Statut du corps humain > Don d'organes et euthanasie

Le don d’organes après euthanasie : les chiffres parlent

Le nombre de personnes euthanasiées sur lesquelles des tissus ou des organes sont prélevés, augmente aux Pays-Bas comme en Belgique. Malgré cela, des médecins considèrent que cette pratique n'est pas encore assez connue et veulent l'encourager pour répondre aux longues files d'attentes pour les transplantations (ex. 761 personnes sur la liste d'attente pour l'implantation d'une cornée).

L'enjeu est de taille : les personnes mourant par euthanasie représentent 4,4 % des décès aux Pays-Bas. Le patient qui connaît le moment de sa mort, peut envisager à temps de donner ou non ses organes et tissus. Il va sans dire que la mort planifiée facilite aussi l'organisation des prélèvements et  transplantations.

Aux Pays-Bas, l'euthanasie est pratiquée dans 80% des cas par le médecin traitant à domicile. Le patient peut avoir donné son accord pour qu'on lui prélève, une fois euthanasié, les tissus oculaires, la peau, les valves cardiaques, certaines veines, des tissus osseux ou des tendons. « A...

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Des médecins canadiens demandent d’autoriser l’euthanasie "par" prélèvement des organes

Des médecins canadiens demandent que la loi et les protocoles médicaux soient modifiés afin de permettre l'euthanasie avec don d'organes. Depuis 2016, la loi fédérale du Canada dépénalise l'euthanasie et le suicide assisté. Deux médecins de la Western University (Ontario) et Robert Truog, bioéthicien à la Harvard Medical School, plaident pour l'autorisation du prélèvement d'organes avec euthanasie et décrivent les conditions nécessaires pour assurer une transplantation aussi efficace que possible.

Le protocole en vigueur concernant le don d'organes impose d'attendre quelques minutes entre l'arrêt de la circulation sanguine (arrêt cardiaque) et le prélèvement. Or, il s'avère que la qualité des organes diminue au fur et mesure du temps écoulé entre le prélèvement et la transplantation. Les auteurs de l'opinion argumentent que si les organes étaient prélevés sur une personne vivante demandant l'euthanasie et transplantés directement, ils seraient le plus frais possible.

Il faudrait ...

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Proposer aux personnes admises à l’euthanasie de donner leurs organes ?

Professeur émérite à l'Université catholique de Louvain, médecin chirurgien spécialiste des greffes de foie, et membre du comité d'éthique des cliniques Saint-Luc, Jean-Bernard Otte a donné ce mardi 20 février 2018 une conférence à l'Académie royale de Médecine de Belgique sur le thème " Don d'organes après euthanasie." Cette conférence fait suite à une première conférence déjà donnée à Tournai le 16 décembre 2017.

Le Prof. Otte a rappelé, dans une vision qu'il assume être tout-à-fait « utilitariste » selon ses propres termes, l'importance de trouver suffisamment d'organes disponibles pour de potentielles transplantations.

En 2016, 321 belges ont donné leurs organes après leur décès, et 113 ont, de leur vivant, donné un rein ou une partie de leur foie. Ces chiffres font des belges les donneurs les plus importants du réseau « Eurotransplant ». Pourtant en Belgique, cette même année, 107 patients en attente d'un organe sont décédées.

Face à la pression et aux besoins d'organes, le c...

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Belgique : 684 organes auraient pu être disponibles après euthanasie en 2015

Sur base des données relatives aux personnes euthanasiées en Belgique en 2015, dont l'utilisation anonymisée a été autorisée par la Commission fédérale de Contrôle et d'Évaluation de l'Euthanasie, le Dr Jan Bollen, du Centre Médical de l'Université de Maastricht, est arrivé à la conclusion qu'au moins 10% des personnes euthanasiées auraient pu donner au moins un organe.

Expliquant sa méthode de calcul dans une Lettre publiée dans le JAMA (Journal of American Medical Association, Avril 2017), le Dr Bollen affirme que, sur les 2023 personnes euthanasiées en Belgique en 2015, 204 étaient donneuses potentielles et que, sur 1.288 demandes d'organes en attente, 684 auraient pu être couvertes par le don d'une personne euthanasiée.

Le détail par organe figure dans le tableau ci-dessous.

 

Exclusion à cause de l'âge Exclusion à cause d'une maladie incompatible avec le don Nombre de dons potentiels Don de rein 0 4 400 Don de poumons 0 25 179 Don de foie 125
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Royaume-Uni : provoquer la mort des personnes en état prolongé de coma pour prélever leurs organes ?

Dans un article publié par le Journal of Medical Ethics, le Dr Zoe Fritz a demandé que les tribunaux puissent accorder aux médecins l'autorisation de provoquer la mort de patients en état végétatif chronique. Actuellement, la législation du Royaume-Uni interdit l'euthanasie et l'assistance au suicide est passible de peines pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison.  

Cependant, certaines dispositions légales prévoient qu'un juge puisse autoriser le médecin à interrompre l'hydratation et l'alimentation d'un patient en état végétatif persistant et sans espoir de rétablissement. Cet arrêt de l'hydratation et de l'alimentation ayant pour effet quasi-immédiat d'entraîner la mort du patient.

Or, l'arrêt des soins de base que sont l'hydratation et l'alimentation provoque, explique le Dr Fritz, « un dessèchement des organes tel qu'ils ne peuvent plus être donnés ». C'est pourquoi, l'autorisation du tribunal devrait permettre au médecin d'utiliser des substances induisant la mort plutôt que d'...

