Statut du corps humain > Don d'organes et mort

Prélèvements illicites d’organes en Chine : les accusations persistent

Prélèvements illicites d’organes en Chine : les accusations persistent

Contrairement à ce que le gouvernement Chinois annonçait en 2015 (Voir : Chine : fin des prélèvements d'organes sur les prisonniers), il semblerait que la Chine pratique toujours le prélèvement d'organe sur des prisonniers condamnés à mort. Plus encore, cette pratique touche également des prisonniers politiques, dont les organes sont prélevés sans condamnation à mort. Sont visés en particulier les membres de communautés religieuses ciblées par le Parti Communiste Chinois, comme l'explique dans une récente interview pour le magazine en ligne Bitter Winter le Professeur Huige Li, expert sur la question. Le prélèvement d'organes sur des prisonniers politiques était dénoncé depuis 2007, dans un rapport des juristes David Matas et David Kilgour, qui tiraient la sonnette d'alarme sur le sujet.

La Chine nie toutefois l'existence de cette pratique. Le gouvernement Chinois reconnait l'existence de prélèvements d'organes sur des condamnés à mort, et affirme y avoir mis fin en 2015, mais assur...

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Suisse : modifications des directives pour diagnostiquer la mort

Suisse - Suisse : modifications des directives pour diagnostiquer la mort

Dû à un taux de dons d'organes particulièrement bas, la Suisse a décidé de changer sa loi sur la transplantation ce mercredi 15 novembre 2017. La nouvelle loi modifie les directives de l'Académie Suisse des Sciences Médicales sur le « Diagnostic de la mort en vue de la transplantation d'organes et préparation du prélèvement d'organes ». Le décès d'une personne pourra désormais être déclaré cinq minutes après un arrêt cardiaque, contre dix minutes auparavant. Cette mesure permettrait une plus grande possibilité de prélèvements d'organes ainsi qu'une meilleure qualité de ceux-ci.

Cette décision, importante pour les transplantations d'organes, se trouve néanmoins critiquée par certains. Plusieurs organisations, dont la Société suisse de Bioéthique et la Human Life International Suisse, considèrent que cette diminution du temps d'attente va « bouleverser la confiance de la population concernant les règlements de dons d'organes ».

Les organisations rappellent que seule une défaillance i...

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Pays-Bas : consentement présumé pour le don d'organes

Pays-Bas - Pays-Bas : consentement présumé pour le don d'organes

Le plan très controversé du parti démocrate néerlandais D66 pour augmenter le nombre de donneurs d'organes a été approuvé de justesse mardi à la Chambre des représentants. Le vote a été particulièrement serré, avec 75 voix pour et 74 voix contre. La proposition adoptée prévoit que chaque personne doit choisir si elle veut être donneuse ou pas. Mais si aucun choix n'est exprimé, la personne concernée sera enregistrée par défaut comme donneuse d'organes (Système du consentement présumé, également d'application en Belgique).

Mardi, lors d'un débat portant sur ce système appelé « inscription active des donneurs » (qui, contrairement à ce que pourrait suggérer son nom, prévoit qu'on devient donneur si l'on ne déclare pas y être opposé), il semblait encore que la proposition ne recevrait pas suffisamment de soutien. Mais le D66 l'a ensuite adaptée pour faire pencher la balance en faveur d'une adoption.
Le groupe parlementaire du VVD (libéral-démocrate) a souligné au cours du débat que la ...

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Royaume-Uni : un bébé devient donneur d’organes quelques heures après sa naissance

Royaume-Uni - Royaume-Uni : un bébé devient donneur d’organes quelques heures après sa naissance

En 2014, à la douzième semaine d'une grossesse gémellaire, des médecins britanniques ont détecté chez l'un des deux foetus une anencéphalie, c'est-à-dire une absence de cerveau, laissant augurer d'une mort certaine dès la naissance. Après avoir proposé un avortement thérapeutique à la mère, intervention qu'elle a refusée, celle-ci a demandé si le don d'organes d'un bébé de moins de 2 mois serait autorisé.
Le 22 avril 2014, à l'hôpital universitaire du Pays de Galles, les jumeaux sont nés et le petit Teddy est décédé après 100 minutes. Ses parents ont alors offert ses reins à un adulte souffrant d'insuffisance rénale. « Jusqu'à une période relativement récente, il n'y avait pas de dons (d'organes) de bébé de moins de deux mois. Mais il existe des preuves montrant que de nombreux organes de bébés peuvent être transplantés avec succès chez des enfants et des adultes », a expliqué le chirurgien qui a effectué l'opération, Niaz Ahmad.
Selon le Dr. Paul Murphy, un spécialiste des transplan...

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Trafic d’organes : une convention internationale contre le trafic d'organes

Le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe avait adopté le 9/07/2014 la 1ère convention internationale contraignante en matière de lutte contre le trafic d'organes.
Ce 25 mars 2015, lors de la cérémonie d'ouverture à la signature qui s'est déroulée en Espagne, cette Convention a été soumise à la signature de tous les Etats, qu'ils soient membres ou non du Conseil de l'Europe. Etant donné que le trafic d'organes constitue une violation des droits fondamentaux, notamment de la dignité humaine et de l'intégrité de la personne, cette Convention pénale contre le trafic d'organes constitue une opportunité pour sanctionner les actes inacceptables liés à la transplantation d'organes. Cet instrument juridique vient s'ajouter aux outils juridiques internationaux de lutte contre la traite d'êtres humains, y compris la traite à des fins de prélèvement d'organes. Jusqu'à ce jour, le fait de disposer de normes strictes concernant les centres de prélèvement et de transplantation, l'allocation d...

