.

La principale source de cette souffrance serait la perte de contrôle, renforcée par l'usage de...

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Fécondation in vitro et travail : éviter les discriminations

Fécondation in vitro et travail : éviter les discriminations

Un article paru dans De Standaard évoquait la difficulté rencontrée par de nombreuses femmes de conjuguer un traitement de fécondation in vitro (FIV) et leur travail. L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes rappelle que les problèmes rencontrés par les travailleuses dans leurs relations de travail peuvent relever d'une discrimination.

Le traitement, « exigeant et contraignant », implique des conséquences, notamment sur le lieu de travail. Il peut en effet être difficile pour le couple de concilier leur emploi et leur suivi médical. L'Institut s'est joint à l'action d'une femme licenciée en raison d'absences liées à ses traitements de FIV. Le Tribunal du travail d'Anvers a reconnu en avril 2017 qu'un licenciement imposé à une femme, en raison de traitement de fertilité, revient à une discrimination fondée sur le sexe.

 « La grossesse, la maternité et la procréation médicalement assistée sont des réalités physiques qui ne concernent que les femmes et qui ne peuvent faire l...

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PROCREATION MEDICALEMENT ASSISTEE

Royaume-Uni : troc douteux d'ovocytes contre une FIV gratuite

Europe : recours accru à la FIV malgré une fertilité stable.

France : le CCNE favorable à la PMA pour les couples de lesbiennes et femmes seules

Pays-Bas : un donneur de sperme aurait 102 enfants

France : 2018, l'année de la PMA pour toutes

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