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Pays-Bas : euthanasie des enfants : élargir le cadre

En 2015, la NVK (Nederlandse Vereniging voor Kindergeneeskunde - Association néerlandaise de Pédiatrie) s'est penchée sur la prise en charge des enfants malades et en fin de vie et a publié sa  position  par rapport à l'euthanasie des enfants entre 1 et 12 ans. Elle y propose de faire une étude sur les soins à prodiguer aux enfants gravement malades et en fin de vie, en y incluant la possibilité de l'euthanasie, indépendamment de l'âge des jeunes patients, préférant se fonder sur la capacité de discernement.

Le régime juridique néerlandais actuel permet l'euthanasie des enfants à partir de 12 ans, et celle des nourrissons de moins d'un an dont la « qualité de vie » n'est pas jugée satisfaisante (L'euthanasie des nouveaux-nés et le Protocole de Groningen).

La NVK souhaite élargir le cadre légal actuel afin de permettre aux médecins de provoquer la mort de leurs jeunes patients gravement malades et peut être en fin de vie, au-delà des restrictions d'âge actuelles. Dans les cas où les...

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Pays-Bas : euthanasies et don d’organes

Aux Pays-Bas, pour la première fois, l'Erasmus Medisch Centrum (EMC) de Rotterdam en partenariat avec la Clinique de fin de vie a expérimenté une euthanasie avec plusieurs personnes bénéficiaires, pour un foie, un rein, un pancréas. Le prélèvement a dû se faire à l'hôpital et de manière assez rapide, car les patients attendaient dans cinq salles attenantes pour recevoir leur organe.

Bien que cette pratique ne soit applicable que pour les patients non cancéreux, le don d'organes post-euthanasique gagne du terrain. Depuis 2012, on estime que des organes ont été prélevés sur 15 personnes euthanasiées, parmi lesquelles 9 personnes rien que pour 2015. Il n'existe cependant pas de sources statistiques officielles et fiables en la matière.

La pratique du don d'organes lié à une euthanasie n'est pas sans poser certaines questions éthiques, comme le souligne l'article que le Dr Van Dijk, éthicien à l'Erasmus MC, a fait paraître en 2013 dans le Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde. Si l'o...

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Belgique : prélèvement d’organes après euthanasie : une nouvelle catégorie

Le prélèvement d'organes est réglementé et contrôlé de façon stricte dans nos pays. Depuis plus de 15 ans, la Belgique se trouve parmi les 3 pays du monde comptant le plus grand nombre de donneurs d'organes post-mortem (entre 25 et 30 par million d'habitants). Ce résultat est la conséquence de la loi belge de type « opting-out » (qui ne dit mot consent), de la motivation des équipes médicales et paramédicales, et des diverses politiques d'information de la population sur l'importance du don d'organe.
Dans certains cas, un prélèvement après un arrêt cardiaque est envisageable. La classification de Maastricht prévoit 4 situations :
Catégorie I : arrêt cardiaque sur le lieu de l'accident ou à domicile.
Catégorie II : arrêt cardiaque à l'arrivée à l'hôpital et échec des manoeuvres de réanimation.
Catégorie III : arrêt thérapeutique programmé.
Catégorie IV : arrêt cardiaque chez un sujet dont la mort cérébrale a été diagnostiquée.
Forte de son expérience, non seulement en matière de trans...

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Pays-Bas : vers une institutionnalisation du don d'organes après euthanasie

Des responsables d'hôpitaux universitaires aux Pays-Bas (Erasmus MC de Rotterdam et l'hôpital académique de Maastricht) viennent d'établir un protocole de don d'organes après euthanasie. Ces directives nationales n'attendent plus que l'accord de la Fondation néerlandaise de la transplantation pour être imposées à l'ensemble des médecins et hôpitaux des Pays-Bas. Si la Belgique fait figure de pionnière en matière de combinaison entre euthanasie et don d'organes, cette pratique est exceptionnelle aux Pays-Bas. Les patients concernés seraient surtout les victimes de sclérose en plaque, de la maladie de Charcot et d'autres malades neurologiques, dont les organes sont en bon état de marche.

Loin de poser les véritables questions éthiques qu'une telle pratique suscite, le protocole s'attache à élaborer le « comment » du prélèvement après l'euthanasie, en vue de dépasser les nombreux obstacles qui se présentent.

Le principal obstacle tient au fait que l'euthanasie est en règle générale pr...

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Gewetensbezwaar van apothekers m.b.t. euthanasie in Nederland

Op 27 mei 2014 antwoordde minister Schippers, minister van volksgezondheid, Welzijn en Sport in Nederland op een vraag die haar in april werd voorgelegd in verband met de rol van apothekers bij euthanasie en hulp bij zelfdoding.
Bij een rondvraag door het programma Altijd wat monitor in april blijkt dat één op vijf apothekers in Nederland wel eens euthanatica hebben geweigerd.  Hierop volgde een vraag aan de minister aangezien de rol van de apotheker niet in de wet vermeld staat. 
In haar antwoord onderlijnt de minister nogmaals dat noch de arts noch de apotheker een plicht hebben om mee te werken aan euthanasie.  Het is echter niet aan de apotheker om opnieuw na te gaan of de zorgvuldigheidseisen voldaan werden. Sommige apothekers weigerden namelijk de euthanatica omdat ze de arts niet kenden en daardoor weigerachtig stonden ten opzichte van zijn oordeel. De minister pleit verder ook voor een verbeterde communicatie tussen alle betrokkenen en een tijdig contact tussen arts en apot...

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