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La Pologne interdit les avortements eugéniques

La Pologne interdit les avortements eugéniques

Le 22 octobre dernier, le Tribunal constitutionnel polonais a rendu une décision historique par rapport à la vie naissante, déclarant inconstitutionnel l'article de loi - datant de 1993 - qui autorise l'avortement sur base d'une malformation grave ou d'une maladie mortelle chez l'enfant à naître. Le Tribunal a qualifié ces avortements de pratiques eugéniques. Autorisés jusqu'à la fin de la grossesse, ces avortements induisent en effet un tri sélectif entre les enfants à naître sains et ceux porteurs d'un handicap ou d'une maladie lourde.

  La question a été portée devant le Tribunal par 119 députés (sur 460) de la chambre basse du Parlement polonais. Les députés ont fait valoir que l'avortement eugénique « viole quatre principes constitutionnels : la dignité innée et inaliénable de la personne humaine, le droit à la vie, l'interdiction de la discrimination en fonction du handicap et le principe selon lequel la République de Pologne est un État de droit démocratique ».

  La décisio...

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Amnesty International en faveur d'un accès inconditionnel et généralisé à l'avortement

Amnesty International en faveur d'un accès inconditionnel et généralisé à l'avortement

Dans sa note publiée le 28 septembre dernier, l'ONG Amnesty International revendique « le droit d'avorter qu'ont toutes les femmes, les filles et les personnes pouvant être enceintes », et « demande la dépénalisation totale de l'avortement et un accès universel à l'avortement ».

 

Cette actualisation de la politique générale d'Amnesty sur l'avortement intervient alors que l'ONG s'était positionnée à de multiples reprises, ces dernières années, en faveur d'un assouplissement des conditions d'accès à l'avortement dans plusieurs pays.

 

« Droit universel de la personne enceinte »

La note considère désormais explicitement l'avortement comme un droit universel et inconditionnel « dont dispose toute personne qui peut avoir une grossesse », en tant que « composante essentielle » de la « santé sexuelle et reproductive ». En préférant le terme de « personne enceinte » à celui de « femme enceinte », Amnesty déclare vouloir prendre en compte l'existence de grossesses chez des personnes qui...

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Belgique : la cour constitutionnelle rejette le recours contre la loi de 2018 sur l’avortement

Belgique - Belgique : la cour constitutionnelle rejette le recours contre la loi de 2018 sur l’avortement

Dans un arrêt du 24 septembre 2020, la Cour constitutionnelle belge a jugé que la loi actuelle relative à l'interruption volontaire de grossesse, telle que révisée en octobre 2018 (voir Bulletin de l'IEB) est conforme à la Constitution et aux droits fondamentaux pour ce qui concerne les sept griefs invoqués par les requérants.

En avril 2019, l'association de fait « Citoyens pour la vie / Burgers voor het leven » avait saisi la Cour pour contester la constitutionnalité de la nouvelle loi. Cette dernière, outre le fait de sortir l'avortement du Code pénal, contient plusieurs modifications à la loi initiale de 1990, telles que l'obligation de renvoi du médecin objecteur de conscience, la pénalisation de tout comportement qui empêcherait une femme d'accéder à un établissement pratiquant l'avortement, ou encore l'autorisation de la publicité des méthodes d'avortement. Etant donné la refonte intégrale des dispositions pénales sur l'avortement dans une nouvelle loi, les requérants ont sais...

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"Unplanned" en E-cinéma : un film choc sur l’avortement

Etats-Unis - "Unplanned" en E-cinéma : un film choc sur l’avortement

Le film raconte l'histoire d'Abby Johnson, une jeune bénévole au planning familial américain qui devient l'une de ses plus jeunes et brillantes directrices de clinique d'avortements. La seule chose qui importe pour Abby Johnson est d'aider les femmes. Touchée par la souffrance de beaucoup d'entre elles, elle est convaincue des bienfaits du droit à l'avortement. Jusqu'au jour où ce qu'elle voit va bouleverser ses certitudes et le sens de son engagement.

Si le système de soins de santé aux Etats-Unis - essentiellement privé, avec ses inévitables dérapages mercantiles -  n'est pas comparable au système belge ou français, la réalité du geste de l'avortement et de ses conséquences psychologiques sur les femmes reste tout aussi violente. Les trente premières minutes du film sont particulièrement difficiles, mais ouvrent les coeurs à une solidarité plus vraie envers les femmes qui sont passées par un avortement.

Cette film biographique a remporté un succès inattendu - quoi que fortement c...

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Réforme de l'avortement en Belgique : l'IEB intervient sur la RTBF

Belgique - Réforme de l'avortement en Belgique : l'IEB intervient sur la RTBF

A l'occasion d'un débat télévisé à la RTBF ce lundi 7 septembre, Constance du Bus, juriste à l'Institut Européen de Bioéthique, pointe les défis actuels autour de l'avortement en Belgique. Les situations de détresse des femmes enceintes en difficultés, évoquées dans les rapports de la Commission d'évaluation de l'avortement, posent la question des pressions sociales, économiques et relationnelles à l'origine de la plupart des avortements. 

Constance du Bus revient également sur l'extension du délai légal pour avorter, telle que prévue par la proposition de loi débattue. L'extension du délai de 3 à 4 mois et demi de grossesse a des implications par rapport à la méthode d'avortement et à la charge psychologique de ce geste pour les professionnels de la santé.

Un débat avec le Dr Dominique Roynet, médecin au planning familial de Rochefort, et  le Dr Jean-François Legrève, gynécologue-obstétricien à la maternité de Braine-l'Alleud, animé par Julie Morelle.