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Chine : fin des prélèvements d’organes sur les prisonniers

Le gouvernement chinois a annoncé la fin du prélèvement d'organes sur les prisonniers dès janvier 2015. Selon les estimations officielles, deux tiers des organes greffés en Chine proviennent de condamnés à mort. Et si ce n'est pas un condamné à mort, c'est en général un prisonnier dans 9 cas sur 10.
Depuis l'entrée en vigueur d'une réglementation de 1984 en Chine, le prélèvement d'organes sur des criminels exécutés était officiellement légal, avec le consentement du condamné ou l'autorisation écrite de ses proches. Pourtant, plusieurs ONG ont dénoncé les abus des autorités chinoises, qui, la plupart du temps, ne prennent pas la peine de demander ni l'avis du prisonnier ni celui de sa famille.  Le don d'organes n'étant pas une pratique courante en Chine, les pouvoirs publics vont devoir trouver de nouveaux donneurs.
Cette défiance à l'égard du don d'organes trouve sa source dans la tradition chinoise, selon laquelle il est important de garder le corps des défunts entier, afin qu'il so...

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UK : prélèvement d’organes chez un nouveau-né après arrêt cardiaque

Royaume-Uni - UK : prélèvement d’organes chez un nouveau-né après arrêt cardiaque

Les reins et les cellules du foie d'une petite fille de 6 jours dont le coeur a cessé de battre, ont été donnés à deux receveurs distincts. C. était née par césarienne dans l'urgence et malgré les tentatives de réanimation, son cerveau avait subi plusieurs lésions par manque d'oxygène. Les médecins de l'Imperial College de NHS Trust de Londres soulignent l'
« extraordinaire générosité » des parents qui ont  accepté ce prélèvement d'organes, une opération difficile et complexe quand on sait qu'à ce stade de la vie, les reins mesurent à peu près 5 cm. Rien que pour le Royaume Uni, il y aurait une liste d'attente de quelques 15 nourrissons de moins de deux ans en attente d'un organe.
Le NHS Blood and Transplant Institute rappelle que la taille des organes du donneur est souvent essentielle, car ceux provenant de donneurs plus âgés ne sont pas toujours transplantables. Toutefois, les experts britanniques se plaignent du fait que les critères de mort applicables dans leur pays sont trop s...

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Belgique - Cliniquement morte, elle se réveille à Namur

Alors que son décès avait été prononcé suite à un coma estimé irréversible par les neurologues, cette enseignante et mère de famille est actuellement aux soins intensifs, luttant pour vivre. La patiente âgée d'environ quarante ans avait subi une opération au cerveau qui l'avait plongée dans un coma très profond. Peu après, elle avait été déclarée cliniquement morte et les proches de la "défunte" avaient alerté son école et leurs amis. Les élèves avaient déjà rendu hommage à leur professeur décédé.
Maintenue en vie artificiellement en vue du prélèvement d'organes, la quadragénaire a soudain réagi, touchant la main d'une amie qui se tenait près d'elle. Les médecins ont ensuite constaté que son électro-encéphalogramme s'était remis en mouvement et qu'une activité cérébrale avait bel et bien lieu. L'état de santé de la patiente est suivi de près tandis que sa famille se réjouit d'un miracle totalement inespéré et à la probabilité infime, rappellent les spécialistes.

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Organes prélevés sans en avoir informés la famille : arrêt de la CEDH

Cour Européenne des Droits de l'Homme  - Affaire Petrova c. Lettonie  - Arrêt du 24 juin 2014

En mai 2002, monsieur PETROVS décéda à l'âge de 23 ans suite à un grave accident de la route ayant entrainé son hospitalisation quelques jours auparavant dans un hôpital public letton. Quelques mois plus tard, sa mère, madame PETROVA, découvrit que les reins et la rate de son fils avaient été prélevés, immédiatement après le décès, à des fins de transplantation.
Madame PETROVA porta plainte contre l'hôpital. En 2004, sa plainte fut cependant déclarée non fondée, au motif que le prélèvement d'organes avait été effectué conformément à la réglementation lettone applicable. Le Parquet constata que l'hôpital n'avait pas les coordonnées des parents du jeune homme, et que la réglementation lettone n'obligeait pas les médecins à rechercher les proches du défunt avant d'opérer les prélèvements.
Devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, madame PETROVA fit état de violations des articles 3 (int...

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Belgique - Accélérer le prélèvement d'organes chez les victimes d'un accident ?

En 2013, ce sont 873 organes qui ont été transplantés en Belgique. Toutefois, malgré cette performance, de nombreux patients sont toujours en attente d'un organe. Selon le député MR Luc Gustin, une piste pour sauver bien d'autres vies serait de s'orienter vers un changement de la législation concernant non seulement le prélèvement d'organes mais aussi le transport urgent des victimes d'accident de la route et déclarées cliniquement mortes, vers un centre hospitalier. Il estime que les services de secours sont mal informés et, surtout que, devant attendre parfois le médecin légiste sur le lieu de l'accident, il se perd ainsi un temps précieux qui empêche le prélèvement d'organes par la suite.

   

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