Belgique : prélèvement d’organes après euthanasie : une nouvelle catégorie

 Imprimer

Thématique : Statut du corps humain / Don d'organes et euthanasie

Actualités - Belgique

Publié le : 07/05/2015

Le prélèvement d'organes est réglementé et contrôlé de façon stricte dans nos pays. Depuis plus de 15 ans, la Belgique se trouve parmi les 3 pays du monde comptant le plus grand nombre de donneurs d'organes post-mortem (entre 25 et 30 par million d'habitants). Ce résultat est la conséquence de la loi belge de type « opting-out » (qui ne dit mot consent), de la motivation des équipes médicales et paramédicales, et des diverses politiques d'information de la population sur l'importance du don d'organe.
Dans certains cas, un prélèvement après un arrêt cardiaque est envisageable. La classification de Maastricht prévoit 4 situations :
Catégorie I : arrêt cardiaque sur le lieu de l'accident ou à domicile.
Catégorie II : arrêt cardiaque à l'arrivée à l'hôpital et échec des manoeuvres de réanimation.
Catégorie III : arrêt thérapeutique programmé.
Catégorie IV : arrêt cardiaque chez un sujet dont la mort cérébrale a été diagnostiquée.
Forte de son expérience, non seulement en matière de transplantation mais aussi en matière d'euthanasie, la Belgique a récemment proposé une Catégorie V, soit le prélèvement d'organes à partir d'un donneur décédé suite à une euthanasie telle que reconnue par la loi belge. Le CHU de Liège dispose d'un programme actif de prélèvements de cette catégorie de donneur.
Source : CHU de Liège


Articles similaires

Nouveau Dossier de l'IEB : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

Nouveau Dossier de l'IEB : Don d'organes & euthanasie : éthiquement compatibles ?

- Don d'organes et euthanasie

Dans un contexte de pénurie d'organes face aux longues listes de patients en attente d'un organe sain, quel regard poser sur le développement du don d'organes après l'euthanasie ? Élan d'altruisme, ou relent d'utilitarisme ?

Le prélèvement des organes après une euthanasie résulte de la juxtaposition de deux procédures distinctes mais concordantes : celle de la demande d'euthanasie d'une part, et celle du don d'organes d'autre part. Concrètement, comment s'accordent l'euthanasie et le don d'or...

Lire la suite

Don d’organes après une euthanasie ?

Don d’organes après une euthanasie ?

- Don d'organes et euthanasie

Des médecins de l'hôpital universitaire d'Anvers ont expliqué avoir accédé à la demande d'euthanasie d'une patiente de 44 ans qui, après un accident cardio-vasculaire, était totalement dépendante (Locked-in syndrome). La patiente tout à fait consciente a pu communiquer avec son entourage et exprimer non seulement son désir d'être euthanasiée, mais aussi de permettre le prélèvement de différentes parties de son corps dont son foie et ses reins, en vue d'un don post-mortem.
Ce cas semble ne pas ...

Lire la suite

Royaume-Uni : provoquer la mort des personnes en état prolongé de coma pour prélever leurs organes ?

Royaume-Uni : provoquer la mort des personnes en état prolongé de coma pour prélever leurs organes ?

- Don d'organes et euthanasie

Dans un article publié par le Journal of Medical Ethics, le Dr Zoe Fritz a demandé que les tribunaux puissent accorder aux médecins l'autorisation de provoquer la mort de patients en état végétatif chronique. Actuellement, la législation du Royaume-Uni interdit l'euthanasie et l'assistance au suicide est passible de peines pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison.  

Cependant, certaines dispositions légales prévoient qu'un juge puisse autoriser le médecin à interrompre l'hydratation et l'alimen...

Lire la suite