Lien vers l'émission : ICI

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Aide au développement : les Etats-Unis excluent avec succès le financement de l’avortement

Etats-Unis - Aide au développement : les Etats-Unis excluent avec succès le financement de l’avortement

« Les ONG bénéficiant de financements de l'Administration fédérale américaine pour le soutien à la santé publique dans le monde s'engagent à ne pas pratiquer ou encourager l'avortement comme méthode de planification familiale ou de soutenir financièrement de telles activités » : ainsi est conditionné l'octroi de l'aide au développement en matière de santé aux Etats-Unis, depuis l'adoption, en janvier 2017, de la politique intitulée 'Protecting Life in Global Health Assistance' (PLGHA) - également connue sous le nom de 'Politique de Mexico City'.

Dans un rapport publié le 17 août dernier, l'agence fédérale d'aide au développement (USAID) conclut au fait que l'exclusion de l'avortement des programmes d'aide au développement n'a pas empêché d'assurer la continuité des services d'aide à la santé financés par les Etats-Unis. Dans une écrasante majorité de cas, en effet, les ONG partenaires ont accepté d'intégrer cette clause excluant l'avortement dans leur programme d'action. Certaines O...

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Inde : les avortements sur base du sexe restent légion

Inde : les avortements sur base du sexe restent légion

6,8 millions : tel est le déficit probable de naissances de filles en Inde, pour la période 2017-2030. En cause : la pratique massive des avortements des foetus de sexe féminin.

 

Dès 1970, on observe en Inde un déséquilibre en ce qui concerne le ratio garçons-filles à la naissance, dû au phénomène des avortements sélectifs sur base du sexe. Selon une étude publiée le 19 août dernier dans la revue scientifique PLOS One, ce déficit se poursuivra dans la décennie à venir, pour atteindre 6,8 millions de naissances avortées de filles entre 2017 et 2030.

A travers leur étude, l'équipe de chercheurs internationaux a pu démontrer que cette tendance est très hétérogène selon les régions (les territoires du Nord-Ouest étant les plus affectés). Parmi les 16 États et territoires indiens étudiés, l'État de l'Uttar Pradesh, le plus peuplé d'Inde, contribuera le plus au déficit des naissances féminines : 2 millions des naissances de filles manqueront entre 2017 et 2030, selon les statistiques.
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Le Mississippi interdit l’avortement sur base du sexe, de la race ou d’une anomalie génétique

Etats-Unis - Le Mississippi interdit l’avortement sur base du sexe, de la race ou d’une anomalie génétique

Alors que plusieurs pays se posent la question de la légitimité de l'avortement sur base d'anomalies génétiques chez l'enfant à naître, le Mississippi a pris un virage important avec une loi votée le 17 mai 2020 et intitulée Life Equality Act. Entrée en vigueur dans cet État américain depuis le 1er juillet, la loi interdit de réaliser un avortement sur base du sexe de l'enfant, d'une anomalie génétique ou de son origine raciale. Un médecin qui effectue un avortement pour l'un de ces motifs est désormais passible d'un à dix ans de prison.

 

Cette loi n'est pas la première démarche du Mississippi pour limiter les avortements sur son territoire. En 2018, une loi avait été votée pour réduire le délai légal pour l'avortement de 20 à 15 semaines de grossesse. Or, la Cour Suprême de Justice des Etats-Unis avait invalidé la loi au nom du droit à l'avortement jusqu'au seuil de viabilité du foetus, tel que consacré par l'arrêt Planned Parenthood v. Casey. Le 1er juillet 2019, une autre loi c...

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Extension de l'avortement à 4 mois et demi : l’adoption de la proposition de loi s’éloigne à nouveau

Belgique - Extension de l'avortement à 4 mois et demi : l’adoption de la proposition de loi s’éloigne à nouveau



Alors qu'un vote définitif était annoncé depuis plusieurs jours à la Chambre, la proposition de loi concernant l'extension de l'avortement a fait finalement l'objet d'une nouvelle demande d'avis au Conseil d'Etat.

Plusieurs amendements complémentaires ont en effet été déposés par le cdH, le CD&V et la N-VA, au sujet desquels 55 députés ont sollicité l'avis du Conseil d'Etat.

Ces amendements ont notamment trait à l'absence de toute sanction prévue dans le texte actuel, en cas de non-respect des nouvelles conditions, notamment quant au délai de 18 semaines de grossesse (sur ce point, voy. le Dossier IEB spécialement consacré à cette dépénalisation de l'avortement).

 

Les députés à l'initiative de la proposition ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme une « manoeuvre dilatoire » pour reculer le vote. Il convient à cet égard de préciser que ceux-ci s'opposent par ailleurs à ce que des experts soient enfin entendus à propos de cette réforme, ce qui n'a toujours pas pu être effectué ...

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Moins d’avortements pendant le confinement : pourquoi ?

Belgique Royaume-Uni - Moins d’avortements pendant le confinement : pourquoi ?

Les plannings familiaux ont connu pendant le confinement une forte baisse de fréquentation et une chute des demandes d'avortement. Parallèlement, au Royaume-Uni, les ventes de pilules dites "du lendemain" ont chuté de 50% entre mars et avril 2020. Même si depuis le déconfinement, les demandes d'avortement sont reparties à la hausse en Belgique, on ne constate pas d'augmentation dans les demandes d'avortement tardif.

On se souvient pourtant de la façon dont la Fédération laïque des centres de planning familial (FLCPF) interprétait fin avril, cette "baisse d'activité" au sein de ses plannings. Karim Majoros, directeur de la FLCPF assurait alors que beaucoup de femmes, pendant le confinement, n'osaient pas demander l'avortement en raison de la pression sociale exercée par les autres membres du foyer. Les plannings s'attendaient donc à un accroissement des grossesses non désirées, qui donnerait lieu à une explosion de demandes d'avortement, dont des demandes au-delà de 12 semaines de gr...

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